mercredi 19 mars 2008

Pollution dans l'estuaire de la Loire : Total s'excuse...

PARIS (AFP) - 19/03/2008 - Le groupe pétrolier français Total a présenté mardi ses " excuses sincères auprès des riverains et des collectivités " pour la pollution provoquée par le déversement accidentel de quelque 400 tonnes de fioul sur la berge et dans l'estuaire de la Loire, annonçant prendre en charge les coûts de nettoyage. Total va " prendre en charge les coûts de nettoyage liés à cette pollution ", ajoute le communiqué. Il précise avoir mobilisé environ 200 personnes pour les " différentes opérations de nettoyage " menées " en coordination avec les équipes engagées par les pouvoirs publics ". La pollution a été provoquée par une fuite de la tuyauterie permettant de charger le fioul dans les soutes du navire à quai à la raffinerie Total de Donges, située sur l'estuaire de la Loire. Quelque 400 tonnes de " fioul soute " se sont répandues, soit environ 300 tonnes sur les berges autour de la raffinerie et 100 tonnes en Loire lors du chargement dimanche en fin d'après-midi de ce combustible de propulsion des navires. Des barrages flottants et des moyens de pompage ont été mis en place dès dimanche soir par la raffinerie. Près de 200 personnes ainsi que trois navires étaient mobilisés mardi pour dépolluer l'estuaire de la Loire, a-t-on appris auprès de la préfecture de Loire-Atlantique. Quelque dix tonnes de déchets souillés ont été ramassés par une soixantaine de membres de la sécurité civile et une vingtaine de pompiers lundi à Paimboeuf, sur la rive sud, qui fait face à la raffinerie. Le chantier doit se poursuivre mardi, renforcé par des effectifs mobilisés par Total. Mardi matin, des irisations ont été constatées dans l'embouchure de la Loire, entre Saint-Brévin et Saint-Nazaire, et " des pollutions importantes " ont été constatées dans l'avant-port de Saint-Nazaire, selon la préfecture. Trois navires de la Marine nationale, le navire de dépollution Argonaute ainsi que deux chalutiers remorquant un filet antipollution, guidés par un hélicoptère de la sécurité civile, étaient sur place mardi. De nombreux barrages flottants vont être installés dans la journée afin de protéger les accès aux zones humides sensibles de l'estuaire ainsi que la prise d'eau de la centrale électrique de Cordemais, a précisé la préfecture. Total a été condamné au début de l'année à une amende de 375.000 euros pour la gigantesque marée noire sur la côte atlantique française provoquée par le naufrage du pétrolier Erika en 1999. Condamné également à payer 192 millions d'euros de dommages et intérêts solidairement avec le propriétaire, le gestionnaire et la société de classification de l'Erika, le groupe a fait appel.

mardi 18 mars 2008

Sur France Culture : les Entretiens Science et Ethique

PARIS - 18/03/2008 - A partir de ce mardi 18 mars 2008, le programme de la radio Web de France Culture diffuse in extenso les entretiens Science et Ethique 2007 sur les énergies de la mer qui se sont déroulés les 17 et 18 octobre dernier à Brest et dont ce blog est un des prolongements. L’Europe s’est engagée il y a un an à réduire de 20% ses émissions de gaz à effet de serre d’ici 2020. L’Union européenne vient de réaffirmer lors du Conseil des ministres des 13 et 14 mars, qu’elle doit conserver un rôle de chef de file au niveau international en matière de changement climatique et d’énergie en vue des futures négociations qui se tiendront lors de la conférence-cadre des Nations Unies sur le climat prévue fin 2009. Quels rôles tiendront les énergies renouvelables de la mer alors que le prix du baril de pétrole atteint 110$, que la diminution des réserves de gaz, de pétrole, ou l’emploi du charbon source de pollution, donnent à ces technologies un nouvel élan. Les entretiens Science et Ethique 2007 présidé parle professeur Michel Ricard, Président du Conseil national du Développement durable, organisés par 3B Conseils qui se sont tenus à Brest en octobre dernier font un état des lieux scientifique, technologique et politique sur les énergies de la mer. Les entretiens dont le président du Comité scientifique est le Professeur Lucien Laubier et la déléguée générale Brigitte Bornemann-Blanc, sont organisés avec les soutiens de Brest métropole océane, Ville de Brest, Brest métropole aménagement, Conseil régional de Bretagne, Conseil général du Finistère, Université de Bretagne Occidentale, Marine Nationale, Veolia Transport, Océanopolis, Sciences et Avenir, Valeurs Vertes, Nautilus, Radio web France Culture, canalc2.tv, CBS Outdoor, Technopole Brest Iroise.
La radio Web de France Culture s’adresse 24h/24 à des auditeurs du monde entier, désireux d’écouter des programmes qui les informent sur les disciplines du savoir et leur ouvrent de nouveaux horizons aussi bien sur le plan intellectuel, scientifique qu’artistique. Les chemins de la connaissance est un programme de France Culture produit par François Carles-Gibergues et réalisé par Elisabeth Miro.
Les premières diffusions dans la série Colloque des entretiens consacrés aux Energies de la Mer auront lieu :
- les mardi 18 mars, jeudi 20 mars et le samedi 22 mars de 13h-17h
- les mardi 1 avril, jeudi 3 avril et le samedi 5 avril de 13h-17h
- les mardi 8 avril, jeudi 10 avril et le samedi 12 avril de 13h-17h

A partir de la première diffusion vous pouvez télécharger les émissions à la carte durant trois mois. Lien France Culture ICI

lundi 17 mars 2008

Marée noire : 80 sites oubliés ,selon une association...

PARIS (AFP) - 17/03/2008 - Environ 80 sites de stockage provisoire de déchets des marées noires survenues en France depuis une quarantaine d'années sont toujours en place, indique vendredi l'association écologiste Robin des Bois qui demande au gouvernement d'en faire l'inventaire et de les purger. Les naufrages du Torrey Canyon (1967), du Boehlen (1976), de l'Olympic Bravery (1976), de l'Amoco Cadiz (1978), du Tanio (1980), ou encore de l'Amazzone (1988) ont généré environ 300.000 tonnes de déchets liquides ou pâteux souillés aux hydrocarbures, précise l'association dans un communiqué. "La plupart de ces déchets (...) sont restés sur place et décorent le Finistère et les Côtes d'Armor d'un ruban noir soigneusement dissimulé", ajoute Robin des Bois. "Les hydrocarbures mélangés avec du sable et des algues ont été enterrés dans des fosses en bout de plage, c'était censé être du provisoire", déclare à l'AFP Charlotte Nithart, porte-parole de l'association. Des crédits de plus de 3 millions d'euros ont été débloqués en février 2000 par un Comité interministériel d'aménagement et de développement du territoire (Ciadt) afin d'en faire un inventaire complet, mettre en place une surveillance et procéder à des travaux de mise en sécurité, rappelle l'association. Mais seul le site de La Rochelle a été purgé, ajoute-t-elle.
"Les communes ne sont pas toujours favorables à ce que les fantômes du passé réapparaissent", explique-t-elle, évoquant l'impact négatif sur le tourisme local de chantiers de déblaiement sur les plages. Robin des Bois demande au ministère de l'Ecologie d'entreprendre en 2008 et 2009 "ce qui n'a pas été initié par le ministère de l'Environnement en 2000 et 2001", indique le communiqué. "Au titre de la prévention des risques, les élus bretons doivent faciliter et encourager les investigations", ajoute-t-il. L'assocation a porté plainte contre X le 18 mars 2007 pour abandon de déchets et délit de pollution des eaux, rappelle-t-elle (La carte des sites pollués est disponible ICI

vendredi 14 mars 2008

France : biomasse marine et énergie chimique verte

BREHAN (Morbihan) – 14/03/2008 - Morgane (du nom de la fée) est une unité de production qui sera lancé en 2009 pour produire de l’énergie à partir de la méthanisation de co-produits de l’industrie agricole et d’algues vertes. Cette première unité coûtera 4 millions d’euros. Son financement sera assuré par un partenariat public-privé intégrant la communauté de communes de Ploërmel, la Caisse des dépôts, des coopératives agricoles de Bretagne, d’autres investisseurs privés ainsi que Hervé Balusson, président d’Olmix. Le process de méthanisation développé par la société Olmix permet de produire du biogaz à partir des déchets provenant de 30 000 tonnes d'algues vertes et 40 000 tonnes de déchets agricoles et de lisiers de porcs. La production d’1 MW d’électricité ainsi que du gaz naturel et de la chaleur qui en découlera permettrait d’éclairer une ville de 2000 habitants. Pour cette première unité de production, l’énergie produite sera affectée aux besoins du Lycée agricole de la Touche (650 élèves). Les résidus de la méthanisation fourniront des engrais organiques, et des fongicides totalement naturels, qui seront testés dans ce lycée agricole. Cette première unité Morgane, grâce à un concept original, permet d’offrir une alternative à la situation actuelle en, notamment, évitant d’intégrer dans le processus de méthanisation des produits céréaliers soumis à une très forte spéculation financière. Par ailleurs cette unité participera à la réduction de la pollution due aux nitrates grâce à un système spécifique de filtration des eaux et permettra d’apporter une solution à l’évacuation des algues vertes qui prolifèrent depuis plus de 25 ans sur le littoral breton. Chaque année, 100 000 tonnes d'algues vertes (ulves) environ y sont ramassées. Selon la DRIRE Bretagne, en 2004 le flux d’azote nitrique rejeté en mer qui provoque la prolifération d’algues vertes était de 62 000 T /an. Une tonne d’azote nitrique = 4,4 tonnes de nitrates. Créée en 1995 par Hervé Balusson, la société Olmix travaille sur la valorisation des algues vertes pour le développement de nouveaux matériaux innovants. Elle détient plusieurs brevets mondiaux dont celui déposé en septembre 2004 pour l’Amadéite® avec le laboratoire des matériaux à porosité contrôlé de Mulhouse (unité mixte CNRS) et le Ceva de Pleubian (29). L’Amadéite® est constituée d'une structure d'argile modifiée par des sucres extraits des algues vertes, les ulvanes. Ce sont les déchets des algues vertes pour produire de l’Amadeite® qui sont utilisés mélangés aux autres déchets verts. La société OLMIX est basée à Brehan dans le Morbihan. 52 millions d’euros, 250 collaborateurs, 7 usines en Europe, présente dans plus de 80 pays. Olmix est cotée sur Euronext depuis 2005 et a levé 14 millions d'euros en août 2007 dans le cadre d’une OPO (offre à prix ouvert).
Sources : Patrick Cassagne Cassagne Goirand Associés,.S. du Guerny Lettre quotidienne électronique de Bretagne 22/02/2008, Christian Buchet Europe 1, Sciences Ouest, Société Olmix, 3B Conseils.

jeudi 13 mars 2008

La Chine se dote de son premier Ministère de l'Environnement

PEKIN (d'après AFP) - 13/03/2008 - Mieux vaut tard que jamais ! La Chine, l'un des premiers polleurs au monde après 30 ans de forte croissance, a annoncé mardi sa volonté de se doter de son premier ministère de l'Environnement, dans le cadre d'une réforme générale du gouvernement pour le rendre plus efficace. L'une des mesures phares est d'élever l'Agence de l'environnement (SEPA) au rang de ministère. La protection de l'environnement est devenu l'un des principaux défis à relever pour le géant chinois, l'un des premiers pollueurs au monde. Mais, ces dernières années, la SEPA avait dû reconnaître qu'elle n'avait pas les moyens de ses ambitions. "La protection de l'environnement est une politique fondamentale de notre pays et s'avère cruciale pour son existence et son développement", a souligné le secrétaire du Cabinet, Hua Jianmin. Le nouveau ministère vise à "accélérer la construction d'une société économe en ressources et protectrice de l'environnement", a-t-il ajouté. Le changement de statut de la SEPA avait notamment été préconisé par l'OCDE pour accroître l'autorité de l'agence, notamment dans les processus de décisions impliquant d'autres ministères, et donc renforcer l'efficacité de la mise en oeuvre de ses décisions. Greenpeace a salué le projet, estimant que ce ministère "constituera un tournant, montrant que les questions environnementales seront placées au centre de la gouvernance en Chine". Cependant, l'ONG a relevé qu'il faudra "davantage qu'un ministère pour améliorer la gestion environnementale de la Chine".