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lundi 12 décembre 2011

La loi littoral à l'UBO - Brest - compte rendu 1è partie


Brest (France-U.E) 12/12/2011 par BB

La loi littoral a 25 ans et elle est toujours d’actualité...... Alors que partout dans le monde, on constate l’accroissement de toutes sortes de pressions, démographiques et écologiques entres autres. Le littoral français n’échappe à ces tendances, avec des transformations économiques rapides et une croissance démographique élevée qui ont profondément affecté les sociétés littorales.
C’est aussi l’actualité de cette loi qui a permis à plus de 250 personnes (élus, juristes, notaires, géographes...) de se retrouver pour débattre à l’université de Bretagne occidentale à Brest (UBO) le 9 décembre au colloque ici article du 6 déc. 2011 ....

Dès le discours d'ouverture la question a été posée par François Cuillandre, maire de Brest, président de BMO (Brest métropole océane) et fin connaisseur de cette loi, en évoquant la prise en compte des installations d'assainissement ou l'aménagement du littoral en vue de l'implantation des sites de production d'énergies en mer.
Adoptée six ans avant la conférence de Rio sur l’environnement et le développement, la loi Littoral trace le cheminement vers la gestion intégrée des zones côtières à l’œuvre aujourd’hui dans de nombreuses régions côtières du monde entier dont la France
photo Tempête Xynthia aux Sables d'Olonne


La Région Bretagne a été précurseur notamment avec les chartes des espaces côtiers. L’originalité et la difficulté du processus tiennent à différentes causes : émiettement communal, l’échelle communale n’étant pas la plus pertinente, déficit de communication/concertation pour son application, notamment.

Si cette loi reste encore un outil fondamental et majeur pour l’avenir du littoral, elle s’inscrit dans un système juridique marqué de plus en plus par de nouveaux impératifs environnementaux et la mise en œuvre d’une politique de développement durable concrétisée par les lois Grenelle I et Grenelle II (loi Grenelle II ou loi n° 2010-788 du 12 juillet 2010 portant engagement national pour l'environnement) qui assignent des objectifs environnementaux plus exigeants aux SCOT et PLU.

Il appartient aux décideurs locaux de faire des choix politiques et de les traduire dans leurs documents d’urbanisme. Le rôle des documents d’urbanisme est en effet particulièrement important puisqu’il leur appartient de préciser les dispositions de portée générale de la loi littoral en prenant en compte les spécificités locales.
Faut-il assouplir, toiletter, renforcer la loi littoral pour une meilleure prise en compte des risques par exemple ? Si, comme l’ont rappelé des élus présents dans l’assistance, certains concepts restent d’application compliquée dans un certain nombre de communes, la clarification de ces concepts, si elle est nécessaire, en appelle à l’esprit de la loi et de la jurisprudence, dans un contexte de mise en œuvre des politiques de développement durable.
Ces débats, parfois vifs, auront permis de rappeler que face aux mutations qui ont bouleversé le littoral et qui se poursuivent, les enjeux de la loi littoral, gestion économe de l’espace et équilibre entre urbanisation et espaces naturels sont toujours s’actualité et impliquent l’affichage de règles claires mises en œuvre en étroite concertation par les différents partenaires concernés.

Points de vue partagés la suite demain - Brigitte Bornemann

jeudi 13 octobre 2011

Journées découverte 2011 à Concarneau : « A la pêche aux déchets ! »


L’édition 2011 les Journées Science et Ethique découverte 2011 à Concarneau se déroule depuis aujourd'hui et pour deux jours (13 et 14 octobre) avec des scolaires de Concarneau et de Rosporden .

Ces journées « A la pêche aux déchets ! »

, proposées par l'APESTDD présidée par le Professeur Michel Glémarec rencontrent chaque année un véritable succès auprès des jeunes avides de culture scientifique. Elles sont organisées avec le soutien de la Région Bretagne, du Conseil général du Finistère, de la Ville de Concarneau.
Elles ont pour objectif de présenter les projets technologiques et les animations scientifiques des associations, des scolaires et des universitaires, ainsi que les recherches expérimentées avec des jeunes.


Ce rendez-vous s’inscrit dans le cadre des entretiens « Science et Ethique ou le devoir de parole » créés par 3B Conseils en 1997 à Brest. Cette année, les 15e entretiens se dérouleront les 17 et 18 novembre 2011 à Océanopolis et auront pour thème « Energies bleues pour une croissance verte ? ».



Chaque métier a ses particularités :
Les scolaires découvrent avec les vrais acteurs du monde de la pêche, de l’architecture navale et de la recherche, les différents aspects du monde de la mer.

L’objectif des journées découverte :
Donner aux scolaires avec leurs enseignants, les moyens de comprendre les évolutions qui interviennent pour exploiter durablement les ressources de la mer.
A tous les échelons, des obligations se mettent en place pour les armements de la pêche lesquelles souscrivent à une meilleure prise en compte de la biodiversité et de la transformation alimentaire notamment….

A tous les niveaux : local, départemental, régional (avec la gestion intégrée de la zone côtière et du littoral) , national (avec le Grenelle de la mer), européen (avec la Commission européenne) et mondial (avec l’UNESCO, l’OMI)…., des règles, des législations sont mises en place pour une pêche durable.
Ce sont des contraintes importantes. Il en découle de nouvelles activités humaines, économiques et environnementales destinées à mieux gérer les déchets de la pêche.

Ainsi, tout au long de la journée, les jeunes partent à la découverte de leur territoire avec leurs enseignants. Chaque classe participe à plusieurs animations, accueillie comme tous les ans par le Musée de la Pêche, le Marinarium, la Conserverie Mouettes d’Arvor, le CEFCM. Des animations sont organisées par ces structures partenaires et par les associations Cap vers la Nature et ANSEL (Association de Nettoyage au Service de l’Environnement et du Littoral)…

Lors de ces Journées, chaque élève reçoit un carnet de bord - document pédagogique élaboré par l'APESTDD et 3B Conseils avec l’aide de tous les partenaires - reprenant l’ensemble des interventions et proposant des quiz et jeux sur le parcours.

Le circuit Journées « découverte 2011 » propose :


Les partenaires (*) des Journées découverte "A la pêche aux déchets !" (traitées pour la première fois en 2009) approfondissent cette année le thème de la gestion des déchets de la filière pèche, de la valorisation des co-produits (**) mais également les enjeux de la pêche du futur, avec des échos sur les nouvelles réglementations européennes.

Les animations proposées par les partenaires offrent ainsi aux élèves une véritable base de travail.


Au Musée de la pêche :
« Les déchets en folie » : animation sur la gestion des déchets à bord des bateaux de pêche et sur la durée de vie des déchets par le Musée de la Pêche, restitution de travaux d’élèves de l’année 2010, (Collège des Sables Blancs..), "Les évolutions des bateaux de pêche" et présentation de la maquette du thonier de pêche polyvalent à voile (filet, palangre, tangon), conçue par Hervé Gloux, architecte naval et ancien directeur du Musée de la pêche.
"Origine des déchets et impacts sur le milieu" par l’ANSEL.
"Dégustation de produits issus de la pêche", transformés par la conserverie Gonidec.

Au Marinarium :
« Tout est bon dans le poisson… », valorisation des co-produits de la pêche et des prises accessoires par le Marinarium.
« Merci les sales bêtes ! », le recyclage naturel des « déchets » produits par les organismes vivants par l’Association Cap vers la Nature !

…. "En route pour la pêche du futur " avec des échos sur les nouvelles réglementations européennes.

A la conserverie Mouettes d’Arvor (Gonidec) :
Présentation de la conserverie : "de la mise en boîte à la valorisation des co-produits".


Pour préparer les Journées « découverte »
plusieurs possibilités sont offertes aux enseignants comme base de travail :
- La plate-forme collaborative Science et Ethique : avec accès privilégié pour un meilleur échange entre enseignants, partenaires et organisateurs.
- le site des entretiens Science et Ethique
- le Portail Mer-veille dédié aux énergies de la mer (sur abonnement)
- le blog des énergies de la mer
- le blog Science et Ethique et Science
- la TV web des entretiens et des Webtrotteurs : des lycéens et collégiens de Kérichen et Vauban
- l’exposition « Les énergies de la mer : l’Or bleu »
- l’Espace des sciences qui organise du 7 au 16 octobre à Rennes le festival des Sciences.


(*) Les partenaires :
Marinarium de Concarneau – Muséum National d’Histoire Naturelle
Un musée de laboratoire qui expose les travaux des chercheurs dans les domaines de la vie marine, de l'environnement et des ressources de l'océan. www.mnhn.fr/mnhn

Musée de la Pêche de Concarneau (www.musee-peche.fr)
Situé dans le cadre exceptionnel de l'enceinte fortifiée de la Ville-Close, le Musée présente sur 1500m², l'histoire et les techniques des pêches maritimes du monde entier. Deux heures de visite (dioramas, maquettes, vidéos, aquariums, embarcations) De quoi en apprendre sur le monde de la pêche, sur la construction des navires et sur toutes les méthodes de conservation du poisson.


Conserverie Gonidec « Les Mouettes d'Arvor » (www.gonidec.com)
Sardinerie emblématique de Concarneau une visite exceptionnelle est organisée avec Danièle Gonidec. Une véritable immersion dans l'univers traditionnel de la fabrication de conserves de sardines, maquereaux, thon….

Association de Nettoyage au Service de lʼEnvironnement et du Littoral (ANSEL) (http://asso.ansel.free.fr)
Dʼaprès le programme de lʼONU (organisation des Nations Unies) pour lʼenvironnement chaque kilomètre carré dʼocéan contiendrait 120 000 morceaux de plastique causant ainsi la mort dʼun million dʼoiseaux et de 100 000 mammifères marins. Dans certain endroit de lʼocéan, il y a six fois plus de plastique que de plancton. La laisse de mer … Il y a déchets et déchets !
Réagir tous ensemble avec l’association ANSEL et réduire enfin cette dramatique pollution…

Cap vers la nature (www.cap-vers-la-nature.org )
Une association loi de 1901 agréée par le Ministère de la Jeunesse et des Sports, animée par des professionnels spécialisés en aquaculture, dont objectif consiste à faire connaître la vie aquatique, depuis ses composantes microscopiques telles que le plancton jusqu'aux liens que l'homme entretient avec elle.


(**) Un co-produit de la pêche est une matière créée en même temps que la capture et la transformation d’un poisson : pêches accessoires (poissons capturés accidentellement), têtes de poissons, écailles,... C’est un produit inévitable, mais que l’on peut utiliser et valoriser !
En Bretagne, la pêche produit 70.000 tonnes de co-produits chaque année . La gestion des déchets issus de la pêche (vieux filets, huiles de fritures, chute d’emballage,...), mais aussi les déchets ménagers produits à bord des bateaux de pêche, est réglementée par des lois françaises et internationales.

Ainsi, il existe de nombreuses utilisations des co-produits. Ils sont d’ailleurs très largement employés pour faire des produits de beauté, de la nourriture pour les animaux. Les scientifiques et les industriels cherchent de nouvelles applications.




Article RH 3B Conseils
Sources APESTDD / 3B Conseils
Photos Christine Naud

mardi 11 octobre 2011

Mobilisation bretonne contre le projet de réforme pour la politique commune des pêches

Le projet de réforme pour la politique commune des pêches (PCP) , présenté par la Commissaire européenne Maria Damanaki, le 13 juillet 2011, a suscité de nombreux remous et des critiques tant dans la filière pêche qu’auprès des élus bretons (relire l’article du blog du 4/07/2011). La PCP doit entrer en vigueur le 1er janvier 2013.

Dans l’article du blog du 20/07/2011, nous rappelions qu’en Bretagne où la pêche est un des secteurs économiques traditionnels , la Région contestait les orientations et les mesures préconisées par la Commission européenne.
Le Conseil régional de Bretagne considérant que l’Europe, a renoncé à ouvrir le chantier de la pêche durable, en se limitant à la gestion des ressources, son président Jean-Yves Le Drian, indiquait que ce « paquet PCP » qui déterminera les activités de la pêche pour les 10 années à venir n'est pas acceptable en l’état : « Pour la première fois, la Commission européenne ne considère plus la pêche comme un enjeu économique et social et s'apprête à assumer des pertes d'emplois et des baisses d'activités conséquentes ».


La mobilisation ne faiblit pas et les élus bretons comme les représentants des pêcheurs se poursuit . C’est ainsi que pour montrer son désaccord avec les propositions pour la nouvelle PCP, Pierre Maille - président du Conseil général du Finistère et membre du Comité des régions de l'Union européenne - , Isabelle Thomas – vice-présidente de la région Bretagne chargée de la mer et de la protection du littoral - et André Le Berre – président du Comité régional des pêches maritimes et élevages marins - ont convié les différents acteurs du secteur à une matinée d’échanges et de débats, le 12 octobre au Parlement européen.

Cette rencontre vise à sensibiliser les instances européennes aux enjeux de la pêche en Bretagne. En effet, 30 % des emplois liés à la Pêche sont localisés sur le littoral breton, le Finistère étant quant à lui le premier département de la pêche en France.

Les études d'impacts socio-économiques jointes au paquet PCP font état de 10 à 20 % de suppressions d'emplois directs embarqués, ce qui impliquera la perte de dizaines de milliers d'emplois dans l'ensemble de la filière.

Pour aller plus loin :

- Relire également quelques-uns des articles parus dans le blog : le 10/11/2009, le 29/04/2010, le 03/05/2010

- Consultez les statistiques de la PCP

- Vous pouvez retrouver les débats des entretiens Science et Ethique 2004 qui abordaient ces problématiques au travers du thème « Les pêches et les avancées scientifiques ».







Les questions liées à la pêche (gestion de la filière, ressources halieutiques, gestion durable des espèces, biodiversité du littoral, PCP, conflits d'usages, avancées scientifiques et techniques) sont autant de sujets traités années après années lors des entretiens Science et Ethique.

Vous pouvez vous référer aux archives des entretiens et retrouver l'ensemble des interventions des acteurs de la filière de la pêche et les débats en vidéos.



Vous trouverez notamment les interventions des représentants du comité régional des pêches maritimes :

André Le Berre (président),
 Gérald Hussenot (secrétaire général),
 Violaine Merrien (chargée de mission).

Article RH 3B Conseils
Sources Région Bretagne

lundi 10 octobre 2011

Journées découverte en Côtes d'Armor : « Energies de la mer, changement climatique et plans climat-énergie »

Depuis cinq ans les centres de culture scientifique costarmoricains, avec l'Association pour la Promotion de l'Ethique des Sciences et Technologies pour un Développement Durable (APESTDD) et 3B Conseils organisent les « Journées Science et Ethique découverte» sur les énergies renouvelables de la mer.

Ces journées proposées par l'APESTDD présidée par le Professeur Michel Glémarec rencontrent chaque année un véritable succès auprès des jeunes avides de culture scientifique. Elles sont organisées avec le soutien de la Région Bretagne.


Ce rendez-vous s’inscrit dans le cadre des entretiens « Science et Ethique ou le devoir de parole » créés par 3B Conseils en 1997 à Brest. Cette année, les 15e entretiens se dérouleront les 17 et 18 novembre 2011 à Océanopolis et auront pour thème « Quelle économie pour quelle croissance ? Economie bleue pour une croissance verte ? ».

L’édition 2011 des Journées Science et Ethique « découverte » se déroule depuis ce lundi 10 octobre avec des classes scolaires de Lannion, Pleumeur-Bodou et Perros-Guirec. Tout au long de la journée, les jeunes partent à la découverte de leur territoire avec leurs enseignants. Chaque classe participe à plusieurs animations tout au long de la journée et chaque élève se voit remettre un document pédagogique (le carnet de bord) élaboré par l'APESTDD et 3B Conseils.

Les scolaires riverains du littoral costarmoricain qui ont été les premiers à découvrir l’énergie et les métiers de la mer de demain sont accueillis comme tous les ans, par des animatrices et animateurs spécialisés, des professionnels de la mer, des élus… qui présentent et commentent les plans climat, l’intégration des énergies renouvelables de la mer dans un mix énergétique.
Ainsi pour comprendre les enjeux et utiliser les ressources naturelles de la mer et du littoral, il faut connaître son environnement. Les animations présentées collent directement à l'actualité puisque les Côtes d'Armor comme l'arc Manche Atlantique offrent des zones littorales favorables pour l’implantation des hydroliennes et éoliennes posées ou flottantes (*).

Les classes partageront avec les animateurs les informations sur le changement climatique, le rôle des plans climat des territoires, ses impacts sur les territoires, les techniques d’exploitation pour récupérer les énergies de la mer : éolienne, hydrolienne, marémotricité… à partir des ressources naturelles : vent, marée, houle, courant, algues et microalgues, la surveillance par satellites des océans, la gestion et l’efficacité énergétique à l’aide des réseaux intelligents.

Le circuit Journées « découverte 2011 » propose :

- "Les moulins à marée de Ploumanac’h et de Trégastel", une véritable histoire de l’homme et de l’océan … présentation par Marie Le Scanve (de la Maison du Littoral de Perros-Guirec) et Jean-Marc Terrade (de l’association "Interactions-Pleine nature-Education à l’environnement").

- Une animation sur "les satellites de surveillance des océans", à la Cité des télécoms, avec Sylvie Guignard et Violaine Cogneau-Paturel.

- Une conférence DCNS-Brest sur "les machines des énergies renouvelables de la mer " par Chloë Richon (département marketing DCNS Incubateur-Brest).

- Des rencontres avec des élus autour des «Plans Climat Energie Territoriaux » dans les Côtes d’Armor.

- "Une dégustation de produits culinaires" proposée par le Lycée hôtelier Saint Joseph de Lannion avec Philippe Couloigner et les élèves cuisiniers.


Pour préparer les Journées « découverte »
plusieurs possibilités sont offertes aux enseignants comme base de travail :
- La plate-forme collaborative Science et Ethique : avec accès privilégié pour un meilleur échange entre enseignants, partenaires et organisateurs.
- le site des entretiens Science et Ethique
- le Portail Mer-veille dédié aux énergies de la mer (sur abonnement)
- le blog des énergies de la mer
- le blog Science et Ethique et Science
- la TV web des entretiens et des Webtrotteurs : des lycéens et collégiens de Kérichen et Vauban
- l’exposition « Les énergies de la mer : l’Or bleu »
- la Cité des télécoms, le Planétarium, la Maison du Littoral
- l’Espace des sciences qui organise du 7 au 16 octobre à Rennes le festival des Sciences.


CLIMAT, ENERGIES DE LA MER : Que fait-on dans les Côtes d’Armor ?

Rappel du contexte :
L’Agence Internationale de l’Energie (AIE) a annoncé qu’en 2010, 30,6 gigatonnes de CO2 ont été émis dans le monde – 30 mai 2011.
2010 restera l'année la plus polluante de l'histoire. C'est un revers pour la lutte contre le réchauffement climatique. Les spécialistes de la question doivent se retrouver en décembre pour mener de nouvelles négociations à Durban (COP17 -Durban).

D’après les dernières études publiées fin mai 2011, les 27 pays membres de l’Union européenne ont vu leurs émissions de CO2 reculer de 7,1% en 2009 par rapport à 2008. Une progression qui contraste avec les derniers chiffres de l’AIE établissant un record de consommation dans le monde.


Des émissions liées à la reprise économique.
Les émissions de dioxyde de carbone (CO2) liées au secteur de l’énergie ont augmenté de 5% par rapport à 2008 après une faible baisse en 2009, liée à la crise économique. Ces émissions proviennent des énergies primaires : du charbon (44 %), du pétrole (36 %), et 20 % du gaz.

Comment sauver le protocole de Kyoto signé en 1997 ?
En décembre 2010, 194 pays étaient réunis à Cancun avec pour objectif la limitation de la hausse de la température moyenne de la terre à 2°C d’ici 2100 (par rapport à 1850). L’AIE précise que 60 % des émissions de CO2 liées au secteur de l’énergie proviennent désormais des pays émergents, la Chine et l’Inde en tête.

Institué par le Plan Climat National et repris par les lois Grenelle 1 et 2 (décret d’application du 11 juillet 2011), le Plan Climat Energie Territorial (PCET) a pour but d’atténuer ou de réduire les émissions de Gaz à effet de serre (dans la perspective du facteur 4, soit diviser par 4 les émissions d’ici 2050) et de réduire la vulnérabilité du territoire contre le réchauffement climatique.

A l’échelle des villes de plus de 50 000 habitants, le PCET est obligatoire d’ici le 31 décembre 2012. Pour qu’il soit efficace, des communautés de communes se réunissent pour y participer et regroupent ainsi des villes ou des bourgs dont le nombre d’habitants est nettement moins important. C’est le cas, par exemple, en Région Bretagne en général et dans le département des Côtes d’Armor.

L’obligation est aussi d’atteindre 20 % d'énergies renouvelables dans le bouquet énergétique, de diminuer de 20 % les émissions de gaz à effet de serre et de réduire de 20 % la consommation d'énergie d'ici à 2020.

Du local au mondial : qui fait quoi pour réduire les émissions de gaz à effet de serre ?
- Les habitants du littoral peuvent-ils participer à la mise en place des plans Climat Energie des territoires ? - Comment les villes de Perros Guirec et Pleumeur Bodou mettent-elles en place leur PCET ?
- Quel rôle joue le Conseil régional de Bretagne et le département des Côtes d’Armor ?
- Comment les communautés de communes interviennent-elles ?
- Les énergies renouvelables de la mer participeront-elles à la réduction des émissions de Gaz à effet de serre ?
- Comment a-t-on choisi les zones d’implantation des nouvelles machines qui vont produire de l’énergie ?
- Comment choisit-on une technologie marémotrice, hydrolienne ou éolienne offshore ?
- Peut-on faire d’un site de production d’énergie, un lieu de tourisme culturel ?
- Est-ce que de nouveaux métiers seront créés pour exploiter les océans comme ressources énergétiques ?


(*) Quelques repères :
- Un « mix » énergétique
Tout le monde la connaît. L’usine marémotrice de la Rance exploitée par EDF a été la première usine de production d’électricité installée dans le monde.

- Les hydroliennes
C’est encore prématuré, mais, d’ici l’année prochaine dans les Côtes d’Armor, une nouvelle forme de machine, une hydrolienne, participera à la production d’électricité. Le parc hydrolien EDF de Paimpol Bréhat (Côtes d’Armor) avec l’hydrolienne irlandaise OpenHydro sera le premier parc opérationnel en France dès 2012…
DCNS présentera les techniques utilisées et les différentes entreprises qui participent au projet.
Pour mémoire, dans le Finistère, c’est Eussabella dans le Fromveur au large de Ouessant qui devrait commencer ses essais.

- Les éoliennes
L’arc « Atlantique Manche Mer du Nord » offre des zones favorables à l’implantation d’hydroliennes et éoliennes posées. Cinq zones ont été retenues avant l’appel d’offre du gouvernement du 11 juillet 2011 dont les résultats seront connus en 2012. Pour en savoir plus consulter le blog des énergies de la mer.

Il s'agit de :
- La Baie de Saint-Brieuc (Côtes-d'Armor) sur 180 km2, pour une puissance maximale de 500 MW.
- Le Tréport (Seine-Maritime, Somme) sur 110 km2, pour une puissance maximale de 750 MW.
- Fécamp (Seine-Maritime) sur 88 km2, pour une puissance maximale de 500 MW.
- Courseulles-sur-Mer (Calvados) sur 77 km2, pour une puissance maximale de 500 MW.
- L’Estuaire de la Loire à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) sur 78 km2, pour une puissance maximale de 750 MW.
Le tout représentant une surface totale de 533 km2 en mer.

- La gestion intégrée de la mer et du littoral …un nouvel enjeu.
Pour bien utiliser les ressources naturelles de la mer et du littoral, il faut connaître son environnement.

La charte des espaces côtiers de Bretagne est exemplaire.
La gestion intégrée des zones côtières (GIZC) doit tenir compte de la multiplicité des métiers de la mer civils, militaires, mais aussi des impacts de l’activité humaine sur le milieu marin. La vie économique et sociale du territoire concernent directement les générations futures et fait partie intégrante des enjeux. Reconstruire une économie de production aux côtés des industries de service est l’avenir.


Article RH 3B Conseils
Sources APESTDD / 3B Conseils
Photos Christine Naud

jeudi 22 septembre 2011

MERiFIC : un nouveau pas vers des énergies de la mer conjuguées dans deux côtés de la Manche


Brest (Finistère -Bretagne France-UE) 22/09/2011 - 3B Conseils - BB

Ce matin, Le Télégramme et Ouest France titrent sur le déplacement en Cornouailles anglaises (Cornwall) de deux délégations du Conseil général du Finistère présidé par Pierre Maille, qui étaient menées la semaine dernière par Michaël Quernez, le vice-président chargé de l'insertion et de l'économie pour ratifier le projet transManche MERiFIC (Marine Energy in Far Peripheral and Island Communities) entre les universités françaises et anglaises et leurs partenaires.
Côté anglais Alec Robertson président du Cornwall Council, et George Smith, professeur à l'Exeter University ont rappelé le potentiel en Grande Bretagne et dans les iles franco-anglaises

Depuis 1989, un protocole de collaboration unit les deux territoires. Ensemble, ils développent des projets européens, dont le programme "MERiFIC" (*) dans le cadre d'Interreg IV A Manche sur les énergies marines renouvelables.
Le programme, établi sur trois ans, prévoit de renforcer les échanges, ainsi que les expériences scientifiques et techniques entre les deux côtés de la Manche. Il s'agit, notamment, d'évaluer les ressources nécessaires pour l'installation d'énergies marines (hydrolien et houlomoteur). Le projet, d'un montant total de 4 M€, a obtenu une aide de 2 M€ de la Commission européenne.

Par ailleurs, il est intéressant de lire les propositions de la CGT - Bretagne sur les énergies marines et de revoir ou voir les déclarations de Guy Jourden lors de son intervention aux entretiens Science et Ethique en 2007 et celle de Michaël Quernez.

(*) Les partenaires de MERiFIC (Marine energy in far experimental and island communities) sont le Parc naturel marin d'Iroise, Ifremer, le CG29, Bretagne développement international, le Technopôle Brest Iroise, le Cornwall council, les universités d'Exeter et de Plymouth.

Sources : Le Télégramme, Ouest France, article du 22 septembre de FR sur le portail Mer-Veille.com, article du 19 juillet de RH et BB sur le blog science-ethique.blogspot.com,
A suivre prochainement lors des entretiens Science et Ethique 17 et 18 nov. 2011 sur science-ethique.org et Canal C2
Article : Brigitte Bornemann

lundi 5 septembre 2011

Trak O'Watts : une initiative en Bretagne pour réduire sa consommation d'énergie


Nous avons évoqué à différentes reprises les initiatives dans le domaine des économies d’énergie en Bretagne par l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe), la Région Bretagne et l’Etat. Parmi ces actions innovantes la définition et l'adoption du Pacte électrique breton (*).

En effet dans un souci d'efficacité, la Région Bretagne, l'Etat et l’Ademe ont regroupé leurs actions en faveur des économies d'énergie et des énergies renouvelables sous une même bannière, le "plan éco-énergies Bretagne, avec un objectif commun "rassembler les énergies ". Les différents partenaires travaillent au sein de la Conférence de l'énergie en Bretagne .

Dès lors il nous apparaît important de signaler cette nouvelle initiative dans le cadre de la prochaine « Fête de l'énergie », du 15 au 21 octobre 2011 au cours de laquelle sera lancée l'opération de traque aux économies d’électricité Trak O'Watts.

Dès à présent les promoteurs du projet lancent un appel à celles et ceux qui en Bretagne veulent y participer et alléger leur facture en s’inscrivant en ligne sur le site www.bretagne-energie.fr avant le 15 septembre 2011, pour faire partie des familles bretonnes sélectionnées (remplir le formulaire).

Pendant six mois, les familles sélectionnées vont être coachées par un conseiller Info-Energie. Après avoir établi un bilan des consommations, le conseiller apportera des conseils personnalisés (gestes économes pour réduire la consommation des postes multimédia, froid, lavage...) et installera gratuitement de petits équipements (coupe veille, appareils hydro-économes...).

Chaque famille bénéficiera d'un suivi détaillé de l'évolution de ses consommations tout au long de l'opération. Ce sera également l'occasion d'échanger avec les autres familles bretonnes et profiter ainsi de leurs expériences.

(*) Rappelons que le Pacte électrique breton repose de manière indissociable sur trois piliers : 

- maîtrise des consommations d’électricité, 

- développement des énergies renouvelables,

- sécurisation de l’approvisionnement électrique.
(Relire les articles du blog sur le Pacte électrique breton du 03/11/2010, 15/12/2010, 16/12/2010, 03/01/2011 et du 01/08/2011).


Pour aller plus loin relire également les articles du blog sur Ecowatt : l’article du blog du 10 novembre 2010 " EcoWatt en Bretagne , le bon Geste Energie" et
relire également l'article du 4/11/2010 sur les réseaux intelligents en Bretagne.



Les entretiens Science et Ethique qui entendent année après année faire le point sur les avancées scientifiques et techniques avec la communauté des chercheurs, scientifiques, universitaires, mais aussi les élus, les acteurs économiques et associatifs et ceux qui veulent s’impliquer dans cette réflexion.

Les entretiens Sciences et Ethique créés par 3B Conseils, font depuis plusieurs années, la promotion des énergies renouvelables de la mer. Pour en savoir plus sur les enjeux énergétiques de la Bretagne retrouvez les débats des 14è entretiens Sciences et Ethique 2010 « Energies, Villes et ports de demain » et les archives des éditions précédentes.

Sur vos agendas :

Les entretiens Science et Ethique 2011 qui fêteront cette année les 15 ans d’existence lors des deux journées de débat des 17 et 18 novembre 2011 à Océanopolis Brest auront pour thème : "Quelle économie pour quelle croissance ? Economie bleue, plans climat-énergie territoriaux, aménagement du territoire et énergie de la mer".

Aeticle RH 3B Conseils
Sources : Ademe / Région Bretagne

mercredi 3 août 2011

Bretagne : des projets Etat-Région et européens















C’est au terme d’une longue concertation menée depuis l’été 2010 - conclue par le comité de suivi du CPER (contrat de projets Etat/Région) du 18 janvier 2011 et le comité des fonds européens du 21 février - et après adoption des termes de l’avenant au CPER par le Conseil Régional, lors de sa séance des 23 et 24 juin, par l’Etat - réunion interministérielle du 13 juillet dernier - et par la Commission Européenne, le 29 juillet, qu’a été validé l’avenant au contrat de projets et la modification du Programme Opérationnel FEDER (Fonds Européen de Développement Régional) - Consulter le portail des programmes européens en Bretagne -.

Ces deux documents, CPER et PO FEDER sont cohérents et complémentaires. Ils ne sont pas figés et doivent s’adapter aux évolutions économiques et sociales constatées depuis leur rédaction, de façon à ce que l’ensemble des cosignataires puissent infléchir ou réorienter, si nécessaire, les politiques d’intervention prévues initialement.

L’ensemble de cette procédure de révision effectué à mi-course, Le Préfet de Région, Michel CADOT, et le Président du Conseil régional de Bretagne, Jean-Yves LE DRIAN, ont signé le 1er août 2011, l’avenant au contrat de projets Etat-Région pour la période 2007-2013.

Rappelons le Contrat de projets Etat/Région, signé le 12 avril 2007, représente pour la Bretagne 1,087 milliards d’€ apportés par l’Etat et la Région, sur la période 2007-2013 - montants directement liés à 375 M€ de crédits européens (sur les 632 M€ inscrits dans les programmes régionaux ou volets régionaux des programmes nationaux) - auxquels il convient d’ajouter les participations des co-financeurs que sont, en particulier, les collectivités territoriales (Conseils généraux, communautés d’agglomération, communes…). 

Par ailleurs, doté actuellement de 198,941 milliards d’€ pour 7 ans, le Fonds Européen de Développement Régional (FEDER) est l’un des fonds sur lesquels l’Union Européenne s’appuie pour accompagner le développement des régions.

Le programme opérationnel élaboré en concertation avec la commission européenne apporte en Bretagne, par le FEDER (programme opérationnel 2007-2013), une aide de 301,6 M€, pour des projets visant à soutenir les actions structurantes répondant aux enjeux du territoire.

Concrètement il s’agit de :
- Faire de la Bretagne une région accessible et attractive ;
- Accroître la compétitivité et la performance économique régionale par l’innovation et la connaissance ; 

- Valoriser les atouts exceptionnels de la Bretagne dans le domaine maritime et des sciences de la mer ;
- Préserver l’environnement et prévenir des risques naturels.


Parmi les différentes politiques publiques et programmes, on notera notamment pour :
- l’Energie : l’avenant au CPER et la modification du PO FEDER, en complément des crédits nouveaux mis en place dans le cadre du Pacte électrique breton (*), renforcent les actions relatives aux approches territoriales de l’énergie, à l’efficacité énergétique et à la maîtrise de l’énergie.

- la Protection contre le risque d’inondation et de submersion : les deux opérations majeures portant sur la confluence Oust-Vilaine et l’Odet (en amont de Quimper) se poursuivent, complétées par des financements de travaux de lutte contre les submersions marines et le lancement d’acquisition de données topographiques et bathymétriques très fines sur le littoral breton (projet Litto 3D).

- le Très haut-débit : dans le cadre du Schéma de Cohérence Régionale d’Aménagement Numérique, le CPER révisé et le FEDER financeront des actions de développement du très haut débit, en complément de crédits régionaux mis en place en particulier dans les contrats de pays, et des crédits des Investissements d’Avenir qui seront sollicités.

- le Ferroviaire : l’étude de sections de voies nouvelles intérieures à la Bretagne (études techniques et environnementales poussées et éventuelles acquisitions foncières), nécessaires pour atteindre l’objectif de mettre la pointe bretonne à 3h de Paris, sera lancée de manière volontariste en conduisant les études préalables à un débat public qui devrait se tenir dès 2013. La révision à mi-parcours accompagnera le développement du fret ferroviaire en Bretagne ainsi  que la ligne Brest-Quimper.

(*) Rappelons que le Pacte électrique breton repose de manière indissociable sur trois piliers : 

- maîtrise des consommations d’électricité, 

- développement des énergies renouvelables,

- sécurisation de l’approvisionnement électrique.
(Relire les articles du blog sur le Pacte électrique breton du 03/11/2010, 15/12/2010, 16/12/2010, 03/01/2011 et du 01/08/2011).


Pour en savoir plus sur les enjeux énergétiques de la Bretagne retrouvez les débats des 14è entretiens Sciences et Ethique 2010 « Energies, Villes et ports de demain » et les archives des éditions précédentes.











(**) Submersion marine : nous rappellerons que s’agissant des effets de la montée du niveau des océans, les impacts du réchauffement climatique en Bretagne sont d’ores et déjà mesurables avec le phénomène bien décelable du «grignotage du littoral». Un rapport de synthèse de 2004 du Conservatoire du littoral en faisait déjà état : «Élévation du niveau moyen de la mer (...), tempêtes plus fortes et plus fréquentes (...), accélération de l'érosion des plages et des falaises (...), submersions temporaires ou permanentes sur les espaces côtiers bas (...), accentuation de la salinisation des eaux souterraines littorales.» 


Ainsi l’on sait que si le niveau marin est en hausse depuis 200 ans, cette hausse n'est pas uniforme. Et a priori, moindre en Bretagne (2 mm par an à Brest contre une moyenne de 3 mm). Mais cette hausse est plus rapide sur les derniers 100 ans. Avec l’augmentation prévisible à l'horizon 2100, du niveau de la mer de 30 à 60 cm, la menace est bien réelle notamment pour l'Ile de Sein.

Pour aller plus loin relire les articles du blog concernant la submersion marine :
- 02/03/2011 : Bretagne, 52 communes devront se doter d'un plan de prévention des risques de submersion marine
- 05/05/2010 : L'Etat revoit les mesures de protection du littoral dans le Finistère
- 04/12/2009 : La Bretagne face à la montée des eaux.


Sur vos agendas :

Les entretiens Science et Ethique 2011 qui fêteront cette année les 15 ans d’existence lors des deux journées de débat des 17 et 18 novembre 2011 à Océanopolis Brest auront pour thème : "Quelle économie pour quelle croissance ? Economie bleue, plans climat-énergie territoriaux, aménagement du territoire et énergie de la mer".

Article RH 3B Conseils
Sources : Région Bretagne / Programmes européens en Bretagne

lundi 1 août 2011

Investissements d’avenir : 500 millions d'euros pour la Bretagne


Nous avons évoqué à plusieurs reprises les différents et projets bretons dans le cadre du grand emprunt lancé en 2010, des programmes baptisés "investissements d’avenir". 


Les investissements d'avenir, ce sont cinq priorités nationales dans les domaines de l'enseignement supérieur et la formation, la recherche, l'industrie et les PME, le numérique et le développement durable, qui seront financées par l’emprunt national à hauteur de 35 milliards d'euros.

Présentant un premier bilan des investissements d’avenir – programme lancé en 2009 découlant du grand emprunt – le président de la République a indiqué "qu'une vingtaine de milliards d'euros, sur un total de 35 milliards, auront été engagés d'ici fin 2011, et que «près de 1500 projets avaient été déposés en un an et demi » (Relire l’article du blog 29/06/2011).

Nous rappelions ainsi la position de Louis Vogel, président de la Conférence des présidents d’Universités (CPU) qui regrettait que, dans cette première vague d’appels d’offres du Grand emprunt, le Grand Ouest de la France n'était guère pourvu. Les financements se concentrant en effet dans un nombre restreint de régions - déjà à forte concentration scientifique - les projets retenus par les jurys internationaux renforcent des inégalités territoriales très fortes.


Des craintes qu'a voulu dissiper le commissaire général à l'investissement, René Ricol, en déplacement à Rennes le 28 juillet dernier pour faire le point sur l'avancée des investissements d'avenir.

Il a annonçé à cette occasion que s’aqissant de la Bretagne, une enveloppe de 500 millions d'euros doit être répartie d'ici la fin 2011 afin de financer des projets bretons dans le domaine des technologies…, si les dossiers sont acceptés par le jury.


René Ricol a salué «la forte mobilisation et la détermination des acteurs bretons pour les investissements d'avenir» dans le domaine de l'énergie et de la communication.

Parmi les dossiers phares abordés :
- l'Institut d'excellence dans les énergies décarbonnées (IEED) (nommé France Énergies Marines) qui devrait obtenir 40 millions d'euros (relire notamment l'article du 02/06/2011 et 07/07/2011)

- le projet B-Com, orienté vers les technologies de l'information et de la communication qui sollicite un financement à hauteur de 88 millions d'euros (relire l'article du 24/03/2011).

Deux projets en lien avec les universités bretonnes (Ouest Valorisation et IC ouest) sont «encouragés à se présenter, même si la concurrence sera très dure», a ajouté René Ricol.

Les autres dossiers abordés portent sur un soutien de 91 millions d'euros apporté à la construction de la seconde ligne de métro de Rennes, 11 millions pour la création d'un nouveau campus d'apprentissage à Brest et 35 millions d'euros pour la rénovation thermique des logements dans le cadre du pacte électrique breton voté par le Conseil régional.
Enfin, un financement pourrait aussi être accordé dans le cadre du projet Bretagne Très Haut Débit, afin de permettre les premières mises en oeuvre dès l'année prochaine.


Rappelons que le projet de centre de recherche et d'essais France énergies marines, coordonné par Yann-Hervé De Roeck - IFREMER (voir son intervention lors des entretiens Science et Ethique 2010) porte sur un montant de 140 millions d'euros.

« La Région Bretagne, EDF et DCNS sont engagés dans la mise en place d’une filière industrielle française sur les énergies marines, centrée sur Brest, par le biais, en particulier, de leur soutien sans réserve à l’IEED France Energies Marines.

 Dans le cadre du Pacte électrique breton conclu en début d’année, l’assemblage et la prochaine mise à l’eau de l’hydrolienne-test témoignent de la volonté de la Bretagne de miser sur le développement des énergies renouvelables afin de réduire sa dépendance énergétique ».




Pour aller plus loin dans ce domaine, suivez également l'actualité mondiale des énergies de la mer sur le blog des énergies de la mer et le nouveau portail des énergies de la mer Mer Veille (www.mer-veille.com) et de son pendant anglophone Marine-renewable-energy (www.marine-renewable-energy.com).


Article RH 3B Conseils
Sources : Télégramme/Ouest-France

vendredi 29 juillet 2011

Idée de sortie : le Forum de l'Algue à Lanildut


Le Forum de l'Algue, c’est le grand rendez-vous des passionnés de la mer. Lanildut, premier port goémonier d’Europe sera donc cette année encore à la fête.
La commune de Lanildut et l’association «Aber-Ildut Loisirs et Culture» ont décidé de valoriser cette activité économique à travers le Forum de l’Algue, qui se tient ce dimanche 31 juillet.

3B Conseils et les entretiens Science et Ethique sont partenaires du Forum de l'algue au travers de l'exposition "Les énergies de la mer : l'or bleu" dont une partie est présentée au public.

Toute la journée des animations seront proposées sur le travail du goémonier, sur l'eau avec les embarquations, les fameux chevaux bretons et des spectacles musicaux.

Au programme de ce 16ème Forum à partir de 10 heures :
- A proximité du port : conférences, animations sur le plan d’eau, le village des exposants (accès au site et aux concerts gratuit).
- Dans l’assiette : restauration continue « de midi au coucher du soleil » (le poisson, les moules, les saucisses… tout est aux algues).
- sur scène : le bagad Plougastel, Jean Gourmelon, le groupe Melkern, les chants de marins de « vents d’Iroise » et le grand concert de clôture avec JL. Roudaut et ses musiciens.



Ce sera aussi l’occasion de visiter la Maison de l’algue (*).


Pour aller plus loin sur les algues....


Impliquer les scolaires dans leur « Histoire d’algues »




En 2009 au Conquet et à Lanildut s’est déroulé la première « Journée Science et Ethique découverte » visant à présenter aux scolaires une activité économique qui s’est développée dans ces deux communes du littoral autour de la pêche et de l’exploitation du champ d’algues de l’archipel de Molène. 



Deux nouvelles journées découverte sur les Algues pour la rentrée scolaire 2011 sont actuellement en préparation notamment avec le soutien de la Communauté de communes du Pays d'Iroise (CCPI).

Les algues sont un enjeu économique et social important pour les communes qui bordent le Parc marin d’Iroise et d’une manière générale pour les activités pharmaceutiques, cosmétiques et alimentaires. 

Les jeunes ont aussi pu découvrir le rôle important que revêt le plus grand champ d’algues européen de l’archipel de Molène. C’est un site de reproduction, d’alimentation pour la faune exploitée par les hommes et une ressource en matière première pour l’industrie chimique. 


Dans d’autres sites, des micro-algues seront exploitées pour les énergies du futur comme bio-carburant. 

Lors de cette journée, les scolaires sont à la rencontre des plus anciens qui ont connu de manière artisanale et semi-industrielle l’exploitation des algues.


(*) La maison de l’algue à Lanildut

Centre d'interprétation de l'algue, la Maison de l'Algue, vient d'être réaménagée dans un espace d'environ 100 m 2 (le nouvel espace est ouvert depuis le 25 juin 2011) avec une nouvelle scénographie, trouve sa place. Cet espace a pour but de donner aux visiteurs des clés pour mieux comprendre le paysage du port, d'informer le grand public sur la filière des algues et le sensibiliser aux enjeux actuels et futurs auxquels elle est confrontée.

Le bâtiment comprend deux expositions : une exposition permanente, avec trois séquences et une salle vidéo, et une temporaire, qui reçoit actuellement une exposition du parc naturel marin d'Iroise, Bleu Iroise, mer vivante.
Des panneaux de l’exposition « les énergies de la mer : l’or bleu » réalisées par 3B Conseils sont présentés au public.


La Maison de l’Algue présente ces expositions ludiques qui retrace la place des algues dans le monde vivant, permet d’identifier les différentes familles d’algues, les zones de récolte, et de mesurer l’importance nationale du champ d’algues de la Mer d’Iroise.

Elle offre également la possibilité de revivre l’épopée des goémoniers d’autrefois en découvrant leurs bateaux, leurs outils de travail, mais aussi des maquettes,des films et des photographies qui témoignent de l’âpreté de leur vie quotidienne. La visite des 11 fours à goémon encore visibles à Lanildut aide à mesurer l’ancienneté de ce métier sur la commune.
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Dans la Maison de l’Algue, des fiches et ateliers pédagogiques sont proposés gratuitement aux petits comme aux plus grands : découverte de l’utilisation traditionnelle des algues ainsi que celles d’aujourd’hui, identification des algues, initiation à la cuisine aux algues, réalisation d’un herbier marin ou d’un tableau d’algues…!

Quelques repères pour mieux connaître les algues :


Sur les 16 millions de tonnes d’algues produites chaque année dans le monde, près de 80% sont utilisées en alimentation humaine, représentant une valeur économique d’environ 8 Md $.

L’Europe utilise les algues depuis des siècles dans des applications industrielles ; leur utilisation pour l’alimentation humaine et la nutrition santé est un secteur en croissance. En Bretagne notamment, les algues alimentaires représentent un potentiel important, en phase avec les axes de développements stratégiques de la région.

L’intérêt croissant des consommateurs est suscité par les nombreuses qualités nutritionnelles de ces algues dont les compositions sont très différentes des végétaux terrestres. Afin d’assurer la sécurité alimentaire, une réglementation a été mise en place. Elle comporte une liste d’espèces et de groupes autorisés à la consommation humaine et des recommandations sur les limites acceptables de certains contaminants : métaux et constituants : iode.



- La filière algue française réalise un chiffre d’affaire d’environ 150 millions d’euros, elle emploie 1000 personnes dont 240 récoltants professionnels.


- La France est aussi le deuxième producteur mondial de carraghénanes (E 407), le cinquième producteur mondial d’alginate (E 400, 401, 403, 402, 404, 405) et le huitième producteur d’agar 
(E 406) avec 60 000 tonnes d’algues fraîches déchargées.


- Lanildut est le premier port goémonier européen de déchargement des algues en France, avec 30 000 tonnes annuels de laminaires sur les 45 000 tonnes débarquées en Bretagne.

Relire également l'article du blog du 03/07/2010 sur la radiographie du champs d'algue de Molène


Pour aller plus loin sur la biodiversité du littoral :


- Retrouvez notamment les archives des entretiens Science et Ethique 2006 : "La biodiversité du littoral"

Rappel : Le dialogue et le partage des connaissances indispensables pour préserver et exploiter durablement les ressources nécessitent des décisions politiques locales, européennes et internationales qui soient mieux comprises.

Les 10e entretiens Science et Ethique, avaient « repéré » des recherches, des techniques, des expériences françaises, européennes et mondiales, qui modifient notre perception de la biodiversité.

Comment vivons-nous ces moments de transformation qui doivent permettre aux futures générations de poursuivre l’exploitation des ressources du littoral ?

Sur vos agendas :

Les entretiens Science et Ethique 2011 qui fêteront cette année les 15 ans d’existence lors des deux journées de débat des 17 et 18 novembre 2011 à Océanopolis Brest auront pour thème : "Quelle économie pour quelle croissance ? Economie bleue, plans climat-énergie territoriaux, aménagement du territoire et énergie de la mer".


Article RH 3B Conseils
Sources : Commune de Lanildut / Maison de l'Algue / entretiens Science et Ethique
Photos : Commune de Lanildut / Maison de l'Algue

vendredi 22 juillet 2011

Événement dans la sphère des énergies de la mer : la naissance du portail mer-veille.com




France (UE) 22/07/2011 - 3B Conseils - Le premier portail entièrement dédié aux énergies renouvelables de la mer vient d’être créé à l’initiative de Brigitte Bornemann, associée - gérante de 3B Conseils et déléguée générale des entretiens Science et Ethique avec un partenaire britannique.

Mer Veille (www.mer-veille.com ) et de son pendant anglophone Marine-renewable-energy (www.marine-renewable-energy.com).

Quatre ans après sa création du blog des énergies de la mer, dont Francis Rousseau est le rédacteur en chef, est devenu le 1er média électronique francophone de veille spécialisée dans ce domaine.

Plusieurs innovations sont apportées avec la création de ce portail :
- première innovation, le blog energiesdelamer.blogspot.com fera partie d’un portail, heureusement baptisé www.mer-veille.com.
Il sera tout d'abord plus facile d'utilisation et sa richesse plus accessible. La publication conservera son format habituel avec un article quotidien et des brèves régulières, ainsi que la lettre de synthèse mensuelle.... un calendrier, des web formations, des publications, la Lettre de Synthèse ...

- seconde innovation, pour répondre à la demande de nombreux lecteurs étrangers, la création d'une édition anglaise pour le monde anglophone – marinerenewableenergy.blogspot.com.
Cette nouvelle publication permettra de diffuser plus largement les résultats de la R&D et les développements des entreprises francophones.
 


- troisième innovation, la création du portail en anglais www.Marine-Renewable-Energy.com sur les énergies de la mer.



Pour l'équipe « l’ambition est de continuer à offrir des informations de qualité. Depuis sa création les informations ont fait l’objet d'une gratuité totale, à partir du jeudi 1er septembre l’accès aux informations se fera sur abonnement, (un tarif préférentiel et actuellement proposé et valable jusqu'au 31 août) avec beaucoup de souplesse et d'innovation dans les formules, pour que chacun puisse choisir les informations et les services auxquels il souhaite souscrire : lettre quotidienne, lettre mensuelle, archives, dossier thématique, calendriers, conférences ...
 
 »

Les nouveaux portails mer-veille et marine renewable energy mis en ligne vont connaître, durant l'été, des évolutions progressives. « Nous ne serons plus contraints par les limitations techniques imposées par la plate-forme actuelle. Plus facile à consulter, et plus riche, nous répondrons mieux à vos attentes, et la diffusion de nos informations qui trouveront une plus large audience européenne et internationale.
»

Lors du lancement du nouveau Portail en français et en anglais le 13 juillet dernier,Brigitte Bornemann a tenu à remercier les lecteurs et les premiers partenaires, « Bretagne Développement Innovation, DCNS et les Pôles Mer Bretagne-PACA, sans oublier Federal Finance, qui ont permis le développement du blog jusqu'à ce jour.

L'Université de Bretagne Occidentale (UBO) et le Cluster Maritime Français viennent de les rejoindre en apportant leur soutien.
Ils ont permis aux entreprises, aux professionnels civils et militaires de la mer, aux scientifiques, aux administrations, au grand public intéressé... de suivre la progression de ces technologies émergentes. »

Article : RH 3B Conseils
Sources : 3B Conseils / Mer-Veille.com

mercredi 20 juillet 2011

La Bretagne hostile au projet de PCP

Nos évoquions le 4 juillet dernier (relire l’article du blog du 4/07/2011) le projet de réforme pour la politique commune des pêches, présenté par la Commissaire européenne Maria Damanaki, le 13 juillet 2011, et les remous que ce projet suscitait dans la filière pêche avant même sa publication officielle.

En Bretagne dont la pêche est un des secteurs économiques traditionnels , le projet fait des vagues… Ainsi la Région conteste-t-elle les orientations et les mesures préconisées par la Commission européenne.

Pour le Président du Conseil régional de Bretagne, Jean-Yves Le Drian, ce « paquet PCP » qui déterminera les activités de la pêche pour les 10 années à venir n'est pas acceptable en l’état : « Pour la première fois, la Commission européenne ne considère plus la pêche comme un enjeu économique et social et s'apprête à assumer des pertes d'emplois et des baisses d'activités conséquentes ».
La Région considère que l’Europe, a renoncé à ouvrir le chantier de la pêche durable, se limitant à la gestion des ressources.

Trois points font l’objet de vives critiques du Président Le Drian :

- Sur la question des QIT
Le Conseil régional considère que «la Commission souhaite rendre obligatoire un système de QIT rebaptisés pour l'occasion "concessions de pêche transférables". « Ce système de droits transférables constituent une privatisation de la ressource halieutique qui va à l'encontre d'une gestion équilibrée, responsable et partagée de ce patrimoine commun. Alors que la Commissaire reconnaissait il y a quelques jours que "les stocks sont une ressource commune", en les privatisant elle se décharge de toute responsabilité. L'instauration de QIT ouvre la porte à la concentration et à la spéculation prenant le risque d'une financiarisation déconnectée de l'activité économique de la pêche. »

- Sur "Le débarquement des captures" (ou l'interdiction des rejets)

Si la Région Bretagne partage l’importance d’une réduction progressive des rejets notamment grâce à l'utilisation d'engins de sélectivité, le débarquement de toutes les captures lui apparaît contradictoire avec les objectifs environnementaux affichés. En effet, derrière le "zéro rejet" se dissimule le développement des industries minotières et la transformation des ressources en farines animales. De plus, le Président Le Drian souligne "l'infaisabilité et les risques d'insécurité à bord induits par une telle mesure sans renouvellement et modernisation des navires."

- Sur "La régionalisation accrue"
La Commission entend "régionaliser" les mesures de préservation de la ressource au niveau des bassins maritimes. « Cette proposition qui aurait pu permettre une meilleure prise en compte des réalités territoriales cache en réalité un retour à une gestion nationale de la PCP. Ce sont en effet les Etats qui prendront les décisions, notamment en matière de droits de pêche transférables. Les Régions n’auront pas leur mot à dire et resteront exclues des conseils consultatifs (CCR) par bassin maritime. »

La Bretagne compte faire entendre sa voix et avance ses propositions :

La taille des navires seule ne suffit pas à définir une pêche durable. La Région Bretagne croit en une pêche diversifiée en équilibre sur trois piliers : l'économie, l'environnement et le social.

« Pour gérer la ressource de manière réellement durable, il est indispensable de définir sans a priori des critères pertinents de durabilité. Quelques exemples : l’énergie consommée ou le nombre d’emploi créés par kilo de poisson débarqué, ou encore la sélectivité des engins de pêche. Nous proposons donc un référentiel de pêche durable. »
« Toutes les dimensions du développement durable méritent d'être intégrées, car la pêche ce sont avant tout des hommes et des territoires sur lesquels la Commission reste muette ».

Le Président Le Drian regrette "que la modernisation et le renouvellement de la flotte soient totalement absents du texte, de même que l'innovation est limitée à la question des contrôles. Ce sont pourtant des leviers essentiels pour améliorer à la fois les économies d'énergie, la sélectivité, la compétitivité, le confort à bord et plus largement la sécurité des hommes. »

Pour préserver la ressource, il faut d’abord la connaître, ce qui n’est pas suffisamment le cas aujourd’hui. Or la Commission renvoie la responsabilité de la qualité de l’expertise scientifique aux Etats, ce qui est déjà le cas aujourd’hui. Il faudrait pourtant dégager des moyens supplémentaires et coordonner les efforts au niveau européen, en s’appuyant entre autre sur l’expertise des pêcheurs eux-mêmes. "Les stocks halieutiques n’ont que faire des frontières des Etats" rappelle le Président Le Drian.

Pour la Région les impacts socio-économiques sur les territoires de la nouvelle PCP sont insuffisamment pris en compte. Mais d'ores et déjà les études d'impacts jointes au paquet PCP font état de 10 à 20 % de suppressions d'emplois directs embarqués, ce qui impliquera la perte de dizaines de milliers d'emplois dans l'ensemble de la filière.

Pour la Région Bretagne, il s'agit aujourd'hui du début d'une bataille qui sera longue, notamment au niveau du Parlement européen, conséquence directe de la codécision introduite par le traité de Lisbonne.
Pour faire valoir ses propositions d’alternatives au projet de règlement PCP, la Région Bretagne s'est alliée avec les autres Régions françaises dans le cadre de l’Association des Régions de France et collabore avec les Régions européennes dans le cadre de la Conférence des Régions Périphériques Maritimes (CRPM) - dont Jean-Yves Le Drian assure la présidence). « Il est indispensable que les Régions se fassent entendre auprès des instances européennes pour une préservation des enjeux socio-économiques de leurs territoires et que le gouvernement français prenne la mesure de la gravité de la situation. »

Pour aller plus loin :

- Relire également quelques-uns des articles parus dans le blog : le 10/11/2009, le 29/04/2010, le 03/05/2010

- Consultez les statistiques de la PCP

- Vous pouvez retrouver les débats des entretiens Science et Ethique 2004 qui abordaient ces problématiques au travers du thème « Les pêches et les avancées scientifiques ».







Les questions liées à la pêche (gestion de la filière, ressources halieutiques, gestion durable des espèces, biodiversité du littoral, PCP, conflits d'usages, avancées scientifiques et techniques) sont autant de sujets traités années après années lors des entretiens Science et Ethique.

Vous pouvez vous référer aux archives des entretiens et retrouver l'ensemble des interventions des acteurs de la filière de la pêche et les débats en vidéos.



Vous trouverez notamment les interventions des représentants du comité régional des pêches maritimes :

André Le Berre (président),
 Gérald Hussenot (secrétaire général),
 Violaine Merrien (chargée de mission).

Article RH 3B Conseils
Sources : Région Bretagne