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vendredi 10 décembre 2010

L'expédition «Pôle Nord 2012»


C’est avec le soutien de l’Ifremer, du CNRS, celui de Michel Rocard , ambassadeur pour les pôles ou encore celui de S.A.S le Prince Albert de Monaco que se prépare l'expédition «Pôle Nord 2012». A l’origine de cette équipée les brestois Alan Le Tressoler et Julien Cabon qui prévoient de partir durant six semaines au pôle Nord pour y réaliser des relevés scientifiques.

La phase de préparation physique des deux protagonistes comme du matériel est prévue du 17 au 25 décembre, dans… un entrepôt frigorifique à -25 degrés à Plouédern (29) avec le concours de la société Argel,

Le projet de l’expédition consiste à se demeurer six semaines an Arctique durant et en totale autonomie sans assistance ni ravitaillement sur cet océan gelé en dérive permanente, unique endroit de la planète inaccessible aux satellites de géolocalisation.

Pour mémoire, Julien Cabon, reporter à Cols Bleus et officier de marine, a assuré durant trente-cinq jours en 2009 la continuité du programme scientifique européen Damoclès, sur la côte est du Spitzberg, à bord du voilier d'expéditions polaires Vagabond.

Quant à Alan Le Tressoler, ingénieur en logistique polaire et expert technique de l'expédition, il fut responsable français de la base arctique de Ny-Alesund (Spitzberg) pendant deux ans.

Au Télégramme, Julien Cabon déclare «Notre "frigo" fera 70m². On va y tester le matériel, à la fois des appareils électroniques, des vêtements et des tentes, dans des conditions proches de ce que nous devrions connaître en Arctique. Ce sera aussi une vraie préparation physique, avec du vélo d'appartement et du rameur. En principe, nous ne devrions quasiment pas mettre le nez dehors pendant neuf jours». 


Au préalable à l’expédition «Pôle Nord 2012», (prévu en mars), il effectueront une mise en conditions au Groedland en avril 2011.
En effet comme l’indique Alan Le Tressoler (Télégramme du 08/12/2010) «Un tel projet n'est réalisable que durant quelques semaines. Avant, c'est la nuit polaire. Après, l'état de la glace ne permet plus d'être récupéré. Nous devrions être déposés sur place par un avion canadien. Notre défi sera de nous maintenir quotidiennement le plus près possible du pôle, afin d'y réaliser nos relevés scientifiques (météorologiques, microbiologiques...). »

Les deux scientifiques envisagent alors de parcourir quotidiennement, sur une banquise dérivante de 2 mètres d’épaisseur - il y a 15 ans cette épaisseur moyenne était de 4 mètres- (en dessous 4.261 mètres de fond), 25km à traîneau, à ski, à pied ou à la nage….

Le chargement de l’équipe comprenant à la fois les instruments scientifiques et le nécessaire de vie, mais devra être limité à 300kg sur le pulka (traîneau tracté par l’homme) Les conditions de vie seront extrêmes en un lieu où nul n’a vécu sur une durée aussi longue. Au terme de cette période, un hélicoptère russe devrait récupérer les deux scientifiques.

Pour aller plus loin :












Rappelons que la question du changement climatique a été le fil conducteur des entretiens Science et Ethique 2009 « l’Heure bleue : le changement climatique et les énergies de la mer ».

Voir notamment l’intervention d’Anne Choquet enseignante-chercheur associée à l’AMURE – UBO lors de la première table ronde autour de la thématique : Changement climatique : les enjeux Nord Sud, la sécurité maritime et pêche. Son intervention portait sur "les glaces fondent : l'Arctique est convoitée"



- Revoir les vidéos de l’interview exclusive de Michel Rocard, ambassadeur pour les pôles avait accordé pour les 13è entretiens Science et Ethique en 2009 (vidéo1 et vidéo2) Une interview donnée à Hubert Coudurier du Télégramme / Tébéo TV et de Sylvie Andreu de France Culture diffusé lors de cette rencontre.




- Revoir également l’interview exclusive de S.A.S le Prince Albert de Monaco (ICI) accordée pour les 10è entretiens Science et Ethique en 2006. L’interview étant réalisée par les Webtrotteurs (lycées Vauban et Kerichen de Brest) partenaires des entretiens Science et Ethique.







Relire également l'article du blog du 04/01/2010 sur l'Appel des Pôles du Cercle polaire




Article RH 3B Conseils
Sources : Le Télégramme

mercredi 30 juin 2010

La "Grande dérive" des Robinsons des glaces


Plus connue pour ses traversées océaniques en kitesurf, - et avant de repartir début 2011 pour une traversée depuis le Pérou jusqu’à Tahiti - la navigatrice Anne Quéméré a rejoint le Groenland afin de participer à «La grande dérive» une opération scientifique menée par le groupe «Robinson des glaces».

"La grande dérive" consiste à vivre cinq semaines, en autonomie totale sur un territoire de glace dérivant au large du Groënland, une opération destinée à surveiller et alerter sur le dérèglement climatique.
Le chef de cette expédition, Emmanuel Hussenet, chef d'expédition, auteur d'une quinzaine d'expéditions dans ces régions boréales extrêmes depuis une vingtaine d'années, souhaitait constituer une équipe venant d’un univers maritime différent composée de :
- Emmanuel Hussenet, chef d'expédition
- Luc Dénoyer, logistique, prises de vues
- Anne Quéméré, rapports scientifiques
- Gauthier Mesnil-Blanc, illustrations, web-documentaire.

Les initiateurs du projet motivent leur démarche ainsi " pour prouver la disparition de la banquise polaire, pour montrer en direct ce phénomène dont notre avenir dépend. Les glaces marines ont un rôle majeur : elles assurent l’équilibre thermique de notre hémisphère. Sans elles, le réchauffement de la planète sera encore plus rapide ! Or les chercheurs pensent que les banquises permanentes du pôle Nord pourraient disparaître dans une dizaine d’années."


Cette équipe doit donc partir de Tassilaq dans le sud-est du Groenland pour rejoindre en bateau puis en kayak de mer un bout de banquise de 5 ou 6 mètres d’épaisseur, poussé par un courant marin de nord vers le sud.
Au fil des semaines "cette île flottante se réduira de 1.000 m2 au début de son parcours, à 100 ou 50 m2 au final. Une façon de montrer avec acuité que la banquise pluriannuelle, "formidable marqueur du réchauffement climatique".

Par ailleurs, ce séjour polaire correspondant également à la période des naissances chez les morses, Anne Quéméré se mettra à l’écoute de ces énormes mammifères marins pour le compte du CNRS en enregistrant les communications acoustiques entre les mères et leurs petits.

La navigatrice, qui collabore depuis plusieurs années avec les chercheurs d’Océanopolis à Brest, s’est vue confier la mission de prélever du plancton sous la banquise.

Pour aller plus loin nous vous invitons à retrouver les débats des entretiens Science et Ethique 2009 " l'heure bleue : le changement climatique et les énergies de la mer" .

Un des enjeux de l’Arctique est son nouvel intérêt géostratégique dû au réchauffement climatique. Cet enjeu géopolitique du changement climatique sur les pôles, notamment l’Arctique a été un des sujets des entretiens Science et Ethique 2009 à Brest. 



A cette occasion, l’intervention d’Anne Choquet enseignante-chercheur associée à l’AMURE – UBO lors de la première table ronde autour de la thématique : Changement climatique : les enjeux Nord Sud, la sécurité maritime et pêche, portait sur "les glaces fondent : l'Arctique est convoitée".

Retrouver également l'article du blog du 4 janvier 2010 sur "l'Appel des Pôles" , la campagne internationale lancée par l’ONG le Cercle Polaire, dans 52 pays, afin de collecter les témoignages de celles et ceux, acteurs et décideurs, engagés dans la protection des régions polaires, l'Arctique ou l'Antarctique..
Cet appel vise à mettre en réseau les actions politiques, scientifiques ou artistiques de personnalités en faveur d’une meilleure gouvernance des régions polaires, l’Arctique ou l’Antarctique.

Relire également l'article du 27 octobre 2009 sur le réchauffement climatique et ses conséquences sur les populations du littoral.


Sources : Robinsons des glaces / RH - 3B Conseils
photo : Robinsons des glaces

jeudi 17 juin 2010

La Station biologique de Roscoff participe à l’exploration de la biodiversité en mer Noire.


Un projet de l’Union européenne visant à recenser les richesses du littoral de la mer Noire, un espace marin qui borde six pays, a permis à 18 scientifiques venus de cinq pays différents de partir à la découverte de nouveaux êtres vivants sur le littoral bulgare.

Parmi ces scientifiques, neufs étrangers participant à l’expédition ont été dirigés par Fabrice Not de la Station biologique de Roscoff qui est un centre de recherche et d’enseignement en biologie marine expérimentale et en océanologie dépendant de l’Université Pierre et Marie Curie, du CNRS et de l’INSU.


« Environ 2.300 des espèces animales habitant les terres et les eaux de la côte bulgare de la mer Noire sont déjà connues. Mais nous avons bon espoir de découvrir beaucoup de nouvelles espèces au cours de cette expédition, en particulier grâce aux nouvelles méthodes de recherches que nous comptons utiliser », a expliqué Vasil Golemanski, directeur de l’Institut de zoologie de l’Académie des sciences de Bulgarie.

Cette expédition scientifique, embarquée sur le navire de l’Institut d’océanographie de l’Académie des sciences bulgare - stationné à Varna - a été rendue possible par un financement de 1,7 millions d’euros de la Commission européenne, a rapporté Sofia News Agency.

Cette subvention européenne inclut également des fonds pour l’ouverture d’un laboratoire de microbiologie au sein de l’Institut d’océanographie de Varna. Ce sera la première installation du genre en Bulgarie.


En Savoir plus sur la Station Biologique de Roscoff :
Les domaines de compétence des quatre unités de recherche de la Station biologique de Roscoff sont :
- la biologie moléculaire et cellulaire.

- la biochimie et la biologie structurale, la bioinformatique.

- La biologie du développement, la physiologie.
- la biologie de la reproduction, la génétique.

- la génétique des populations, le fonctionnement des écosystèmes.
- l'océanographie biologique et chimique

Les travaux se concentrent plus particulièrement sur le cycle cellulaire de l’oursin, la biochimie et le développement des algues brunes et rouges, l’écophysiologie de la faune hydrothermale et l'adaptation aux milieux extrêmes, la diversité du phytoplancton et du zooplancton, l’évolution et la génétique des populations, l’écologie benthique. 
En chimie marine, des recherches sont menées sur les traceurs chimiques pour comprendre les phénomènes de circulation océanique des masses d’eau.

Les 4 unités de recherche sont :
- UMR 7139 Végétaux marins et biomolécules

- UMR 7144 Adaptation et diversité en milieu marin

- UMR 7150 mer et santé

- USR 3151 Phosphorylation des protéines et maladie humaine




Sources : Balkan Investigative Reporting Network / Station Biologique Roscoff / RH - 3B Conseils

jeudi 8 avril 2010

L’Arctique : entre protection et convoitises…..



Cela fait maintenant trois jours que l’explorateur Jean-Louis Etienne (suivre l'exédition de Jean-Louis Etienne) a décollé de l’archipel norvégien du Spitzberg, entamant ainsi une traversée en solitaire du Pôle Nord en ballon, une expédition longue de 3500 kilomètres, durant laquelle il effectuera des relevés scientifiques et qui devrait l’amener jusqu'en Alaska, si les vents sont favorables, puisque aux dernières nouvelles celui se dirigerait vers la Sibérie.

Ce survol de la banquise en ballon, au gré des vents, - jusqu’à 5000 mètres d’altitude et dans des températures avoisinant les -30°C - doit lui permettre de faire de procéder à des mesures : champ magnétique, particules en suspension, ozone troposphérique, CO2…, autant de données qui permettront de renseigner les scientifiques sur cette zone qui subit de plein fouet le réchauffement de la planète.

Au travers de cette expédition, l’objectif de Jean-Louis Etienne est également d’inscrire l’Arctique comme "zone d’intérêt commun" pour l’humanité en montrant son action dans l’équilibre climatique, et donc sa nécessaire préservation.

Reste que la zone de l’Arctique regorgeant de ressources inexploitées tant en pétrole et qu’en gaz - dont il apparaît illusoire d’en interdire un jour l’exploitation - est nature à susciter les convoitises des Etats riverains. Il conviendra alors d’obtenir des Etats une exploitation raisonnée et écologiquement responsable.

Un des enjeux de l’Arctique est son nouvel intérêt géostratégique dû au réchauffement climatique. Cet enjeu géopolitique du changement climatique sur les pôles, notamment l’Arctique a été un des sujets des entretiens Science et Ethique 2009  à Brest sur le thème central « l’Heure bleue : le changement climatique et les énergies de la mer ».

A cette occasion, l’intervention d’Anne Choquet  enseignante-chercheur associée à l’AMURE – UBO lors de la première table ronde autour de la thématique : Changement climatique : les enjeux Nord Sud, la sécurité maritime et pêche, portait sur "les glaces fondent : l'Arctique est convoitée".

Rappelons également le thème des entretiens Science et Ethique 2002, sur le thème "Milieux Extrêmes d’un monde à l’autre, Terre, Mer et Espace", durant lesquels Anne Choquet était déjà intervenue dans le cadre de la table-ronde sur « Éthique et droit, quelle compatibilité ? » son intervention portait sur un « Traité sur l’Antarctique : un modèle de coopération pour la protection de l’environnement ? »


Sources : AFP / entretetiens Science et Ethique / RH - 3B Conseils

jeudi 18 mars 2010

« Trois marins pour un pôle » de Paul Tréguer


Au début du siècle dernier, le Pôle Sud n’a pas encore été abordé…. Pour beaucoup d’explorateurs cela reste encore un rêve inaccessible.

Trois explorateurs veulent cependant relever le défi, et être le premier à planter le drapeau de leur pays. Roald Amundsen pour la Norvège, Robert Falcon Scott pour le Royaume-Uni et Nobu Shirase pour le Japon se lancent dans l'aventure et mettent sur pied des expéditions dont tous ne reviendront vivants.

La mer de Ross fut le passage obligé pour atteindre le pôle Sud et franchir les quarantièmes rugissants, les cinquantièmes hurlants et les soixantièmes mugissants.

L’épopée de ces trois hommes, ces trois marins de leurs équipages, et de leurs navires qui sont racontés dans le livre de Paul Tréguer, « Trois marins pour un pôle » aux éditions Quae (sortie le 20 mars 2010)

Réussites et échecs de leurs campagnes sont revisités avec les moyens modernes de la connaissance.

Paul Tréguer, professeur émérite à l'Université de Bretagne occidentale (UBO) à Brest. Océanographe, fondateur de l'Institut universitaire européen de la mer (IUEM) à Brest, a consacré une grande partie de sa carrière à l’océan Antarctique et dirigé ou contribué à des programmes antarctiques au niveau national et international.
Il a participé à 7 expéditions océanographiques dans les secteurs Atlantique, Indien et Pacifique, à bord du Marion-Dufresne, du Polarstern, ou du Polar Duke. Lors d’une campagne en mer de Ross (1990), il a suivi les traces d’Amundsen, de Scott et de Shirase.


Paul Tréguer était intervenu lors des entretiens Science et Ethique 2003 dont la thématique cette là était « les mers, un océan de richesses ? ».
Son intervention portait sur « l’océan peut-il réguler le climat de la planète Terre ? »

Retrouver la vidéo de son intervention.



Sources : Editions Quae / RH – 3B Conseils

jeudi 3 septembre 2009

3 ans d’expéditions pour Tara Océans


Depuis 5 ans, Tara réalise des expéditions en faveur de l’environnement. La dernière en date : 18 mois de dérive sur la banquise.

Ancré à Lorient, face à la Cité de la voile Éric Tabarly , « Tara Océans » reprend la mer le 5 septembre, pour 3 années d’expéditions, après une profonde rénovation (600 000 € de travaux) et l’embarquement de nouveaux matériels scientifiques performants (1,5 million d'euros d’appareils de mesures physiques, chimiques et biologiques), capables de supporter le milieu marin et aussi des températures extérieures très élevées.

En mai 2009, Tara a changé de statut et est devenu un Fonds de dotation (statut très utilisé aux Etats-Unis), structure à but non lucratif, ayant pour objet de financer les recherches scientifiques françaises relatives à l’impact du réchauffement climatique sur les écosystèmes, de sensibiliser le grand public aux questions environnementales et de diffuser les données scientifiques à des fins éducatives.

L’expédition française nécessite 3 millions d'euros par an, financés par des fonds privés dont en premier lieu ceux de la créatrice d’Agnès b, laquelle avait déjà financé la quasi-totalité de l'expédition de Jean-Louis Étienne en 2006-2008.

La première année d’expédition comportera 34 escales de Lorient au Le Cap en Afrique du Sud.

L’équipage sera relevé tous les trois mois, comme les quatre membres de l'équipe médias chargée de réaliser trois documentaires grand public. Quant aux scientifiques, leurs vacations seront en moyenne de trois semaines. Avec cinq scientifiques à son bord en permanence et une centaine d'autres qui suivront la mission à terre Eric Karsenti , directeur scientifique de l'expédition, considère qu’ils pourront « étudier en détail toute la chaîne du vivant ».

De fait, durant les trois prochaines années, «Tara Océans» va observer les micro-organismes marins impliqués dans le processus de piégeage et de stockage du gaz carbonique avec notamment la très performante rosette CTD (Conductivity Temperature Depth), mise au point au laboratoire océanographique de Villefranche-sur-Mer

Avec une caméra haute résolution reliée à des capteurs qui mesurent la salinité, la température et la profondeur et qui actionnent l'ouverture des bouteilles, nous pourrons récolter une très grande variété d'échantillons», décrit le biologiste marin, directeur de recherche au CNRS . L'appareil peut être immergé jusqu'à 2 000 mètres.

Ainsi, chaque mois, 300 kilogrammes d'échantillons prélevés seront acheminés au laboratoire dont dépend Eric Karsenki, le laboratoire européen de biologie moléculaire (EMBL) à Heidelberg en Allemagne,

Les concepteurs du projet expliquent qu’il s’agit d’étudier les planctons présents dans toutes les eaux du globe, afin de mieux comprendre l’écosystème marin et l’impact du changement climatique, de l’acidification des océans sur cette vie sous marine. Ils précisent que « 98 % de la biomasse des océans est constituée de micro-organismes et que l’on ne connaît pas 10 %. Le plancton a un rôle important, par la photosynthèse. A travers ce processus, l’océan assainit l’atmosphère, il y a un équilibre permanent entre atmosphère et océan. Pourtant on ne connaît pas grand-chose de ces échanges. On s’achemine vers une acidification et un réchauffement des océans : quel est l’impact de l’augmentation de la température des océans, de l’augmentation du carbone dans l’atmosphère et les océans ? Notre objectif est de traverser le maximum d’océans et d’accumuler des échantillons pour pouvoir les comparer et comprendre au bout du voyage le fonctionnement des écosystèmes et pouvoir anticiper ce qui se passera plus tard »

L’approche est donc multidisciplinaire et l’enjeu est de comprendre l’écosystème dans son ensemble. Les données qui en sortiront seront mises à disposition de tous les scientifiques intéressés. « Des technologies nouvelles et des instruments inédits pour explorer la diversité des formes et des génomes océaniques sont prévues à bord. Les moyens d’études sont exceptionnels et virus, méduses, larves de poissons, coraux…, pourront être étudiés dans leur ensemble et surtout dans leurs interactions ».

Voir le programme des deux journées de fête organisées pour le départ de Tara les 4 et 5 septembre ICI

Sources : Tara Océans / photo fond Tara / RH – 3B Conseils