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mardi 21 décembre 2010

"2010 : Année de la biodiversité", vue par le Professeur Michel Glémarec







A quelques jours de la fin de l’Année internationale de la biodiversité 2010 qui a vu BMO promue Brest capitale maritime de la biodiversité, nous publions ici la vision du Professeur Michel Glémarec - professeur honoraire d'Océanographie biologique à l'Université de Bretagne Occidentale (UBO) à Brest, est créateur du laboratoire d'océanographie biologique, associé au CNRS.

Michel Glémarec qui est un des plus éminents spécialistes de la biodiversité du littoral et qui fut un des experts dans le procès de l’Amoco Cadiz devant les tribunaux américains, s’attache aussi à transmettre cette passion des sciences dans le domaine de la mer à tous les publics.
A ce titre il préside l’Association pour la Promotion de l’Ethique des Sciences et Technologies pour un Développement Durable (APESTDD) qui porte les journées Science et Ethique découverte à l’intention des scolaires du Finistère et des Côtes d’Armor.

Il est par ailleurs l’auteur d’un remarquable ouvrage " La biodiversité du littoral vue par Mathurin Méheut", publié cette année aux éditions du Télégramme.

Ainsi, dans son livre qui mêle art et science, Michel Glémarec réorganise l'œuvre de Mathurin Méheut pour la présenter par habitat. Les peintures de Méheut présentent les caractéristiques de ces milieux avec les différentes espèces, les couleurs contrastées et les mouvements des algues... Au total 140 dessins, dont 50 planches en couleurs, reproduisant plus de 160 espèces.

Relire les articles du blog du 17/02/2010 , du 15/11/2010




2010 : Année de la biodiversité. De quoi s’agit-il ? ou Comment intéresser le citoyen sans nécessairement le culpabiliser ?

" Le terme de biodiversité reste quelque peu ésotérique. Inventé en 1985 il n’est apparu qu’en 1992 lors du Sommet de la Terre à Rio de Janeiro. Certains objectifs destinés à protéger la biodiversité devaient être atteints en 2010 mais devant l’impossibilité de les réaliser les échéances sont repoussées à 2020. Si la biodiversité est bien le « tissu vivant de la planète » il est évident que ce terme a été galvaudé en fonction des spécialisations des scientifiques concernés, systématiciens, généticiens, écologistes... sans compter les autres disciplines qui s’en sont emparé ainsi que les médias. Le risque est bien de voir l’année 2010 considérée plus comme une échéance alors qu’elle doit être une étape dans l’évaluation de l’érosion de ce « tissu vivant ».

Avant de culpabiliser tout citoyen qui, homme de bonne volonté, est sensibilisé au problème il est nécessaire de préciser de quoi l’on parle tout en l’intéressant au milieu naturel qu’il connaît, qui lui est proche. Le littoral breton offre ainsi nombre d’exemples marins qui interpellent le professionnel de la mer comme le promeneur.

La biodiversité est dite spécifique lorsque l’on compte les espèces dans un secteur donné, il s’agit de la richesse spécifique. Si toutes les formes de vie sont recensées on est face à de milliards d’espèces dont beaucoup sont encore à décrire. Les espèces sont composées de variétés génétiques et de nouveaux outils de biologie moléculaire repoussent les limites de cette diversité. Tout cela reste bien hermétique, les systématiciens en charge de décrire les nouvelles espèces ne sont plus formés, ce type de biodiversité pourrait donc s’amenuiser sans que personne ne s’en aperçoive. Les recherches de nouvelles molécules pour résoudre les problèmes de santé humaine sont activement recherchées, bactéries, algues, animaux marins de toutes sortes sont mis à contribution. Le principe de précaution est donc le mot clé pour sauvegarder ce patrimoine qui pourrait être utilisé dans un avenir mal cerné aujourd’hui.

La biodiversité écologique a deux aspects :

Le premier repose sur la reconnaissance d’habitats différents, parois rocheuses, vasières des estuaires, plages sableuses, vastes étendues de graviers… et cette diversité est la plus élevée qui soit en Bretagne aux confins de deux mers, la Manche et le Golfe de Gascogne. Leurs caractéristiques hydrodynamiques sont différentes et par là bien d’autres caractéristiques sédimentaires notamment. Dans le contexte européen 25 grands habitats peuvent ainsi être reconnus, il en va bien différemment sur les côtes d’Aquitaine ou également en baie du Mont-Saint-Michel au paysage monotone sous cet aspect. Certains des habitats bien connus en Bretagne sont de véritables « pompes à diversité » grâce à la complexité architecturale qu’ils présentent, ce sont les herbiers, les bancs de maërl, les étendues rocheuses….

Le deuxième aspect concerne le nombre d’habitants de ces habitats. Réunis en peuplements les individus appartenant à différentes espèces et groupes alimentaires ont développé entre eux des rapports de coexistence qui autorisent une certaine permanence temporelle de ces communautés. L’analyse des échanges de matière entre les différents niveaux alimentaires (trophiques) introduit la notion d’écosystème, c'est-à-dire la biodiversité fonctionnelle. Supprimer un maillon de la chaîne, éliminer trop de prédateurs qui contrôlent le système, c’est introduire un dysfonctionnement.

L’érosion de la biodiversité peut se traduire très simplement par la disparition de l’habitat. C’est le cas des bancs de maërl, symbole d’une diversité spécifique et fonctionnelle maximales, qui sont devenus un habitat relique en Bretagne. Ceci par prélèvement direct pour différents usages ou par recouvrement par une couche de vase dans le sud de la Bretagne ou en rade de Brest. Sur ce même site la construction du port militaire s’est faite au détriment d’un vaste espace sableux et de la faune correspondante. L’exploitation d’agrégats marins concerne aussi les accumulations de sable dunaire. Cet habitat n’héberge jamais une faune diversifiée, ce n’est parfois qu’une seule espèce de mollusque consommée par son prédateur habituel le turbot, c’est aussi l’habitat du lançon espèce qui est un appât recherché par la pêche récréative et professionnelle. Si la biodiversité ne peut être un argument pour protéger ces dunes l’impact économique en est un.

En baie de Morlaix , les cordiers roscovites au nombre de 5 à 7 ont, dés le début du 20ème siècle, exploitaient les populations de Sélaciens (ange de mer, aiguillat, émissole, pocheteaux, torpille…). En amenuisant le rôle de ces grands prédateurs, on assiste au développement des poissons de la famille des Gadidés (lieu, morue, julienne…), mais qui se raréfient aujourd’hui. L’exploitation s’est donc déplacée vers un niveau inférieur ce qui induit des modifications de l’ensemble de l’écosystème et de sa biodiversité fonctionnelle. Le bar était ainsi beaucoup moins abondant, il y a quelques décennies.

L’apparition d’une marée verte traduit l’impossibilité pour les petits crustacés herbivores de consommer toute cette masse végétale. Celle-ci en formant des tapis épais au fond des anses affectées modifie considérablement les conditions de vie des crustacés concernés.

Lors d’une marée noire telle celle de l’Amoco Cadiz la toxicité du pétrole a entraîné une très forte mortalité des espèces les plus sensibles comme les crustacés prédateurs. On assiste durant 2 à 3 ans à la prolifération d’espèces liée à l’excès de matière organique, mais cet accroissement de diversité ne favorise en rien le bon fonctionnement du système qui n’est guère contrôlé. Seul le retour des prédateurs en quantité adéquate sera la garantie du bon fonctionnement du système 6 à 8 années après l’accident.

Depuis quelques années des espèces introduites à partir de contrées plus chaudes que la Bretagne ont un comportement invasif au détriment des espèces indigènes. Ces invasions sont favorisées par l’amenuisement d’une ressource au niveau alimentaire correspondant. En rade de Brest la surexploitation des Coquilles Saint Jacques a libéré de la place pour les Crépidules Les exemples ne manquent pas. Au niveau de la pêche dans le Golfe de Gascogne l’apparition et le développement d’espèces « exogènes », ou d’affinité plus chaude, ont été favorisés par la surexploitation de prédateurs comme le merlu. Chez les peuplements d’invertébrés ces témoins d’un réchauffement climatique sont beaucoup plus discrets, quelques espèces limitées au Golfe de Gascogne et à l’Iroise tentent de gagner la Manche.

Ces quelques exemples montrent combien cette biodiversité fonctionnelle évolue dans le temps, elle est dynamique. Malgré une forte exploitation, il y aura toujours du poisson dans la mer, ce ne sera pas les mêmes espèces qui seront concernées et les conséquences économiques sont toujours difficiles à appréhender. Dans un pays comme la Bretagne où l’oralité prend toute sa place, il est aisé de faire comprendre que la défense de la biodiversité, une fois bien définie, est une cause défendable auprès du citoyen qui se sent ainsi concerné.
Tout cela nécessite information et pédagogie. Tourner un caillou sans le remettre en place un jour de grande marée c’est perturber le peuplement sous-jacent pour plusieurs années, c’est aussi modifier temporairement le paysage en voyant les algues vertes remplacer les algues brunes. Passer d’un camaïeu de bruns au vert homogène cela ne présage rien d’encourageant pour la bonne santé du littoral et pour sa biodiversité fonctionnelle."
Professeur Michel Glémarec.

Pour aller plus loin retrouver les différentes interventions de Michel Glémarec aux entretiens Science et Ethique



2006 : La biodiversité du littoral :
Session : TR1 : La biodiversité des habitats littoraux, histoire et évolution
Intervention : Vivre contre ... ou avec la nature ? selon Robert Barbault
Session : TR 4 : Place du citoyen et des élus dans les prises de décision
Intervention : Présidence


2005 : Le littoral et les avancées scientifiques :
Session : TR 1 : Un littoral, des approches diversifiées
Intervention : Les habitats côtiers et les types d’utilisation du littoral : la vision des naturalistes





2002 : Milieux Extrêmes d’un monde à l’autre, Terre, Mer et Espace :
Session : Rappel historique : Brest du port de guerre au pôle d'excellence scientifique
Intervention : Discours d'Ouverture
Session : TR 1 : Éthique et centres de recherche - Responsabilité scientifique, sociale et environnementale
Intervention : Discours
Session : Conclusion de Michel Glémarec
Intervention : Conclusion et synthèse

2000 : Vagues de pollution, impacts et prévention :
Session : TR1 : Vingt mille barils sous les mers, Science, politique et marées noires
Intervention : Discours de Michel Glémarec


Article RH 3B Conseils
Sources : CG29 / Michel Glémarec / entretiens Science et Ethique
photo Christine Naud

lundi 13 décembre 2010

"Pollution et Biodiversité" – portes-ouvertes au Cedre du 13 au 17 décembre
















Selon l’Evaluation des écosystèmes pour le millénaire publiée par les Nations Unies en 2005, "les taux actuels d’extinctions d’espèces seraient jusqu’à 1000 fois plus élevés que les niveaux jugés naturels ".

Ces dernières années, l’objectif principal a été de réduire le rythme de perte de biodiversité – un but dont la réalisation s’est révélée ardue, qu’il s’agisse de mesurer l’état actuel de la biodiversité ou de mettre en œuvre des mesures et des pratiques propices à la biodiversité.

En vue d’accroître la prise de conscience du public sur l’importance de la biodiversité pour notre bien-être, les Nations Unies ont donc déclaré l’année 2010 Année internationale de la biodiversité (IYB). Mettre en avant des expériences de réussite dans la lutte durable contre la perte de biodiversité ou pour sa préservation est essentiel pour susciter aux niveaux local, national, régional ou international, des projets œuvrant à préserver et célébrer la diversité du vivant.

Le territoire de Brest métropole océane déjà reconnue comme capitale européenne de l’océanographie, avec 60 % des chercheurs et ingénieurs océanographiques français, aura été durant toute cette année internationale de la biodiversité au cœur de l'événement comme la "capitale maritime de la biodiversité 2010".

C’est dans le cadre de l'Année Internationale de la Biodiversité, que Le Cedre (Centre de documentation, de recherche et d’expérimentations) ouvre exceptionnellement ses portes (au port de plaisance de Brest, près d’Océanopolis) durant la semaine du 13 au 17 décembre (de 9h à 12h et de 14h à 18h).

Le Cedre est spécialisé dans la mise en place de dispositifs de lutte contre les pollutions accidentelles des eau et propose une exposition photographique, des vidéos illustrant la lutte antipollution, du matériel de lutte…
chaque jour, une visite guidée (à 15h00) permettra de découvrir les installations spécifiques (bassin, plage artificielle, laboratoire, polludrome, serre) et de comprendre ainsi comment le Cedre utilise ses infrastructures pour mener des études en relation avec la biodiversité (coraux, vasières, restauration de sites et suivi de la végétation suite à une pollution..)


Pour aller plus loin :

- Relire également l’article du 17 décembre 2009 sur le Cedre (centre de documentation, de recherche et d'expérimentations sur les pollutions accidentelles des eaux).


- Retrouver les archives des entretiens Science et Ethique :

Les entretiens Science et Ethique 2000 : "Vagues de pollutions"

Rappel : après le naufrage et la marée-noire de l'Erika, les entretiens ont eu pour thématique les pollutions qui affectent les écosystèmes du littoral sur le plan maritime et terrestre, sur le thème "Vagues de pollutions: impacts et prévention des pollutions marines et telluriques sur les écosystèmes marins côtiers et révision de la loi sur l'eau".









- entretiens Science et Ethique 2006 : "La biodiversité du littoral"

Rappel Le dialogue et le partage des connaissances indispensables pour préserver et exploiter durablement les ressources nécessitent des décisions politiques locales, européennes et internationales qui soient mieux comprises.
Les 10e entretiens Science et Ethique, avaient « repéré » des recherches, des techniques, des expériences françaises, européennes et mondiales, qui modifient notre perception de la biodiversité.
Comment vivons-nous ces moments de transformation qui doivent permettre aux futures générations de poursuivre l’exploitation des ressources du littoral ?


Article RH 3B Conseils
Sources : Cedre / BMO

vendredi 30 juillet 2010

Idées de sortie : Exposition « Coquillages & crustacés »


Tout l’été, le musée des Beaux-arts de Brest accueille une exposition très originale… de coquillages. De la vidéo à la sculpture, de la photo à la peinture, 30 artistes fascinés par les coquillages composent un bazar kitch entre les œuvres plus classiques et marines du musée brestois.

Conservatrice du musée brestois, Françoise Daniel évoque "une juxtaposition d’œuvres qui s’ignorent superbement" pour situer cette exposition très décalée. Dans les différents espaces du musée, entre les grandes représentations passées du port de Brest, trônent en effet une clinquante vierge de Fatima en bigorneaux, un délirant berceau à roulettes "du même matériau avec des coques en plus", de superbes et vrais coquillages exotiques provenant des collections d’Océanopolis ou "d’officiers-coquillards" du temps de la Royale…

Au sous-sol du musée, c’est une plongée dans l’art brut et singulier que nous proposent une trentaine d’artistes contemporains fascinés par les formes organiques des coquillages et crustacés. D’un mur à l’autre, un homard constitué de clés anglaises regarde des coquillages gravés par des bagnards.

Plus loin, la coquille saint-Jacques de la vénus de Boticelli est cuisinée à la sauce puzzle, Salvatore Dali en pince peut-être pour les étoiles de mer et les bigorneaux peints de Paul Amar, la coquille-logo d’un pétrolier toise les têtes de Maisonneuve, une cabine de plage accueille les « bonshommes » de Sybille Parant… Une exposition à visiter en fredonnant le refrain d’une langoureuse chanson de Brigitte Bardot…

Cette exposition est réalisée en partenariat avec le Musée des arts modestes (MIAM) à Sète, dans le cadre de l’année de « Brest 2010, capitale de la biodiversité marine » et des 20 ans d’Océanopolis.


En savoir plus : Musée des Beaux-arts de Brest, 24 rue Traverse, 29200 Brest

Tél. : 02 98 00 87 96 / Mél. : musee-beaux-arts@brest-metropole-oceane.fr


Ouvert tous les jours, sauf les lundi et dimanche matin, de 10h à 12h et de 14h à 18h. Ouvert le lundi pour les groupes sur rendez-vous

Article RH 3B Conseils
Sources Ville de Brest

vendredi 18 juin 2010

Une exposition originale sur « la Biodiversité : des animaux, des naturalistes et des navigateurs » (16ème-19ème siècle)




Dans le cadre de l'année de la biodiversité, le Service historique de la Défense - département Marine à Brest (SDH Brest) - présente ( 28 mai au 30 septembre 2010 ) une exposition consacrée à la biodiversité, telle qu'elle se reflète à travers les ouvrages anciens de sa bibliothèque : ouvrages scientifiques, récits de voyage et atlas du 16ème au 19ème siècle.


L'exposition regroupe des ouvrages, rares et précieux, du fonds de la bibliothèque de l'Académie de Marine : ouvrages illustrés de savants, de naturalistes, mais aussi atlas de zoologie qui accompagnaient les expéditions maritimes et rapportaient une moisson de renseignements sur la faune des pays traversés.


Les expéditions maritimes, et en particulier les voyages autour du monde, tels :
- celui de d'Entrecasteaux à la recherche de La Pérouse,
- de Péron en Australie,
- de Freycinet,
- Duperrey,
- Dumont d'Urville,
- du Petit-Thouars...,
ont permis de rapporter une moisson de renseignements sur la faune des pays traversés.
Les dessinateurs des de ces expéditions nous ont laissé des représentations extrêmement précises, publiées dans les atlas de zoologie accompagnant les récits de ces voyages.

L'exposition fait également la part belle aux animaux fantastiques, allégoriques ou monstrueux nés de l'imaginaire des marins ou des naturalistes.

Cette exposition qui se déroule dans le cadre des festivités de "Brest, capitale maritime de la biodiversité 2010" est réalisée en partenariat avec Océanopolis.




Biodiversité : des animaux, des naturalistes et des navigateurs
Du 28 mai au 30 septembre : du lundi au vendredi de 9h00 à 17h00, le samedi de 11h00 à 18h00.
Service historique de la défense
4 rue du Commandant Malbert à Brest


Sources : SDH / BMO / RH - 3B Conseils
Illustrations SDH

mardi 8 juin 2010

Vingt bougies sur le gâteau d’anniversaire d’Océanopolis et un ministre d’Etat pour les souffler.




La présence de Jean Louis Borloo à Brest pour le vingtième anniversaire d’Océanopolis et l’inauguration des locaux des Aires marines protégées était une manière de célébrer l’excellence marine à Brest dans ses différentes composantes.

L’idée de départ d’Océanopolis était de rendre accessible à tous la connaissance des océans. De faire un centre capable d’attirer tous les publics, de lui proposer une vision attractive des océans de la faune et de la flore, de l’ensemble de la biodiversité qui s’y rattache avec un souci permanent, la rigueur scientifique.

Un pari au départ certes, mais un pari gagné par Éric Hussenot, directeur général, et Jean-Paul Alayse, conservateur, tant Océanopolis dès son ouverture, il y a vingt ans, a suscité immédiatement l’enthousiasme qui ne s’est jamais affadi avec le temps car Océanopolis a toujours créé l’événement et su évoluer, notamment lorsqu'a été décidé son extension avec les deux pavillons supplémentaires, le tropical et le polaire, sous la responsabilité de Jacques Sévellec, le directeur général de la SOPAB.

Aujourd’hui Océanopolis (*) accueille 450.000 à 500.000 visiteurs par an, ce qui en fait le site touristique payant le plus fréquenté de Bretagne.

Pour les années à venir Océanopolis poursuit dans cette même volonté d’innover et François Cuillande président de Brest métropole Océane a prévu d’y investir 4 millions d’euros notamment sur un projet de présentation pour la fin 2012, de loutres d’Europe (littoral breton) et du Pacifique venant de Californie (ce sera le seul établissement en France à en montrer) - espèces jusqu’alors absentes du site -, avec un cheminement de découverte, et de muséographie.

Océanopolis présente actuellement et pour les deux ans à venir, l'exposition sur la biodiversité marine. Il faut rappeler qu’en cette année internationale de la Biodoversité Brest a été choisie comme capitale de la Biodiversité marine.



L’inauguration des Aires marines protégées.

La présence du ministre de l'Écologie, de l'Énergie, du Développement durable et de la Mer, correspondait également à l’inauguration des locaux de l'Agence des aires marines protégées, saluant à cette occasion la démarche de concertation et la méthode brestoise mise en œuvre par son président Pierre Maille sur le parc marin d'Iroise.

Une Aire marine protégée est un espace délimité en mer au sein duquel un objectif de protection de la nature long terme a été défini, objectif pour lequel un certain nombre de mesures de gestion sont mises en œuvre : suivi scientifique, programme d’actions, chartes de bonne conduite, protection du domaine public maritime, réglementations, surveillance, information du public.

Cette structure récente puisque créée en 2006, doit voir à terme 10% du territoire maritime national protégé d'ici 2012, pour passer ensuite au seuil de puis 20%.

Retrouver les interventions d'Olivier Laroussinie,directeur de l'Agence des Aires marines protégées aux entretiens Sciences et Ethique en 2006 et en 2008.

Voir la carte d’identité des Aires Marines Protégées

(*) Océanopolis est partenaire des entretiens Science et Ethique.


Retrouver également les débats des entretiens Science et Ethique 2006 sur la "Biodiversité du littoral"

Sources : Océanopolis / Ouest-France / RH - 3B Conseils
Photos : Océanopolis / Ouest-France

vendredi 21 mai 2010

Conseils de lecture et de visites pour le week-end

"Jack Kerouac, Breton d’Amérique" d’Hervé Quéméner et Patricia Dagier (éditions Le Télégramme)

Jack Kerouac, icône de la beat generation, est mort en 1969 âgé de quarante-sept ans laissant une œuvre littéraire qui fait de lui un des auteurs américains les plus importants du XXe siècle.
 
Cependant jusqu'à l'âge de six ans, sa langue maternelle fut le français et son père lui répétait "Ti-Jean n'oublie jamais que tu es breton". Fort de cette tradition familiale, l'écrivain a multiplié les initiatives afin d'identifier son ancêtre français, émigré de Bretagne en Amérique du Nord au XVIIIe siècle.

La mission était difficile tant ce dernier avait semé son parcours de fausses pistes. Si Jack Kerouac s'est rapproché au plus près de la solution, il n'aurait pu la trouver sans la clé de l'énigme, celle de la véritable identité de l'ancêtre.

Les auteurs du livre, Patricia Dagier (*) , généalogiste, a traqué le moindre indice dans les archives en France et au Québec tandis qu'Hervé Quéméner (**) a suivi la quête bretonne de l'écrivain à travers sa vie et son œuvre.
 
Cette enquête minutieuse, écrite à quatre mains, a pour résultat d'établir de façon formelle la filiation bretonne de Jack Kerouac, d'apporter un éclairage original à la personnalité de l'écrivain et surtout de révéler des similitudes étonnantes entre la destinée de l'aventurier breton émigré en Amérique et celle de son lointain descendant.


(*)Patricia Dagier est généalogiste. En 1999, après trois années de recherches intensives, elle a démasqué l'ancêtre breton de Jack Kerouac. Soucieuse de vérité historique, elle poursuit depuis dix ans ses investigations dans les archives bretonnes, françaises et canadiennes.

(**)Hervé Quéméner est journaliste. Rédacteur au quotidien Le Télégramme depuis 1972 puis rédacteur en chef de Bretagne Magazine de 1998 à 2006, il se consacre aujourd'hui à l'écriture.




"Seule la mer s’en souviendra" d’Isabelle Autissier (éditions Grasset 2009) Roman

En 1969, Peter March, bon marin, père de famille, amateur de défis, se lance dans l’aventure : participer à la première course en solitaire, autour du monde et sans escale.

Pas seulement pour y inscrire le nom de Sailahead, le trimaran révolutionnaire que cet électronicien fantasque a construit de ses mains, mais pour revenir en pleine gloire et s’inventer un destin. « Ici, je suis libre, personne pour me contrarier, pour exiger quoi que ce soit. C’est comme si je n’existais plus puisque personne ne se soucie de moi. »

De déception en accident, seul face à la mer, sans autre repère qu’une conscience de plus en plus chancelante, Peter March fabrique le plus fascinant des mensonges jamais commis sur un voilier : il invente sa position. Le roman d’un tricheur ?

S’inspirant de son expérience de navigatrice en solitaire autant que d’un célèbre fait divers, Isabelle Autissier raconte avec fascination l’affrontement entre un homme et l’océan, entre la raison et la folie.

Isabelle Autissier qui vient de se voir décerner le Prix Eric Tabarly du meilleur livre de mer , attribué par l’association des anciens élèves de l’Ecole Navale, lequel lui sera remis officiellement le 25 juin 2010. Pour ce même roman elle a reçu également le Prix Henri-Queffélec 2009.

Isabelle Autissier est ingénieur agronome de formation (spécialisation en halieutique) et navigatrice et auteure de plusieurs ouvrages. Elle consacre également une très large part de ses activités à la protection et la sensibilisation à l’environnement et au développement durable. En décembre 2009, elle est élue présidente de la branche française du World Wide Fund for Nature (WWF France).

Elle a également été présidente des entretiens Sciences et Ethique jeunes en 2007.

Retrouver les interventions d'Isabelle Autissier pour les entretiens Science et Ethique juniors (interviews réalisées par les web trotters de Brest, partenaires des entretiens).



Exposition et visite du Conservatoire national botanique de Brest

Au Pavillon d’accueil du Conservatoire, sont présentés les enjeux bretons de la biodiversité mais aussi une évocation sensible du patrimoine naturel régional au travers de photos et de peintures. Au travers de l’exposition «  La Biodiversité en Bretagne ».



Cette manifestation s’inscrit dans le cadre de Brest Capitale maritime de la biodiversité 2010.

Par ailleurs le public peut également découvrir les serres du Conservatoire : évocations de 4 milieux exotiques reconstitués de façon spectaculaire.
95% des espèces présentées dans les serres sont des plantes, originaires des DOM-TOM et des îles du monde entier, menacées de disparition.



La Fête de la nature à Morlaix



A occasion de la fête de la nature la Ville de Morlaix et la SEPNB-Bretagne Vivante proposent diverses animations ce week-end pour découvrir les enjeux de la biodiversité.




Deux conférences :

- vendredi 21 mai « Vous avez dit…. Biodiversité ? » par Gilles Bœuf, président du Muséum national d’Histoire naturelle (CCI de Morlaix - 20h00)
- samedi 22 mai « Activités de pleine nature et oiseaux marins » par Nicolas Le Corre, Docteur en géographie au Laboratoire Geomer de l’IUEM Brest (Salle Ange de Guernisac – 17h00)

Des animations le samedi 22 mai :
- les sternes de Dougall
- de bois en surprise
- la mare, ça me botte,
- rencontre autour d’un caillou
- le printemps est arrivé
- venelle et bocage


Tout le programme ICI.

Sources : RH - 3B Conseils

vendredi 19 mars 2010

Réseau Océan Mondial Agir ensemble pour l’avenir de la Planète Bleue



La 4ème Rencontre Internationale du Réseau Océan Mondial Agir ensemble pour l’avenir de la Planète Bleue s’inscrit en 2010 dans l’Année Internationale de la Biodiversité.

Elle se déroulera à Boulogne-sur-Mer, du 9 au 12 mai 2010, à Nausicaá, Centre National de la Mer, à l’initiative du Réseau Océan Mondial, coprésidé par Philippe Valette, Directeur Général de Nausicaá

Après un bilan des actions d’information et d’éducation menées ces dernières années sur l’utilisation durable de l’océan, les participants de la 4ème Rencontre Internationale élaboreront une stratégie pour étendre la mobilisation des citoyens et du public à toutes les régions du monde.

Le programme provisoire comprend une présentation globale de la Rencontre, la liste provisoire des ateliers et le programme de l’Académie de l’Océan Mondial. Voir ICI le formulaire d'inscription et le programme provisoire de la Rencontre.

En s’inscrivant avant le 12 avril 2010 à la 4ème Rencontre Internationale, il est possible de bénéficier de tarifs plus avantageux.

Cette Rencontre fera suite à la 5ème Conférence Mondiale sur les Océans, les Côtes et les Iles, Garantir la Survie, Préserver la Vie, Améliorer la Gouvernance, les Océans, le Climat, la Biodiversité : de Copenhague 2009 à Nagoya 2010, du 3 au 7 mai 2010, UNESCO, Paris, France, à l’occasion de laquelle seront établis un état des lieux de l’Océan Mondial et des propositions pour sa gouvernance.



Rappelons également que dans le cadre de l'Année internationale de la Biodiversité 2010, Brest 2010 est la capitale maritime de la biodiversité.


Pour en savoir plus sur la biodiversité du littoral, consultez également les archives des entretiens Science et Ethique 2006.




Contacts : World Ocean Network / Réseau Océan Mondial
c/o Nausicaá, Centre National de la Mer
Boulevard Sainte Beuve – BP 189 – 62203 Boulogne-sur-Mer Cedex France
Téléphone : 33 (0) 3 21 30 99 99 – Fax : 33 (0) 3 21 30 93 94
Website: www.worldoceannetwork.org www.reseauoceanmondial.org
E-mail : meeting@worldoceannetwork.org


Sources : World Ocean Network / RH - 3B Conseils

mercredi 17 février 2010

Jeudi 18 février, conférence "La Biodiversité du Littoral vue par Mathurin Méheut"



Michel Glémarec, professeur honoraire d'Océanographie biologique à l'Université de Bretagne Occidentale (Brest), est accueilli à Océanopolis, ce jeudi à 20h30, pour une conférence à l'occasion de la sortie de son livre "La Biodiversité littorale vue par Mathurin Méheut" (Edition Le Télégrammme, janvier 2010).

Pour Michel Glémarec, la biodiversité se mesure en nombre d'espèces évidemment mais pas seulement. Il est important de les replacer dans leur habitat. Ainsi au moment de la traduction dans les textes français de la Directive européenne Natura 2000, Michel Glémarec a travaillé à la définition, dans un cadre scientifique et à l'échelle européenne, de ces habitats marins. Ce travail a permis d'identifier par la suite les habitats "fragiles" ou "menacés" et ainsi de pouvoir définir des "zones Natura 2000" au sein desquelles vont être mis en place des plans de gestion.
Il y a un siècle, Mathurin Méheut, artiste peintre, avait mis en scène les espèces qu'il voyait sur la côtes de Roscoff avec les conseils de scientifiques de la Station biologique de Roscoff. Dans son livre qui mêle art et science, Michel Glémarec réorganise l'œuvre de Mathurin Méheut pour la présenter par habitat. Les peintures de Mathurin Méheut présentent les caractéristiques de ces milieux avec les différentes espèces, les couleurs contrastées et les mouvements des algues...

Télécharger le flyer de cette conférence cliquant ici.



Cette conférence illustre une fois de plus la vocation maritime de Brest qui s'est vue attribuée, en 2010, le titre de Capitale maritime de la Biodiversité.


Michel Glémarec est également président d'honneur des entretiens Science et Ethique au cours desquels il est intervenu deux fois sur des thématiques autour de la biodiversité littorale :
. en 2005, avec une intervention sur "Les habitats côtiers et les types d'utilisation du littoral : la vision des naturalistes"
. en 2006, avec une intervention sur "Vivre contre... ou avec la nature ? selon Robert Barbault".

Sources : Michel Glémarec / Océanopolis / CL - 3B Conseils

mardi 16 février 2010

Vers la création d'une autorité scientifique internationale sur la biodiversité ?


La Convention sur la diversité biologique (CDB) adoptée en juin 1992 à Rio de Janeiro, et signée par 168 pays, entendait enrayer l’érosion de la biodiversité à l’horizon 2010. 
Force est de constater que les résultats escomptés ne sont pas au rendez-vous  et que loin d’avoir produit ses effets, la perte de la biodiversité  se poursuit  de façon dramatique.

C’est la raison pour laquelle de plus en plus de voix  s’élèvent  en cette année internationale de la biodiversité pour réclamer la mise en place d’une « Haute autorité scientifique » mondiale sur ce sujet à l’image de ce qui a été fait pour le climat avec le GIEC.

Les effets dévastateurs  que fait peser la réduction de biodiversité dans le monde conduit désormais bon nombre d’Etats à se mobiliser comme l’indique  les prises de position lors du lancement de l'année internationale de la biodiversité  à Paris, sous l'égide de l'Unesco.

Pour  la secrétaire d’Etat à l’écologie, Chantal Jouanno  « Il faut que cet organisme voit le jour en 2010 ». Dès lors reste à établir un constat partagé par tous  au travers d'indicateurs reconnus et chiffrer la valeur économique des services rendus à l'homme par la biodiversité.

La secrétaire d’Etat affirme qu’aujourd’hui « près des deux tiers des écosystèmes sont actuellement exploités au-delà de leurs capacités et la moitié des espèces vivantes connues pourrait disparaître d'ici un siècle ».

Avec beaucoup de volonté les Etats peuvent y parvenir et l’Europe notamment a déjà établi des bases  pouvant servir de références et d’indicateurs à l’échelon international. C’est le cas notamment du Rapport de Pavan Sukhdev   établi pour le compte de l’Union européenne, qui évaluait en 2009, le coût de la seule déforestation à 1350 milliards de dollars par an pour l'estimation la plus basse et à 3100 milliards pour la plus haute, ce jusqu'en 2050.

Autre rapport celui de Bernard Chevassus-au-Louis  publié en avril 2009,  pour la France  qui considère que « la perte des services écologiques pourrait atteindre  jusqu'à 7 % du produit intérieur brut mondial en 2050, ou encore 13 938 milliards d'euros par an ».




Pour aller plus loin sur la Biodiversité marine  retrouver les  comptes-rendus des entretiens Science et Ethique 2006  sur le thème  « la biodiversité du littoral".

Lire également l’article du blog du 18 décembre 2009 « Brest capitale maritime de la biodiversité 2010 »

Sources :  MEEDDM / Unesco / RH – 3B Conseils

lundi 11 janvier 2010

Les 20 ans d’Océanopolis.



En 2010, Océanopolis fête ses 20 ans d’ouverture au public, anniversaire  qui correspond pour le parc brestois de découverte des océans avec «l'année internationale de la biodiversité».

De nombreuses manifestations viendront tout au long de l’année célébrer cet événement  autour du thème de la biodiversité marine  dont Océanopolis  est un des centres  mondiaux de référence et d’expertise en la matière.

Ce thème  est d’autant plus d’actualité que Brest Métropole Océane  a été désignée «capitale maritime de la biodiversité»  dans le cadre de cette année internationale La communauté urbaine de Brest réunit, il est vrai, 60% des chercheurs et ingénieurs océanographiques français.

Deux expositions seront donc présentées au public  à Océanopolis, au premier rang desquelles l'exposition «Océans de vie», à partir du 10 avril 2010  sur 700 m2 et qui restera en place jusqu’en mars 2012.
Elle devrait être inaugurée par le ministre de l’écologie, de l’énergie, du développement durable et de la mer (MEDDM) Jean-Louis Borloo  en présence  de Gilles Bœuf, directeur du Muséum d’histoire naturelle  et de Nicolas Hulot.

La seconde  exposition sera consacrée aux coquillages et aux crustacés, du 7 mai au 15 octobre 2010.

Par ailleurs parmi les rendez-vous à suivre, il est à noter que des reportages réalisés, lors des escales en Amérique du Sud,  par les élèves-officiers du Porte-hélicoptères  Jeanne d’Arc (engagée dans sa dernière mission), seront diffusés à Océanopolis  sur le thème de la biodiversité et les grandes explorations sur les régions accostées.

Enfin, un programme de conférences données le mardi soir dans l’auditorium complétera cette approche de la  biodiversité  à travers le monde.

Pour l'avenir, Océanopolis prévoit (pour un montant de quatre millions d’euros) la construction de nouveaux bassins reconstituant un cours d'eau serpentant entre les rochers, dédiés aux loutres. Il ne s'agira pas d'un nouveau pavillon, en plus des trois actuellement en service (tempéré, tropical et polaire). En 2013, on y verra des loutres de mer (dites de Californie) et des loutres d'Europe, que l'on commence à revoir dans les estuaires bretons.



Pour en savoir plus : retrouvez les entretiens Sciences et Ethique 2006  "la biodiversité du littoral" :

- Biodiversité des habitats littoraux, histoire et évolution ;
- Outils et modèles de recherche pour étudier les écosystèmes  ;
- Parcs naturels, aires marines protégées, biosphères ... ;
- Place du citoyen et des élus dans les prises de décision. 



Sources : Océanopolis / RH – 3B Conseils.

vendredi 18 décembre 2009

Brest, capitale maritime de la biodiversité en 2010




Ainsi que le déclare l’UNESCO «  Sur l’ensemble de la planète, la biodiversité est en déclin. En quelques décennies, les altérations et les destructions causées par l’homme aux écosystèmes naturels – en particulier les forêts primaires, les forêts tropicales, les zones humides, les mangroves, les lacs, les rivières, les mers et les océans – ont crû à un rythme inquiétant.

Depuis 2000, les forêts primaires ont perdu 6 millions d’hectares par an. Près de 20% des récifs coralliens ont été détruits, du fait, notamment de la pollution et de la surpêche. 25% des espèces connues auront peut-être disparu d’ici à 2050. Nombre de scientifiques pensent que la Terre est près de connaître une phase d’extinction de masse.

Selon l’Evaluation des écosystèmes pour le millénaire publiée par les Nations Unies en 2005, les taux actuels d’extinctions d’espèces seraient jusqu’à 1000 fois plus élevés que les niveaux jugés naturels ».


Ces dernières années, l’objectif principal a été de réduire le rythme de perte de biodiversité – un but dont la réalisation s’est révélée ardue, qu’il s’agisse de mesurer l’état actuel de la biodiversité ou de mettre en œuvre des mesures et des pratiques propices à la biodiversité. En vue d’accroître la prise de conscience du public sur l’importance de la biodiversité pour notre bien-être, les Nations Unies ont déclaré l’année 2010 Année internationale de la biodiversité (IYB).

Forte de sa riche histoire dans le domaine de la biodiversité, l’UNESCO organisera plusieurs événements tout au long de 2010, y compris une exposition itinérante. Communiquer est vital : l’ambition première des événements de l’IYB, sera d’éveiller les consciences non seulement sur les faits, mais également sur tout ce qui peut être fait. Mettre en avant des expériences de réussite dans la lutte durable contre la perte de biodiversité ou pour sa préservation est essentiel pour susciter aux niveaux local, national, régional ou international, des projets œuvrant à préserver et célébrer la diversité du vivant.

Brest, capitale européenne de l’océanographie, avec 60 % des chercheurs et ingénieurs océanographiques français, réunie à la fois les conditions naturelles, les savoir faire et les connaissances scientifiques sur le milieu marin. 

C’est à ce titre que Brest métropole océane retenue comme "capitale maritime de la biodiversité", sera au coeur de l'événement  et prépare actuellement les manifestations qui émailleront cette "Année internationale de la biodiversité".

D'ores et déjà Océanopolis prépare sa grande exposition "Océans de vie" - dans un nouvel espace de 700m2, une exposition inédite sur le thème de la biodiversité marine, présentée à compter d'avril 2010   dans le cadre de l'Année Internationale de la Biodiversité.

De même nous vous invitons  à découvrir dès le 20 janvier 2010, le livre du professeur Michel Glémarec " La biodiversité littorale vue par Mathurin Méheut" (éditions Le Télégramme).

Retrouver également l'intervention du professeur Glémarec lors des entretiens Science et Ethique 2006   sur le thème de "la biodiversité des habitats littoraux".


Sources : Nations Unies / Unesco / Sillage / RH – 3B Conseils