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lundi 20 décembre 2010

Esonet : des observatoires permanents au fond des océans pour surveiller la mer en temps réel


L'Ifremer vient de présenter à Marseille les premiers résultats du programme européen Esonet (« European Seafloor Observatory Network « ) - créé en 2007 par l’Union européenne et coordonné par l’Ifremer - qui vise à l'implantation dans les prochaines années sur douze sites sous-marins en Europe d'observatoires permanents placés au fond des océans pour surveiller la mer en temps réel.
Réunis pendant trois jours, une centaine de scientifiques européens associés à Esonet ont débattu sur les résultats de travaux préparatoires en vue de l'installation des observatoires sur des sites sous-marins sensibles, tels que les failles sismiques. Onze sites hauturiers et un site côtier ont été d'ores et déjà répertoriés dans les eaux européennes, en océan Arctique, en mer Noire et au large de la Turquie.


Esonet comprend un réseau d'observatoires fonds de mer permanents, pluri-disciplinaires implantés dans des zones clefs des marges continentales européennes, et s'intéresse particulièrement aux marges océaniques au-delà de la limite du plateau continental et jusqu'à des profondeurs de 4000 mètres.
Ces zones sont en effet moins bien connues que le plateau continental lui-même et non couvertes par les systèmes de recueil de données océaniques existants.

Intégrant des scientifiques de différentes équipes européennes (50 partenaires de 14 pays – 13 de l’Union européenne plus la Turquie - 300 chercheurs et ingénieurs associés aux travaux), Esonet a pour but de définir des objectifs scientifiques communs et permettra, à terme, une surveillance continue sur les plans géophysiques, biogéochimiques, océanographiques et biologiques.
Il a notamment pour objectif d'établir les bases d'une composante marine de GMES (Global Monitoring for Environment and Security) en liaison avec l’initiative INSPIRE de l'Union Européenne.

La mise en place des observatoires à long terme est cruciale pour les scientifiques européens afin de conserver leur position de leader mondial acquise par la mise en œuvre des précédents programmes-cadre de la Commission Européenne. En effet, seuls des observatoires de surveillance à long terme des océans, équipés de capteurs puissants, peuvent permettre la mesure continue d’un grand nombre de paramètres. Cette capacité est cruciale pour observer les processus naturels qui peuvent être épisodiques ou qui, statistiquement, exigent des séries de mesures sur une grande période de temps afin d’en extraire le signal qui est masqué par le bruit à haute fréquence.

Les programmes prédécesseurs à ESONET ont identifié de tels processus dans tous les domaines des sciences marines. Les plus importants sont :
- les émissions épisodiques de méthane du fond de la mer affectant le changement climatique,
- la relation entre des tremblements de terre et des éboulements des pentes sous-marines
- les processus biogéochimiques à court terme ayant une influence sur les écosystèmes marins.


En attendant que le financement nécessaire à l’installation des observatoires soit disponible il est indispensable de mettre continuellement à jour ces objectifs en fonction des nouveaux résultats scientifiques disponibles, de préciser ces objectifs et d’adapter les exigences technologiques à ces nouveaux objectifs scientifiques.

Les observatoires ESONET fourniront des informations sur les changements climatiques, des alertes concernant les risques naturels et une base pour la gestion durable des mers européennes.
Un réseau d'observatoires à travers l'Europe débouchera sur des avancées scientifiques sans précédent dans la connaissance de la géologie sous-marine, des écosystèmes et de l'environnement marins. Des progrès techniques très rapides sont escomptés.

Le Réseaux d’excellence (NoE) a pour objectif la mise en place d’infrastructures placées au fond de la mer et dans la colonne d'eau permettant l’alimentation des instruments en énergie, la communication des données en temps-réel et l’envoie d’instructions aux appareils.
Des zones clefs, situées dans les eaux européennes, ont été identifiées à partir des objectifs spécifiques des programmes scientifiques en rapport avec les risques naturels potentiels, les points chauds géographiques et les processus écosystémiques. Ces infrastructures de fond de mer fourniront des plates-formes pour le déploiement d'instrumentation dans la colonne d'eau et sur la géosphère.

Ces objectifs doivent être réalisés, dans le cadre du NoE, par la mise en place de nouvelles structures organisationnelles avancées reliant des instituts scientifiques, des industries, des gouvernements et des agences européennes et en initiant le processus d'intégration.

Le processus d'intégration du réseau d’excellence ESONET est un effort permanent pendant toute la durée du projet, qui sera basé sur:
• La création de groupes actifs partageant leurs connaissances, leurs méthodes et leurs ressources,

• L’intervention auprès des institutions de financement (CE incluse), des parties prenantes, des utilisateurs potentiels et des projets internationaux, sous la forme d’une seule entité,


• Une action conjointe pour une forte coopération avec les autres projets de mise en réseau dans les domaines des sciences de la mer, des technologies océaniques, de la gestion des données océanographiques (GEOSS, MERSEA, GMES, EUROCEANS), et des infrastructures (SEADATANET),


• La mise en place de relations fonctionnelles avec les projets précédemment cités (fournisseur de connaissance ou de données, coopération, objectifs scientifiques complémentaires, moyens d'intervention marins ou sous-marins complémentaires),


• Faire progresser les politiques liées à l’infrastructures des observatoires sous-marins en Europe,


• La surveillance en ligne des infrastructures pour rendre l'investissement plus sûr, en y incluant un contrôle qualité qui ne devra pas être sous-estimé (voir le projet C STA),


• La regroupement des mesures des paramètres océanographiques, géologiques et biologiques en une même station afin d’augmenter la rentabilité comparativement aux déploiements à court terme.


Article RH 3B Conseils
Sources : AFP / Ifremer

vendredi 26 novembre 2010

Protection et valorisation des zones humides : une convention entre le Conservatoire du littoral et Veolia Environnement


Paris (France-UE) 26/11/2010 – 3B Conseils - A l'occasion du Salon des maires, Jean-Pierre Frémont, directeur général adjoint de Veolia Environnement en charge des collectivités locales, et Jérôme Bignon, président du Conservatoire du littoral et de Rivages de France, ont signé une convention pour trois ans, en faveur de la protection et de la valorisation des zones humides du Conservatoire du littoral.

Deux axes prioritaires ont été définis.

- le développement d'actions de recherche, de mesure, d'analyse, de conduite de projets ou de travaux pilotes pour aider à la définition de méthodes de qualification des zones humides concernées en termes de services rendus (protocoles de suivi, grilles de qualification, indicateurs spécifiques...).

- la réhabilitation de l'image des zones humides par la conception de produits pédagogiques de sensibilisation à destination des collectivités locales et des acteurs de l'aménagement du territoire.

Une prise en considération très lente

Depuis quelques dizaines d'années, la prise en considération des zones humides a lentement progressé. Récemment, le Grenelle de l'environnement a retenu une proposition d'intervention foncière pour 20 000 ha de zones humides et le ministère de l'Ecologie a présenté en 2010 un plan triennal d'actions en faveur des zones humides françaises. Ce plan fait le constat que les évolutions favorables se heurtent à la fois à une connaissance insuffisante du fonctionnement écologique des zones humides et à une image persistante de milieux hostiles pour une part importante de la population.

Des travaux importants et récurrents.

Mais ce lien entre gouvernance nationale et locale avec l’appréciation du coût des services rendus par les écosystèmes est une pratique de l’usage des ressources qu’il convient de réconcilier avec celle de la conservation du capital naturel. D’une part comment articuler les priorités et politiques nationales avec les objectifs et les projets locaux sur l’usage et la conservation des ressources marines et littorales ? D’autre part comment traduire localement les priorités nationales en tenant compte des différences de contexte bio-géographiques, économiques et sociales ?

Les enjeux de cette ambition telle qu’elle ressort du Livre bleu «Stratégie nationale pour la mer et les océans » approuvé en Comité interministériel de la mer, présidé par le Premier Ministre le 8 décembre 2009 et les lois concrétisant les engagements des « Grenelle Environnement et Mer », leur lien avec la gestion intégrée de la zone côtière, c'est-à-dire établir une sorte de bilan ou d’état des lieux du pôle littoral (Catherine Bersani, coordonnatrice du collège « Paysages, espaces protégés et Patrimoine », Présidente du Pôle Littoral), est aussi une préoccupation du programme LITEAU animé par Xavier Lafon, Yves Hénocque…. avec le concours de ses partenaires notamment l’association « LittOcéan ».

J’en profite pour rappeler que le Conservatoire du littoral a également organisé les 24 et 25 novembre dernier avec le soutien de la Fondation P&G Protection Littoral, un atelier « Biodiversité : que se trame-t-il sur le littoral ? C’est la suite d’un travail débuté il y a maintenant près de 10 ans…

Revoir les archives des entretiens Science et Ethique :
- interventions de Fernard Verger aux entretiens Science et Ethique 2005 : "Le littoral et les avancées scientifiques"
et aux entretiens 2006 : "La biodiversité du littoral"

- intervention de Violaine Allais aux entretiens Science et Ethique 2005.

Article : BB
Sources Conservatoire du Littoral, Conseil général du Développement durable, entretiens Science et Ethique/3B Conseils.

mardi 7 septembre 2010

Faut-il donner un prix à la biodiversité ?


La 10ème « Conférence des parties » des pays signataires de la Convention sur la diversité biologique (*), adoptée en 1992 au Sommet de la Terre de Rio, se tiendra à Nagoya au Japon se réunira en octobre prochain (18 au 29/10).

C’est en effet lors du Sommet de la Terre de 1992, qu’a été consacrée l’existence de la Convention sur la diversité biologique (CDB), première convention internationale concernant la biodiversité. Cette convention est ratifiée à ce jour par environ 190 pays (dont la France depuis le 1er juillet 1994).

La Convention sur la diversité biologique a pour objectifs « la conservation de la diversité biologique, l'utilisation durable de ses éléments et le partage juste et équitable des avantages découlant de l'exploitation des ressources génétiques » (article premier) . Elle est ainsi le premier accord mondial complet à prendre en compte tous les aspects de la diversité biologique : les ressources génétiques, les espèces, les écosystèmes.

Elle reconnaît dans son préambule que la conservation de la diversité biologique est « une préoccupation commune à l'humanité », et fait partie intégrante du processus de développement. Afin d'atteindre ses objectifs, la convention entend favoriser un partenariat renouvelé entre les pays. Ses dispositions sur la coopération scientifique et technique, sur l'accès aux ressources génétiques et sur le transfert de technologies sans danger pour l'environnement sont à la base de ce partenariat.

C’est donc à Nagoya que tout ce que la planète compte de politiques, de scientifiques et de représentants d’associations concernés par l’état de la biodiversité, se retrouvera et devra constater que les objectifs du Sommet de la Terre, où les chefs d’État s’étaient engagés à réduire de façon significative, d’ici 2010, l’érosion de la biodiversité, sont en deçà des objectifs initiaux.

Depuis peu, une autre approche, qu’on espère plus stimulante, prend de l’ampleur : la mise en avant de l’importance économique des services rendus par les écosystèmes : par exemple la purification de l’air et de l’eau, le recyclage de la matière organique, la régulation du climat, ou encore la production de biens de consommation.

Aujourd’hui, le principal indicateur de richesse utilisé, le PIB, ne tient pas compte de la valeur de la nature et des pertes engendrées par son érosion. C'est tout l'enjeu des discussions à venir : mesurer le coût économique de la biodiversité et des services rendus par les écosystèmes.

À Nagoya, l’économiste indien Pavan Sukhdev devrait remettre les conclusions finales de l’étude « Économie des écosystèmes et de la biodiversité », qu’il coordonne depuis mai 2007 à la demande de l’Union européenne ( Voir le rapport d'étape). Inspirée du rapport de Nicholas Stern sur le coût du changement climatique, Il s'agit avec cette étude de fournir une évaluation complète et convaincante afin de défendre la biodiversité et redonner à la nature un prix.

Au terme de la première phase des travaux de Pavan Sukhdev déclarait que "si nous n'adaptons pas les politiques appropriées, le déclin actuel de la biodiversité et la perte de services rendus par les écosystèmes vont se poursuivre et dans certains cas vont même s'accélérer. Certains écosystèmes sont susceptibles de souffrir de dommages irréparables." Les premières victimes de cette dégradation seraient les pays les plus pauvres.

Si rien n'est changé de façon radicale "d'ici 2050, une diminution de 11 % des zones naturelles restantes en 2000 est à craindre, principalement en raison de la conversion de ces terres à l'agriculture, du développement des infrastructures et du changement climatique.
Près de 40 % des terres actuellement exploitées pour des formes d'agriculture peu intensive pourraient être converties en terres d'agriculture intensive, ce qui entraînerait des pertes supplémentaires de biodiversité. Enfin, 60 % des récifs coralliens risquent de disparaître d'ici 2030 du fait de la pêche, des maladies, des espèces allogènes envahissantes et du blanchissement des coraux lié au changement climatique. Ce qui causerait un appauvrissement de la vie sous-marine.
Ce phénomène coûterait 100 milliards de dollars, 27 millions d'emplois mais aussi des pertes en apport de protéines à une population de près d'un milliard de personnes".


On se souvent par ailleurs que Bernard Chevassus-au-Louis avait coordonné en 2009 des travaux analogues pour le Centre d’analyse stratégique.



(*) Cette convention vise trois objectifs :
• la conservation de la biodiversité ;
• l’utilisation durable des espèces et des milieux naturels ;
• le partage juste et équitable des bénéfices issus de l’utilisation des ressources génétiques.
Elle est à l’origine de l’élaboration de stratégies pour la biodiversité au niveau pan européen, communautaire et national.


Article RH 3B Conseils
Sources Commission européenne / IUNC

mercredi 7 juillet 2010

Vigie Aviation : quand la protection de l’environnement vient du ciel.

Créée en mars 2010 à Quimper la PME Vigie Aviation s’installe sur le créneau de la préservation de l’environnement au travers d'axes comme l'observation du littoral et des pollutions, l'observation de la biodiversité, le comptage des mammifères marins, la connaissance des écosystèmes....

Les dirigeants de la PME finistérienne - Christophe Perrier et Thierry Mentheour - précisent, qu’ils n’entendent pas se substituer au Cedre (Centre de documentation, de recherche et d’expérimentation sur les pollution accidentelles des eaux) ou aux missions dévolues à la préfecture maritime de l'Atlantique notamment, mais plutôt d’agir en complémentarité avec les structures scientifiques et administratives existantes..

Reste à savoir si Vigie Aviation qui vient de réceptionner son avion de surveillance DA42, équipé de haute technologie, saura et pourra trouver sa place de l’architecture existante.

Relire l'article sur les missions du Cedre.

Sources : La Tribune / Le Télégramme / RH – 3B Conseils

jeudi 29 avril 2010

Vers la nouvelle politique commune de la pêche



En préalable à la future réforme de la politique commune de la pêche (PCP), l’exploitation durable des ressources halieutiques a fait l’objet d’une consultation de grande envergure auprès des citoyens européens, des organismes professionnels de la filière pêche comme des ONG agissant dans le domaine environnemental, d’associations de consommateurs, d’instituts de recherche….

Le sujet est d’importance avant toute réforme de la PCP puisque ses incidences toucheront à la fois l’activité économique et l’emploi, la gestion durable des stocks, l’équilibre des écosystèmes marins, la sécurité alimentaire des citoyens de l’union européenne….

C'est la raison pour laquelle, la Commission européenne avait lancé cette grande procédure de consultation publique.
Dans son livre vert, elle soulevait de nombreux enjeux et lançait un appel aux professionnels du secteur et à la société civile :
- La flotte de pêche doit-elle être limitée de façon législative ?
- Est-ce aux Etats membres ou à la Commission européenne de décider de sa taille ?
- Comment développer une pêche écologiquement durable ?
- Comment maintenir les emplois dans le secteur ?

Les réponses, telles qu’elles ont été exploitées à l’issue de la consultation, montrent un intérêt réel des européens pour ces questions puisque 30 % des contributions sont l’émanation directe de citoyens « ordinaires », sans lien direct avec le monde des acteurs de la pêche.

Mais l’essentiel des réponses émanent des fédérations professionnelles, d’organisations de protection de l’environnement, d’associations de consommateurs, de groupes de défense sociaux, de centre de recherche, d’autorités nationales, régionales ou locales mais aussi de pays tiers (Norvège, Nouvelle-Zélande pays du groupe ACP) et d'instances européennes elles-mêmes : Parlement européen, Comité des régions d’Europe, conseil consultatif de la pêche et de l’aquaculture, conseils consultatifs régionaux…

Des agents de la Commission européenne ont également participé à plus de 80 réunions sur le terrain, permettant ainsi de débattre avec les différents acteurs au plus près des réalités et des territoires.

Ainsi au travers de ces diverses contributions, le sentiment général qui transparaît et le besoin d’une réforme fondamentale, bâtie sur les principes d’une pêche durable, assurant la pérennité des stocks et permettant à la filière de vivre dignement de son travail.
Ces principes posés, des divergences perdurent bien évidemment sur la manière de parvenir à ces différents objectifs en terme de durabilité, sur le rythme de sa mise en œuvre et sur ce que cela impliquera en terme de concessions.

Parmi les débats futurs, que va immanquablement suscité la préparation de la PCP, deux points saillants sont apparus :
- le besoin d’une plus grande régionalisation de la gestion souhaitée par la plupart des acteurs concernés, lesquels jugent le système actuel y trop centralisé ;
- la manière de gérer la capacité de pêche, avec par exemple l’instauration de quotas individuels transférables et en corollaire, la nécessaire préservation de la petite pêche côtière.

Désormais la Commission européenne va devoir synthétiser l'ensemble de ces données pour nourrir ses analyses d’impact. Puis elle devra s'atteler à la réforme elle-même avec l’élaboration puis la proposition d’un paquet législatif pour le 1er trimestre 2011.
Deux années de discussions et de débats s'ouvriront alors pour une adoption fin 2012 et une entrée en application au 1er janvier 2013.


Pour en savoir plus
:
Consultez les statistiques de la PCP


Vous pouvez retrouver les débats en vidéo et écrit des entretiens Science et Ethique 2004 qui abordaient ces problématiques au travers du thème « Les pêches et les avancées scientifiques ».


Sources : Commission européenne / RH - 3B Conseils

mardi 16 mars 2010

Le projet PISCENLIT : pour des activités piscicoles et aquacoles intensives et durables




Le projet PISCEnLIT, labelisé par le Pôle Mer Bretagne, s’inscrit dans un contexte mondial où la pêche atteint un seuil limite tandis que l’aquaculture dont la production rejoint, en volume, les quantités pêchées en mer, voit son nécessaire développement compromis par des problèmes environnementaux et sociaux.

PISCEnLIT vise à utiliser les principes de l’écologie afin d’intensifier l’activité piscicole tout en assurant une meilleure insertion territoriale. Il s’agit de produire mieux, de façon plus efficace, en respectant les services rendus par les écosystèmes.

Le projet abordera cette question dans une approche interdisciplinaire qui prendra en compte les questions techniques, biologiques, sociales, organisationnelles, environnementales, économiques.

Quatre terrains de recherche ont été définis afin d’étudier la diversité des systèmes productifs aquacoles et des écosystèmes dans lesquels ils s’inscrivent. Il s’agit des étangs piscicoles et des systèmes d’élevage en circuits recyclés en France, des étangs intégrés au Brésil, et de la pisciculture de Pangasius en Indonésie.

PISCEnLIT définira les conditions de mise en œuvre de systèmes de production piscicoles et aquacoles efficaces en se basant d’une part, sur l’analyse des cycles de vie (ACV), c’est-à-dire sur les quantités de matières (aliments, infrastructures, travail…) et d’énergie utilisés ainsi que les polluants émis (gaz à effet de serre, azote et phosphore dans l’eau, …) par ces systèmes aquacoles.

Par ailleurs, les autres fonctions des systèmes aquacoles, dépassant la simple production (recyclages, épurations, emplois, valorisation de sous-produits…) seront aussi évaluées.

L’ambition et l’originalité du projet tiennent dans la prise en compte d’objectifs pouvant paraître contradictoires : une volonté de développer des activités piscicoles et aquacoles pour répondre au besoin croissant de nutrition de l’humanité, mais avec une obligation de respecter, aujourd’hui, des normes écologiques, environnementales et sociales pour un développement durable de ces activités.

À terme, et à la condition que les méthodes préconisées soient acceptées par les éleveurs pour leur mise en œuvre, et reconnues par les institutions et la profession dans son ensemble pour leur application réglementaire, PISCEnLIT pourrait déboucher sur des innovations technologiques et des propositions de développement pour la filière professionnelle.

LES PARTENAIRES DE PISCENLIT :
Les centres de recherche :
- INRA, UMR INRA Agrocampus Ouest « sol, agro et hydrosystème, spatialisation », Rennes, porteur du projet
CIRAD, Unité de Recherche « aquaculture et gestion des ressources aquatiques », Centre de coopération en recherche agronomique pour le développement, Montpellier
IRD, Unité de recherche Caviar, Montpellier
IFREMER, Département « biologie des organismes marins exploités », laboratoire d'aquaculture Languedoc Roussillon, Station expérimentale de Palavas les Flots
LAMETA, Laboratoire Montpelliérain d'Economie Théorique et Appliquée, Montpellier
Unité de Recherche « animal, fonctionnalités des produits animaux », Nancy
ITAVI, Institut Technique de l'Aviculture / service technique Aquaculture, Paris.



Sources Pôle Mer Bretagne / INRA / RH – 3B Conseils
Photo Pôle Mer