Affichage des articles dont le libellé est nucléaire. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est nucléaire. Afficher tous les articles

vendredi 9 décembre 2011

CEA : Bernard Bigot est reconduit à sa tête et Appel de Michel Pieur pour le principe de non régression

Paris - Brest - Rio+20 (U.E) 9/12/2011 3B / BB

Bernard Bigot a été reconduit comme administrateur général du Commissariat à l’Energie Atomique et aux Energies Alternatives (CEA). Son premier mandat date du 7 janvier 2009. Le CEA mène depuis plusieurs années des recherches dans le domaine des énergies bas carbone : nucléaire mais aussi solaire, production d'hydrogène, piles à combustible, stockage de l'électricité pour l'habitat et le transport, transformation de la biomasse en biocarburants''. Très engagé sur les études liées au réchauffement climatique, le CEA mène en partenariat avec le CNRS, l'IRD... des recherches menées notamment par l'Institut Pierre Simon Laplace dirigé par Hervé Le Treut.

Créé en 1945 par le Général de Gaulle, le CEA avait à l'origine pour mission de permettre à la France de tirer le meilleur parti de l'atome dans les domaines de l'industrie, de la recherche et de la défense.En 2011, le CEA intervient dans trois grands domaines d'activité : défense et sécurité globale, technologies innovantes pour l'information et la santé, et énergies décarbonées – nucléaire et énergies renouvelables.

Il y a tout juste 15 ans, en 1997, Bernard Bigot avait inauguré les premiers entretiens Science et Ethique de Brest*. Il était à cette époque Directeur de la recherche et de la technologie. Le thème traité était " comparaison des procédures utilisées par l'Etat depuis la découverte de la radioactivité et par les industriels pour les O.G.M.
Comment passe-t-on de la découverte scientifique aux applications industrielles?
Quelles sont les interactions entre éthique, risque et décisions politique dans la mise en place de ces applications industrielles?

Ces deux premières journées étaient illustrées par des exemples provenant de ces deux domaines:
- l'industrie nucléaire civile (retraitement des combustibles irradiés et le devenir des déchets radioactifs...)
- la biologie (les organismes génétiquement modifiés ...)
Vous pouvez télécharger son discours (ICI)



Dans un tout autre cadre, l'UBO* organise aujourd'hui à Brest le Colloque sur les 25 ans de la Loi Littoral à la Faculté de droit comparé. Michel Prieur, Professeur émérite de droit public à l’Université de Limoges et Président du Centre international de droit comparé de l'environnement (CIDCE) y intervient. Le CIDCE vient de lancer un appel relatif au "principe de non régression", qui devrait s'ajouter aux autres grands principes de Rio - prévention, précaution, information, participation : "Qu'en matière d'environnement, on ne revienne pas en arrière, cela fait partie des garanties fondamentales, pour empêcher la tendance qui se développe un peu partout de reculer. On observe dans les négociations climatiques, tout comme dans le Grenelle de l'environnement, des régressions insidieuses", commente Michel Prieur.

* Les entretiens présidés par le professeur Michel Ricard se tiendront exceptionnellement du 25 au 27 juin 2012.

** L'Université de Bretagne Occidentale présidée par Pascal Olivard est partenaire des entretiens depuis 1997. Le comité scientifique du Colloque est composé par les Professeurs de droit public Mathieu Doat - Directeur du CRA et Didier Le Morvan, ainsi que Richard Le Roy Maître de Conférences.

Article : Brigitte Bornemann


jeudi 8 septembre 2011

Un scénario de sortie du nucléaire en France ?


La France a depuis les années soixante-dix basé sa politique énergétique en matière d’électricité sur la filière nucléaire. Récemment le gouvernement français réitéré son choix sur cette filière en affirmant assumer son choix de l'atome.

Pour autant et après les événements de Fukushima au Japon les opinions publiques et les exécutifs européens sont encore plus sensibles à ces questions de sûreté nucléaire et de devenir sur le long terme de la filière électrique issue du nucléaire (Sur la catastrophe au Japon : relire notamment les articles du blog du 18/03/2011 et 23/03/2011).

Le 16 mars dernier, la ministre de l'Ecologie estimait qu'après les événements de Fukushima le temps était venu d'engager le débat sur la politique énergétique et nucléaire en France, considérant cette posture comme "acquise". Saisissant cette ouverture gouvernementale, le député de la Meuse - Bertrand Pancher - déposait alors sur le bureau de l’Assemblée Nationale, une proposition de loi "visant à l'organisation d'un débat public national sur l'énergie".

C’est aussi dans ce contexte que le gouvernement français tout en réaffirmant sa confiance dans la filière nucléaire, ne s'interdit plis d'imaginer les effets d'une sortie progressive du nucléaire. Le ministre de l’industrie qui, en juillet dernier, a préconisé un ratio d'environ 2/3 de nucléaire d'ici 20 à 30 ans, en parallèle à la montée en puissance des énergies renouvelables, a chargé une commission de plancher sur les différents scénarios pour l'évolution de l'énergie en France dans les 40 prochaines années.

Cette commission composée d’experts, d’ONG, de professionnels et des pouvoirs publics, devra rendre ses conclusions d'ici à janvier 2012 avec différents scénarios dont la prolongation de la durée de vie du parc nucléaire actuel, l'accélération de la modernisation du parc nucléaire, ainsi que la possibilité d'«aller vers une sortie progressive du nucléaire à horizon 2050 voire 2040, ou vers une réduction progressive de la part du nucléaire», comme l’expliquait le ministre de l'Énergie, Éric Besson.

Reste que certaines ONG dont Greenpeace sont particulièrement sceptiques sur les contours et sur la composition de ladite commission ne souhaitent pas rentrer dans ce schéma de réflexion, au motif que les experts retenus seraient « tous - sauf un professeur- des «pro-nucléaires notoires ».

Pour aller plus loi relire également l'article du blog du 19/04/2011 portant sur l'organisation du débat public en France sur l'énergie.

Par ailleurs nous vous signalons la tenue de l’Université d’été 2011 du collectif d’associations « Sauvons le Climat» les 16 et 17 septembre prochains, au FIAP à Paris, sur le thème « quel modèle énergétique pour l’Europe en 2030 ? »
Deux journées de débats avec des experts de renom dont Jean-Louis Bal, Président du Syndicat des Energies Renouvelables et ancien directeur de l’Ademe et Edouard Brézin, ancien Président de l’Académie des sciences.

Rappelons enfin pour mémoire que depuis quinze ans les entretiens Sciences et Ethique s’attachent à aborder l’ensemble de ces questions en organisant des rencontres entre scientifiques et universitaires, décideurs politiques et économiques, acteurs sociaux et associatifs, public sur l’impact des avancées scientifiques et technologiques sur la société, notamment dans le domaine des énergies…. Du nucléaire aux énergies de la mer !
Nous vous invitons à consulter les archives des entretiens et pour plus d’informations sur les enjeux internationaux des énergies marines : le blog des énergies de la mer.

Sur vos agendas :


Les entretiens Science et Ethique 2011 qui fêteront cette année les 15 ans d’existence lors des deux journées de débat des 17 et 18 novembre 2011 à Océanopolis Brest auront pour thème : "Quelle économie pour quelle croissance ? Economie bleue, plans climat-énergie territoriaux, aménagement du territoire et énergie de la mer".

Article RH 3B Conseils
Sources : Télégramme / Assemblée nationale/Entretiens Science et Ethique

mardi 19 avril 2011

Organiser le débat public sur l’énergie ? une proposition de loi déposée



Le 16 mars dernier, la ministre de l'Ecologie estimait après les événements de Fukushima le temps venu pour engager le débat sur la politique énergétique et nucléaire en France, considérant cette posture comme "acquise". (Sur la catastrophe au Japon : relire les articles du blog du 18/03/2011 et 23/03/2011).

Saisissant cette ouverture gouvernementale, le député de la Meuse - Bertrand Pancher - vient de déposer sur le bureau de l’Assemblée Nationale, une proposition de loi "visant à l'organisation d'un débat public national sur l'énergie".

"Pouvons-nous nous passer de l'énergie nucléaire pour maintenir notre indépendance énergétique ? Quelles alternatives avons-nous pour évoluer vers un mode de production énergétique peu émetteur de gaz à effet de serre ? Existe-t-il un mix énergétique réellement adéquat pour subvenir à nos besoins, respecter l'environnement et la sûreté de tous?"

Au travers de ce texte, il entend saisir le Parlement sur l’ensemble des questions et des modes de productions énergétiques. C’est ce qui ressort de l’exposé des motifs de cette proposition de loi, déposée le 13 avril 2011. Celle-ci touche aussi bien au nucléaire, aux gaz de schiste, à la production d'énergies renouvelables, aux risques de hausse du prix de l'électricité, à la diminution de la consommation d'énergie fossile, aux changements de comportements qu'elle induit...

Le député Bertrand Pancher rappelant que le "Grenelle est resté muet sur la question du nucléaire" précise que "les Français s'interrogent. Pourtant, ils n'ont jamais eu l'occasion de s'exprimer sur ces sujets, alors que les questions sont nombreuses et restent trop souvent sans réponses claires".

Face aux choix stratégiques énergétiques que doit faire notre pays, le débat public qui doit désormais s’ouvrir s'inscrit aussi dans un objectif essentiel : "recueillir l'avis de nos concitoyens, sur le développement des différentes productions futures ainsi que leurs conditions de mise en œuvre, notamment en termes de sécurité, d'accès pour tous et de responsabilisation de chaque concitoyen quant à sa consommation personnelle".

Comment organiser ce débat public ?
Pour "garantir la totale impartialité" du débat, il considère qu’il reviendra à la Commission nationale du débat public (CNDP) le soin de l'organiser et ce "dans un délai de quatre mois suivant la promulgation de la présente loi".
La CNDP serait chargée d'approfondir les questions posées, "en relation avec les cinq grandes catégories d'acteurs du Grenelle de  l'environnement (administration, élus, entreprises, syndicats et ONG)"
. "Les principales conclusions ou orientations issues de ce débat seront examinées par le Parlement, lequel indiquera, point par point la suite qui y sera donnée", dit encore le texte.

Depuis quinze ans les entretiens Sciences et Ethique (*) s’attachent à aborder l’ensemble de c’est question au travers en organisant des rencontres entre scientifiques et universitaires, décideurs politiques et économiques, acteurs sociaux et associatifs, public sur l’impact des avancées scientifiques et technologiques sur la société, notamment dans le domaine des énergies…. Du nucléaire aux énergies de la mer !

« Comment passe-t-on de la découverte scientifique aux applications industrielles?
quelles sont les interactions entre éthique, risque et décisions politique dans la mise en place de ces applications industrielles? ».

Pour aller plus loin retrouver les archives des entretiens Science et Ethique et pour plus d’information sur les enjeux internationaux des énergies marines : le blog des énergies de la mer.

(*) les 15è entretiens se tiendront à Océanopolis - Brest les 17 et 18 novembre 2011

Article : RH 3B Conseils
Sources : Assemblée Nationale / CDC
Photos : Assemblée Nationale

dimanche 23 décembre 2007

Nucléaire civil : Toshiba miniaturise un réacteur

TOKYO - 23/12/07 : Toshiba, un des leaders mondiaux dans le domaine des hautes technologies vient de mettre au point un réacteur nucléaire à usage civil d'une taille 100 fois inférieure à la taille standard. Ce mini réacteur nucléaire présenté sous le nom de "Micro Nuclear" est destiné à équiper de grands bâtiments, des blocs d'habitations collectives ou certains bâtiments institutionnels. Utilisant une nouvelle technologie s'appuyant sur l'emploi du lithium-6, ce réacteur domestique est présenté par Toshiba comme pouvant fonctionner automatiquement pendant 40 ans en produisant une électricité autour de 0,5 dollar du Kilowatt. Toshiba pense commercialiser ce type de réacteur dans le courant de l'année 2008 au Japon et en 2009 en Europe et aux Etats-Unis.

vendredi 14 décembre 2007

Un physicien allemand prendra la tête du CERN en 2009

GENEVE (AFP) - 14/12/07 - Le physicien des particules allemand Rolf-Dieter Heuer prendra le 1er janvier 2009 la tête de l'Organisation européenne pour la recherche nucléaire (CERN), basé à Meyrin (canton de Genève), a annoncé le CERN vendredi. Le professeur Heuer succédera au Français Robert Aymar à la direction générale du CERN pour un mandat de cinq ans...
Pour lire la suite de cet article, cliquer sur son titre

samedi 24 novembre 2007

Le débat sur le nucléaire relancé au Parlement européen

BRUXELLES (Euronews)- 24/11/07 - Voici en substance le projet de déclaration présenté par l'eurodéputé Alejo Vidal-Quadras. Soutenu par une cinquantaine de parlementaires européen, ce texte appelle à un débat dépassionné en Europe sur la promotion du nucléaire en tant qu'énergie propre : "L'énergie nucléaire nous permet d'éviter l'émission de 720 millions de tonnes de dioxyde de carbone par an. Or l'objectif défini par Kyoto pour l'Europe toute entière est de 450 millions de tonnes par an. Cela signifie que chaque année, nous économisons plus que ce que nous demande le protocole de Kyoto. Les chiffres parlent d'eux-mêmes !"
Pour lire la suite de cet article, cliquer sur son titre