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mardi 6 décembre 2011

Loi littoral : 25 ans


Brest (France-UE) 6/12/2011 - 3B - BB

Depuis 25 ans la loi littoral pensée par Louis Le Pensec et présentée par Guy Lengagne (JO du 3 janvier 1986) évolue et change de langage.
Peut-elle encore être un véritable instrument juridique et de développement durable alors que de nombreux enjeux socio-économiques et environnementaux demandent que soient réalisés la quadrature du cercle !

Le colloque organisé par l'Université de Bretagne Occidentale (UBO) avec l’appui de l’Ordre des avocats de Brest et de Brest métropole océane (BMO) abordera sous un nouvel angle les enjeux pour l’application de la Loi Littoral ? Le rôle de la Loi dans le dispositif plus vaste et complexe de protection du Littoral ?


Ce colloque (télécharger le programme) se tient vendredi 9 décembre, à Brest à l’UFR Droit et Sciences économiques. Il prévoit de faire un point sur le rôle de l'Etat avec des interventions de Michel Cardot, Préfet de la région Bretagne, de Jean Yves Le Drian Président du Conseil régional de Bretagne, (tous deux très impliqués aussi dans le développement des énergies de la mer) ....
Il y aura également des présentations proposés par des Professeurs de droit public, des avocats, des spécialistes de l'aménagement du territoire ...

C'est l'occasion de rappeler que la ville de Brest dont le maire est François Cuillandre et son Université présidée par Pascal Olivard, tiennent une place de choix dans le monde de la recherche pour les sciences et technologies de la mer. Une étude a été réalisée par l’ADEUPA (Agence d’urbanisme du pays de Brest) et pilotée par le Technopôle Brest Iroise est consultable (Ici) :
Elle rappelle qu'en 2011, l’Etat a sélectionné un premier volet de projets portés par des organismes scientifiques sur la thématique « Mer » :
- le laboratoire d’excellence pour l’étude des océans, un projet de recherche océanographique de l'IUEM l’Institut Universitaire Européen de la Mer-UBO présidé par Yves-Marie Paulet. OCEAN DANS LE CHANGEMENT consacré à l’étude des grands fonds, du climat, à l’exploration et à la valorisation de la biodiversité. Budget : 14 millions d’€ sur dix ans.
- Le développement d’une nouvelle génération de flotteur Argo, Equipement d’Excellence, destiné à observer les conséquences du changement climatique sur les océans. Le projet « NAOS » est coordonné par l’Ifremer. Budget : 8 millions d’€.
- Le développement des Energies Marines Renouvelables avec la création de l’Institut d’Excellence en Energies Décarbonées, FRANCE ENERGIES MARINES, un projet porté par des acteurs scientifiques (Ifremer, CNRS, Université de Bretagne Occidentale-UBO, ENSTA…) et industriels (DCNS, EDF, Alstom, STX, Areva). Budget : 142 millions d’€ sur dix ans.

Article : Brigitte Bornemann 3B
Sources bibliographiques : Journées de l'ANEL des 19 au 221 oct. 2011, Et si le littoral allait jusqu'à la mer d'Alain Merckelbagh, Site LittOcéan (Ici), Gestion intégrée de la mer et du littoral, 3 questions à Yves Henocque (Ici), Le Pôle littoral du Ministère du Développement durable présidée par Catherine Bersani et depuis 2011 par Gérard Ruiz inspecteur général de l'administration du développement durable (Ici)

Voir aussi les entretiens Science et Ethique 2005 (Ici)

mardi 20 septembre 2011

ClimSea: le littoral et l'adaptation au changement climatique

L’augmentation prévue du niveau de la mer, la fréquence accrue des tempêtes, la hausse globale des températures…les effets du changement climatique se posent comme des enjeux pressants pour les gestionnaires des littoraux particulièrement exposés, du fait de la concentration des activités humaines et des milieux naturels dont ils assurent la préservation.

Ces gestionnaires sont appelés à prendre en compte ces nouveaux enjeux afin de permettre à leurs territoires d’anticiper pour s’adapter. Mais dans un contexte d’incertitude, l’action ne peut s’envisager sans le soutien de scientifiques et de spécialistes.

C’est dans cette optique que l’Université de Bretagne Occidentale (UMR AMURE *) et le Syndicat Intercommunal d’Aménagement du Golfe du Morbihan ont mené conjointement durant trois ans un projet européen, en synergie avec huit autres sites pilotes européens en associant des scientifiques de nombreuses disciplines. La restitution de ce travail se fera au cours d’un Colloque « ClimSea 2011 », le 29 septembre prochain à Auray (information et programme sur http://www.climsea.eu), organisé par Manuelle Philippe, scientifique et chercheur au sein de l'UMR AMURE.

De nombreux spécialistes européens viendront présenter leurs travaux et des cas concrets d'adaptation. Le Colloque accueillera en effet des spécialistes européens du changement climatique (climatologue, sociologue, écologues, géographes, juristes…) et présentera des exemples concrets de territoires européens sur lesquels l’adaptation au changement climatique est en marche (aux Pays Bas et dans la lagune de Venise).

Il sera le lieu de rencontre des acteurs de la zone côtière (élus, administrations, scientifiques, associations, bureaux d’études, socio-professionnels…) autour de la question de l’adaptation des littoraux au changement climatique, des enjeux et des méthodes innovantes qui les accompagnent (visualisation 3D du niveau de la mer, enjeux pour la biodiversité, la société face au changement climatique, intégrer le changement climatique dans les outils de planification et d’aménagement…).

Pour aller plus loin sur vos agendas :

Les entretiens Science et Ethique 2011 qui fêteront cette année les 15 ans d’existence lors des deux journées de débat des 17 et 18 novembre 2011 à Océanopolis Brest, se pencheront notamment sur les plans climat-énergie territoriaux (PCET).

Le thème général des entretiens de cette année sera en effet : "Quelle économie pour quelle croissance ? Economie bleue, plans climat-énergie territoriaux, aménagement du territoire et énergie de la mer".

Les entretiens Science et Ethique en 2009 et 2010 se sont largement penchés sur ces questions du changement climatique, de l’apport des énergies de la mer, de l’aménagement des villes et ports de demain.


(*) L’Unité Mixte de Recherche AMURE (Aménagement des Usages des Ressources et des Espaces marins et littoraux) a été créée en janvier 2008 , par association des équipes du Département d’Economie Maritime de l’IFREMER et du Centre de Droit et d’Economie de la Mer de l’Université de Bretagne Occidentale.

L’unité est membre de l’OSU-IUEM : Observatoire des Sciences de l’Univers - Institut Universitaire Européen de la Mer
 (IUEM).
L'objet central de l'UMR est l’analyse économique et juridique des politiques publiques intéressant les activités maritimes et les espaces marins et littoraux.

 Rassemblant un groupe de plus de 35 chercheurs et enseignants-chercheurs en économie et en droit, l’UMR-AMURE constitue un centre important de recherche et de formation par la recherche, sur les enjeux du développement durable des activités maritimes et des espaces marins et littoraux, et sur les politiques publiques associées à ces enjeux et leurs impacts sur l’évolution des usages et des écosystèmes.

Article RH 3B Conseils
Source : UBO/UMR-AMURE

jeudi 16 juin 2011

CIMer 2011, ressources minérales et haute technologie : 2ème Campagne Wallis-et-Futuna en 2012 ?



France (UE) 17/06/2011 - 3B Conseils - BB – 3/3 - L’article d'Henri Bougault d'hier présentait les enjeux économiques et industriels des « gîtes sous-marins profonds qui devraient être une nouvelle ressource de métaux pour l’avenir ».

C’est ainsi que le Premier Ministre, François Fillon l’annoncait à l’occasion du CIMer, qui s’est tenu le 10 juin à Guérande et annonçait qu'une deuxième campagne, à Wallis-et-Futuna «serait engagée au plus tard en 2012», avec le souci d’intégrer «le plus en amont possible les problématiques environnementales».

Yves Fouquet, responsable du laboratoire de géochimie et de métallogénie d'Ifremer et de l’expédition FUTUNA 2010 participait avec Julien Denègre, responsable développement commercial Mines & Métaux chez Technip au Colloque *Les gîtes sous-marins profonds : une ressource de métaux pour l’avenir ?
Ils avaient fait des exposés sur les travaux effectués au large de Wallis-et-Futuna ainsi que sur d’autres sites hydrothermaux des dorsales Pacifique et Atlantique.

Conformément aux engagements du Grenelle de la Mer et à la politique en faveur des métaux rares annoncée en avril 2010 par Jean-Louis Borloo, à l’époque ministre de l’écologie et du Développement durable, une première campagne d'exploration des grands fonds marins a été conduite par l'Ifremer du 3 août au 23 septembre 2010 au large des îles de Wallis-et-Futuna, dans le cadre d'un partenariat inédit regroupant des établissements publics (Ifremer, Agence des Aires marines protégées, BRGM), et des entreprises industrielles intéressées aux enjeux miniers (Areva, Eramet, Technip).

Cette campagne consistait en la collecte de données devant permettre de procéder dans une phase ultérieure à la conception et la réalisation d’un pilote industriel par Technip en vue d’une exploitation des minéralisations sulfurées des grands fonds par les sociétés minières françaises.

En décembre 2010 « Nouvelles d’Ifremer » / Le Marin (ici), présentent la campagne qui s'est déroulée du 3 août au 23 septembre 2010 avec des interviews d'Yves Fouquet, de Julien Denègre, Xavier Foata du Ministère de l'Ecologie, Vincent Trelut d'Eramet, Patrice Christmann du BRGM, Dominique Delorme d'Areva : une nouvelle dorsale active et un volcan aux impressionnantes dimensions « 20km de diamètre et un cratère de 5km », sous les eaux de l'archipel de Wallis-et-Futuna par l’équipe de chercheurs,


«Ce volcan le Kulolasi », dont le sommet culmine à 1200m sous la surface, est situé à l'est de l'île de Futuna. Il fait partie d'un domaine volcanique de 35 000 km2 (soit près de deux fois la Bretagne) et jusqu'alors quasi inconnu. C'est le premier système hydrothermal connu inclus dans une zone économique française ! »

L'autre découverte, était que 57% de ce domaine correspond à une activité volcanique récente. « Avec le Nautile, le submersible, nous avons plongé au cœur du volcan. Les laves que nous y avons trouvées ont été émises il y a quelques mois, quelques années tout au plus. Le domaine est encore actif. » Lors de ces descentes, les scientifiques de l'équipe d'Yves Fouquet ont pu observer les écosystèmes établis dans cet environnement, à première vue hostile. « Nous avons trouvé des sources chaudes, sous forme de petites cheminées. Certaines atteignent des températures de 345°C ! Elles sont peuplées de crevettes, de crabes... mais nous n'y avons pas remarqué d'animaux fixes, c'est la preuve que ces structures sont récentes. » Les échantillons biologiques et géologiques prélevés sur place sont arrivées au début d'année 2011. L’ensemble des échantillons récoltés (fluides, roches, faune) nécessite désormais un important travail d’analyses menées à terre dans le cadre de coopérations entre les organismes scientifiques impliqués dans la campagne : Ifremer et BRGM mais aussi CNRS, IPGP, UBO-IUEM et le CEA et permettront notamment de déterminer si des espèces nouvelles habitent dans cette zone. Au niveau industriel c’est une nouvelle campagne majeure au niveau technologique et de l’accès à l’exploitation des minéraux qui pourront permettre à la France et à l’Europe d’accéder à une indépendance pour la haute technologie.

Sources : Ifremer, Technip, BRGM, Sciences-Ouest, Ministère de l ‘écologie, 3B Conseils.

* Discours du Premier Ministre le 10 juin à Guérande (ici)
**Les gîtes sous-marins profonds : une ressource de métaux pour l’avenir ? à l’Ecole des Mines de Paris, lors du colloque* organisé par la Société de l’industrie minérale avec Ifremer. Un numéro spécial « actes de la conférence » doit paraître à la fin du 3ème trimestre de cette année.
www.lasim.org, contact@lasim.org

articles parus sur le CIMer du 10 juin 2011, présidé par François Fillon, Premier ministre et organisé par le secrétariat général de la mer. http://www.science-ethique.blogspot.com/

14/06/2011 : 1/3 - CIMer 2011 : La course à l'exploitation des fonds sous-marins
16/06/2011 : 2/3 Ressources minérales et hautes technologies : Lever le risque de dépendance de la France et de l'Europe
17/06/2011 : 3/3 Ressources minérales, terres rares et haute technologie : 2ème Campagne Wallis-et-Futuna en 2012 ?

CIMer, ressources minérales et hautes technologies : Lever le risque de dépendance de la France et de l'Europe !

photo du laboratoire Géosciences Marines - Ifremer

France (UE) 16/06/2011 3B Conseils - BB - 2/3 - A l’occasion du CIMer (Comité Interministériel de la Mer) qui s’est tenu le 10 juin à Guérande, voir article du 14 juin (ici), Le Premier Ministre a annoncé plusieurs mesures et notamment une refonte de la délimitation du domaine maritime de la France. L’objectif est de renforcer sa protection juridique.

François Fillon qui préside le CIMer, et dont l’organisation est confiée au secrétariat général de la mer, a également mis l’accent sur la volonté du gouvernement de promouvoir l’exploitation des grands fonds marins. «Les ressources minérales profondes vont devenir un enjeu majeur. La France et l’Europe doivent se positionner rapidement» assurant – qu’une stratégie nationale – en la matière serait arrêtée d’ici fin 2011.

François Fillon a abordé en particulier la question des amas sulfurés, un minerai qui contient des éléments utilisés dans le domaine des hautes technologies.
A cette occasion, il a signalé que « La Chine et la Russie avaient déjà déposé une demande de permis d’exploration relatif aux amas sulfurés auprès de l’Autorité internationale des fonds marins (AIFM). Il a annoncé que «bientôt, nous allons pouvoir le faire à notre tour».

Nous avons demandé un article à Henri Bougault – chercheur (ex Ifremer) et intervenant au colloque - Les gîtes sous-marins profonds : une ressource de métaux pour l’avenir ?* - de faire un point pour « Science et Ethique » (ici) sur la dépendance grandissante de la France et de l’Europe en matières premières métalliques essentielles au développement économique.

Depuis trente ou quarante ans, l’offre par rapport à la demande avait fait oublier la dépendance des pays européens vis-à-vis des métaux. La croissance des pays émergents et les modifications de la demande dues aux évolutions technologiques ont conduit les pays européens, dont l’activité minière était devenue moins que modeste, à ré-identifier leur accès aux ressources minérales.
Résurgence des nationalismes juridiques des pays producteurs, projets d’interdiction d’exportations de certains minerais, et limitation d’extraction en deçà des propres besoins de certains pays producteurs, ont conduit la France et l’Europe à considérer une approche de « sécurisation de l’accès aux matières minérales ».
Devant cette situation, les ressources potentielles des grands fonds font l’objet d’intérêt, qu’elles soient localisées dans les ZEE (Zones Economiques Exclusives) sous la juridiction des états riverains, ou dans la « Zone » internationale sous le contrôle de l’Autorité Internationale, une émanation de l’ONU. Le projet industriel d’exploitation d’amas sulfurés le plus avancé est situé dans la ZEE de la Papouasie Nouvelle Guinée. Les premiers permis d’exploration d’amas sulfurés dans la « Zone » internationale sont demandés, en premier lieu, par les pays émergents ou par les pays producteurs.
Les gites sous-marins profonds concernés sont : les Amas Sulfurés, les Encroûtements Cobaltifères et les Nodules de Manganèse. Encroûtements cobaltifères et nodules de manganèse sont des matériaux de même nature (oxydes de fer et de manganèse). Les encroûtements peuvent couvrir des surfaces importantes sur les plateaux ou les guyots sous-marins (profondeur : 500 – 2000 m) tandis que les nodules tapissent certaines zones des grands fonds (4000 – 5000 m). L’intérêt des encroûtements tient à leurs concentrations en cobalt et à un moindre degré en platine et nickel. L’intérêt des nodules tient à leurs concentrations en nickel et en cuivre. Ces deux matériaux font également l’objet d’un intérêt nouveau pour les terres rares, zirconium, niobium et autres métaux intervenant dans les fabrications dites de « haute technologie ». Les amas sulfurés sont des dépôts formés par les fluides hydrothermaux qui circulent dans la croûte océanique au voisinage de l’axe des dorsales, lieu de création des fonds océaniques. Les métaux concernés sont le cuivre, le zinc et en moindres concentrations l’argent, l’or, le plomb, le galium, le germanium et autres métaux associés au soufre.
L’intérêt pour ces gisements potentiels grands fonds mobilise ingénieurs et chercheurs pour développer des méthodes d’exploration et des concepts d’exploitation. Les questions environnementales font naturellement partie de cet enjeu sous la juridiction des Etats (ZEE) ou de l’Autorité Internationale (« Zone » internationale).

Article d’Henri Bougault* pour Science et Ethique/ 3B Conseils

*Demain 17 juin : "annonce par le Premier Ministre qu'une deuxième campagne d'exploration, à Wallis-et-Futuna, serait engagée "au plus tard en 2012". Retour sur les premiers résultats de la campagne de 2010 avec Yves Fouquet intervenant au colloque "Les gîtes sous-marins profonds : une ressource de métaux pour l’avenir ? à l’Ecole des Mines de Paris, organisé par la Société de l’Industrie Minérale avec Ifremer. Un numéro spécial « actes de la conférence » doit paraître à la fin du 3ème trimestre de cette année.

jeudi 2 juin 2011

France énergies marines pré-sélectionné pour les investissements d'avenir

France - (UE) - 2/06/2011 - 3B Conseils article de Brigitte Bornemann. Jean Yves Le Drian, président de la Région Bretagne, Pierre Maille, président du conseil général du Finistère et François Cuillandre, président de Brest Métropole Océane et Maire de Brest, se sont félicités de la reconnaissance du projet France Energies Marines dans le cadre de l’appel à projets au titre des investissements d’avenir pour la constitution d’un Institut d’Excellence des Energies Décarbonées (IEED).

La création des IEED doit permettre à la France de garder son avance dans des secteurs clés d'avenir et de se doter de filières économiques (industrielles et de service) parmi les plus compétitives au niveau mondial pour créer de la valeur et de l'emploi.

Le projet France Energies Marines s’inscrit dans la dynamique nationale pour les démonstrateurs en énergies marines renouvelables annoncé par le Premier Ministre, François Fillon, en décembre 2009 à Brest à l'occasion de la journée de la mer du Cluster maritime français.

Si ce projet porté par l’IFREMER, qui avait présenté par son responsable Yann-Hervé de Roeck lors des entretiens Science et Ethique 2010 (ici), est définitivement retenu, le siège sera à Brest, et les sites d’essais à Nantes, au Croisic, à Paimpol Bréhat, à Bordeaux, à la Réunion et à Toulon. (voir le blog des énergies de la mer article du 2 juin ici).

Les labex proclamés le 25 mars dernier ont retenu deux laboratoires d'excellence en Bretagne.
. le Labex « Comin Labs » et l’IRT B-Com Institut de Recherche Technologique porté par Orange, qui positionne Rennes, Lannion et Brest avec parmi les têtes de réseaux français de l’économie numérique. Ce projet porté par Orange, consacré aux réseaux et aux contenus du futur, place B-Com au point de convergence des technologies, des contenus et des services et s’appuie sur la dynamique du pôle de compétitivité Images&Réseaux et de Telecom Bretagne à Brest.
. le Labex MER, (Océan dans le changement) dont la coordination scientifique est assurée par l'Université de Bretagne Occidentale avec comme responsable scientifique Yves-Marie Paulet directeur de l’IUEM Institut Universitaire Européen de la Mer (IUEM-UBO) article de Francis Rousseau du 29 mars.

Si France énergies marines reçoit le label et le financement de l'appel à projets pour les investissements d'avenir, Brest sera conforté comme « capitale européenne de la formation et de la recherche marine qui réunit déjà plus de 2000 chercheurs sur le milieu marin et 60% de la recherche française dans le domaine des sciences et technologies marines. C'est la préfiguration d'une véritable "tête de pont d’un réseau de recherches" qui pourrait ainsi valoriser le potentiel exceptionnel de l’Ouest français sur les énergies marines du futur.

Pour en savoir +
Tous les jours une veille sur les énergies renouvelables de la mer avec le blog energiesdelamer.blogspot.com
Rendez-vous les jeudi 17 et vendredi 18 novembre 2011 aux entretiens Science et Ethique à Brest à Océanopolis
aux Océanides à Saint Quay Portrieux pour l'exposition Océan Climat qui se tient jusqu'au 19 juin avec l'exposition sur les énergies de la mer "L'or bleu".
Bretagne Innovation : Jean-Jacques Le Norment 02 99 84 53 00
TBI : Eric Vandenbroucke 02 98 05 44 51

Sources : Ifremer, Ministère de la recherche, Conseil régional de Bretagne, entretiens Science et Ethique, Pôle mer Bretagne-Paca

jeudi 3 mars 2011

Flotte océanographique française : création d’une Unité mixte de service

le Marion-Dufresne


Dotée d’un budget annuel de 60 millions d’euros (fonctionnement et d’investissement de la flotte) l’Unité mixte de service « flotte océanographique française » vient de voir le jour à l’initiative des opérateurs français de la recherche océanographique.

Au travers de cette nouvelle entité - créée pour une première période de quatre ans-, l’Ifremer, l’Institut polaire Paul-Emile Victor (IPEV), le CNRS, l’Institut de recherche pour le développement (IRD), entendent mieux coordonner la programmation des navires et réfléchir en commun aux futurs navires océanographiques.

Cette création fait suite aux conclusions du Comité stratégique et technique de la flotte (C.S.T.F.) en charge de la réflexion sur la stratégie concernant les moyens navals de recherche océanographique. La Flotte Océanographique Française pourra ainsi se maintenir dans le peloton de tête des flottes internationales et plus particulièrement au niveau européen, grâce aux avancées technologiques significatives en matière de systèmes sous-marins et de carottage.

L’U.M.S. Flotte océanographique française aura pour objectifs :
- d’élaborer la programmation intégrée des navires et des équipements lourds de ses membres, prioritairement au service de la communauté scientifique tout en respectant les spécificités et les engagements contractuels des organismes,
- de coordonner les politiques d’investissement et d’anticiper le renouvellement de la flotte nationale,
- d’intégrer la nécessaire dimension européenne de la flotte.

Pour le ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche : « La Flotte océanographique constitue un outil indispensable pour répondre aux besoins croissants de la communauté scientifique en matière d’exploration des mers et océans, soulignés lors du Grenelle de la Mer, en particulier pour accroître nos connaissances de la terre solide et de son histoire, pour maintenir des observations sur le long terme, pour préserver la biodiversité, pour étudier la circulation océanique et les phénomènes biogéochimiques associés qui sont déterminants pour le climat et la biosphère, et, d’une manière plus générale, pour contribuer à la découverte et à l’exploitation des fonds et des ressources marines vivantes, minérales et énergétiques encore largement méconnues aujourd’hui. »

Rappelons que jusqu’alors le gestionnaire technique de la flotte de l’Ifremer et de l’IRD était la GENAVIR à Brest qui emploie 250 marins et qui intégreront cette nouvelle structure.

La recherche océanographique française est composée de :

- Sept navires hauturiers :
Marion-Dufresne, Le Pourquoi pas ?, L’Atalante, Thalassa, Le Suroît, Antéa et Alis, capables de réaliser des campagnes océanographiques sur tous les océans (hors zones polaires). De 30 à 120 mètres de long, ils sont capables d’effectuer des levés bathymétriques des fonds marins, de déployer des systèmes sous-marins profonds afin de prélever des échantillons ou bien encore de réaliser des carottes de sédiments non déstructurées.
(Photo : Le Pourquoi Pas ?)

Une convention de partenariat passée avec la Marine nationale permet un accès au Beautemps-Beaupré, tandis que le partenariat Ocean Facilities Exchange Group (OFEG) conclu avec six autres pays européens permet de mieux coordonner l’activité des navires. Le projet européen Eurofleets en cours devrait permettre de renforcer l’intégration européenne de la flotte.

- Des engins sous-marins profonds :
comme le sous-marin Nautile ou le robot télé-opéré Victor6000 capables de travailler à 6000 mètres de profondeur, uniques en Europe, des sonars remorqués, des équipements de sismique ou de prélèvement (carottage jusqu’à 60 m sur le Marion-Dufresne ou encore le pénétromètre Penfeld) peuvent être mis en œuvre depuis la majorité des navires hauturiers.


- Six navires côtiers :
L’Europe, Gwen Drez, Thalia, Côtes de la Manche, Tethys II et Haliotis, utilisés en Manche-Atlantique et Méditerranée permettent la réalisation de campagnes scientifiques nombreuses et variées avec une capacité à assurer un continuum de moyens entre le littoral et l’hauturier.


Article RH 3B Conseils
Sources : ministère de l'enseignement supérieur
photos : ministère de l'enseignement supérieur / Ifremer

lundi 7 février 2011

Nouvelle mission océanographique pour le Beautemps-Beaupré


Après quelques semaines d’arrêt technique (*) avec passage en forme n° 1 du port de commerce de la base de Brest, le bâtiment hydro-océanographique (BHO) de la Marine nationale Beautemps-Beaupré (A758), quitte ce lundi 7 févier Brest, son port d’attache, pour une mission scientifique de plus de neuf mois qui le mènera en Océan Indien.


Le bâtiment hydro-océanographique (BHO) Beautemps-Beaupré (**) effectue aussi bien des missions militaires de la Marine nationale que des travaux d’hydrographie générale pour le (SHOM) – le Service Hydrographique et Océanographique de la Marine – basé à Brest. Il est mis à disposition du SHOM, 300 jours par an. L'Ifremer, qui l'a financé à hauteur de 5%, l'utilise 10 jours par an.

Cette nouvelle mission de relevés scientifiques, doit permettre de compléter la connaissance des fonds marins dans l’océan indien dans des zones où les informations manquent. Ces relevés constituent en effet des éléments pour assurer la sécurité de la navigation civile et militaire qu'il s'agisse d'unités de surface ou de sous-marins de la Marine nationale qui croisent dans le secteur.

Pour ce déploiement, réalisé par la Marine nationale et le Service Hydrographique et Océanographique de la Marine, le Beautemps-Beaupré sera armé par ses deux équipages, qui se relaieront en cours de mission. Armé par 25 marins et pouvant accueillir 25 hydrographes, il dispose de 3 laboratoires, 4 salles de travail et de nombreux équipements de recueil de données et de mesures, comme des sondeurs multifaisceaux grands et petits fonds.

Rappelons que l'océan Indien est, aujourd'hui, la principale zone de déploiement outre-mer de la Marine nationale, qui y déploie des forces participant à des opérations de lutte contre le terrorisme, la piraterie ou les trafics illicites. Sans oublier les missions de surveillance et de protection des intérêts et de la ZEE française, notamment menées par les navires positionnés à La Réunion, à Mayotte et dans la nouvelle base d'Abu Dhabi.


(*) Parmi les travaux effectués durant cet arrêt technique, l'augmentation des capacités de transmission : Le Beautemps-Beaupré a reçu une antenne de type VSAT. Abritée sous un dôme de 4 mètres de diamètre, implantée sur le toit de la passerelle. Cet outil permettra d'augmenter le débit des transmissions en direction du Service hydrographique et océanographique de la Marine.
En bassin, le navire a également fait l'objet de travaux sur le sondeur multifaisceaux (rééquilibrage etc.), de contrôle des œuvres vives, des ballasts, de travaux de peinture.


(** ) Le BHO, d'une longueur de l'ordre de 80 mètres et d'un déplacement total de 3 300 tonnes est entré en service en 2003. Ce bâtiment a été construit à Lorient par ALN (Alstom Leroux Naval) et est équipé d'une gondole dans laquelle sont placées la plupart des bases acoustiques des équipements scientifiques, et notamment celles des deux sondeurs multifaisceaux grands fonds et petits fonds.


Article RH 3B Conseils
Sources : SHOM / Marine nationale
Photo : Marine nationale

vendredi 28 janvier 2011

Collecte des données océanographiques : les plaisanciers participeront avec le projet CANOE


La connaissance des océans reste une entreprise de longue haleine et coûteuse. Dès lors la multiplication des moyens de collecte des données océanographiques faisant appel à des initiatives innovantes, moins onéreuses et permettant d'aller dans des zones plus rarement étudiées mérite une attention particulière.

S’il existe actuellement deux manières de "mesurer" les mers (bouées flottantes ou dérivantes et bateaux de servitudes munis de pompes hydrauliques), le coût de leur installation et leur couverture, correspondant souvent à des routes commerciales, constituent des obstacles à la connaissance océanographique très large.

C’est donc dans l’optique d’une meilleure connaissance océanographique que le concept CANOE a été initié lors du Salon Nautique de Paris 2009, au cours d’une rencontre entre Jean-Claude Le Bleis, dirigeant de NKE (société basée à Hennebont dans le Morbihan) et Patrick Farcy, de l’Ifremer.

Le projet CANOE qui a été labelisé par le Pôle Mer Bretagne vise à faire appel aux plaisanciers et à utiliser leurs voiliers pour collecter des données sur les différents océans, et particulièrement dans des zones jusqu’ici peu échantillonnées comme la ceinture Antarctique, ou des trajets transocéaniques hors routes commerciales.
(Relire également l'article du blog du 13/07/2010 " Des capteurs sur les navires marchands pour comprendre le rôle des océans sur le climat ?").

Les mesures de température et de salinité seront réalisées et transmises grâce à des capteurs miniaturisés de haute précision intégrés dans les passes coques des voiliers. A plus long terme, des systèmes de capteurs plus évolués pourraient mesurer aussi la fluorescence, l’oxygène et le CO2 dissous.

Le caractère innovant du projet tient, d’une part, à la miniaturisation de capteurs fiables qui ne perturberont pas le fonctionnement normal du voilier et, d’autre part, au mode de fonctionnement du réseau, basé sur le volontariat et la coopération de plaisanciers. L’équipement des voiliers sera pris en charge par les scientifiques qui limiteront ainsi l’utilisation de navires spécialisés, coûteux en exploitation et limités en nombre.

Les séries de données ainsi constituées pourront être utilisées par de nombreux acteurs scientifiques nationaux et internationaux en océanographie pour des études scientifiques et climatiques. Une extension aux différents pays maritimes européens est prévue au travers du programme Européen Jéricho, qui vise à labelliser des systèmes de collecte utilisables par plusieurs pays côtiers européens (Irlande, Grande Bretagne, Allemagne).

L’enjeu, notamment pour la France, acteur majeur pour l’analyse des océans qui doit conforter son avance, est de multiplier le nombre de points de mesure sur les océans afin d’alimenter les modèles de prévision scientifiques et météo.

Les partenaires du projet sont :

Pour les entreprises :
- NKE, PME de conception et de fabrication d’instruments scientifiques pour l’analyse en temps réel de la qualité de l’eau de mer et fabricant d’instruments de pilotage électroniques pour la plaisance, porteur du projet,
- le Chantier Structure, chantier de construction de voiliers de marque POGO orientés course et régate, Combrit (29),
- Grand Large Yachting, spécialiste européen du bateau de grand voyage sous les marques Allures et Outremer, Tourlaville (50)

Pour le centre de recherche :
- l’Ifremer de Brest.



Pour aller plus loin sur les programmes de surveillance des océans relire les articles parus dans ce blog. Notamment les articles du 20/12/2010 du 02/08/2010 du 13/07/2010.


Par ailleurs vous retrouverez dans les archives des entretiens Science et Ethique un grand nombre d'informations, d'interventions et vidéos sur les avancées scientifiques dans le domaine de la mer.

Parmi ces archives, rappelons que les entretiens Science et Ethique 2009 « l’Heure bleue : le changement climatique et les énergies de la mer » ont traité des questions liées aux conséquences du changement climatique sur les océans.


Nous vous invitons à retrouver quelques des interventions sur ce sujet :

- « Management du projet européen sur les conséquences du changement climatique : l'acidification des océans », par Lina Hansson, project manager du projet EPOCA (European Project on Ocean Acidifacation - Laboratoire d'océanographie de Villefranche sur Mer en partenariat avec Roscoff, l'IPEV...) ICI

- « Le rôle tampon de l’océan dans l’absorption du CO2 et conséquences dans le cadre du changement climatique", par Sabrina Speich, (Italie) chercheur au Laboratoire de Physique des Océans, LPO-IUEM-UBO ICI




Article RH 3B Conseils
Sources : NKE / Pôle Mer / Télégramme

vendredi 21 janvier 2011

Grand emprunt : des projets bretons d'équipements de recherche scientifique financés



Parmi les projets d'équipements de recherche scientifique dits "d'excellence" qui vont bénéficier des financements dévolus au Grand emprunt des projets bretons et ligériens viennent d'être retenus.

Sur les 52 projets nationaux vont se répartir des dotations d’Etat d’un montant total de 340 millions d'euros notons les quatre projets pilotés depuis l’Ouest :

- Naos porté par l'Ifremer, et pour lequel l'Université européenne de Bretagne (UEB) et l’Université de Bretagne Occidentale (UBO) sont, directement associés.
L’objectif du projet est de renforcer avec Naos la contribution française au réseau international Argo : 3.000 flotteurs profileurs répartis sur l’ensemble de la planète et qui mesurent la température et la salinité de la surface de l’océan jusqu’à 2.000 m de profondeur.
Naos se voit doter d'une subvention de 8 millions d'euros.

- Iaoos : le Laboratoire d'océanographie et du climat, le CNRS, l'université Lille 1 et l'Institut polaire Paul-Emile Victor (IPEV) à Brest participent à ce projet qui a pour objectif l’installation de quinze plateformes flottantes dans l’océan Arctique. L’objectif est d’y faire un suivi, avec transmission en temps réel, des caractéristiques physiques en profondeur de l’océan et de l’atmosphère, afin d’établir un bilan radiatif. Il est prévu que l’ensemble du dispositif fonctionne pendant au moins sept ans.
Iaoos se voit doter d'une subvention de 5,3 millions d'euros.

- Robotex : le projet, auquel Rennes et Nantes sont associées, propose la création d’un réseau national composé de quinze laboratoires structurant la robotique autour de la robotique humanoïde, la robotique médicale, la robotique mobile, la micro et la nanorobotique, ainsi que la robotique de production.
Robotex se voit doter d'une subvention de 10,5 millions d'euros.

- Xyloforest : le projet vise à constituer une plateforme de recherche multidisciplinaire s’intéressant à la question des ressources forestières dans tous ses aspects : écologie des plantations forestières, chimie du bois… Nantes y est associée.
Xyloforest se voit doter d'une subvention de 10,2 millions d'euros.

Relire également l'article du blog du 18/01/2011 : "Enseignement supérieur : 51 établissements de l'Ouest s'unissent pour le Grand emprunt".

Pour aller plus loin, relire notamment les articles du blog sur le grand emprunt du 20/09/2010, 29/07/2010, 21/07/2010, 15/07/2010, 21/04/2010


Article RH 3B Conseils
Sources : Emprunt national 2010/ Télégramme

mardi 11 janvier 2011

Conseil de lecture et conférence : « Les trésors des Abysses » de Daniel Desbruyères.

Durant plus de trente ans, Daniel Desbruyères a été chercheur à l’Ifremer et y a dirigé notamment le programme de recherche sur les écosystèmes hydrothermaux profonds. A ce titre, il a eu le privilège de participer à des plongées profondes pour identifier et comprendre les mécanismes de la vie de l’extrême. Il a ainsi effectué une trentaine de campagnes en mer.

Auteur de plus quatre-vingt articles et ouvrages scientifiques. Il a publié il y a quelques semaines aux éditions Quae « Les trésors des Abysses » dans la collection Carnets de Science (184 pages – 22 euros), un ouvrage qui a reçu le label de l'Année internationale de la biodiversité.


L’ouvrage de Daniel Desbruyères entraîne le lecteur à plonger parmi ces «peuples de la nuit» : les très étranges organismes luminescents qui migrent dans la colonne d'eau, les peuplements luxuriants des sources hydrothermales et des sources froides, les jardins d'éponges et les récifs de coraux profonds, les cadavres de grands cétacés qui, en se décomposant, attirent une vie exubérante. `

Il donne rendez-vous aux passionnés de l’aventure océanographique pour une conférence à la Librairie Dialogues (*) à Brest Mercredi 12 janvier à 18 heures (Forum Roull – rue de Siam).

« Le domaine profond est un monde sans soleil et sans vie végétale. Il est pourtant loin d'être un immense désert hostile. Plongeons parmi les « peuples de la nuit » : les très étranges organismes luminescents qui migrent dans la colonne d'eau, les peuplements luxuriants des sources hydrothermales et des sources froides, les jardins d'éponges et les récifs de coraux profonds, les cadavres de grands cétacés qui, en se décomposant, attirent une vie exubérante. Explorons les abysses ! » précise l’auteur.

C’est à moins 3 000 mètres qu’il s’attarde sur des créatures dépendant des sources thermales, tandis que d’autres toutes aussi étranges – survivent grâce aux « déjections » de surface qui tombent dans les profondeurs.
Le domaine profond est un monde sans soleil et sans vie végétale. Les océans représentent, en surface, les deux tiers de la planète. Et seuls 10% en sont aujourd'hui cartographiés C'est l'immense majorité des eaux océaniques et plus de 90 % de notre biosphère, un vaste «continent» sombre où, selon Monod, «tout communique».

Débutée dans la seconde moitié du XIXe siècle, l'étude de ce milieu a progressé au rythme des innovations technologiques, puis, à partir de la moitié du XXe siècle, du développement des engins submersibles, habités, télé-opérés ou autonomes. Durant les trente dernières années, une petite communauté de scientifiques a montré que ce milieu, loin d'être un immense désert hostile, peuplé de rares organismes, peut parfois se révéler riche de vie, et recéler d'importantes ressources minérales et énergétiques.
Les limites de la vie ont été bousculées, de nouvelles théories sur son origine ont été proposées et des voies biologiques originales ont été décrites.

A noter sur vos agendas : Les rencontres « autour des entretiens Science et Ethique » de janvier

Dans le cadre des rencontres « autour des entretiens Science et Ethique » organisées à la Librairie Dialogues à Brest (partenariat entretiens Science et Ethique/3B Conseils, Librairie Dialogues) deux rendez-vous sont proposés durant ce mois de janvier 2011.



- Mardi 18 janvier à 18 heures « Le mur de l'Atlantique, un monument de la Collaboration» par Jérôme Prieur écrivain cinéaste (éditions Denoël) : Une enquête sur la construction du Mur de l’Atlantique, l’un des plus vastes chantiers de la Seconde Guerre mondiale et de la Collaboration.

Pour la première fois, un livre, rassemblant toutes les pièces du dossier, raconte enfin cette sombre histoire aux multiples facettes : militaires, bien sûr, mais aussi politiques, économiques, sociales, architecturales, éthiques…
La rencontre sera suivie de la projection du documentaire réalisé par Jérôme Prieur aux Studios à 20h.

- Vendredi 28 janvier à 18 heures « De grands défis mathématiques : d’Euclide à Concorcet » par Evelyne Barbin ( Editions Vuibert) avec la participation de Bruno Wirtz , maître de conférences à l’UBO.

Article RH 3B Conseils
Sources : Dialogues / Editions Quae

jeudi 23 décembre 2010

Raréfaction du bar aux larges des côtes bretonnes



Depuis plusieurs années les professionnels de la pêche et les scientifiques constatent une raréfaction du bar aux larges des côtes bretonnes et de l’ouest en général.

Une disparition qui s’explique par le fait que ce poisson particulièrement prisé est donc recherché. Selon certains observateurs une des causes résiderait dans la surexploitation des ressources dans les eaux internationales, y compris dans les zones de reproduction du bar mais aussi la surpêche par les plaisanciers, ou l’absence de quotas puisque cette espèce n’est pas soumise à quotas et sa capture est autorisée toute l’année.

En 2009, le bar était la troisième espèce débarquée par les professionnels (40 millions d’euros) et l’on estime que les plaisanciers capturaient de l’ordre de 5600 tonnes c’est à dire autant que les professionnels.

L’Ifremer a donc décidé de mettre l’espèce sous surveillance en démarrant une campagne de marquage en mer d’Iroise. Cependant il faudra encore du temps pour déterminer si la ressource est en danger.

Le Comité national des pêches maritimes (CNPM) plaide pour sa part pour la mise en place d’une réglementation de nature à sécuriser l’espèce. Parmi les mesures préconisées : le recensement des flottilles pratiquant le bar, la mise en place d’une licence – les plaisanciers refusent toute idée de permis de pêche- le renforcement du contrôle, notamment par la mise en place d’un système de déclaration des captures


Article RH 3B Conseils
Sources : Ouest-France / Ifremer

lundi 20 décembre 2010

Esonet : des observatoires permanents au fond des océans pour surveiller la mer en temps réel


L'Ifremer vient de présenter à Marseille les premiers résultats du programme européen Esonet (« European Seafloor Observatory Network « ) - créé en 2007 par l’Union européenne et coordonné par l’Ifremer - qui vise à l'implantation dans les prochaines années sur douze sites sous-marins en Europe d'observatoires permanents placés au fond des océans pour surveiller la mer en temps réel.
Réunis pendant trois jours, une centaine de scientifiques européens associés à Esonet ont débattu sur les résultats de travaux préparatoires en vue de l'installation des observatoires sur des sites sous-marins sensibles, tels que les failles sismiques. Onze sites hauturiers et un site côtier ont été d'ores et déjà répertoriés dans les eaux européennes, en océan Arctique, en mer Noire et au large de la Turquie.


Esonet comprend un réseau d'observatoires fonds de mer permanents, pluri-disciplinaires implantés dans des zones clefs des marges continentales européennes, et s'intéresse particulièrement aux marges océaniques au-delà de la limite du plateau continental et jusqu'à des profondeurs de 4000 mètres.
Ces zones sont en effet moins bien connues que le plateau continental lui-même et non couvertes par les systèmes de recueil de données océaniques existants.

Intégrant des scientifiques de différentes équipes européennes (50 partenaires de 14 pays – 13 de l’Union européenne plus la Turquie - 300 chercheurs et ingénieurs associés aux travaux), Esonet a pour but de définir des objectifs scientifiques communs et permettra, à terme, une surveillance continue sur les plans géophysiques, biogéochimiques, océanographiques et biologiques.
Il a notamment pour objectif d'établir les bases d'une composante marine de GMES (Global Monitoring for Environment and Security) en liaison avec l’initiative INSPIRE de l'Union Européenne.

La mise en place des observatoires à long terme est cruciale pour les scientifiques européens afin de conserver leur position de leader mondial acquise par la mise en œuvre des précédents programmes-cadre de la Commission Européenne. En effet, seuls des observatoires de surveillance à long terme des océans, équipés de capteurs puissants, peuvent permettre la mesure continue d’un grand nombre de paramètres. Cette capacité est cruciale pour observer les processus naturels qui peuvent être épisodiques ou qui, statistiquement, exigent des séries de mesures sur une grande période de temps afin d’en extraire le signal qui est masqué par le bruit à haute fréquence.

Les programmes prédécesseurs à ESONET ont identifié de tels processus dans tous les domaines des sciences marines. Les plus importants sont :
- les émissions épisodiques de méthane du fond de la mer affectant le changement climatique,
- la relation entre des tremblements de terre et des éboulements des pentes sous-marines
- les processus biogéochimiques à court terme ayant une influence sur les écosystèmes marins.


En attendant que le financement nécessaire à l’installation des observatoires soit disponible il est indispensable de mettre continuellement à jour ces objectifs en fonction des nouveaux résultats scientifiques disponibles, de préciser ces objectifs et d’adapter les exigences technologiques à ces nouveaux objectifs scientifiques.

Les observatoires ESONET fourniront des informations sur les changements climatiques, des alertes concernant les risques naturels et une base pour la gestion durable des mers européennes.
Un réseau d'observatoires à travers l'Europe débouchera sur des avancées scientifiques sans précédent dans la connaissance de la géologie sous-marine, des écosystèmes et de l'environnement marins. Des progrès techniques très rapides sont escomptés.

Le Réseaux d’excellence (NoE) a pour objectif la mise en place d’infrastructures placées au fond de la mer et dans la colonne d'eau permettant l’alimentation des instruments en énergie, la communication des données en temps-réel et l’envoie d’instructions aux appareils.
Des zones clefs, situées dans les eaux européennes, ont été identifiées à partir des objectifs spécifiques des programmes scientifiques en rapport avec les risques naturels potentiels, les points chauds géographiques et les processus écosystémiques. Ces infrastructures de fond de mer fourniront des plates-formes pour le déploiement d'instrumentation dans la colonne d'eau et sur la géosphère.

Ces objectifs doivent être réalisés, dans le cadre du NoE, par la mise en place de nouvelles structures organisationnelles avancées reliant des instituts scientifiques, des industries, des gouvernements et des agences européennes et en initiant le processus d'intégration.

Le processus d'intégration du réseau d’excellence ESONET est un effort permanent pendant toute la durée du projet, qui sera basé sur:
• La création de groupes actifs partageant leurs connaissances, leurs méthodes et leurs ressources,

• L’intervention auprès des institutions de financement (CE incluse), des parties prenantes, des utilisateurs potentiels et des projets internationaux, sous la forme d’une seule entité,


• Une action conjointe pour une forte coopération avec les autres projets de mise en réseau dans les domaines des sciences de la mer, des technologies océaniques, de la gestion des données océanographiques (GEOSS, MERSEA, GMES, EUROCEANS), et des infrastructures (SEADATANET),


• La mise en place de relations fonctionnelles avec les projets précédemment cités (fournisseur de connaissance ou de données, coopération, objectifs scientifiques complémentaires, moyens d'intervention marins ou sous-marins complémentaires),


• Faire progresser les politiques liées à l’infrastructures des observatoires sous-marins en Europe,


• La surveillance en ligne des infrastructures pour rendre l'investissement plus sûr, en y incluant un contrôle qualité qui ne devra pas être sous-estimé (voir le projet C STA),


• La regroupement des mesures des paramètres océanographiques, géologiques et biologiques en une même station afin d’augmenter la rentabilité comparativement aux déploiements à court terme.


Article RH 3B Conseils
Sources : AFP / Ifremer

vendredi 10 décembre 2010

L'expédition «Pôle Nord 2012»


C’est avec le soutien de l’Ifremer, du CNRS, celui de Michel Rocard , ambassadeur pour les pôles ou encore celui de S.A.S le Prince Albert de Monaco que se prépare l'expédition «Pôle Nord 2012». A l’origine de cette équipée les brestois Alan Le Tressoler et Julien Cabon qui prévoient de partir durant six semaines au pôle Nord pour y réaliser des relevés scientifiques.

La phase de préparation physique des deux protagonistes comme du matériel est prévue du 17 au 25 décembre, dans… un entrepôt frigorifique à -25 degrés à Plouédern (29) avec le concours de la société Argel,

Le projet de l’expédition consiste à se demeurer six semaines an Arctique durant et en totale autonomie sans assistance ni ravitaillement sur cet océan gelé en dérive permanente, unique endroit de la planète inaccessible aux satellites de géolocalisation.

Pour mémoire, Julien Cabon, reporter à Cols Bleus et officier de marine, a assuré durant trente-cinq jours en 2009 la continuité du programme scientifique européen Damoclès, sur la côte est du Spitzberg, à bord du voilier d'expéditions polaires Vagabond.

Quant à Alan Le Tressoler, ingénieur en logistique polaire et expert technique de l'expédition, il fut responsable français de la base arctique de Ny-Alesund (Spitzberg) pendant deux ans.

Au Télégramme, Julien Cabon déclare «Notre "frigo" fera 70m². On va y tester le matériel, à la fois des appareils électroniques, des vêtements et des tentes, dans des conditions proches de ce que nous devrions connaître en Arctique. Ce sera aussi une vraie préparation physique, avec du vélo d'appartement et du rameur. En principe, nous ne devrions quasiment pas mettre le nez dehors pendant neuf jours». 


Au préalable à l’expédition «Pôle Nord 2012», (prévu en mars), il effectueront une mise en conditions au Groedland en avril 2011.
En effet comme l’indique Alan Le Tressoler (Télégramme du 08/12/2010) «Un tel projet n'est réalisable que durant quelques semaines. Avant, c'est la nuit polaire. Après, l'état de la glace ne permet plus d'être récupéré. Nous devrions être déposés sur place par un avion canadien. Notre défi sera de nous maintenir quotidiennement le plus près possible du pôle, afin d'y réaliser nos relevés scientifiques (météorologiques, microbiologiques...). »

Les deux scientifiques envisagent alors de parcourir quotidiennement, sur une banquise dérivante de 2 mètres d’épaisseur - il y a 15 ans cette épaisseur moyenne était de 4 mètres- (en dessous 4.261 mètres de fond), 25km à traîneau, à ski, à pied ou à la nage….

Le chargement de l’équipe comprenant à la fois les instruments scientifiques et le nécessaire de vie, mais devra être limité à 300kg sur le pulka (traîneau tracté par l’homme) Les conditions de vie seront extrêmes en un lieu où nul n’a vécu sur une durée aussi longue. Au terme de cette période, un hélicoptère russe devrait récupérer les deux scientifiques.

Pour aller plus loin :












Rappelons que la question du changement climatique a été le fil conducteur des entretiens Science et Ethique 2009 « l’Heure bleue : le changement climatique et les énergies de la mer ».

Voir notamment l’intervention d’Anne Choquet enseignante-chercheur associée à l’AMURE – UBO lors de la première table ronde autour de la thématique : Changement climatique : les enjeux Nord Sud, la sécurité maritime et pêche. Son intervention portait sur "les glaces fondent : l'Arctique est convoitée"



- Revoir les vidéos de l’interview exclusive de Michel Rocard, ambassadeur pour les pôles avait accordé pour les 13è entretiens Science et Ethique en 2009 (vidéo1 et vidéo2) Une interview donnée à Hubert Coudurier du Télégramme / Tébéo TV et de Sylvie Andreu de France Culture diffusé lors de cette rencontre.




- Revoir également l’interview exclusive de S.A.S le Prince Albert de Monaco (ICI) accordée pour les 10è entretiens Science et Ethique en 2006. L’interview étant réalisée par les Webtrotteurs (lycées Vauban et Kerichen de Brest) partenaires des entretiens Science et Ethique.







Relire également l'article du blog du 04/01/2010 sur l'Appel des Pôles du Cercle polaire




Article RH 3B Conseils
Sources : Le Télégramme

jeudi 21 octobre 2010

Aux 14è entretiens Science et Ethique, la plate-forme technologique « France Energies Marines » affiche ses ambitions


« France Énergies marines » tel est le nom que porte désormais la plate-forme nationale technologique dédiées aux énergies marines renouvelables, coordonnées par l’Ifremer et dont le noyau dur sera implanté à Brest.

France Énergies Marines entend positionner la France au niveau des leaders européens des EMR, tant pour construire une filière industrielle nourrie par l’exportation vers le marché mondial que pour contribuer au respect de l’engagement pris de 6 GW installés en énergies marines en 2020.


C’est dans le cadre des 14è entretiens Science et Ethique que se sont tenus à Brest les 18 et 19 octobre que Yann-Hervé De Roeck, chef de projet France énergies marines a rappelé les enjeux, les ambitions et les attentes de cette plate-forme technologique nationale, annoncée par le Premier ministre, lors des assises de l’économie maritime à Brest en décembre 2009.

France Énergies Marines incarne également le fruit d’une dynamique partenariale initiée autour de projets de démonstration en mer de divers types de récupérateurs d’énergie, ainsi que de démarches prospectives pour identifier l’évolution du marché, les verrous technologiques, les critères d’insertion environnementale et de compatibilité des usages.

France Énergies Marines s’articule autour de trois domaines d’activité en interaction :
- Recherche et développement dédiés aux EMR,
- Sites d’essais et validation des démonstrateurs,
- Centre de ressources et formation.
Comme l’a rappelé Yann-Hervé De Roeck devant les participants de ces 14è entretiens le projet porté par l’Ifremer et ses partenaires l’Etat devrait catalyser cette action au travers de l'emprunt national, en soutenant la création d’un Institut d’Excellence dans le domaine des Energies Décarbonées (IEED).

Ce projet d’IEED « France Énergies Marines » porté par l’Ifremer, localisé à Brest - fortement soutenu par le Pôle de compétitivité Mer - implique également de nombreux partenaires (*) :
- neuf structures académiques et scientifiques,
- seize acteurs industriels (dont 9 grands groupes)
- les collectivités territoriales au premier rang desquelles la Région Bretagne.


Les initiateurs du projet comptent sur une dotation de 150M€ venant du grand emprunt, sur une période de dix ans, 150 autres millions d’euros devant être levés auprès des industriels et des partenaires.

Pour le chef de projet France énergies marines, «il y a urgence à pouvoir disposer de fonds pour mettre en place les différents sites d'essais, afin de tester des démonstrateurs à l'échelle 1 à l'horizon 2011-2012» .

Si un premier pas décisif a été franchi avec l'appel à manifestations d'intérêt du 10 septembre dernier, désormais le dossier pour le grand emprunt doit être remis début janvier 2011 pour une sélection d'ici avril 2011, par un jury international.

Un point sur les sites d’essais a été fait lors des entretiens Science et Ethique. Il en ressort ainsi que :
- dans le domaine de la technologie houlomotrice, le site du Croisic est en constitution,
- pour l'hydrolien, autour du projet pré-industriel Paimpol-Bréhat porté par EDF, viendrait s’adosser un site d'essais pour 4 à 6 machines.
- pour l'hydrolien en estuaire ou pour des protopypes marins, à l'échelle 1/4 ou 1/3 un projet se développe à Bordeaux.
- pour l'énergie thermique des mers, c’est à La Réunion que les actions les plus avancées se concentrent.
- pour l'éolien offshore flottant, plusieurs sites sont cités mais l'arbitrage reste à faire : cinq sur la côte Atlantique (Belle île, Groix, Iroise, Sud- Finistère, Croisic), un sur la Méditerranée (Fos sur Mer). Une étude est en cours, financée par l'Ademe et les régions concernées et qui permettra à l’Etat d’arrêter sa décision.


(*) Les Partenaires :
-
Les partenaires industriels
Groupes
: ALSTOM, AREVA, Bureau Veritas, DCNS, EDF, GdF Suez, STX France SA, Technip, Veolia Environnement
PME
: Énergie de la Lune, Geocean, Nass & Wind, Nenuphar, Oceanide, Sabella, Valorem
-Les Partenaires scientifiques et académiques : CEA, CNRS, ECN, École Navale, Ecole Normale Supérieure de Cachan, ENSIETA , IFP Énergies nouvelles, Ifremer, Université de Bretagne Occidentale, Université Européenne de Bretagne.
-
Les Collectivités : Régions Bretagne, Pays de la Loire, PACA, La Réunion, Aquitaine



Article RH 3B Conseils
Sources : entretiens Science et Ethique / Ifremer / Télégramme
Photo Christine Naud

jeudi 14 octobre 2010

J-5 : les entretiens Science et Ethique s'invitent sur Tébéo


Brigitte Bornemann, fondatrice de 3B Conseils et des entretiens Science et Ethique était l'invitée d'Hubert Coudurier sur Tébéo, le 13 octobre pour présenter la démarche des entretiens, retracer son parcours et les figures marquantes dans son cursus.

Retrouver l'interview de Brigitte Bornemann sur Tébéo.

Par ailleurs Tébéo s'associe aux 14è entretiens " ENERGIES, Villes et ports de demain". Vous pourrez y retrouver les informations des deux jours de débats à Océanopolis - Brest des 18 et 19 octobre 2010.

Les entretiens Science et Ethique : précurseurs du débat public

Depuis 1997, les entretiens « Science et Ethique ou le devoir de parole », créés et organisés par 3B Conseils, réunissent tous les ans, à Brest, les acteurs scientifiques, industriels, politiques et culturels autour d’un thème novateur et qui présente l’impact des avancées scientifiques et technologiques sur la société.

Depuis 2007, engagés sur la thématique des énergies renouvelables de la mer, les entretiens valorisent les recherches soutenues en Bretagne dans les différents laboratoires publics et privés et intègrent les réflexions de l’ensemble des usagers de la mer.
Ils répondent ainsi à la fois à un besoin d’information et de dialogue entre les élus, les universitaires et chercheurs, les étudiants, les entrepreneurs, les administrations, les professionnels de la mer et le grand public. Ils établissent tout au long de leur préparation et de leur déroulement des passerelles entre les différents métiers du monde de la mer.

Devenez acteur du débat public sur les Énergies renouvelables de la mer

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L’excellence des énergies de la mer

Les entretiens s’appuient notamment sur les politiques publiques, industrielles et en matière de R&D et valorisent en particulier en Bretagne une dynamique de territoire rassemblant 30% de la recherche française sur la mer, au travers :
- des recherches soutenues dans les différents laboratoires publics et privés
- du Plan énergie et des programmes IPANEMA et ANCRE
- des actions du pôle de compétence mer Bretagne/PACA, à vocation mondiale
- des programmes développés par les industries de défense et par la Marine nationale.
- des programmes développés par les entreprises innovantes et le tissu industriel.

En portant cette thématique des énergies marines renouvelables sur le terrain du débat public, depuis plusieurs années, les entretiens ont donc eu cette action de précurseur et suscité un intérêt pour ce mode de production d’énergie.

Cette démarche trouve aujourd’hui un écho particulier avec l’implantation à Brest de la plate-forme dédiée aux énergies renouvelables de la mer autour de l’Ifremer et avec la mise en place d’un cursus mastère « énergies marines renouvelables » centré autour de l’Ensieta (Ecole Nationale Supérieure d’Ingénieurs des Etudes et Techniques de l’Armement).

Article RH 3B Conseils
Sources Tébéo / 3B Conseils
Photo Christine Naud

jeudi 9 septembre 2010

PREVIMER : un système de collecte de données côtières et de prévisions à court terme


Courants, températures, vagues, hauteurs d’eau, salinité, concentration en nutriments et en plancton : le site internet PREVIMER, coordonné par le centre de l’Ifremer à Brest donne, heure par heure, les prévisions pour 96 heures sur les trois façades maritimes françaises.

Mais d’ores et déjà PREVIMER va plus encore plus loin en fournissant des prévisions à 6 jours de hauteur et de direction des vagues sur l’ensemble du globe et d’une façon plus précise encore le long des côtes françaises. Un progrès considérable obtenu en une seule année puisque, au départ, les prévisions produites allaient jusqu’à 48 heures seulement. Concernant le zonage, la couverture s’étend sur les trois façades métropolitaines (Manche, Atlantique et Méditerranée), sans exclure les DOM-COM.

D’ici 2012 - au terme de la phase expérimentale - , l’objectif est d’améliorer et d’affiner les prévisions de plus en plus à la côte et les rendre accessibles pour le développement de services en aval. Dans la phase opérationnelle, c’est donc l’ensemble du littoral qui doit être couvert avec des résolutions homogènes.

PREVIMER est basé, tout d’abord, sur un centre de données qui collecte auprès de ses différents partenaires les mesures in-situ et les données satellites indispensables aux modèles : notamment les débits des fleuves, les mesures de houle, les niveaux, la température comme la salinité de l’eau, … Le centre de données recueille également les prévisions de Météo-France.

L’ensemble des informations alimente les modèles qui tournent ensuite sur le Pôle de Calcul Intensif pour la Mer situé à l’Ifremer et qui génèrent ainsi les prévisions d’état de l’environnement côtier. Celles-ci sont à nouveau rassemblées dans le centre de données et rediffusées via un site web vers les utilisateurs.

Aujourd’hui, les grandes lignes des prévisions de PREVIMER sont :
- d’une part, le courant côtier, la température et la salinité en 3 dimensions,
- d’autre part les niveaux marins et les surcotes, les prévisions de hauteur, direction et période des vagues
- enfin tout ce qui concerne la production phytoplanctonique et les concentrations en nutriments, fortement utiles près des embouchures des grands fleuves.


Un des rôles du centre de données est de vérifier quotidiennement la bonne fourniture des données en entrée des modèles. Depuis sa création en 2006, le système est en continuelle amélioration, afin de pérenniser et sécuriser l’acquisition, et arriver aujourd’hui à faire tourner les modèles une à deux fois par jour et à les mettre en ligne avec un taux de disponibilité supérieur à 99%.



PREVIMER en quelques mots :
Fonctionnement :
Une cinquantaine de personnes sont impliquées dans PREVIMER grâce aux différents partenaires, ce qui correspond à 28 équivalents temps plein. Leur activité concerne le développement et le déploiement de systèmes de mesure, la recherche et la modélisation, la mise en œuvre opérationnelle des modèles, le suivi informatique, et la production d’informations sur le site web.

Partenariat :
Les principaux partenaires techniques de PREVIMER sont : l’Ifremer, le SHOM, et Météo-France.
PREVIMER est financé par le FEDER, et les collectivités bretonnes : la Région Bretagne, le Conseil général du Finistère, Brest Métropole Océane (BMO).


Les prévisions sont donc disponibles 7j/7 24h/24h sur le site web www.previmer.org
Contact : info@previmer.org



Article RH 3 B Conseils
Sources Pôle Mer Bretagne / Previmer