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mardi 5 avril 2011

BREST : une soirée de soutien avec le peuple japonais


Nous avions donné la parole aux scientifiques après la triple épreuve que vit le Japon depuis le 11 mars 2011 - tremblement de terre, tsunami et accident nucléaire -.

Le blog Science et Ethique a ainsi interrogé deux éminents scientifiques sur la zone sismique du Japon et sur l’étude de notre planète (voir article du blog du 23/03/2011) 
- Marc-Andre Gutscher (*) Géophysicien à l’Université Européenne de Bretagne (UEB), Brest/ Institut Universitaire Européen de la Mer - IUEM/UBO 
- Michel Marcelin (**) Directeur de recherche au CNRS au Laboratoire d'Astrophysique de Marseille - spécialiste de l'étude de la cinématique des galaxies. (Relire également article du blog du 18/03/2011).

De même nous évoquons l’élan de solidarité qui se manifestait en Bretagne au travers de nombreuses initiatives comme le fonds de solidarité de 50 000 € ouvert par le Conseil Régional pour soutenir les sinistrés de Sendai (ville jumelle de Rennes) l’une des plus touchées par la catastrophe.


Jean-Yves Le Drian (***), président de la Région Bretagne proposait ainsi que la Région prenne l’initiative d’organiser un concert de soutien et de solidarité à Rennes avec les artistes bretons, avec le parrainage des Bretons du Japon et en partenariat avec les Villes de Rennes (jumelle de Sendai) et de Brest (jumelle de Yokosuka).

François Cuillandre, maire de Brest, président de Brest métropole océane et Réza Salami, adjoint chargé des relations internationales (conseiller général) ont répondu à cet appel de solidarité.
Les élus de la Ville de Brest et de nombreux partenaires ont donc souhaité organiser cette soirée de soutien au profit des victimes du tsunami et de l’ensemble du peuple japonais, ce mardi 5 avril (à partir de 17 heures) sur la place de la Liberté, pavoisée pour l’occasion aux couleurs japonaises et françaises.

De nombreuses associations brestoises ont apporté leur contribution dans la programmation artistique et l'organisation logistique de cette opération.

Au programme de cette soirée :

Dès 17 heures le comité de jumelage Brest-Yokosuka proposera des animations d’origami et de calligraphie et une vente de livres et de disques.

A partir de 18 heures , vente de sushis, préparés par un restaurateur japonais basé à Brest

A partir de 19 heures , concert gratuit avec la participation des artistes Herwann Asseh (danseur), Red Cardell (en formation chanteur/accordéoniste), Siam (duo guitare/voix), François Lucas (pièce de cor anglais), I Come from Pop (folk-pop), Steve Amber Formation (funk rock), Electrik Diskan (émanation réduite du groupe Merzhin)... et quelques surprises.


La chaîne de télé Tébéo s’associera à cette manifestation de soutien puisque deux de ses journalistes animeront la soirée et feront de nombreux appels aux dons alors que des équipes techniques de la chaîne assureront une captation et une diffusion du concert.
L’ensemble des recettes collectées à cette occasion seront reversées à des associations humanitaires au profit des sinistrés, en particulier la Croix Rouge et le Secours Populaire.

Par ailleurs signalons qu'à l'initiative d'étudiants brestois et de japonais, une association "Act for Japan - Gambalo Japon" a été créée. Au travers de cette nouvelle association, ils souhaitent plus particulièrement aider des pêcheurs et des villageois déjà lourdement frappés par le séisme sur la côte est ne peuvent pas partir.

«Nous allons aider un ou des villages, où les gens sont pauvres, dont l'économie dépend essentiellement des ressources marines et qui vont aussi être touchés par les retombées radioactives. Les Français pensent que tous les Japonais sont riches, ce n'est pas le cas. Mais la vie est chère au Japon, ce qui aggrave encore les difficultés»
déclarait au Télégramme, une ressortissante japonaise installée à Brest. Les difficultés d'approvisionnement en eau et en nourriture dans ces villages sont occultées actuellement par l'accident nucléaire.


(*) Marc-André Gutscher GUTSCHER : né a New York (1964) nationalité: française, allemande, américaine - Université/formation: Bachelor of Science in Physics Williams College Massachusetts (1982-1986)- Master of Science in Geology University of Vermont Burlington (1987-1989)- PhD in Geophysics Geomar-Univ. Kiel (1992-1996) Depuis 2000 il est chercheur CNRS à l'IUEM/Univ. Brest et depuis 2010 Directeur de Recherche CNRS. Il est responsable d'équipe au sein du labo (intitulee Marges et Arcs).

(**) Michel Marcelin est directeur de recherche au CNRS au Laboratoire d'Astrophysique de Marseille. Il est spécialiste de l'étude de la cinématique des galaxies. Il intègre l'Ecole Normale Supérieure de Cachan en 1972 et passe l'agrégation de physique en 1975. Il fait un DEA d'astrophysique en 1976 puis obtient une bourse du CNES et soutient une thèse de 3ème cycle sur l'étude de l'exosphère de Vénus en 1978.
Il entre au CNRS en 1980 et soutient sa thèse d'état en 1983, consacrée à l'étude des champs de vitesses de galaxies avec un interféromètre de Fabry-Perot. Avec l'équipe d'interférométrie de l'Observatoire de Marseille, il observe sur de nombreux télescopes dans le monde (dans le Caucase, en Arménie, à Hawaii, au Chili, et bien sûr en Haute Provence). Il a été directeur adjoint de l'Observatoire de Marseille de 1996 à 2000. et responsable de l'équipe Physique des Galaxies du Laboratoire d'Astrophysique de Marseille de 2000 à 2008.
Il est auteur (ou co-auteur) d'une centaine de publications dans des revues spécialisées. Il s'intéresse aussi à la diffusion des sciences et a publié trois ouvrages de vulgarisation d'astronomie chez Hachette, dont "L'Astronomie" qui a obtenu le prix du livre d'astronomie de Haute Maurienne en 1991 et en est à sa 6ème édition et a été vendu à près de 45 000 exemplaires.

(***) Jean-Yves Le Drian
a confirmé le maintien de son déplacement au Japon programmé à ma mi-juillet, comme chaque année, pour rencontrer les dirigeants des groupes japonais implantés en Bretagne.



Article RH3B Conseils
Sources : Ville de Brest / Télégramme

mercredi 23 mars 2011

Les risques de la nature, le nucléaire et la pédagogie


La triple épreuve que vit le Japon depuis le 11 mars 2011, tremblement de terre, tsunami et accident nucléaire, remet les gouvernements de la planète en état d'alerte sur le plan politique, économique et sociétal. La dignité avec laquelle la population japonaise s'est organisée face à ses drames est exemplaire.


Si tous les médias ont réalisé des reportages exceptionnels, le blog Science et Ethique (relire également article du blog du 18/03/2011) a tenu à vous signaler certaines de ces émissions réalisées ou des articles publiés par les partenaires et les amis des entretiens Scientifique et Ethique et nous avons également demandé à deux scientifiques Marc-André Gutscher et Michel Marcelin de nous procurer leurs réflexions et sentiments sur les événements.


Quels repères pour y voir plus clair : écouter ou réécouter des émissions sur France Culture

Samedi 18 mars dernier, France Culture a consacré ses émissions sur l'accident nucléaire et l'enjeu des avancées scientifiques. Nous vous invitons à réécouter ces trois émissions sur le site de France Culture pour mieux comprendre les contraintes et les nouvelles libertés, l'exemple du désintérêt des politiques pour les nanotechnologies…

Ces émissions portent sur des discussions sur la supériorité donnée à la conscience par rapport à la compétence ... et les compétences par rapport à la technoscience... et qui se superposent.

- Energie, nucléaire, Japon, nanotechnologies et Démocratie. : - Comment mener le développement scientifique et maîtriser son adaptation ? - Comment être moderne et imaginer les nouvelles conditions humaines : les limites d'une démocratie et des techno-sciences. ? - Comment les technologies changent nos conditions de vie, mais comment elles changent aussi nos conditions humaines. Quelle prospective et quelles perspectives? - Comment les préoccupations matérielles cohabitent avec la responsabilité des scientifiques et des politiques.

- Le Japon : énergie, nucléaire et économie à l'épreuve du tremblement de terre et du Tsunami. Sur l'économie en question avec Dominique Rousset avec ses invités : David Thesmar professeur de finances - HEC, Dominique Plihon, professeur d'économie financière - Paris XIII et président du Conseil scientifique d'Attac France, Patrice Geoffron -professeur d'économie - Paris-Dauphine et Olivier Pastré
- Débat éthique sur les avancées scientifiques et l’enjeu des nanotechonologies
Au regard des réflexions de Voltaire et de Rousseau à l'occasion du tremblement de terre de Lisbonne et les termes de Catastrophes naturelles et de catastrophes industrielles donnent à repenser une nouvelle fois au débat éthique sur les avancées scientifiques et l’enjeu des nanotechonologies en écoutant l’entretien entre Alain Finkielkraut, Etienne Klein et Olivier Rey.

Le blog Science et Ethique a interrogé deux éminents scientifiques sur la zone sismique du Japon et sur l’étude de notre planète
- Marc-Andre GUTSCHER (*) Géophysicien à l’Université Européenne de Bretagne (UEB), Brest/ Institut Universitaire Européen de la Mer - IUEM/UBO
- Michel MARCELIN (**) Directeur de recherche au CNRS au Laboratoire d'Astrophysique de Marseille - spécialiste de l'étude de la cinématique des galaxies.

3 Questions à : Marc-Andre Gutscher

1 / Quelles sont les particularités de la zone sismique du Japon et connaît-on bien cette région sous marine ?

La Plaque Pacifique se dirige vers le Ouest-Nord-Ouest a environ 8-9cm/an et plonge sous les îles Japonaises (qui font partie de la plaque Eurasiatique). Des séismes de moyenne et grande magnitude se produisent ou les deux plaques frottent l'une contre l'autre.

Il n'y a rien de "particulier" à cette zone au NE du Japon (par rapport a d'autres zones comparables sur la planète - Alaska, Chili, Sumatra) sauf si c'est peut-être un détail - tandis que beaucoup de zones de subduction (le terme technique ou une plaque s'enfonce sous une autre) sont marquées par une lacune sismique (activité faible, voire même absence totale) dans les décennies ou mêmes siècles avant un mega-séisme, cette partie du Japon connaissait une activité sismique importante et fréquente au cours des dernières décennies. Ceci a sûrement laisse penser que la majeure partie de l'énergie élastique (dû au mouvement entre les plaques "stockes" et pas relâches) avait pu se relâcher lors de ces événements assez réguliers (de magnitudes 5, 6 et 7 voire même un M8 a peu près tout les 50 ans).
Personne ne s'attendait a un événement de cette ampleur (M9 ce qui est 30 fois plus puissant qu'un M8).

Oui, la cartographie sous-marine est très bien connue, ainsi que la structure interne de la marge et du substratum allant de la côte Japonaise jusqu'aux domaines abyssaux adjacents. Les Japonais sont très engagés dans les recherches océanographiques (géologie et géophysique) et sont parmi les leaders
mondiaux absolus en sismologie moderne, (en terme de nombre de stations sismique, de nombre de stations GPS dans le pays et en terme du nombre de chercheurs travaillant dans ces domaines).

2 / Des informations sur l'aide de la cartographie pour anticiper les tremblements de terre et les systèmes d'alerte ? et quels sont vos contacts au japon alors que vous êtes intervenus de manière très active lors du tsunami de 2004 ?
(Voir la cartographie du séisme : http://www.japanquakemap.com/)

La cartographie des fonds marins Japonais est quasi-complète. C'est une aide aux modélisations de propagation de tsunami (pour la plateforme continentale et le domaine côtier), mais pas "indispensable" a un système d'alerte. Les Japonais ont probablement le système d'alerte au séisme et au tsunami le plus sophistique du monde.

Néanmoins il ne faut pas négliger l'aspect de l'éducation de la population.
Ce sont souvent leurs connaissances et leur capacité de reconnaître la situation et de se comporter/réagir de manière adéquate qui peut sauver leur vie (aux populations immédiatement adjacentes a une méga-faille lorsqu'elle rompe). Les Japonais font aussi un excellent travail dans ce domaine.
Mais il n'est pas exclu que localement certains ont pu croire que suite a la construction de murs/digues de protection contre un tsunami (de 5m pour citer un exemple concret) ils seraient "protégés". Le problème est que dans plusieurs baies le tsunami a dépassé 10m de hauteur et donc a pu facilement franchir le mur de 5m.

Personnellement je n'ai pas beaucoup de contacts dans le monde scientifique Japonais (dans le domaine des séismes et tsunamis). Je connais, bien entendu, certains auteurs d'articles scientifiques que je rencontre par exemple aux congres. Et j'ai plusieurs contacts à travers le programme IODP (Integrated Ocean Drilling Program) qui viennent du Japon.

3 / Y a -t-il encore des manques au sein du réseau mondial de surveillance et comment les scientifiques spécialistes travaillent ensemble actuellement pour mieux comprendre ce phénomène de catastrophes naturelles pour les prévenir et les anticiper ?

Les réseaux de surveillance en Pacifique sont plutôt exemplaires (et je n'ai rien à critiquer à ce sujet là). Au sujet de "comprendre et anticiper", alors la oui j'ai quelques suggestions et/ou critiques :
1) se pencher de plus près sur la subduction des Antilles (et pas seulement sur le risque volcanique de la Guadeloupe et de la Martinique) ;
2) regarder de plus près d'autres zones de subductions qui peuvent souvent paraître "tranquilles", mais qui peuvent potentiellement être en train d'accumuler des contraintes en attendant de les relâcher lors d'un futur séisme. A ce sujet les zones les plus inquiétantes à proximité de la France Métropole sont dans le Sud de l'Europe (domaine Méditerranéen) la Grèce, le Sud de l'Italie et la région Gibraltar (N Maroc/ SW Espagne/S Portugal).

(*) Marc-Andre GUTSCHER : Né a New York (1964) nationalité: française, allemande, américaine - Universite/formation: Bachelor of Science in Physics Williams College Massachusetts (1982-1986)- Master of Science in Geology University of Vermont Burlington (1987-1989)- PhD in Geophysics Geomar-Univ. Kiel (1992-1996) Depuis 2000 il est chercheur CNRS à l'IUEM/Univ. Brest et depuis 2010 Directeur de Recherche CNRS. Il est responsable d'équipe au sein du labo (intitulee Marges et Arcs).


3 questions à : Michel MARCELIN

1/Comment la Terre s'est créée et le phénomène de la tectonique des plaques ?

La Terre s'est formée en même temps que les autres planètes du système solaire, il y a 4,5 milliards d'années. Les blocs de roches et de poussières de la nébuleuse primitive se sont agglomérés pour former des astéroïdes puis des planètes. La Terre étant assez grosse, elle a maintenu longtemps un cœur fondu (la chaleur interne provenant principalement de la radioactivité naturelle des roches) et la croûte superficielle, composée de roches solidifiées, a pu glisser sur le manteau sous-jacent, composé de roches relativement molles. C'est la fameuse tectonique des plaques, dont la preuve la plus évidente est la dérive des continents qui est encore observée aujourd'hui. A titre comparatif, la planète Mars, plus petite que la Terre, a un cœur refroidi et ne connaît pas de tectonique des plaques.


2/ A-t-on remarqué des phénomènes particuliers dans les astres au moment des grands tremblements de terre ?
Non. Tout au plus on pourrait penser que les effets de marées, liés à la Lune et (dans une moindre mesure) au Soleil, pourraient favoriser les tremblements de terre. Mais aucune corrélation n'a pu être mise en évidence entre les fortes marées et les tremblements de terre.

3 / Quelles sont les grandes catastrophes naturelles dans l'espace qui pourraient ou qui ont des impacts sur notre planète ?
La plus probable serait la chute d'un astéroïde de grande taille (quelques kilomètres) sur la Terre. Cela pourrait engendrer un gros tremblement de terre et, surtout, un tsunami dévastateur. De plus, le rejet de grandes quantités de poussières dans l'atmosphère à la suite de l'impact, provoquerait un obscurcissement du ciel et un refroidissement marqué du climat. On pense d'ailleurs que c'est l'impact d'un astéroïde d'une dizaine de kilomètres de diamètres qui a provoqué la disparition des dinosaures, il y a 65 millions d'années.

Une autre catastrophe naturelle (heureusement moins fréquente) qui aurait des effets dévastateurs, serait l'explosion d'une étoile proche en supernova. Mais aucune étoile du voisinage solaire n'est actuellement susceptible d'exploser ainsi. Quant au Soleil lui-même, il est trop peu massif pour finir sa vie sous forme de supernova, par contre il deviendra une géante rouge dans 4 à 5 milliards d'années. Il gonflera alors au point d'absorber Mercure puis Vénus et se stabilisera au niveau de l'orbite terrestre. Il faudra donc, si il y a encore des habitants sur Terre à ce moment là, qu'ils envisagent sérieusement de déménager car notre Terre deviendra inhabitable. En effet, les océans s'évaporeront entièrement et elle ne méritera plus son qualificatif de "planète bleue"...


(**) Michel MARCELIN est directeur de recherche au CNRS au Laboratoire d'Astrophysique de Marseille. Il est spécialiste de l'étude de la cinématique des galaxies. Il intègre l'Ecole Normale Supérieure de Cachan en 1972 et passe l'agrégation de physique en 1975. Il fait un DEA d'astrophysique en 1976 puis obtient une bourse du CNES et soutient une thèse de 3ème cycle sur l'étude de l'exosphère de Vénus en 1978.
Il entre au CNRS en 1980 et soutient sa thèse d'état en 1983, consacrée à l'étude des champs de vitesses de galaxies avec un interféromètre de Fabry-Perot.
Avec l'équipe d'interférométrie de l'Observatoire de Marseille, il observe sur de nombreux télescopes dans le monde (dans le Caucase, en Arménie, à Hawaii, au Chili, et bien sûr en Haute Provence). Il a été directeur adjoint de l'Observatoire de Marseille de 1996 à 2000. et responsable de l'équipe Physique des Galaxies du Laboratoire d'Astrophysique de Marseille de 2000 à 2008.
Il est auteur (ou co-auteur) d'une
centaine de publications dans des revues spécialisées. Il s'intéresse aussi à la diffusion des sciences et a publié trois ouvrages de vulgarisation d'astronomie chez Hachette, dont "L'Astronomie" qui a obtenu le prix du livre d'astronomie de Haute Maurienne en 1991 et en est à sa 6ème édition et a été vendu à près de 45 000 exemplaires.

La Bretagne solidaire du Japon :

La Région Bretagne ouvre un fonds de solidarité de 50 000 € pour soutenir les sinistrés de Sendai, la ville jumelle de Rennes, l’une des plus touchées par la catastrophe qui frappe le Japon.

Jean-Yves Le Drian a proposé que la Région prenne l’initiative d’organiser un concert de soutien et de solidarité à Rennes avec les artistes bretons, avec le parrainage des Bretons du Japon et en partenariat avec les Villes de Rennes (jumelle de Sendai) et de Brest (jumelle de Yokosuka). D’autre part, il a confirmé qu’il maintiendrait son déplacement au Japon mi-juillet, comme chaque année, pour rencontrer les dirigeants des groupes japonais implantés en Bretagne.



Article BB - RH 3B Conseils
Sources : France Culture /entretiens Science et Ethique / Région Bretagne
Photos : Région Bretagne / Ouest France

vendredi 18 mars 2011

Solidarité avec le Japon : le Réseau Océan Mondial se mobilise.





L'épicentre du séisme qui dévasté le nord-est du Japon, le 11 mars dernier, a été localisé à 24.4 kilomètres de profondeur et à une centaine de kilomètres au large de Miyagi.
Face à la catastrophe qui a frappé le Japon (tremblement de terre - 8.9 sur l'échelle de Richter -, tsunami, menaces sur les installations nucléaires) la communauté internationale s’est mobilisée.


Dans la région de Sendai, où a déferlé une vague de 10 mètres, les autorités locales évoquent un bilan provisoire de plus de 10.000 morts et disparus.

Soixante-neuf pays et cinq organisations internationales ont proposé leur aide dans une opération de soutien aux populations locales et/ou de sûreté nucléaire pour seconder le 100.000 soldats nippons, notamment pour la recherche des sinistrés disparus.


Parmi les aides d’urgence, 62 équipes médicales déployées par la Croix-Rouge internationale. Des états comme, les Etats-Unis, la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni, la Chine, l’Australie, la Corée du Sud ou la Suisse ont dépêché sur place des moyens. La France a ainsi envoyé deux détachements de la Sécurité civile (120 personnels).

La communauté scientifique se mobilise

Le Réseau Océan Mondial - association internationale de travail pour sensibiliser le public sur l'importance de l'océan pour l'humanité et sur l'impact que nos gestes quotidiens peuvent avoir sur l'environnement marin - s’associe à l’élan de solidarité internationale envers le peuple japonais.

Le Réseau Océan Mondial regroupe des organisations impliquées dans la sensibilisation du public et qui se sont engagés à prendre des mesures.
Cela inclut les aquariums, les musées, les centres scientifiques des organismes de bienfaisance et des établissements éducatifs non-gouvernementales et des organisations.

Cet appel à la solidarité des acteurs du monde scientifique de la mer - aquariums, musées, centres scientifiques, établissements éducatifs non-gouvernementaux et des organisations de bienfaisance – est relayé par Michel Valette co-président du Réseau mondial.

Les entretiens Science et Ethique et son blog s’associent bien entendu à cet élan.

Rappelons en effet que les entretins sont depuis de nombreuses années partenaires de toutes la communauté des acteurs de la mer de des océans et des acteurs scientifiques notamment.
Les entretiens se déroulent d’ailleurs chaque année à Océanopolis-Brest, un des acteurs majeurs dans ce domaine.

Vous pouvez vous associer à cette mobilisation de solidarité en envoyant vos dons à :

The· Northeastern Japan Earthquake and Tsunami Relief Fund créé par The Ocean Policy Research Foundation et The Nippon Foundation, partenaires du Forum Global et du Réseau Océan Mondial.



Donate for Japan mis en place par la World Association of Zoos and Aquariums et the Japanese Association of Zoos and Aquariums.









Contacts : World Ocean Network / Réseau Océan Mondial

c/o Nausicaá, Centre National de la Mer
 Boulevard Sainte Beuve – BP 189 – 62203 Boulogne-sur-Mer Cedex France

Téléphone : 33 (0) 3 21 30 99 99 – Fax : 33 (0) 3 21 30 93 94

Website: www.worldoceannetwork.org

Article RH / BB 3B Conseil
Sources : Réseau Océan Mondial

dimanche 23 décembre 2007

Nucléaire civil : Toshiba miniaturise un réacteur

TOKYO - 23/12/07 : Toshiba, un des leaders mondiaux dans le domaine des hautes technologies vient de mettre au point un réacteur nucléaire à usage civil d'une taille 100 fois inférieure à la taille standard. Ce mini réacteur nucléaire présenté sous le nom de "Micro Nuclear" est destiné à équiper de grands bâtiments, des blocs d'habitations collectives ou certains bâtiments institutionnels. Utilisant une nouvelle technologie s'appuyant sur l'emploi du lithium-6, ce réacteur domestique est présenté par Toshiba comme pouvant fonctionner automatiquement pendant 40 ans en produisant une électricité autour de 0,5 dollar du Kilowatt. Toshiba pense commercialiser ce type de réacteur dans le courant de l'année 2008 au Japon et en 2009 en Europe et aux Etats-Unis.

samedi 22 décembre 2007

Le Japon renonce à tuer les baleines à bosse

TOKYO (AFP) - 22/12/07 - Le Japon a annoncé vendredi qu'il renonçait à reprendre la chasse aux baleines à bosse, abandonnée depuis quatre décennies, à la suite d'une campagne de protestations internationales dirigée par l'Australie. Cette décision, exceptionnelle de la part du Japon qui n'avait jusqu'ici jamais fait de concession en matière de chasse à la baleine, constitue une victoire pour le nouveau gouvernement de gauche australien du Premier ministre Kevin Rudd.
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