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mardi 21 décembre 2010

"2010 : Année de la biodiversité", vue par le Professeur Michel Glémarec







A quelques jours de la fin de l’Année internationale de la biodiversité 2010 qui a vu BMO promue Brest capitale maritime de la biodiversité, nous publions ici la vision du Professeur Michel Glémarec - professeur honoraire d'Océanographie biologique à l'Université de Bretagne Occidentale (UBO) à Brest, est créateur du laboratoire d'océanographie biologique, associé au CNRS.

Michel Glémarec qui est un des plus éminents spécialistes de la biodiversité du littoral et qui fut un des experts dans le procès de l’Amoco Cadiz devant les tribunaux américains, s’attache aussi à transmettre cette passion des sciences dans le domaine de la mer à tous les publics.
A ce titre il préside l’Association pour la Promotion de l’Ethique des Sciences et Technologies pour un Développement Durable (APESTDD) qui porte les journées Science et Ethique découverte à l’intention des scolaires du Finistère et des Côtes d’Armor.

Il est par ailleurs l’auteur d’un remarquable ouvrage " La biodiversité du littoral vue par Mathurin Méheut", publié cette année aux éditions du Télégramme.

Ainsi, dans son livre qui mêle art et science, Michel Glémarec réorganise l'œuvre de Mathurin Méheut pour la présenter par habitat. Les peintures de Méheut présentent les caractéristiques de ces milieux avec les différentes espèces, les couleurs contrastées et les mouvements des algues... Au total 140 dessins, dont 50 planches en couleurs, reproduisant plus de 160 espèces.

Relire les articles du blog du 17/02/2010 , du 15/11/2010




2010 : Année de la biodiversité. De quoi s’agit-il ? ou Comment intéresser le citoyen sans nécessairement le culpabiliser ?

" Le terme de biodiversité reste quelque peu ésotérique. Inventé en 1985 il n’est apparu qu’en 1992 lors du Sommet de la Terre à Rio de Janeiro. Certains objectifs destinés à protéger la biodiversité devaient être atteints en 2010 mais devant l’impossibilité de les réaliser les échéances sont repoussées à 2020. Si la biodiversité est bien le « tissu vivant de la planète » il est évident que ce terme a été galvaudé en fonction des spécialisations des scientifiques concernés, systématiciens, généticiens, écologistes... sans compter les autres disciplines qui s’en sont emparé ainsi que les médias. Le risque est bien de voir l’année 2010 considérée plus comme une échéance alors qu’elle doit être une étape dans l’évaluation de l’érosion de ce « tissu vivant ».

Avant de culpabiliser tout citoyen qui, homme de bonne volonté, est sensibilisé au problème il est nécessaire de préciser de quoi l’on parle tout en l’intéressant au milieu naturel qu’il connaît, qui lui est proche. Le littoral breton offre ainsi nombre d’exemples marins qui interpellent le professionnel de la mer comme le promeneur.

La biodiversité est dite spécifique lorsque l’on compte les espèces dans un secteur donné, il s’agit de la richesse spécifique. Si toutes les formes de vie sont recensées on est face à de milliards d’espèces dont beaucoup sont encore à décrire. Les espèces sont composées de variétés génétiques et de nouveaux outils de biologie moléculaire repoussent les limites de cette diversité. Tout cela reste bien hermétique, les systématiciens en charge de décrire les nouvelles espèces ne sont plus formés, ce type de biodiversité pourrait donc s’amenuiser sans que personne ne s’en aperçoive. Les recherches de nouvelles molécules pour résoudre les problèmes de santé humaine sont activement recherchées, bactéries, algues, animaux marins de toutes sortes sont mis à contribution. Le principe de précaution est donc le mot clé pour sauvegarder ce patrimoine qui pourrait être utilisé dans un avenir mal cerné aujourd’hui.

La biodiversité écologique a deux aspects :

Le premier repose sur la reconnaissance d’habitats différents, parois rocheuses, vasières des estuaires, plages sableuses, vastes étendues de graviers… et cette diversité est la plus élevée qui soit en Bretagne aux confins de deux mers, la Manche et le Golfe de Gascogne. Leurs caractéristiques hydrodynamiques sont différentes et par là bien d’autres caractéristiques sédimentaires notamment. Dans le contexte européen 25 grands habitats peuvent ainsi être reconnus, il en va bien différemment sur les côtes d’Aquitaine ou également en baie du Mont-Saint-Michel au paysage monotone sous cet aspect. Certains des habitats bien connus en Bretagne sont de véritables « pompes à diversité » grâce à la complexité architecturale qu’ils présentent, ce sont les herbiers, les bancs de maërl, les étendues rocheuses….

Le deuxième aspect concerne le nombre d’habitants de ces habitats. Réunis en peuplements les individus appartenant à différentes espèces et groupes alimentaires ont développé entre eux des rapports de coexistence qui autorisent une certaine permanence temporelle de ces communautés. L’analyse des échanges de matière entre les différents niveaux alimentaires (trophiques) introduit la notion d’écosystème, c'est-à-dire la biodiversité fonctionnelle. Supprimer un maillon de la chaîne, éliminer trop de prédateurs qui contrôlent le système, c’est introduire un dysfonctionnement.

L’érosion de la biodiversité peut se traduire très simplement par la disparition de l’habitat. C’est le cas des bancs de maërl, symbole d’une diversité spécifique et fonctionnelle maximales, qui sont devenus un habitat relique en Bretagne. Ceci par prélèvement direct pour différents usages ou par recouvrement par une couche de vase dans le sud de la Bretagne ou en rade de Brest. Sur ce même site la construction du port militaire s’est faite au détriment d’un vaste espace sableux et de la faune correspondante. L’exploitation d’agrégats marins concerne aussi les accumulations de sable dunaire. Cet habitat n’héberge jamais une faune diversifiée, ce n’est parfois qu’une seule espèce de mollusque consommée par son prédateur habituel le turbot, c’est aussi l’habitat du lançon espèce qui est un appât recherché par la pêche récréative et professionnelle. Si la biodiversité ne peut être un argument pour protéger ces dunes l’impact économique en est un.

En baie de Morlaix , les cordiers roscovites au nombre de 5 à 7 ont, dés le début du 20ème siècle, exploitaient les populations de Sélaciens (ange de mer, aiguillat, émissole, pocheteaux, torpille…). En amenuisant le rôle de ces grands prédateurs, on assiste au développement des poissons de la famille des Gadidés (lieu, morue, julienne…), mais qui se raréfient aujourd’hui. L’exploitation s’est donc déplacée vers un niveau inférieur ce qui induit des modifications de l’ensemble de l’écosystème et de sa biodiversité fonctionnelle. Le bar était ainsi beaucoup moins abondant, il y a quelques décennies.

L’apparition d’une marée verte traduit l’impossibilité pour les petits crustacés herbivores de consommer toute cette masse végétale. Celle-ci en formant des tapis épais au fond des anses affectées modifie considérablement les conditions de vie des crustacés concernés.

Lors d’une marée noire telle celle de l’Amoco Cadiz la toxicité du pétrole a entraîné une très forte mortalité des espèces les plus sensibles comme les crustacés prédateurs. On assiste durant 2 à 3 ans à la prolifération d’espèces liée à l’excès de matière organique, mais cet accroissement de diversité ne favorise en rien le bon fonctionnement du système qui n’est guère contrôlé. Seul le retour des prédateurs en quantité adéquate sera la garantie du bon fonctionnement du système 6 à 8 années après l’accident.

Depuis quelques années des espèces introduites à partir de contrées plus chaudes que la Bretagne ont un comportement invasif au détriment des espèces indigènes. Ces invasions sont favorisées par l’amenuisement d’une ressource au niveau alimentaire correspondant. En rade de Brest la surexploitation des Coquilles Saint Jacques a libéré de la place pour les Crépidules Les exemples ne manquent pas. Au niveau de la pêche dans le Golfe de Gascogne l’apparition et le développement d’espèces « exogènes », ou d’affinité plus chaude, ont été favorisés par la surexploitation de prédateurs comme le merlu. Chez les peuplements d’invertébrés ces témoins d’un réchauffement climatique sont beaucoup plus discrets, quelques espèces limitées au Golfe de Gascogne et à l’Iroise tentent de gagner la Manche.

Ces quelques exemples montrent combien cette biodiversité fonctionnelle évolue dans le temps, elle est dynamique. Malgré une forte exploitation, il y aura toujours du poisson dans la mer, ce ne sera pas les mêmes espèces qui seront concernées et les conséquences économiques sont toujours difficiles à appréhender. Dans un pays comme la Bretagne où l’oralité prend toute sa place, il est aisé de faire comprendre que la défense de la biodiversité, une fois bien définie, est une cause défendable auprès du citoyen qui se sent ainsi concerné.
Tout cela nécessite information et pédagogie. Tourner un caillou sans le remettre en place un jour de grande marée c’est perturber le peuplement sous-jacent pour plusieurs années, c’est aussi modifier temporairement le paysage en voyant les algues vertes remplacer les algues brunes. Passer d’un camaïeu de bruns au vert homogène cela ne présage rien d’encourageant pour la bonne santé du littoral et pour sa biodiversité fonctionnelle."
Professeur Michel Glémarec.

Pour aller plus loin retrouver les différentes interventions de Michel Glémarec aux entretiens Science et Ethique



2006 : La biodiversité du littoral :
Session : TR1 : La biodiversité des habitats littoraux, histoire et évolution
Intervention : Vivre contre ... ou avec la nature ? selon Robert Barbault
Session : TR 4 : Place du citoyen et des élus dans les prises de décision
Intervention : Présidence


2005 : Le littoral et les avancées scientifiques :
Session : TR 1 : Un littoral, des approches diversifiées
Intervention : Les habitats côtiers et les types d’utilisation du littoral : la vision des naturalistes





2002 : Milieux Extrêmes d’un monde à l’autre, Terre, Mer et Espace :
Session : Rappel historique : Brest du port de guerre au pôle d'excellence scientifique
Intervention : Discours d'Ouverture
Session : TR 1 : Éthique et centres de recherche - Responsabilité scientifique, sociale et environnementale
Intervention : Discours
Session : Conclusion de Michel Glémarec
Intervention : Conclusion et synthèse

2000 : Vagues de pollution, impacts et prévention :
Session : TR1 : Vingt mille barils sous les mers, Science, politique et marées noires
Intervention : Discours de Michel Glémarec


Article RH 3B Conseils
Sources : CG29 / Michel Glémarec / entretiens Science et Ethique
photo Christine Naud

lundi 15 novembre 2010

La biodiversité littorale à l'Institut océnographique de Paris


C'est dans le cadre des Conférences de l'Institut océanographique de Paris, que le professeur Michel Glémarec, auteur du remarquable ouvrage " La biodiversité du littoral vue par Mathurin Méheut" interviendra le mercredi 17 novembre à 19h30 (grand amphithéâtre - 195, rue Saint-Jacques - Paris Vè - entrée libre). Relire l'article du 17/02/210.

Il y a un siècle, Mathurin Méheut, artiste peintre, avait mis en scène les espèces qu'il voyait sur la côtes de Roscoff avec les conseils de scientifiques de la Station biologique de Roscoff.

Celles-ci sont magnifiquement illustrées par Méheut dans « l’Etude de la mer » publiée en 1913. Cette œuvre remarquable est revisitée, valorisée, parce qu’elle apparaît au grand jour pour illustrer les aspects écologiques de ce qu’est la biodiversité littorale.

Révéler la Biodiversité littorale, c’est d’abord reconnaître les habitats caractéristiques de nos mers à marée en milieu tempéré. Leur définition, dans un cadre scientifique à l’échelle européenne, tient compte des avancées récentes de l’écologie marine.
Ces milieux permettent la cohabitation de nombreuses espèces végétales et animales.

Ainsi, dans son livre (éditions du Télégramme) qui mêle art et science, Michel Glémarec réorganise l'œuvre de Mathurin Méheut pour la présenter par habitat. Les peintures de Méheut présentent les caractéristiques de ces milieux avec les différentes espèces, les couleurs contrastées et les mouvements des algues... Au total 140 dessins, dont 50 planches en couleurs, reproduisant plus de 160 espèces.


Pour Michel Glémarec, la biodiversité se mesure en nombre d'espèces évidemment mais pas seulement. Il est important de les replacer dans leur habitat. Ainsi au moment de la traduction dans les textes français de la Directive européenne Natura 2000, Michel Glémarec a travaillé à la définition, dans un cadre scientifique et à l'échelle européenne, de ces habitats marins.
Ce travail a permis d'identifier par la suite les habitats "fragiles" ou "menacés" et ainsi de pouvoir définir des "zones Natura 2000" au sein desquelles vont être mis en place des plans de gestion.


Michel Glémarec professeur honoraire d'Océanographie biologique à l'Université de Bretagne Occidentale (Brest), est le créateur du laboratoire d'océanographie biologique, associé au CNRS.
Parmi ses nombreuses fonctions et combats, il est notamment intervenu sur les questions écologiques liées aux marées noires. Il fut notamment un des experts dans le procès de l'Amoco devant les tribunaux américains.


Michel Glémarec est également président d'honneur des entretiens Science et Ethique au cours desquels il est intervenu deux fois sur des thématiques autour de la biodiversité littorale :

- en 2005, avec une intervention sur "Les habitats côtiers et les types d'utilisation du littoral : la vision des naturalistes"
.
- en 2006, avec une intervention sur "Vivre contre... ou avec la nature ? selon Robert Barbault".

(photo : Professeurs Michel Ricard et Michel Glémarec aux entretiens 2010)

Il consacre également beaucoup de temps à diffuser son savoir et la culture scientifique auprès des jeunes avec les Journées Science et Éthique découverte, en qualité de président de l'Association pour la Promotion de l'Ethique des Sciences et Technologies pour un Développement Durable (APESTDD).

Article RH 3B Conseils

Sources : Institut océanographie / entretiens Science et Ethique
photo : Christine Naud

vendredi 7 mai 2010

Idée de sortie pour le week-end du 8 mai : «La mer en livres»



La cinquième édition du salon du livre du Conquet, organisée par l'association "La mer en livre" accueille durant deux jours, ce week-end des 8 et 9 mai, 39 auteurs qui parlent de la mer, avec Georges Fleury (55 ouvrages) comme invité d'honneur.


Parmi les auteurs présents Louis Brigand et Michel Glémarec dont nous avions précédemment signalé les excellents ouvrages.

L'accent est plus particulièrement mis sur l'histoire et la mémoire, mais les romanciers, les poètes et les auteurs pour enfants seront également présents, de même que les écrivains qui s'intéressent au monde de la pêche, à la nature, aux plantes des dunes ou aux mammifères marins.

Quatre conférences sont au programme du salon : notre invité d'honneur, Georges FLEURY sur " De Gaulle, de l'enfance à l'appel du 18 juin" ; "Contrebande et surveillance maritime en Bretagne", par Albert LAOT, ancien Directeur Interrégional des Douanes ; "Les Mousses, de Colbert à nos jours", par Michel GIARD, écrivain de la mer ; "La biodiversité littorale vue par Mathurin Méheut", par Michel GLEMAREC, professeur honoraire à l'Université de Bretagne Occidentale ; et "La Bretagne aux quatre saisons", par François de BEAULIEU.

Le salon propose également la découverte de la mer au travers des livres avec des ateliers, des expositions, une animation…



«La mer en livres», espace Tissier, sous-sol de la mairie du Conquet. Entrée gratuite.

Renseignements au 02.98.89.02.63 ou sur www.la-mer-en-livres.fr

Sources : la mer en livre / RH, CL - 3B Conseils

vendredi 30 avril 2010

Conseils de lecture pour le week-end du 1er mai…..

"Encyclopédie du littoral"
Sous la direction de Jean-Pierre Abraham (Editions Actes Sud, 2010)


Pour parler du rivage, le Conservatoire du littoral et les éditions Actes Sud ont fait appel pendant près de quinze ans à des journalistes, des écrivains, des géographes, des paysagistes, des historiens, des philosophes, des militants associatifs, des randonneurs, des navigateurs habitués des fortes houles, des mordus de sable et de vent... 
La présente encyclopédie est donc une aventure.


Ils ont sollicité de très nombreux illustrateurs, dont on ne cesse d'admirer le talent. Chacun a raconté son rivage.
De ces récits, de ces itinéraires, de ces regards multiples sur un littoral pluriel il ressort, comme évidence, que le rivage est un patrimoine commun qu'il nous appartient collectivement de protéger.


Le Conservatoire du littoral, en 2010, c'est 135 000 hectares acquis depuis 1975, plus de 600 sites ouverts au public, réhabilités, entretenus et désormais inaliénables, 12 % du linéaire côtier protégé pour le seul rivage métropolitain, des milliers d'actes notariés, d'innombrables négociations, mais aussi d'exceptionnelles rencontres et, à travers elles, d'inoubliables histoires de complicité et d'amitié partagées.




« La Biodiversité littorale vue par Mathurin Méheut »
textes du Pr Michel Glémarec (Editions Le Télégramme, 2010).


Révéler la Biodiversité littorale, c’est d’abord reconnaître les habitats caractéristiques de nos mers à marée en milieu tempéré. Leur définition, dans un cadre scientifique à l’échelle européenne, tient compte des avancées récentes de l’écologie marine.
Ces milieux permettent la cohabitation de nombreuses espèces végétales et animales.

Il y a un siècle, Mathurin Méheut, artiste peintre, avait mis en scène les espèces qu'il voyait sur la côtes de Roscoff avec les conseils de scientifiques de la Station biologique de Roscoff.

Celles-ci sont magnifiquement illustrées par Méheut dans « l’Etude de la mer » publiée en 1913. Cette œuvre remarquable est revisitée, valorisée, parce qu’elle apparaît au grand jour pour illustrer les aspects écologiques de ce qu’est la biodiversité littorale.

Ainsi, dans son livre qui mêle art et science, Michel Glémarec réorganise l'œuvre de Mathurin Méheut pour la présenter par habitat. Les peintures de Méheut présentent les caractéristiques de ces milieux avec les différentes espèces, les couleurs contrastées et les mouvements des algues...


Pour Michel Glémarec, la biodiversité se mesure en nombre d'espèces évidemment mais pas seulement. Il est important de les replacer dans leur habitat. Ainsi au moment de la traduction dans les textes français de la Directive européenne Natura 2000, Michel Glémarec a travaillé à la définition, dans un cadre scientifique et à l'échelle européenne, de ces habitats marins.
Ce travail a permis d'identifier par la suite les habitats "fragiles" ou "menacés" et ainsi de pouvoir définir des "zones Natura 2000" au sein desquelles vont être mis en place des plans de gestion.


Michel Glémarec professeur honoraire d'Océanographie biologique à l'Université de Bretagne Occidentale (Brest), est également président d'honneur des entretiens Science et Ethique au cours desquels il est intervenu deux fois sur des thématiques autour de la biodiversité littorale :

- en 2005, avec une intervention sur "Les habitats côtiers et les types d'utilisation du littoral : la vision des naturalistes"
.
- en 2006, avec une intervention sur "Vivre contre... ou avec la nature ? selon Robert Barbault".


Sources : Editions Actes Sud / Editions du Télégramme / RH - 3B Conseils

lundi 15 mars 2010

Conférence à l'IUEM sur la biodiversité du littorale



Révéler la Biodiversité littorale, c’est d’abord reconnaître les habitats caractéristiques de nos mers à marée en milieu tempéré. Leur définition, dans un cadre scientifique à l’échelle européenne, tient compte des avancées récentes de l’écologie marine.
Ces milieux permettent la cohabitation de nombreuses espèces végétales et animales.

Celles-ci sont magnifiquement illustrées par Mathurin Méheut dans « l’Etude de la mer » publiée en 1913, après un séjour de l’artiste durant deux années à Roscoff. Cette œuvre remarquable est revisitée, valorisée, parce qu’elle apparaît au grand jour pour illustrer les aspects écologiques de ce qu’est la biodiversité littorale.


L’ouvrage « La Biodiversité littorale vue par Mathurin Méheut », textes du Professeur Michel Glémarec (Editions Le Télégramme, janvier 2010) est une alliance unique de l’art et de la science.


Une conférence de Michel Glémarec, professeur honoraire d'océanographie biologique à l'université de Bretagne Occidentale, le mercredi 17 mars à 13h – amphitéatre A de l’IUEM : "La biodiversité littorale vue par Mathurin Méheut".

Cette conférence sera suivie d'une séance de dédicaces de son ouvrage.





Michel Glémarec est également président d'honneur des entretiens Science et Ethique au cours desquels il est intervenu deux fois sur des thématiques autour de la biodiversité littorale :

. en 2005, avec une intervention sur "Les habitats côtiers et les types d'utilisation du littoral : la vision des naturalistes"
.
en 2006, avec une intervention sur "Vivre contre... ou avec la nature ? selon Robert Barbault".


Enfin, Michel Glémarec est président de l’Association pour la promotion de l’éthique des sciences et technologies pour un développement durable (APESTDD) qui soutient les entretiens Science et Ethique et développe le volet pédagogique des Journées Science et Ethique découverte qui s’adressent aux scolaires en Finistère et en Côtes d’Armor.

Sources : IUEM / RH - 3B Conseils