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vendredi 15 janvier 2010

Réchauffement climatique : où en sommes-nous après Copenhague ?






Aboutissement d'un long processus au cours duquel les scientifiques du Groupe d'Experts Intergouvernemental sur l'évolution du Climat  GIEC ont joué un rôle essentiel, la Conférence des Nations Unies sur le climat à Copenhague - malgré des résultats bien en deçà des espérances -  doit constituer un point de départ vers un mode de développement de plus en plus sobre en carbone.

Jean Jouzel*, climatologue - Laboratoire des Sciences du Climat et de l'Environnement / Institut Pierre-Simon Laplace -, vice-président du GIEC  et prix Nobel de la paix 2007, tirera les conclusions  au cours d'une conférence à l'Espace de sciences de Rennes - Salle de conférences Hubert Curien - 26 janvier 2010 à  20h30 (renseignements /  réservation conseillée :  02 23 40 66 00).

Un bilan des résultats du GIEC et un regard sur ceux de Copenhague seront au coeur de cette présentation, au cours de laquelle des points plus proches de notre vie de chaque jour, Grenelle de l'environnement et contribution climat-énergie (la taxe carbone), seront également abordés.

Un bilan des résultats du GIEC et un regard sur ceux de Copenhague seront au coeur de cette présentation, au cours de laquelle des points plus proches de notre vie de chaque jour, Grenelle de l'environnement et contribution climat-énergie (la taxe carbone), seront également abordés.

Quelques semaines après la conférence "Climat" de Copenhague, nous saurons mieux quel sort les décideurs politiques réservent au futur de notre Planète en matière de réchauffement climatique.

* Jean Jouzel est membre fondateur du Cercle Polaire






Cette question du changement climatique, des impacts sur les océans et des énergies de la mer comme une réponse à la limitation des gaz à effet de serre a été l’axe central  des derniers entretiens Science et Ethique 2009 .

Ainsi de nombreuses populations verront dans les prochaines décennies, une modification radicale de leur environnement littoral avec son corollaire la nécessité soit de « reculer »  leur lieu de résidence ou de migrer totalement… les réfugiés climatiques  sont déjà une réalité… ils seront à terme 250 millions.

Relire également l'article du 7/12/2009 "  Pouvoirs et démocratie en Bretagne à l’épreuve du changement climatique à l’horizon 2030"

Retrouver l'intervention de Michel Rocard aux entretiens Science et Ethique 2009 sur la contribution énergie climat (taxe carbone).

 Consulter également les articles parus sur l'arctique et le changement climatique  sur le blog  Défense et Environnement, une nouvelle manière de penser.


Sources : Espace des Sciences / Entretiens Science et Ethique / RH - 3B Conseils.

lundi 7 décembre 2009

Pouvoirs et démocratie en Bretagne à l’épreuve du changement climatique à l’horizon 2030




Alors que s’ouvre aujourd’hui à Copenhague, la Conférence des Nations-Unies  sur le climat  à Copenhague et que les  « tractations » entre Etats s’intensifient afin de parvenir à des objectifs et des engagements chiffrés des pays industrialisés ou en fort développement, les régions s’impliquent elles aussi dans les réflexions engagées dans le cadre de ce processus de négociations.


C’est ainsi que la Bretagne s’investit depuis longtemps sur ces problématiques du climat, de l’énergie et de la gouvernance, comme en témoigne l’organisation avec les Nations Unies, en 2008 du premier Sommet mondial des régions sur le changement climatique  à Saint Malo. De même, elle a soutenu en octobre dernier  à Brest les 13èmes entretiens Science et Ethique consacrés aux énergies de la mer et le changement climatique.


 
Après la table ronde « de l’information à la décision politique » , présidée par M. Réza Salami , conseiller général du Finistère en charge de l’enseignement supérieur et de la jeunesse et adjoint au  maire de Brest chargé des affaires  internationales lors des  entretiens Science et Ethique, dans la  même ligne le Conseil économique et social régional de Bretagne (CESR)   publie une étude fort  intéressante.
 


 
Quelles seront, en 2030, les marges de manœuvre des différents pouvoirs en Bretagne dans leur lutte contre le changement climatique mais aussi pour en affronter les effets ?
 
L'étude du  CESR " Pouvoirs et démocratie en Bretagne à l'épreuve du changement climatique, à l'horizon 2030",  dont les rapporteurs sont  Gilbert Blanchard et Jean-Luc Le Guellec, nous projette dans différents futurs possibles. Certains d'entre eux sont en rupture avec la situation présente. Selon que la gouvernance mondiale et nationale sera de type autoritaire ou plutôt de type « démocratie participative », selon que les crises traversées seront plus ou moins nombreuses et graves, selon que les comportements collectifs et individuels accompagneront ou non les changements, selon que le réchauffement se poursuivra tendanciellement ou s'accélèrera..... l'étude montre que l'exercice du pouvoir et de la démocratie en Bretagne sera affaibli ou renforcé.
Avec des conséquences significatives sur la capacité de la Région à « atténuer » ou à « s'adapter » aux effets du réchauffement climatique.

Les scénarii décrits dans cette étude interpellent citoyens et décideurs politiques sur les enjeux qui affecteront la Bretagne en lien avec le changement climatique. L'étude ouvre des pistes de réflexion tout en suscitant des questionnements.

Quelle démarche pour cette étude ?

Cette étude est le résultat d'un travail collectif, qui a impliqué les membres de la Section « prospective » (des conseillers économiques et sociaux et des personnalités extérieures), mais aussi d'autres personnes auditionnées ou contactées.

Ces nombreux échanges, avec des discussions, des débats... ont permis aux membres de la Section de se faire une opinion des différentes problématiques en jeu, puis de faire des hypothèses concernant les évolutions possibles à l'horizon 2030. Les membres de la Section ont ensuite construit plusieurs scénarios en les fondant sur des jeux d'hypothèses, et en discutant de leur mise en cohérence...

Une illustration du travail : le scénario « un pilote pour la planète »

Dans ce scénario, on est en 2030. Il s'est produit, en plus de la crise climatique, une série de crises énergétique économique et financière, alimentaire... Cet enchaînement a suscité une nouvelle gouvernance mondiale, pilotée par un « G30 ». A la différence d'un G192 (ONU), cette gouvernance n'est pas très démocratique  : les pays pauvres, en particulier, n'ont pas grand-chose à dire. Le scénario décrit donc une dérive autoritaire, avec un centre décisionnaire très éloigné du « local » : les décisions « tombent d'en-haut ».  Le scénario imagine que ce  G30 va gérer les conséquences macro-économiques du changement climatique comme les flux migratoires, par référence aux « réfugiés climatiques »  - qui, en 2030, ont acquis un statut juridique (ce qui est une autre hypothèse).

Et que devient la Région dans ce scenario ?

Dans ce scénario, l'Etat relaie les décisions du G30, lui aussi de façon autoritaire. Les marges de manœuvre de la Région et des autres autorités locales sont réduites. Même si elle est moins directement touchée que d'autres régions, il n'empêche que la Bretagne doit faire face à des défis liés au changement climatique : l'afflux massif de nouveaux arrivants (réfugiés climatiques, arrivants venant du sud de la France), les risques liés aux impacts du changement climatique sur la mer et le littoral (en 2030, le niveau de la mer s'est élevé accroissant le risque d'érosion, de submersion des zones basses, de salinisation des nappes phréatiques littorales...), les conséquences sur les activités économiques (l'agriculture, la pêche, la foresterie, par exemple, ont du s'adapter)...

Quels sont les enseignements à tirer de ces différents scenarios pour la Région Bretagne?

10 enseignements qui sont avant tout des questionnements sont mis en avant. La problématique de l'adaptation, par exemple, parait insuffisamment prise en compte aujourd'hui. On parle de lutte contre le réchauffement climatique mais on ne parle pas ou très peu de l'adaptation aux impacts et autres conséquences du changement climatique. Il y a bien sûr de nombreuses raisons à cela... L'étude préconise donc la mise en place d'une observation des impacts en Bretagne et le développement d'études territorialisées (certaines sont en cours comme le projet de recherche « Climaster »).

Des leviers d'action ont également été identifiés à l'échelle régionale. Que ce soit pour atténuer les effets du changement climatique ou pour s'y adapter, il est nécessaire de favoriser la mobilisation de la société, par l'information, la sensibilisation, la formation, le développement de la culture scientifique... ce sont quelques uns des leviers que la Région est en capacité d'activer, et cela dès à présent.

Consulter le rapport  


Enfin, à Copenhague on suivra également avec intérêt l’action de Ronan Dantec  , vice-président de la communauté urbaine Nantes Métropole et co-président du groupe de travail climat d’Eurocities, réseau de villes européennes engagées dans la lutte contre le réchauffement climatique et qui représentera à Copenhague les collectivités locales.

Voir également l'article du blog défense et Environnement


Sources : CESR / Photo Christine Naud / RH – 3B Conseils

vendredi 20 novembre 2009

Interviews Thalassa de Michel Ricard et Brigitte Bornemann-Blanc des entretiens Science et Ethique

En marge de l'émission Thalassa du 13 novembre dernier, le Professeur Michel Ricard et Brigitte Bornemann-Blanc ont répondu aux questions de Bernard Dussol, rédacteur en chef

Nous publions ci-après ces deux entretiens


Trois questions à Michel Ricard, Président des entretiens Science et Ethique, Responsable du réseau universitaire pour le Bassin méditerranéen et les pays des Balkans.

1/ On constate en France une multiplication d'associations luttant contre l'implantation de champs éoliens offshore. Comment expliquez-vous cette résistance ?

Le problème de certaines associations est double : D'une part, elles n'ont pas une approche globale, transversale des questions abordées, et restent cantonnées dans des approches verticales; en outre, les contacts avec les instances décisionnaires que sont l'État et les collectivités sont limitées du fait d'une démarche trop souvent centralisatrice qui impose plus qu'elle ne propose. D'autre part, il existe encore trop souvent, chez les associations comme chez les autres parties prenantes de notre société, une crainte de perdre sa "clientèle" et sa visibilité en adhérant à des projets ou à des idées qui n'émanent pas directement d'elles : dans ces conditions, il est plus facile de s'opposer que de s'associer. Ces deux raisons expliquent que les démarches de concertation restent encore l'exception en France avec toutes les conséquences prévisibles parmi lesquelles le blocage de la construction des éoliennes offshore à Veullettes sur Mer (Basse-Normandie), par exemple, qui en est la meilleure démonstration.

2/Quelles sont les actions très concrètes qui permettent une sensibilisation du grand public au développement durable ?

Ces actions passent par l'éducation qui doit amener chacun à adopter de nouveaux comportements en accord avec le développement durable. Pour cela, il est primordial que les enjeux soient clairement présentés et expliqués au travers de démarches corrélées d'éducation, de formation et d'information. Ces démarches doivent amener progressivement chacun à une prise de conscience des enjeux présents et à venir. Les changements de comportements ne peuvent pas se décréter, ne peuvent pas être instantanément assimilés et c’est donc une démarche éducative permanente et multiforme, inscrite dans la durée qu’il convient de favoriser sachant que la seule sensibilisation ne peut suffire à atteindre le but recherché.

Malgré la nécessité d'adopter, dans les délais les plus brefs, des changements de comportement cette éducation doit reposer sur des actions concrètes développées en partenariat au plan local, national et européen et en référence à un calendrier précis. Ces actions doivent être évaluées en permanence de manière à ce que les citoyens puissent connaître les avancées et rester mobilisés. Il est important, par exemple, de savoir si les consommations d'énergie baissent, de quelle façon et dans quels secteurs d'activité, et si la part des énergies renouvelables augmente comme cela est souhaité. Autre exemple : est-ce que les mesures visant à limiter les consommations de carburants fossiles où la production de déchets, donnent des résultats ? L'exemple des emballages montre bien que malgré la réglementation, tous les types d’emballages (pour l’alimentaire, l’électronique, les cosmétiques…) continuent d'envahir poubelles et déchetteries.

3/ Les ressources océaniques sont-elles à la base de bouleversements prévisibles dans notre futur quotidien ? Des exemples ?

Les ressources océaniques qui font l'objet d'une exploitation par l'Homme sont nombreuses, qu'elles soient biologiques ou minérales. Quelles que soient ces ressources, elles sont menacées par la surexploitation : les gisements minéraux connus seront épuisés dans les prochaines décennies. Quant aux ressources biologiques, de graves menaces pèsent sur elles en raison de la méconnaissance réelle ou voulue du fonctionnement des écosystèmes marins. En effet la surexploitation des ressources biologiques traditionnelles (poissons, mollusques, crustacés, algues) ne menace pas seulement directement ces ressources, mais toute la chaîne alimentaire à laquelle elles appartiennent ainsi que les sites qui les abritent et qui sont détruits malgré certaines protections en Europe par les engins de pêche (dragues, chaluts), sans oublier les multiples aménagements côtiers particulièrement destructeurs. Outre ces menaces nombreuses et graves qui résultent de la surexploitation, il faut considérer les conséquences de l'augmentation des gaz à effet de serre qui provoquent à la fois un réchauffement des eaux océaniques et une augmentation de l'acidité de ces eaux. Le réchauffement des eaux va avoir deux conséquences : d'une part, une baisse de la production végétale et animale des eaux de surface et, d'autre part, une migration des espèces vers des eaux plus froides et l'apparition de nouvelles espèces, ainsi qu'une perturbation des périodes de production.

Ces deux phénomènes se conjugueront pour causer un appauvrissement marqué des ressources océaniques avec une aggravation du contexte socio-économique. L'augmentation de l'acidité des eaux, causée par une augmentation de la quantité de CO2 atmosphérique capté par les océans, provoque des perturbations de la fixation du calcaire dissous dans les océans par les organismes comme le plancton, les mollusques (huîtres, moules,…), les algues calcaires (présentes dans les eaux tempérées) et les coraux. Ce phénomène entraînera également un appauvrissement des ressources océaniques exploitées par l'Homme et, au-delà, aura des conséquences sur l'environnement dont la portée ne peut pas encore être évaluée.

Propos recueillis par Bernard Dussol


Trois questions à Brigitte Bornemann-Blanc, 
de l’agence 3B Conseils et déléguée générale des entretiens Science et Ethique.


1/Est-ce que l’accumulation d’informations sur le thème du réchauffement climatique ne risque pas de lasser le public, voire de le démobiliser en partie ?

Si on dit parfois que trop d’informations tuent l’information, je pense au contraire qu’elles réveillent les consciences et que leur multiplication et surtout leur diversité constituent une chance. Les changements climatiques ont certes toujours existé dans les cycles d’évolution de notre planète comme dans l’histoire de l’Humanité. Nous avons cependant interféré dans les échelles de temps et ce fait est une résultante de l’activité humaine au cours du dernier siècle avec ses conséquences sur les peuples, la faune, la flore…


2/Comment trier à bon escient dans la multiplication des sources et dégager une information « juste » en-dehors de tout débat passionné ?

L’information « juste » ? Vaste débat… Je parlerais plutôt d’une information variée mais fiable. Pour cela il faut être en éveil, être curieux et avoir une formation au sens critique. Pour faire le tri, il faut d’abord aller vers des sites et des blogs de référence, parfaitement accessibles au grand public, réalisés par des journalistes, des experts, des artistes, des organismes scientifiques, des élus ou des ministères. Mais le rôle des médias demeure primordial. La responsabilité de l’auteur reste totale. Un débat passionné ne peut exclure les arguments et la controverse. Cela montre combien il est complexe d’émettre un avis et de prendre une décision. Mais aujourd’hui nous ne pouvons plus dire que nous ne savons pas.

3/De quels outils disposez-vous pour sensibiliser les élus et le grand public sur les grands enjeux de la planète ?

3B Conseils a créé deux manifestations « Science et Ethique » à Brest et « Défense et Environnement » à Paris. La première est spécialisée sur le monde de la mer, la seconde sur l’impact des activités de défense sur l’environnement. Ces conférences débats largement ouverts, réunissent à la fois des experts, des élus, des scientifiques, des ONG… en présence du grand public. Tous les débats sont filmés et accessibles gratuitement sur le web. C’est grâce à la confiance des intervenants d’abord, qui ne sont pas rémunérés pour intervenir, et aux soutiens des collectivités territoriales comme la Région Bretagne, le département du Finistère, la Ville de Brest et Brest métropole océane, le ministère de la défense et d’industriels que nous pouvons avoir cette démarche.

Propos recueillis par Bernard Dussol

Pour en savoir plus sur les énergies de le mer

Sources : Thalassa France3 / 3B Conseils

jeudi 12 novembre 2009

Les entretiens Science et Ethique à l'émission THALASSA : "Après nous le déluge ?"



Après l’émission « Ça va chauffer », diffusée en mai 2007 qui mesurait les risques que le réchauffement climatique faisait courir à la planète, Thalassa propose, à quatre semaines de la conférence des Nations-unies sur le climat, ce vendredi 13 novembre sur France3, une émission spéciale depuis Copenhague au Danemark : « Après nous le déluge ? ».

Thalassa dressera ainsi un état des lieux sur ce qui est fait et surtout sur ce qui reste à faire pour ralentir un processus inexorable. Pour qu’après nous, ce ne soit pas le déluge…

C’est une certitude, le réchauffement de la planète est en marche et le niveau de la mer va monter d’un mètre au minimum d’ici 2100.
Les émissions de gaz à effet de serre doivent impérativement baisser de moitié d’ici 2050.

Dans le cadre de cette émission spéciale, les entretiens Science et Ethique sont les invités de Thalassa avec l’interview de Professeur Michel Ricard, Président des entretiens Science et Ethique. Les entretiens avaient pour thème en octobre 2009 à Océanopolis-Brest : " l'Heure bleue : le changement climatique et les énergies de la mer".

L’année 2009 est capitale en matière de lutte contre le changement climatique. C’est en effet lors de la conférence des Nations Unies sur le changement climatique qui aura lieu du 7 au 18 décembre 2009 à Copenhague que les 187 pays signataires de la Convention sur le climat devront négocier l’après Kyoto en dégageant un accord pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre à partir de 2013.

L’heure n’est plus au bilan, il est à l’action !

La Commission européenne a déjà fixé des objectifs pour 2012 :
 les « 3 fois 20 ».
En effet, le paquet législatif "énergie-climat" a fait l'objet d'un accord politique entre les 27 chefs d'Etat et de gouvernement lors du Conseil européen de Bruxelles des 11 et 12 décembre 2008 avant d’être adopté par le Parlement européen et le Conseil des Ministres en décembre 2008.

Ce plan d'action qui entend mettre en place une politique commune de l'énergie et lutter contre le changement climatique vise à atteindre d'ici 2020, l'objectif ambitieux des "3 fois 20" :
- une réduction de 20% des émissions de gaz à effet de serre
- une amélioration de 20% de l'efficacité énergétique,
- une part de 20% d'énergies renouvelables dans la consommation d'énergie de l'UE.

Tels sont les enjeux de la conférence des Nations Unies sur le climat qui se tiendra à Copenhague en décembre prochain.

Pour l’humanité, c’est une occasion historique de se mesurer à un vrai  défi et de le résoudre de manière décisive, si l’on veut éviter que le changement climatique ne tourne au chaos climatique.

Nous vous invitons à suivre la diffusion de cette émission du 13 novembre à 20h35.

Retrouvez également sur le Web :
les 3 questions au Professeur Michel Ricard et à Brigitte Borneman, déléguée générale des entretiens et fondatrice de 3B Conseils sur le site de Thalassa

Sources : Thalassa – France3 / RH- 3B Conseils

jeudi 22 octobre 2009

Rencontre internationale de la FAO / PNUD à Brest « Territoires, agricultures, pêches et forêts face aux changements climatiques (21-22 oct. 2009)



En décembre 2009, les Etats membres de l’ONU se retrouveront à Copenhague pour finaliser les négociations en vue d’un accord post-Kyoto dans le cadre de la Convention-cadre des Nations Unies sur le changement climatique (CCNUCC)

Dans cette perspective Brest est depuis plusieurs jours le centre de discussions et de réflexions au travers des colloques organisés sur le changement climatique .

Après les 13 èmes entretiens Science et Ethique des 15 et 16 octobre derniers (créés et organisés par 3B Conseils) sur le thème : « l’Heure bleue : changement climatique et énergies de la mer » qui a permis de faire le point sur les avancées et la recherche scientifique en la matière , un nouveau colloque se tient ces 21 et 22 octobre au Quartz sous l’égide de la FAO avec le concours de Brest métropole océane. (BMO)

Cette rencontre internationale organisée par la FAO et le PNUD entre responsables des collectivités territoriales et des organisations professionnelles, sur le thème "Territoires, agricultures, pêches et forêts face aux changements climatiques : mieux comprendre les vulnérabilités pour mieux les anticiper"

En 2008, plusieurs événements ont attiré l’attention sur l’importance de l’agriculture, les pêches et les forêts dans les questions de changement climatique. L’agriculture, l’élevage, la pêche et les forêts sont responsables d’environ un tiers des émissions de gaz à effet de serre. Mais ils sont aussi un des éléments clef de la solution à ces problèmes au vu des nombreuses possibilités qu’ils offrent en matière d’adaptation et d’atténuation aux changements climatiques.

C’est pour rappeler ce message que la FAO a organisé la « Conférence de haut niveau sur la sécurité alimentaire mondiale : les défis des bioénergies et du changement climatique » en juin 2008 à Rome. La conférence a recommandé dans sa déclaration finale d’accroître les investissements dans l’agriculture et la capacité de récupération des actuels systèmes de production alimentaire face aux défis du changement climatique.

En octobre 2008, la Journée mondiale de l’alimentation consacrée au même thème que la conférence de juin a permis de poursuivre les débats et faire le point sur ces questions au niveau national dans de nombreux pays.

En complémentarité des efforts des États et des organisations internationales, fin octobre 2008, le « Sommet mondial des Régions - Changement climatique : les régions en action » http://www.worldsummitofregions.org/ a permis d’associer le niveau de gouvernance des régions à la réflexion sur les changements climatiques. Ce sommet a été organisé par le Réseau des gouvernements régionaux pour le développement durable (Network of Regional Governments for Sustainable Development, nrg4SD) et la région Bretagne avec l'appui de la Conférence des régions périphériques maritimes d'Europe (CRPM)
qui regroupe près de 160 régions ayant en commun une façade maritime, particulièrement concernée par le problème du changement climatique.


C’est aussi dans ce cadre que le PNUD a créé ClimSAT à Brest, avec l’appui de la Région Bretagne, du Conseil général du Finistère et Brest métropole océane . Il s’agit d’un outil d'appui technique aux régions du monde pour les études territoriales de vulnérabilité au changement climatique.
ClimSAT étant d’ailleurs partenaires des entretiens Science et Ethique 2009.

Suite à la Conférence de juin 2008 et au Sommet d’octobre 2008, la FAO et le PNUD ont souhaité poursuivre la réflexion et les échanges d’expériences entre régions et acteurs locaux et internationaux sur cette articulation entre changements climatiques/sécurité alimentaire et régions.

La FAO se propose de rejoindre le partenariat lancé par le PNUD avec le PNUE. La FAO en association avec les réseaux nrg4SD, FOGAR et CRPM et avec l’aide du Centre PNUD ClimSAT souhaite faciliter la réflexion par l’organisation d’une rencontre autour du thème : « Territoires, agricultures, pêches et forêts face aux changements climatiques : mieux comprendre les vulnérabilités pour mieux les anticiper ».

L’événement est prévu les 21 et 22 octobre 2009 à Brest. Il précédera les Assises de la
solidarité internationale
également organisées à Brest par la Région Bretagne les 23 et 24 octobre 2009 sur les thèmes de la coopération et des problématiques des cultures alimentaires en Afrique de l’Ouest.



L’objectif de cette rencontre internationale :

L’objectif est de dynamiser la réflexion sur le caractère essentiel d’une alliance renforcée entre les gouvernements régionaux et les organisations professionnelles aux fins de relever le défi du changement climatique, en lien avec la recherche.

Elle a donc pour but de mettre autour d’une même table des représentants de régions et gouvernements régionaux, des représentants des organisations paysannes, de pêcheurs, de forestiers et autres acteurs locaux, de chercheurs et des représentants d’organisations internationales travaillant sur les questions de changement climatique et sécurité et sûreté alimentaires pour :

Cerner les contours des problèmes : importance des changements climatiques possibles ; identification des risques environnementaux en lien avec ces changements ; identification des dangers en matière de sécurité des aliments
Comprendre et discuter comment les professionnels agricoles, des pêches et de la forêt et leurs organisations réagissent, envisagent et abordent les problématiques liées aux nouveaux dangers induits par le changement climatique et perçoivent les mutations économiques et sociales à venir
Comprendre et discuter comment les collectivités territoriales abordent la mise en œuvre de politiques d’aménagement du territoire destinées à réduire l’exposition des secteurs sensibles au climat et les aider à opérer les mutations rendues nécessaires par le changement climatique et envisagent le travail en partenariat avec les organisations professionnelles concernées


Les messages de cette rencontre seront portés par les agences et les organisations de
Régions à Copenhague en décembre dans les discussions de la Conférence des Parties de la Convention-cadre des Nations Unies sur le changement climatique en vue d’un accord post- Kyoto. Ils constitueront également des contributions pour la préparation d’autres rencontres susceptibles d’alimenter et d’approfondir le dialogue, comme par exemple le « Sommet mondial sur la sécurité alimentaire » organisé par la FAO les 16 et 17 novembre à Rome ou le « Sommet des Régions du monde sur la sécurité alimentaire » organisé par le FOGAR et la CRPM qui se tiendra à Dakar, à l’invitation de M. Wade, Président de la République du Sénégal, les 18 et 19 janvier 2010.


C’est donc dans cette perspective que Brigitte Bornemann-Blanc, déléguée générale des entretiens Science et Ethique intervient au cours de la journée de 22 octobre pour présenter l’action et les recommandations pour Copenhague émises lors des entretiens Science et Ethique 2009 avec la mise en perspective des enjeux du changement climatique et les apports des énergies renouvelables de la mer comme une réponse participant à la réduction des émissions de gaz à effet de serre suivant les objectifs européens.

Le réchauffement climatique met en question tant l’avenir de la planète, de l’humanité et de l’ensemble des espèces que nos habitudes de vie, notre santé et l’aménagement de nos communes.
Quels que soient les efforts déployés en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre, des changements profonds sont désormais inéluctables

Aujourd’hui, nos consommations énergétiques au niveau mondial, sont actuellement assurées à 36 % par le pétrole, à 25 % par le charbon, à 22 % par le gaz naturel. En d’autres termes plus de 80 % de l’énergie consommée sur la planète provient des trois grandes énergies fossiles, polluantes et non-renouvelables.

Dès lors, la problématique de l’énergie et celle du changement climatique sont liées de façon indissociable et il faut agir à plusieurs échelons :
à l’échelon international car pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, nous avons à gérer un bien collectif , le climat qui appartient à plus de six milliards d’individus (neuf milliards vers 2050) ;
à l’échelon européen au travers de la décision de l’Union européenne de s’engager dans l’objectif des « trois vingt » à l’horizon 2020 : réduire de 20 % les émissions, améliorer de 20 % l’efficacité énergétique, porter à 20 % la part des énergies renouvelables ;
à l’échelon national, en affichant des objectifs encore plus ambitieux notamment au travers de grenelle de l’environnement, du grenelle de la mer et des investissements futurs qui pourraient être dégagés dans le cadre de l’emprunt national ;
à l’échelon régional et local enfin où les collectivités ont un rôle majeur à jouer dans la prise de conscience des populations, dans la mise en œuvre d’expériences pilotes et dans l’édification d’un futur énergétique exemplaire.


Voir le programme de la rencontre

Voir le programme et les vidéos des entretiens Science et Ethique 2009


Sources : PNUD / FAO / BMO / entretiens Science et Ethique / RH – 3B Conseils

mardi 20 octobre 2009

Succès des entretiens Sciences et Ethique 2009


Les 13èmes entretiens Science et Ethique ou le devoir de parole (créés et organisé par 3B Conseils) qui viennent de se dérouler les 15 et 16 octobre derniers à Océanopolis-Brest ont rencontré un vif succès.
31 intervenants se sont succédés durant deux jours devant un auditoire attentif, réactif, connaisseur et exigeant.

Plus de 220 participants ont suivi les exposés et participé aux débats d’une qualité exceptionnelle qui marque une fois de plus la place des entretiens dans le débat public entre les acteurs du monde scientifique, universitaire, les acteurs politiques, économiques, les associations et la population.

A cette occasion une interview exclusive de Michel Rocard, ancien Premier ministre, Ambassadeur des Pôles et Président de la Conférence des Experts sur la Contribution Climat Energie (CCE)a été diffusée le 16 octobre, lors des entretiens où il livre ses réflexions notamment sur la taxe carbone.
l'interview de Michel Rocard a ensuite été publiée dans Le Télégramme de Brest (édition du samedi 17 octobre)

Voir l'ensemble des entretiens en vidéo ICI


Les principaux sujets traités à Brest durant ces deux jours (15 et 16 octobre) à Océanopolis ont été :

L'enjeu géopolitique du changement climatique sur les pôles, notamment l’arctique,
Des recherches menées à Brest, en Bretagne, en Basse-Normandie, dans les Pays de la Loire et à la Seyne sur Mer avec des partenaires européens et internationaux,
Les actions menées par le ministère de la Défense, par les collectivités territoriales et locales pour diminuer les émissions de gaz à effet de serre et repenser leur stratégie d’aménagement de sites et de développement de territoire
La mise en discussion par les élus, avec les enseignants, les habitants, les scolaires… » de l’impact des avancées scientifiques pour l’éducation au développement durable « de l’information à la décision politique »
La problématique de financement, de législation, d’usages et de fiscalité pour les énergies renouvelables de la mer ainsi que le rôle encore prépondérant des énergies fossiles.

Voir ICI le programme complet des deux jours des entretiens Sciences et Ethique 2009

Contexte et enjeux :
La dépendance énergétique en hydrocarbures et les conséquences du changement climatique entraîné par les activités humaines apparaissent comme une menace pour l’Homme et la nature au XXI° siècle. Les ressources fossiles deviennent plus rares, plus chères et nécessitent aussi d’être présentes dans des pays de plus en plus convoités.

Les villes sont considérées comme les principales émettrices de gaz à effet de serre avec les énergies fossiles. De plus, le changement climatique est en marche, la banquise fond et la rapidité des conséquences sur l'environnement semble avoir été sous-estimée.

A Kyoto, l’Europe et de nombreux pays de la planète se sont engagés à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre d’ici 2020. En France, le Grenelle de l’environnement II et le Grenelle de la mer ont rappelé le rôle que pouvaient tenir les énergies renouvelables et notamment de la mer. L’ADEME a lancé un « fonds démonstrateurs » de 400 millions sur 4 ans.

Au niveau européen, la présidence suédoise va dans ce sens, et elle s'est fixée la priorité d’œuvrer pour qu’un nouvel accord sur le climat soit adopté au cours de la Conférence des Nations Unies qui se tiendra à Copenhague en décembre.
A deux mois du sommet sur le climat, le commissaire européen à la recherche, Janez Potocnik, vient de rappeler ce simple constat : l’Europe est aujourd’hui dépendante à 80% des énergies fossiles, une source majeure de gaz à effet de serre. Cela suppose de quasiment tripler les investissements annuels dans l’Union européenne, de passer de 3 à 8 millions d’euros pour les énergies renouvelables.
La Commission a calculé qu'il faudrait un financement public international de 22 à 50 milliards d'euros par an, chaque pays contribuant en fonction de sa part de responsabilité dans les émissions et de sa capacité financière. L'UE participerait à hauteur de 2 à 15 milliards par an d'ici à 2020. Le reste viendrait d'autres pays industrialisés et de pays en développement les plus avancés, comme la Chine et l'Inde.

La conférence qui se tiendra à Copenhague permettra de vérifier que les conséquences du réchauffement climatique est l’une des tâches les plus ardues auxquelles sont confrontés les chercheurs du monde entier travaillant sur le climat.

Les intervenants aux entretiens 2009 étaient :
voir leurs biographies ICI

- Sylvie Andreu, Producteur de l’émission « Vivre sa Ville » à France Culture.
- Jean-Paul Alayse, Conservateur d’Océanopolis.
- Agnès Baltzer, Enseignante-chercheur à l’Université de Caen.
- Juan Baztan, Chercheur et président du réseau Marine Sciences for Society.
- Jean-Marie Béchu, Directeur du Musée de la pêche de Concarneau et Président de l’Office du tourisme de Concarneau.
- Marc Bœuf, DCNS , responsable de la sous commission énergies marines Pôle mer Bretagne – PACA
- Brigitte Bornemann-Blanc, déléguée générale des entretiens, 3B Conseils.
- Anne Choquet, Enseignante-chercheur associée à l’AMURE – UBO.
- Alain Clément, Chercheur et Directeur de laboratoire Ecole centrale de Nantes.
- Hubert Coudurier, Directeur de l’information du Télégramme.
- François Cuillandre, Maire de Brest, Président de Brest métropole océane représenté par Alain Masson, 1er Vice-président de Brest métropole océane.
- Jean-Marc Daniel, Economiste, Directeur de la revue « Sociétal ».
- Jean-Michel Gauthier, Expert énergie, Associé Deloitte, fondateur de la Chaire Energie & Finance HEC-Deloitte.
- Lina Hansson, Project manager du projet EPOCA (European Project on Ocean Acidifacation - Laboratoire d'océanographie de Villefranche sur Mer).
- Gérald Hussenot, Secrétaire général du Comité régional des pêches de Bretagne
- Jérôme Jourdain, Etudiant Master Egel IUEM-UBO.
- Raymond Laë, Chercheur au Centre IRD de Bretagne.
- Martial Laurans, Chercheur à IFREMER Brest.
- Jean-Michel Maingain, Directeur de la gestion Fédéral Finance.
- Raymond Mellaza, Maire de Lanildut.
- Janick Moriceau, Vice présidente du Conseil régional Bretagne chargée de la mer, Présidente d’AGLIA (Association du Grand Littoral Atlantique).
- Tiphaine Pennarun, Etudiante Master Egel IUEM-UBO.
- Marianne Piqueret, Chef du bureau Activités Maritimes développement durable, au sein de la division d'Actions de l’Etat en mer, Préfecture Maritime Atlantique.
- Jean-Pierre Quignaux, Expert innovation, Conseiller auprès de M. Claudy Lebreton, Président du Conseil Général des Côtes d’Armor
- Alain Retière, Coordinateur de ClimSAT – PNUD
- Professeur Michel Ricard, Président des entretiens Science et Ethique, Responsable du Réseau des Universités des pays méditerranéens, ancien Président du Conseil national du Développement durable
- Michel Rocard, ancien Premier ministre, Ambassadeur des pôles, Président de la Conférence des Experts sur la Contribution Climat Energie (CCE)
- Frédéric Roulleau, Adjoint au chef du bureau environnement, Ministère de la défense (DMPA/SDP/ENV)
- Réza Salami, Conseiller général du Finistère chargé de l’enseignement supérieur et de la jeunesse, maire adjoint de la Ville de Brest, chargé des affaires internationales.
- Sabrina Speich, Chercheur au Laboratoire de Physique des Océans, LPO-IUEM-UBO
- Ingénieur général René Stephan, Directeur de la sous-direction du patrimoine, Direction du Patrimoine, de la direction de la mémoire, du patrimoine et des archives (DMPA), il a en charge l’ensemble du patrimoine immobilier du Ministère de la défense.


Les entretiens Science et Ethique ce sont aussi des « Journées Science et Ethique découverte » à destination des scolaires des villes du littoral qui rencontrent chaque année de plus en plus de succès et une demande accrue de la part des écoles et des collectivités désireuses d’entrer dans cette programmation .

Ainsi, du 25 septembre au 9 octobre 2009, 573 élèves dans 8 villes du littoral du Finistère et des Côtes d’Armor ont participé aux « des entretiens Science et Ethique journées découverte » dont la démarche est de relier le local au mondial à partir de la même thématique que la conférence des experts en l’adaptant aux différentes communes.

Les Journées Science et Ethique découverte sont des parcours pédagogiques traitant de la thématique des entretiens Science et Ethique ou le devoir de parole mais adapté à un territoire précis et à un public de scolaire (du CE1 à la 4ème). Pour chaque journée, un comité de programme s’est constitué composé de municipalités, de centres de culture scientifique, d’associations et d’acteurs socio-économiques locaux. Ces journées peuvent être un support pour les classes pour présenter des projets au concours « l’Ecole Agit » lancé par le Ministère de l’Education nationale.


En Finistère, avec le soutien du Conseil général du Finistère ces Journées découverte se sont ainsi tenues à :

Lanildut – Le Conquet (25 septembre) sur le thème : « Histoires d’algues » Comment les algues peuvent-elles être utilisées comme source de combustion ? Des champs d’algues de Lanildut à l’usine d’iode du Conquet »

A Concarneau (1er et 2 octobre) sur le thème : « A la pêche aux déchets ! »
Gestion des déchets dans la filière pêche et valorisation des co-produits de la pêche. A quoi servent les déchets ? et dans l’avenir pourra-t-on produire de l’énergie à partir des déchets de poisson ?

En Côtes d’Armor, avec le soutien du Conseil général des Côtes d’Armor et ClimSAT se sont ainsi tenues à :

Perros-Guirec, Pleumeur-Bodou et Trégastel (8 et 9 octobre) sur le thème : « Les énergies de la mer et le changement climatique, le rôle des énergies de la mer pour diminuer l’impact des émissions de gaz à effet de serre »

Les entretiens Science et Ethique en chiffres depuis leur création c’est :
- 417 : c’est le nombre de personnalités qui sont intervenues aux entretiens Science et Ethique depuis 1997.

- 600 : c’est le nombre de lycéens Webtrotteurs (apprenti-reporters sur le net) qui ont participé aux entretiens Science et Ethique depuis 1999.

- 903 : c’est le nombre d’élèves ayant participé aux journées Science et Ethique découverte entre 2006 et 2008
- et en 2009 ce sont 573 élèves et plus de 50 enseignants et accompagnateurs qui ont participé aux Journées Science et Ethique Journées découverte et des villes Lanildut, Le Conquet, Concarneau, Louannec, Perros Guirec, Pleumeur Bodou, Trébeurden, Trégastel….

- et plus de 5000 visiteurs pour l’exposition « les énergies de la mer : l’or bleu » depuis le 28 septembre entre les villes de Le Relecq-Kerhuon lors d’une semaine de présentation « des énergies renouvelables de la mer », Saint Dié au « festival international de géographie », Brest « la semaine des entretiens Science et Ethique » et Boulogne-sur-Mer aux journées de l’ANEL (Association nationale des élus du littoral).


L’objectif de cette exposition qui s’adresse à tous les publics qui peuvent découvrir les principaux prototypes développés.
L’exposition composée de 23 panneaux présente comment utiliser la force cachée dans les océans pour la transformer en énergie ?
Elle se divise en 4 parties : Les phénomènes naturels et leurs origines, les technologies, l’Outre-Mer et les technologies du futur. Réalisé par 3B Conseils, l’exposition est itinérante.



Pour en savoir plus :

Site Internet entretiens Science et Ethique
Le site internet entretiens Science et Ethique est la mémoire de toutes les éditions passées des entretiens, ce qui explique pourquoi il est très fréquenté, 98 204 personnes s’y est connecté depuis Février 2007. Toutes les biographies des intervenants, les programmes, les comptes-rendus et transcriptions des entretiens sont archivées et accessibles. On peut également revivre les entretiens en regardant les vidéos des interventions. Ce site Internet est aussi l’interface entre le public et l’édition des entretiens en cours. Les inscriptions pour assister aux entretiens s’y font en ligne.

Le blog Energies de la mer
Ce blog, édité par 3B Conseils, assure une veille internationale d’informations sur la chaîne énergétique renouvelable liée à la mer. Il est devenu un moyen (le meilleur selon certains !) de rester informé de ce qui concerne les énergies renouvelables de la mer.
Voir également l'interview de Francis Rousseau, rédacteur en chef du blog énergies de la mer parue aujourd'hui dans Ouest-France


Sources : Entretiens Sciences et Ethique / CanalC2/ Le Télégramme de Brest / Ouest-France / RH - 3B Conseils

mercredi 14 octobre 2009

Passez à « l’Heure bleue » pour la mer et le climat….




C’est aujourd’hui que s’ouvrent à Océanopolis-Brest, les 13èmes entretiens Science et Ethique sur le thème « l’heure bleue : le changement climatique et les énergies de la mer » .

La dépendance énergétique en hydrocarbures et les conséquences du changement climatique entraîné par les activités humaines apparaissent comme une menace pour l’Homme et la nature au XXI° siècle.

Le recours aux énergies fossiles, émettrices de gaz à effet de serre, en est une des causes principales. Ces ressources deviennent plus rares, plus chères et nécessitent aussi d’être présentes dans des pays de plus en plus convoités.

De plus, le changement climatique est en marche, la banquise fond et la rapidité des conséquences sur l'environnement semble avoir été sous-estimée.

A Kyoto, l’Europe et de nombreux pays de la planète se sont engagés à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre d’ici 2020. En France, le Grenelle de l’environnement et le Grenelle de la mer ont rappelé le rôle que pouvaient tenir les énergies renouvelables de la mer.

L’ADEME a lancé un fonds démonstrateur. De son côté, le PNUD encourage une approche territoriale du développement pour faire face aux problématiques de réchauffement climatique à une échelle locale. ClimSAT est son représentant à Brest.

Au niveau européen, la présidence Suédoise va dans ce sens, et elle s'est fixée la priorité d’oeuvrer pour qu’un nouvel accord sur le climat soit adopté au cours de la Conférence internationale de l'ONU qui se tiendra à Copenhague au mois de décembre.

A deux mois du sommet sur le climat, le commissaire européen à la recherche, Janez Potocnik , a rappelé ce simple constat : l’Europe est aujourd’hui dépendante à 80% des énergies fossiles, une source majeure de gaz à effet de serre. Cela suppose de quasiment tripler les investissements annuels dans l’Union européenne, de passer de 3 à 8 millions d’euros.

Lors du sommet du G20 à Pittsburgh, les questions de sécurité énergétique et de changement climatique ont été un des points repris dans la déclaration finale les dirigeants du G20 lesquels se sont engagés à « rationaliser et éliminer progressivement sur le moyen terme les subventions inefficaces aux combustibles fossiles qui encouragent la surconsommation ».

Les membres du G20 entendent « accroître l’approvisionnement en énergie propre et renouvelable, l’amélioration de l’efficacité énergétique et la promotion de la conservation… , mesures essentielles pour protéger notre environnement, promouvoir une croissance durable et lutter contre la menace du changement climatique.

Quelle sera la place des énergies renouvelables de la mer ?

Le « territoire maritime français » est le deuxième du monde par sa superficie. La France dispose de près de 18 000 km de côtes. Les énergies renouvelables de la mer sont une des composantes qui permettent de réduire les émissions de gaz à effet de serre tout en diminuant la dépendance énergétique des territoires îliens et des villes du littoral.

C'est dans ce contexte que s'inscrit l’édition 2009 des entretiens Science et Ethique "L'heure bleue: changement climatique, apports des énergies de la mer et biodiversité"

Les entretiens sont ouverts à tous. Quel plus bel endroit que Brest métrople océane, capitale de la mer, pour traiter de la thématique de cette année. Regarder vers la mer aujourd’hui, c’est penser que nous sommes arrivés à «L’HEURE BLEUE» pour soutenir un développement durable.

Les entretiens Science et Ethique peuvent être visionnés en direct sur le site de CanalC2. Le 16 octobre sera diffusé dans le cadre des entretiens l’interview exclusive de Michel Rocard, ancien Premier Ministre, Ambassadeur des Pôles.



Sources : 3B Conseils - photo entretiens Science et Ethique

lundi 12 octobre 2009

"L’Heure Bleue : le changement climatique et les énergies de la mer »



"L’Heure Bleue : le changement climatique et les énergies de la mer" : 2 rendez-vous importants avant les entretiens 2009.....

A la veille de la Conférence des Nations-Unies sur le climat à Copenhague (7 au 18 décembre 2009), le programme des 13èmes entretiens Science et Ethique ou le devoir de parole qui se y tiennent à Brest-Océanopolis les 15 et 16 octobre prochain met en perspective : les enjeux du changement climatique, l’apport des énergies renouvelables de la mer comme une réponse participant à la réduction des émissions de gaz à effet de serre suivant les objectifs européens, les enjeux dans le cadre du développement de l’aménagement du littoral européen, l’impact sur la biodiversité et les acteurs du monde de la mer.

En préalable aux entretiens deux rendez-vous sont à signaler pour tous ceux que cette problématique intéresse :

l’émission sur France bleue Breizh Izel animée par Danièle Belabahri , ce lundi 12 octobre « le changement climatique et les énergies de la mer » avec comme invités
- Sabrina Speich, chercheur au laboratoire de physique des océans (UBO)
- Vincent Mariette de la Société Actimar.


L’exposition « les énergies de la mer : l’or bleu » du 12 au 19 octobre (12h00/17h00) dans le Hall d’honneur de l’Hôtel de Ville de Brest (place de la Liberté)

Durant cette semaine, l'annonce des entretiens 2009 et de l'exposition en mairie de Brest fait l'objet d'une campagne dans les transports en communs brestois sur les lignes de Bibus.

Pour en savoir plus sur les entretiens Science et Ethique 2009 « L’Heure Bleue : changement climatique et les énergies de la mer » . Renseignements et inscriptions.

jeudi 8 octobre 2009

Copenhague 2009: notre ultimatum climatique à tous


La conférence de Copenhague en décembre 2009, l’après Kyoto, un événement crucial pour l’Histoire de la planète

Le changement climatique a déjà des conséquences dramatiques. Les premières victimes sont et seront à l’avenir les populations déjà les plus vulnérables et les pays les plus pauvres : crises humanitaires, exodes, atteintes aux droits de l’homme risquent de se multiplier dans un futur proche.
C’est pourquoi une coalition inédite d’organisations françaises de solidarité internationales, de défense de l’environnement et des droits de l’homme lance un appel au président français, en vu du Sommet de Copenhague.

En décembre, le Danemark va accueillir le prochain sommet international des Nations Unies sur le climat. La communauté internationale doit y élaborer un accord global qui prendra la suite du protocole de Kyoto.

Si un accord ambitieux et fort est signé à Copenhague puis ratifié par tous les États, nous serons dans les délais pour contenir l’augmentation des températures en deçà de 2°C et éviter l’emballement climatique… Sinon, il deviendra quasiment impossible de maîtriser les impacts irréversibles d’un grave bouleversement du climat.

La France et le sommet de Copenhague

La France ne s’exprimera pas en son nom propre au sommet de Copenhague mais au sein de l’Union Européenne. Parmi les pays industrialisés, responsables historiques du changement climatique, l’Union Européenne est l’un des acteurs clés pour aboutir à un accord suffisamment ambitieux et éviter le chaos climatique. Et la France doit peser de tout son poids au sein de l’UE pour que celle-ci tire le futur accord climatique vers le haut.

Vous pouvez dors et déjà signer l’appel au Président de la République pour la conférence de Copenhague.

L’objectif est d’avoir 1million de signatures pour que la France puisse parler d’une seule voix. Parmi les signataires se trouvent déjà la WWF, Greenpeace, Les amis de la Terre, le Secours Catholique, Médecins du monde, Oxfam France et bien d’autres.

Le document sera également disponible à l’occasion des entretiens Science et Ethique 2009, qui porteront sur le thème : « L’heure bleue : changement climatique, énergies de la mer et biodiversité » et qui se tiendront le 15 et 16 octobre à Brest. Pour participer aux entretiens, inscrivez-vous ICI

Article : GG - 3B Conseils
Source: portail de l’ultimatum climatique

mardi 6 octobre 2009

« Les glaciers fondent plus vite que les négociations avancent » (Ban Ki-monn)



A 61 jours du Sommet de Copenhague, les 190 Etats membres de l’ONU sont engagés dans un nouveau cycle de négociations à Bangkok , jusqu'au 9 octobre. Ils se retrouveront à nouveau du 2 au 6 novembre à Barcelone.

Pour le Secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon : "Il ne reste que dix jours de négociations avant que nous venions à Copenhague (…). Dans dix jours, nous devrons décider ce qui doit être fait pour notre avenir. Nous n'y sommes pas encore. Il reste beaucoup à faire et plus beaucoup de temps".

Le secrétaire général de l'Onu n'a d’ailleurs pas exclu la tenue en novembre d'une session de discussions supplémentaire sur le financement de la lutte contre le changement climatique.

Après les discussions le 22 septembre dernier au siège de l’ONU à New York, puis celles du G20 à Pittsburgh, il a réaffirmé que quelles que soient leurs difficultés sur le plan intérieur, c’est aux gouvernements du monde de se mettre d'accord : "ce n'est pas le moment de se pencher sur les défis intérieurs, nous devons nous intéresser aux défis internationaux, qui auront un effet sur le monde entier".

"Nous devons avoir un accord global", a-t-il déclaré en estimant notamment que le succès de la conférence dépendra largement des Etats-Unis.

S’agissant du projet de loi de Barack Obama sur le climat et l'énergie, il considère que s’ils "ne seront peut-être pas capables (de l’adopter) avant la fin de l'année, cela ne doit pas leur donner une excuse pour ne pas le faire du tout".

Dans le même temps le président américain reconnaissant que "le gouvernement fédéral est le plus gros consommateur d'énergie de l'économie américaine, il peut et il doit donner l'exemple", il a ordonné ce 5 octobre à son gouvernement de donner l'exemple contre le réchauffement climatique et fixé aux agences gouvernementales des objectifs de réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre pour 2020. Elles devront les rendre publiques dans les 90 jours

A ce stade des négociations, un retour sur la semaine de discussions sur le climat à New York et à Pittsburgh (22 au 26 septembre) n’est pas inutiles……..

Tout d’abord, le Sommet des chefs d’Etat sur le climat qui s’est réuni à New-York, le 22 septembre dernier en ouverture de l’assemblée générale des Nations Unies, a permis au secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon de tirer une nouvelle fois la sonnette d’alarme : « le changement climatique est la question géopolitique question géopolitique et économique dominante du XXIe siècle qui bouleverse l'équation mondiale du développement, de la paix et de la prospérité (…) Mais les glaciers fondent plus vite que les négociations avancent » a-t-il déclaré devant une centaine de chefs d’Etat ou de gouvernement.

Regrettant la lenteur des négociations sur le nouvel accord international destiné à succéder au protocole de Kyoto, il a rappelé aux dirigeants qu'un échec à Copenhague serait «moralement inexcusable, à courte vue économique et mal avisé politiquement».

Le compte à rebours des négociations est désormais serré puisqu’en décembre, les chefs d'Etat et de gouvernement du monde entier devront conclure ce futur accord pour limiter l'émission de gaz à effet de serre, lequel devra entrer en vigueur en janvier 2013.

D’ici là, dans le cadre des préparatifs de la Conférence de Copenhague , un nouveau cycle de négociations s'est ouvert ce 28 septembre à Bangkok et un autre aura lieu début novembre à Barcelone.

Lors des discussions à l’ONU, le président Nicolas Sarkozy a insisté sur le fait qu’«il nous reste 87 jours. Face à la complexité de cette négociation, la France propose que les chefs d'État des principales économies, qui représentent 80 % des émissions, se retrouvent à la mi-novembre. Il leur reviendra de préciser leurs engagements pour assurer le succès de Copenhague.»

La France a soutenu la proposition mexicaine de contribution universelle qui avait été présentée lors du Forum des économies majeures sur l’énergie et le climat (MEF) en juillet dernier à Paris, et a repris les récentes estimations de la Commission sur le montant prévisionnel des besoins associés à la lutte contre le changement climatique et ses effets (100 Mds d’euros par an à l’horizon 2020). Elle a également souhaité la mise en place d’une initiative dédiée pour développer l’accès à l’énergie en Afrique.
La France a rappelé qu’aucun partenaire ne devait s’exonérer de sa part d’effort ; si tel devait être le cas, l’Union européenne serait tenue de mettre en place une taxe carbone à ses frontières.

Citant John-Fitzgerald Kennedy «Nos problèmes sont dus à l'homme, ils doivent donc être résolus par l'homme», le président américain Barack Obama a voulu marquer l’urgence de la situation : une menace «sérieuse, urgente et croissante» et contre le risque d'une «catastrophe irréversible».


Alors que l'union européenne attend des objectifs et un calendrier précis des Etats-Unis, il a dressé un premier bilan de son action à la Maison-Blanche et rappelé les investissements engagés en faveur des énergies renouvelables et les nouvelles normes automobiles en matière d'émission de GES, dans le cadre du plan de relance de l'économie américaine.

Pour autant, il n’a avancé aucune proposition nouvelle, ni objectif que celui déjà connu de ramener les émissions de gaz à effet de serre à leur niveau de 1990 d'ici à 2020.

Si Barack Obama affirme que «nous devons saisir l'opportunité pour faire de Copenhague une étape significative dans la lutte finale contre le changement climatique», sa marge de manœuvre reste étroite.

En effet, en juin dernier, le président américain a fait approuver par la Chambre des représentants un texte pour réduire de façon contraignante les émissions de CO2 et encourager les énergies propres, mais son projet de loi sur le climat et l'énergie, est toujours en discussion devant le Sénat et ne devrait pas aboutir avant 2010.

Un certain nombre de dirigeants se rappellent que c’est sur un scénario similaire qu’en 1997 Bill Clinton avait trébuché lors de la préparation du protocole de Kyoto. Alors qu’il s'était engagé à ratifier le protocole de Kyoto, Bill Clinton avait été désavoué par les parlementaires américains.

Le président Hu Jintao, dont le pays est devenu récemment le plus grand émetteur de gaz à effet de serre de la planète, devant les Etats-Unis, a annoncé devant les Nations-Unies un double engagement de la Chine : la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) rapportées à la croissance économique d'ici 2020 comparativement à 2005 d’une part et le développement volontariste « des énergies renouvelables (et l'énergie nucléaire) et l’accroissement de la part des énergies non-fossiles dans la consommation du pays à environ 15% d'ici 2020»,

Cette annonce pourrait lever un certain nombre d’obstacles dans les cercles politiques de Washington, où l’attentisme chinois servait d'excuse pour freiner toute mesure sur le réchauffement.

Au delà du Sommet à l’ONU, le climat s’est également invité lors des discussions du G20 à Pittsburgh. La rencontre qui portait essentiellement sur la réforme des institutions financières, ne pouvait faire l’impasse les questions de sécurité énergétique et de changement climatique.

C’est ainsi que dans la déclaration finale les dirigeants du G20 se sont engagés à « rationaliser et éliminer progressivement sur le moyen terme les subventions inefficaces aux combustibles fossiles qui encouragent la surconsommation ».

Les membres du G20 entendent « accroître l’approvisionnement en énergie propre et renouvelable, l’amélioration de l’efficacité énergétique et la promotion de la conservation sont des mesures essentielles pour protéger notre environnement, à promouvoir une croissance durable et lutter contre la menace du changement climatique.


De même les chefs d’Etat et de gouvernement réunis à Pittsburgh ont affirmé qu’ils ne ménageraient « aucun effort pour parvenir à un accord à Copenhague à travers la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) négociations « . Ce que l’on espère…..

Reste à régler également un problème crucial sur l'aide des pays industrialisés aux pays émergents en développement confrontés aux changements climatiques.
C’est en effet une des pierres d’achoppement dans les négociations tendues entre pays industriels et les nations en voie de développement qui sont en désaccord sur la façon de se partager les efforts de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Les pays développés ont une responsabilité particulière celle de leur fournir une aide financière et technique pour les aider à s'adapter aux effets du changement climatique.


Voir la déclaration officielle des dirigeants du G20




Sources : AFP / ONU / WhiteHouse.gouv / MEEDDM / RH – 3B Conseils