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lundi 5 septembre 2011

Trak O'Watts : une initiative en Bretagne pour réduire sa consommation d'énergie


Nous avons évoqué à différentes reprises les initiatives dans le domaine des économies d’énergie en Bretagne par l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe), la Région Bretagne et l’Etat. Parmi ces actions innovantes la définition et l'adoption du Pacte électrique breton (*).

En effet dans un souci d'efficacité, la Région Bretagne, l'Etat et l’Ademe ont regroupé leurs actions en faveur des économies d'énergie et des énergies renouvelables sous une même bannière, le "plan éco-énergies Bretagne, avec un objectif commun "rassembler les énergies ". Les différents partenaires travaillent au sein de la Conférence de l'énergie en Bretagne .

Dès lors il nous apparaît important de signaler cette nouvelle initiative dans le cadre de la prochaine « Fête de l'énergie », du 15 au 21 octobre 2011 au cours de laquelle sera lancée l'opération de traque aux économies d’électricité Trak O'Watts.

Dès à présent les promoteurs du projet lancent un appel à celles et ceux qui en Bretagne veulent y participer et alléger leur facture en s’inscrivant en ligne sur le site www.bretagne-energie.fr avant le 15 septembre 2011, pour faire partie des familles bretonnes sélectionnées (remplir le formulaire).

Pendant six mois, les familles sélectionnées vont être coachées par un conseiller Info-Energie. Après avoir établi un bilan des consommations, le conseiller apportera des conseils personnalisés (gestes économes pour réduire la consommation des postes multimédia, froid, lavage...) et installera gratuitement de petits équipements (coupe veille, appareils hydro-économes...).

Chaque famille bénéficiera d'un suivi détaillé de l'évolution de ses consommations tout au long de l'opération. Ce sera également l'occasion d'échanger avec les autres familles bretonnes et profiter ainsi de leurs expériences.

(*) Rappelons que le Pacte électrique breton repose de manière indissociable sur trois piliers : 

- maîtrise des consommations d’électricité, 

- développement des énergies renouvelables,

- sécurisation de l’approvisionnement électrique.
(Relire les articles du blog sur le Pacte électrique breton du 03/11/2010, 15/12/2010, 16/12/2010, 03/01/2011 et du 01/08/2011).


Pour aller plus loin relire également les articles du blog sur Ecowatt : l’article du blog du 10 novembre 2010 " EcoWatt en Bretagne , le bon Geste Energie" et
relire également l'article du 4/11/2010 sur les réseaux intelligents en Bretagne.



Les entretiens Science et Ethique qui entendent année après année faire le point sur les avancées scientifiques et techniques avec la communauté des chercheurs, scientifiques, universitaires, mais aussi les élus, les acteurs économiques et associatifs et ceux qui veulent s’impliquer dans cette réflexion.

Les entretiens Sciences et Ethique créés par 3B Conseils, font depuis plusieurs années, la promotion des énergies renouvelables de la mer. Pour en savoir plus sur les enjeux énergétiques de la Bretagne retrouvez les débats des 14è entretiens Sciences et Ethique 2010 « Energies, Villes et ports de demain » et les archives des éditions précédentes.

Sur vos agendas :

Les entretiens Science et Ethique 2011 qui fêteront cette année les 15 ans d’existence lors des deux journées de débat des 17 et 18 novembre 2011 à Océanopolis Brest auront pour thème : "Quelle économie pour quelle croissance ? Economie bleue, plans climat-énergie territoriaux, aménagement du territoire et énergie de la mer".

Aeticle RH 3B Conseils
Sources : Ademe / Région Bretagne

mercredi 3 août 2011

Bretagne : des projets Etat-Région et européens















C’est au terme d’une longue concertation menée depuis l’été 2010 - conclue par le comité de suivi du CPER (contrat de projets Etat/Région) du 18 janvier 2011 et le comité des fonds européens du 21 février - et après adoption des termes de l’avenant au CPER par le Conseil Régional, lors de sa séance des 23 et 24 juin, par l’Etat - réunion interministérielle du 13 juillet dernier - et par la Commission Européenne, le 29 juillet, qu’a été validé l’avenant au contrat de projets et la modification du Programme Opérationnel FEDER (Fonds Européen de Développement Régional) - Consulter le portail des programmes européens en Bretagne -.

Ces deux documents, CPER et PO FEDER sont cohérents et complémentaires. Ils ne sont pas figés et doivent s’adapter aux évolutions économiques et sociales constatées depuis leur rédaction, de façon à ce que l’ensemble des cosignataires puissent infléchir ou réorienter, si nécessaire, les politiques d’intervention prévues initialement.

L’ensemble de cette procédure de révision effectué à mi-course, Le Préfet de Région, Michel CADOT, et le Président du Conseil régional de Bretagne, Jean-Yves LE DRIAN, ont signé le 1er août 2011, l’avenant au contrat de projets Etat-Région pour la période 2007-2013.

Rappelons le Contrat de projets Etat/Région, signé le 12 avril 2007, représente pour la Bretagne 1,087 milliards d’€ apportés par l’Etat et la Région, sur la période 2007-2013 - montants directement liés à 375 M€ de crédits européens (sur les 632 M€ inscrits dans les programmes régionaux ou volets régionaux des programmes nationaux) - auxquels il convient d’ajouter les participations des co-financeurs que sont, en particulier, les collectivités territoriales (Conseils généraux, communautés d’agglomération, communes…). 

Par ailleurs, doté actuellement de 198,941 milliards d’€ pour 7 ans, le Fonds Européen de Développement Régional (FEDER) est l’un des fonds sur lesquels l’Union Européenne s’appuie pour accompagner le développement des régions.

Le programme opérationnel élaboré en concertation avec la commission européenne apporte en Bretagne, par le FEDER (programme opérationnel 2007-2013), une aide de 301,6 M€, pour des projets visant à soutenir les actions structurantes répondant aux enjeux du territoire.

Concrètement il s’agit de :
- Faire de la Bretagne une région accessible et attractive ;
- Accroître la compétitivité et la performance économique régionale par l’innovation et la connaissance ; 

- Valoriser les atouts exceptionnels de la Bretagne dans le domaine maritime et des sciences de la mer ;
- Préserver l’environnement et prévenir des risques naturels.


Parmi les différentes politiques publiques et programmes, on notera notamment pour :
- l’Energie : l’avenant au CPER et la modification du PO FEDER, en complément des crédits nouveaux mis en place dans le cadre du Pacte électrique breton (*), renforcent les actions relatives aux approches territoriales de l’énergie, à l’efficacité énergétique et à la maîtrise de l’énergie.

- la Protection contre le risque d’inondation et de submersion : les deux opérations majeures portant sur la confluence Oust-Vilaine et l’Odet (en amont de Quimper) se poursuivent, complétées par des financements de travaux de lutte contre les submersions marines et le lancement d’acquisition de données topographiques et bathymétriques très fines sur le littoral breton (projet Litto 3D).

- le Très haut-débit : dans le cadre du Schéma de Cohérence Régionale d’Aménagement Numérique, le CPER révisé et le FEDER financeront des actions de développement du très haut débit, en complément de crédits régionaux mis en place en particulier dans les contrats de pays, et des crédits des Investissements d’Avenir qui seront sollicités.

- le Ferroviaire : l’étude de sections de voies nouvelles intérieures à la Bretagne (études techniques et environnementales poussées et éventuelles acquisitions foncières), nécessaires pour atteindre l’objectif de mettre la pointe bretonne à 3h de Paris, sera lancée de manière volontariste en conduisant les études préalables à un débat public qui devrait se tenir dès 2013. La révision à mi-parcours accompagnera le développement du fret ferroviaire en Bretagne ainsi  que la ligne Brest-Quimper.

(*) Rappelons que le Pacte électrique breton repose de manière indissociable sur trois piliers : 

- maîtrise des consommations d’électricité, 

- développement des énergies renouvelables,

- sécurisation de l’approvisionnement électrique.
(Relire les articles du blog sur le Pacte électrique breton du 03/11/2010, 15/12/2010, 16/12/2010, 03/01/2011 et du 01/08/2011).


Pour en savoir plus sur les enjeux énergétiques de la Bretagne retrouvez les débats des 14è entretiens Sciences et Ethique 2010 « Energies, Villes et ports de demain » et les archives des éditions précédentes.











(**) Submersion marine : nous rappellerons que s’agissant des effets de la montée du niveau des océans, les impacts du réchauffement climatique en Bretagne sont d’ores et déjà mesurables avec le phénomène bien décelable du «grignotage du littoral». Un rapport de synthèse de 2004 du Conservatoire du littoral en faisait déjà état : «Élévation du niveau moyen de la mer (...), tempêtes plus fortes et plus fréquentes (...), accélération de l'érosion des plages et des falaises (...), submersions temporaires ou permanentes sur les espaces côtiers bas (...), accentuation de la salinisation des eaux souterraines littorales.» 


Ainsi l’on sait que si le niveau marin est en hausse depuis 200 ans, cette hausse n'est pas uniforme. Et a priori, moindre en Bretagne (2 mm par an à Brest contre une moyenne de 3 mm). Mais cette hausse est plus rapide sur les derniers 100 ans. Avec l’augmentation prévisible à l'horizon 2100, du niveau de la mer de 30 à 60 cm, la menace est bien réelle notamment pour l'Ile de Sein.

Pour aller plus loin relire les articles du blog concernant la submersion marine :
- 02/03/2011 : Bretagne, 52 communes devront se doter d'un plan de prévention des risques de submersion marine
- 05/05/2010 : L'Etat revoit les mesures de protection du littoral dans le Finistère
- 04/12/2009 : La Bretagne face à la montée des eaux.


Sur vos agendas :

Les entretiens Science et Ethique 2011 qui fêteront cette année les 15 ans d’existence lors des deux journées de débat des 17 et 18 novembre 2011 à Océanopolis Brest auront pour thème : "Quelle économie pour quelle croissance ? Economie bleue, plans climat-énergie territoriaux, aménagement du territoire et énergie de la mer".

Article RH 3B Conseils
Sources : Région Bretagne / Programmes européens en Bretagne

lundi 1 août 2011

Investissements d’avenir : 500 millions d'euros pour la Bretagne


Nous avons évoqué à plusieurs reprises les différents et projets bretons dans le cadre du grand emprunt lancé en 2010, des programmes baptisés "investissements d’avenir". 


Les investissements d'avenir, ce sont cinq priorités nationales dans les domaines de l'enseignement supérieur et la formation, la recherche, l'industrie et les PME, le numérique et le développement durable, qui seront financées par l’emprunt national à hauteur de 35 milliards d'euros.

Présentant un premier bilan des investissements d’avenir – programme lancé en 2009 découlant du grand emprunt – le président de la République a indiqué "qu'une vingtaine de milliards d'euros, sur un total de 35 milliards, auront été engagés d'ici fin 2011, et que «près de 1500 projets avaient été déposés en un an et demi » (Relire l’article du blog 29/06/2011).

Nous rappelions ainsi la position de Louis Vogel, président de la Conférence des présidents d’Universités (CPU) qui regrettait que, dans cette première vague d’appels d’offres du Grand emprunt, le Grand Ouest de la France n'était guère pourvu. Les financements se concentrant en effet dans un nombre restreint de régions - déjà à forte concentration scientifique - les projets retenus par les jurys internationaux renforcent des inégalités territoriales très fortes.


Des craintes qu'a voulu dissiper le commissaire général à l'investissement, René Ricol, en déplacement à Rennes le 28 juillet dernier pour faire le point sur l'avancée des investissements d'avenir.

Il a annonçé à cette occasion que s’aqissant de la Bretagne, une enveloppe de 500 millions d'euros doit être répartie d'ici la fin 2011 afin de financer des projets bretons dans le domaine des technologies…, si les dossiers sont acceptés par le jury.


René Ricol a salué «la forte mobilisation et la détermination des acteurs bretons pour les investissements d'avenir» dans le domaine de l'énergie et de la communication.

Parmi les dossiers phares abordés :
- l'Institut d'excellence dans les énergies décarbonnées (IEED) (nommé France Énergies Marines) qui devrait obtenir 40 millions d'euros (relire notamment l'article du 02/06/2011 et 07/07/2011)

- le projet B-Com, orienté vers les technologies de l'information et de la communication qui sollicite un financement à hauteur de 88 millions d'euros (relire l'article du 24/03/2011).

Deux projets en lien avec les universités bretonnes (Ouest Valorisation et IC ouest) sont «encouragés à se présenter, même si la concurrence sera très dure», a ajouté René Ricol.

Les autres dossiers abordés portent sur un soutien de 91 millions d'euros apporté à la construction de la seconde ligne de métro de Rennes, 11 millions pour la création d'un nouveau campus d'apprentissage à Brest et 35 millions d'euros pour la rénovation thermique des logements dans le cadre du pacte électrique breton voté par le Conseil régional.
Enfin, un financement pourrait aussi être accordé dans le cadre du projet Bretagne Très Haut Débit, afin de permettre les premières mises en oeuvre dès l'année prochaine.


Rappelons que le projet de centre de recherche et d'essais France énergies marines, coordonné par Yann-Hervé De Roeck - IFREMER (voir son intervention lors des entretiens Science et Ethique 2010) porte sur un montant de 140 millions d'euros.
« La Région Bretagne, EDF et DCNS sont engagés dans la mise en place d’une filière industrielle française sur les énergies marines, centrée sur Brest, par le biais, en particulier, de leur soutien sans réserve à l’IEED France Energies Marines.

 Dans le cadre du Pacte électrique breton conclu en début d’année, l’assemblage et la prochaine mise à l’eau de l’hydrolienne-test témoignent de la volonté de la Bretagne de miser sur le développement des énergies renouvelables afin de réduire sa dépendance énergétique ».




Pour aller plus loin dans ce domaine, suivez également l'actualité mondiale des énergies de la mer sur le blog des énergies de la mer et le nouveau portail des énergies de la mer Mer Veille (www.mer-veille.com) et de son pendant anglophone Marine-renewable-energy (www.marine-renewable-energy.com).


Article RH 3B Conseils
Sources : Télégramme/Ouest-France

mercredi 20 avril 2011

Conférence de l’énergie en Bretagne : point d'étape sur les avancées du Pacte électrique breton


Dédiée au suivi de la mise en œuvre opérationnelle du Pacte électrique breton, - signé en décembre 2010 - une nouvelle réunion de la Conférence de l’énergie s’est le 19 avril.
Installée en janvier 2010, cette instance de concertation co-présidée par l’État et la Région Bretagne entend constituer un lieu d’échanges et de débats, réunissant tous les acteurs de l’énergie en Bretagne : ADEME (Agence régionale de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie), élus et parlementaires, opérateurs, syndicats des énergies renouvelables, CESER, réseau économique et associatif.

Rappelons que le Pacte électrique breton repose de manière indissociable sur trois piliers : 
 
- maîtrise des consommations d’électricité, 
 
-  développement des énergies renouvelables,
 
-  sécurisation de l’approvisionnement électrique.

(Relire les articles du blog sur le Pacte électrique breton du 03/11/2010, 15/12/2010, 16/12/2010 et du 03/01/2011).

Dans ce cadre, les actions engagées ou à mener dans chacun des trois axes, ont fait l’objet d’un premier bilan révélé lors de cette conférence. Les deux co-présidents (le préfet de Région, Michel Cadot et le président du conseil régional, Jean-Yves Le Drian) ont précisé qu’à ce jour, le calendrier et les engagements étaient tenus, et que les projets avançaient de manière concomitante.

Premier pilier : un ambitieux programme de maîtrise de l’énergie
L’objectif est de diviser par 2 jusqu’en 2015, puis par 3 à l’horizon 2020, la croissance de la consommation électrique de la région.
Pour atteindre ces objectifs, il convient de poursuivre le déploiement des expérimentations engagées par les territoires pour réduire la consommation électrique des familles, des collectivités, des différents secteurs d’activité économiques, mais aussi le travail de sensibilisation auprès de tous les Bretons, via notamment le dispositif Écowatt. (Relire articles du blog du 10/11/2010 et du 05/01/2011).

Les enjeux de rénovation thermique des logements privés et sociaux ont déjà conduit à des signatures de conventions avec les acteurs concernés. Ces accords devront être généralisés pour atteindre les ambitions qui ont été fixées en nombre de logements et en performance énergétique. 


Deuxième pilier : le développement massif des énergies renouvelables

L’objectif est de multiplier par 4, d’ici 2020, la puissance des énergies renouvelables installées en Bretagne, pour la porter à plus de 3 600 MW.
Dans ce domaine, le projet de schéma régional éolien terrestre qui sera présenté à l’instance de concertation mi-juin permettra d’identifier les conditions de développement dans notre région pour permettre d’atteindre l’objectif fixé par le Pacte. A ce jour, l’éolien terrestre produit 650 MW, contre 450 MW un an avant.
Concernant les énergies marines, 3 projets bretons (2 d’hydroliennes -Sabella et Orca- et 1 d’éolien off-shore flottant -Winflo de Nass&wind-) ont été retenus dans le cadre du financement des Investissements d’avenir.

L’appel d’offres pour l’éolien offshore posé dans la Baie de Saint-Brieuc sera lancé en mai. Il portera sur une puissance de 500 MW à mettre en œuvre à l’horizon 2015, sur une zone de 190 km2.
Enfin pour accompagner le développement de la filière photovoltaïque, un guide régional a été publié à l’attention des porteurs de projets (objectif de 400 MW à l’horizon 2010).
Pour en savoir plus sur les enjeux internationaux des énergies marines : le blog des énergies de la mer.

Troisième pilier : La sécurisation de l’approvisionnement en électricité
L’objectif est de sécuriser totalement le réseau d’ici 2020, de proposer une solution globale de renforcement du réseau et d’expérimenter les réseaux électriques intelligents. (Relire notamment l'article du blog du 04/11/2010).

Les projets relatifs au renforcement du réseau sont réalisés (poste électrique de Calan-56) ou en cours d’étude (ligne électrique souterraine entre Lorient et Saint-Brieuc).
Des appels nationaux à manifestation d’intérêt (AMI) seront lancés par l’ADEME en avril et mai 2011 sur le stockage de l’énergie et le développement des réseaux intelligents. 
Ces deux thématiques feront l’objet de groupes de travail dédiés au sein de la Conférence bretonne de l’énergie, afin, d’une part, de structurer la réponse bretonne dans le cadre de ces AMI et, d’autre part, d’anticiper sur la mise en œuvre des projets pouvant en découler.

Une consultation publique préalable sur les conditions générales de l‘appel d’offres concernant le projet de centrale à cycle combiné gaz (450 MW) au nord-ouest de la Bretagne est en cours, pour un lancement de l’appel d’offres prévu fin mai/début juin et un choix du candidat fin novembre 2011.

Signature d’une convention avec ERDF :
L’avancement des actions inscrites dans le Pacte électrique breton sera illustré par la signature, par l’État et la Région, d’une convention d’application avec ERDF, en tant que gestionnaire unique du réseau de distribution d'électricité en Bretagne. Cet engagement réciproque amènera ERDF à renforcer son action pour répondre aux objectifs des 3 piliers du Pacte électrique breton. 

Pour en savoir plus sur les enjeux énergétiques de la Bretagne retrouvez les débats des 14è entretiens Sciences et Ethique 2010 « Energies, Villes et ports de demain » et les archives des éditions précédentes.

Article RH 3B Conseils
Sources : Conférence de l'énergie / Région Bretagne

lundi 11 avril 2011

Quatre syndicats départementaux d'énergie créent le Pôle Energie Bretagne



Les quatre Syndicats Départementaux d’Energie des départements de la Bretagne (Finistère, Morbihan, Côtes d’Armor et Ille-et-Vilaine) se sont regroupés et ont signé le jeudi 7 avril 2011 une convention créant un Pôle Energie pour la Bretagne.

Au travers de ce "Pôle Energie Bretagne" (PEB), l'objectif des quatre syndicats départementaux d'énergie est de mutualiser l'action de contrôle des concessionnaires et d'optimiser la maîtrise de l'énergie.

Autorités Organisatrices de Distribution d’énergie électrique, les Syndicats d’Energies participent notamment aux extensions, renforcements et effacements des réseaux électriques.
Ils ont délégué la gestion de ces réseaux basse et haute tension aux concessionnaires EDF et ERDF.

Pour la Région Bretagne, ces réseaux représentent un patrimoine de près de 100 000 km de lignes électriques et 57 000 postes de transformation. Les Syndicats Bretons regroupent 1262 communes adhérentes et contrôlent la distribution de l'électricité pour plus de 2 935 000 usagers. Ils sont étroitement associés à toutes les réflexions et tous les projets liés au service public de distribution, production, maîtrise et renouvellement des énergies sur leurs territoires.

A l’échelle régionale, le Pôle Energie Bretagne permettra d’engager une démarche concertée afin de mutualiser l’action de contrôle des concessionnaires et d’optimiser la maîtrise de l’énergie. C'est aussi une des conséquences de la loi NOME et une manière d'anticiper les évolutions en matière de tarifs d’électricité.

A l'occasion de la signature de la convention, Jean Gaubert président du PEB - député des Côtes d'Armor - déclarait : « Le Pôle Energie s'inscrit dans une démarche collective, de mutualisation et de coordination des actions et de certains moyens entre les quatre SDE bretons et correspond à l’organisation d'un concessionnaire unique (ERDF) qui permettra de jouer un rôle clé dans le développement du Pacte Electrique Breton, piloté par la Région Bretagne et l’Etat. Au-delà du domaine de l’électricité, le Pôle Energie Bretagne entend aussi travailler à des actions majeures et cohérentes sur la maîtrise de la demande en énergie et prochainement sur le très haut débit numérique. La Bretagne est la seconde région en France, après le Centre, à se fédérer ainsi sur les domaines de l’énergie. Nos réseaux ne s’arrêtent pas aux frontières départementales, nos actions non plus. »

les élus sont :
- Jean GAUBERT, Député des Côtes d’Armor et Président du SDE 22 a été élu Président du Pôle Energie Bretagne
- Henri LE BRETON, 1er Vice-président et président du SDEM - le SDEM a été créé le 7 mars 2008, succédant ainsi au syndicat départemental d’électricité qui regroupe, depuis 1965, les 261 communes du Morbihan -.
- Antoine COROLLEUR, 2ème Vice-président et président du SDEF - le Syndicat Départemental d'Energie du Finistère (SDEF) représente l'autorité concédante pour toutes les communes du département (à l'exception de Brest métropole océane (BMO) avec laquelle les négociations sont en cours)-.
- Daniel PREVOST, 3ème Vice-président et président du SDE 35 - créé en 1964, le SDE35 (Syndicat Départemental d'Electricité 35) est un établissement public de coopération intercommunale-. Depuis le 1er mars 2010, il est l’autorité organisatrice unique du service public de l’électricité dans le Département et regroupe donc les 353 communes de l'Ille-et-Vilaine, soit plus de 980.000 personnes.


Pour mémoire : Une conférence sur "les enjeux 2011 du Réseau Electrique Bretagne" se tient aujourd'hui à Rennes.
Elle est organisée par ERDF et Bernard Laurans, directeur du réseau électrique Bretagne et directeur territorial Ille-et-Vilaine.


Pour aller plus loin :
-Relire les articles du blog sur le Pacte électrique breton du :
- 03/11/2010
- 15/12/2010
- 16/12/2010
- 03/01/2011.

Pour en savoir plus sur les enjeux énergétiques de la Bretagne retrouvez les débats des 14è entretiens Sciences et Ethique 2010 « Energies, Villes et ports de demain » et les archives des éditions précédentes.


article : BB / RH 3B Conseils
Sources : énergies 2007 / La lettre économique de Bretagne,
Photo PEB

mardi 8 février 2011

« communes.bretagne-environnement.org » un site sur les données environnementales des communes bretonnes.

Faune, flore, milieux, eau, sols, déchets, risques naturels ou technologiques…, jusqu'à maintenant, si toutes ces informations étaient disponibles sur de nombreux sites, il était souvent difficile de s’y retrouver.

Depuis le 28 janvier, un site internet www.communes.bretagne-environnement.org, permet de consulter l’ensemble de ces données gratuitement sur l'environnement des communes bretonnes et regroupées dans un seul et même site internet, conçu par le GIP Bretagne environnement - administré par l'Etat et le conseil régional de Bretagne -.

Cet outil met à disposition des informations sur les caractéristiques environnementales des communes bretonnes, apporte un service unique en terme de valorisation, de rapidité et de simplicité d’accès aux données locales, commune par commune. Un simple clic sur la commune de son choix permet ainsi d'accéder à tous les contenus correspondants.

Cet outil liste des données agrégées (qualité de l’eau destinée à la consommation, chiffres clés de l’agriculture, etc.), des fiches de synthèse (sites Natura 2000, risque naturels et technologiques, répartition des antennes, etc.) et parfois des documents plus techniques (inventaire du patrimoine naturel, stations de mesure des eaux souterraines, assainissement, etc.). Près de 20 sources de données sont déjà proposées pour toutes les communes de Bretagne et certaines communes comme Brest en disposent de plus de 50.

Au final, l'internaute dispose d'un dossier sur l'environnement de sa commune très riche avec l'assurance d'une donnée validée directement extraite des sites experts tels que la direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (Dreal), les conseils généraux, l’Agence de l’eau, l’Ademe, le ministère de l’écologie, mais aussi les réseaux associatifs dans le domaine environnemental.

Cette démarche qui vise à faciliter l’accès aux données environnementales pour le grand public fait partie des objectifs du GIP Bretagne environnement et répond aux attentes du Grenelle de L’environnement et aux principes de développement durable et d’accès à l’information environnementale prônés par l’Union européenne et la France (Convention d’Aarhus, Directive Inspire).

Pour un maximum de visibilité, les mairies qui le souhaitent pourront faire apparaître cette liste directement sur leur site web et relayer ainsi auprès de leurs habitants l’existence de ces sources d’information.

L’échange permanent entre les communes bretonnes et ce nouveau site régional contribuera fortement à la transparence sur les données environnementales, dont la diffusion est une obligation issue de la convention d'Aarhus qui a prévu de faciliter la participation du citoyen dans les débats environnementaux ou les enquêtes publiques en veillant à lui donner les moyens de connaissance utiles.

La mise à disposition de ces données peut trouver de nombreux usages : faciliter la réalisation d’études dans le cadre des Plan locaux d’urbanisme ou des schémas de cohérence territoriaux, alimenter une première analyse du territoire pour une entreprise prospectant en vue d'une installation ou pour tous ceux amenés à évaluer l'impact d'une activité sur l'environnement…

Vu du continent européen les objectifs de l'UE d’eau, faune, flore…. etc sont en partie intégrés à la stratégie «Europe 2020».


Cette nouvelle initiative régionale en matière d'environnement permet également de rappeler que la Région Bretagne a récemment lancé son Pacte électrique breton (voir articles du 3/11/2010 et 4/11/2010 www.science-ethique.blogspot.com).

Un des points essentiels des objectifs européens en matière d'énergie et de changement climatique vise pour 2020 (voir article du 7/02/2011 www.energiesdelamer.blogspot.com) à réduire les émissions de gaz à effet de serre de 20 %, et de porter la part des énergies renouvelables à 20 % et d’accroître de 20 % l'efficacité énergétique.

Les énergies renouvelables de la mer font parties de cette volonté affichée. Mais, comme le souligne Gaëlle Guéguen-Hallouët, maître de conférence au Laboratoire Amure (IUEM/UBOIFREMER) dans un article paru dans Ouest France le 7 février, « il faut que la loi avance… La loi Grenelle 2 de l’été dernier renvoie à 201 décrets, dont aucun n’est passé … Le seul projet instruit par les services de l’Etat, à Veuletes-sur-Mer celui d’Enertrag (voir www.energiesdelamer.blogspot.com 23/10/2009 - voir science-ethique.org 2007), est bloqué depuis 3 ans ».

Rappelons qu’Annie Cudennec Directrice du CEDEM, membre du Conseil scientifique de l’environnement de Bretagne (CSEB) et Gaëlle Guéguen-Hallouët dirigent la thèse de Séverine Michalak sur les aspects juridiques des énergies marines et seront présentes aux Portes ouvertes de l’UFR Droit – UBO du 6 et 13 mars à Brest.




Article RH 3B Conseils

Source Région Bretagne

mercredi 19 janvier 2011

Pacte électrique breton : appel d’offre au printemps pour une centrale électrique aux portes de Brest

À plusieurs reprises, au cœur de l'hiver, la Bretagne est passée près de la rupture électrique. L’inauguration du nouveau poste électrique très haute tension 400 000 /225 000 Volts à Calan (Morbihan) constitue pour la Région Bretagne le premier maillon d’une nouvelle politique énergétique, son « filet de sécurité » annoncé dans le récent "pacte électrique breton" et voté récemment par le Conseil régional (voir notamment les articles du blog du 3/11/2010, article du 16/12/2010, article du /01/2011)

Ce programme en trois volets signé par la Région, l’Etat et ses établissements publics, et Réseaux de Transport d’Electricité prévoit un ensemble d’actions concrètes d'actions pour sécuriser l’approvisionnement électrique en Bretagne autour de trois orientations :
- sécuriser le réseau électrique,
- améliorer la maîtrise de la consommation
- développer les énergies renouvelables. Avec un fort engagement de la Région pour développer une filière scientifique et industrielle dans les énergies marines. Elle est désormais lancée, autour de l’éolien posé notamment (500MW autour de Saint-Brieuc).

Il faut noter également que le volet « sécurisation de l’alimentation » prévoit aussi la recherche de solutions pour stocker l’énergie et développer les réseaux intelligents (voir article du blog du 4/11/2010)

Lors de sa visite dans le Morbihan puis en Finistère à l’usine Bolloré (*), le ministre de l’industrie déclarait, s’agissant de la future centrale qui doit être située aux portes de Brest, pour une mise en service en 2015 : «Je lancerai prochainement un appel d'offres au printemps pour une centrale électrique. Cette centrale apportera la puissance électrique supplémentaire nécessaire à la sécurisation de l'alimentation électrique de la Bretagne à l'horizon 2020 (…) et devrait, selon le ministre, répondre à «l'accroissement de la consommation de pointe pendant plus de dix ans».

Cette future centrale qui fait partie du pacte électrique breton sera dotée d’une puissance de 450MW et remplacera les centrales au fioul de Brennilis 295 MW et Dirinon 170 MW. Elle devrait être localisée sur la zone de Lanvian sur les terrains appartenant au SMBI (Syndicat Mixte Brest Iroise) sur la commune de Saint Divy, elle produira 10 % des besoins bretons. A terme, il est prévu par le pacte énergétique que 34 % des besoins de la Bretagne soient couverts par les énergies renouvelables pour les 56% restant la source proviendra de l’extérieur de la Région ( thermique et nucléaire).

Pour le Président de Brest métropole océane (BMO) François Cuillandre « Si le projet fait bien partie d’un tout notamment le développement des énergies marines à Brest , les élus finistériens ne marqueront pas d’hostilité de principe à cette centrale ».

BMO est particulièrement impliquée dans le domaine des énergies marines. Rappelons notamment son action au travers du SMBI dont les quatre partenaires du Syndicat Mixte Brest Iroise sont le Conseil régional de Bretagne, le Conseil général du Finistère, la Chambre de commerce et d’industrie de Brest et Brest métropole océane mène déjà une politique active pour faire de Brest le port breton des énergies marines.
En effet la production en série d’éoliennes offshore posées ou flottantes demande de grands espaces industriels portuaires, avec un accès direct à la mer depuis le chantier de fabrication ou d’assemblage. Le SMBI est propriétaire des 50 hectares du site du polder sur le port de Brest. Ces 50 ha du polder constituent la principale réserve foncière portuaire d’un seul tenant de l’Ouest de la France et ouvrent des perspectives importantes.


(*) pose de la première pierre de l’usine de fabrication de batteries Batscap pour véhicules électriques du groupe Bolloré. L’usine de batteries d’Ergué-Gabéric (Finistère) portera la capacité de production du groupe à 20 000 batteries par an et permettra, à terme, la création de 300 emplois au niveau local au service de transports innovants propres respectueux de l’environnement.

Pour en savoir plus sur les enjeux énergétiques de la Bretagne retrouvez les débats des 14è entretiens Sciences et Ethique 2010 « Energies, Villes et ports de demain » et les archives des éditions précédentes.

Pour suivre l'actualité en France et dans le monde sur les énergies de la mer, consultez chaque jour la veille internationale effectuée par le blog des énergies de la mer.

Article RH 3B Conseils
Sources : BMO / Région Bretagne / OF/Télégramme

lundi 3 janvier 2011

« Pacte électrique breton » : le CESER de Bretagne en session exceptionnelle


Nous avons évoqué à plusieurs reprises le projet de « Pacte électrique breton » porté par le Conseil régional de Bretagne (relire notamment les articles du blog du 3/11/2010 et du 16/12/2010) en effet, pour sécuriser son réseau et développer les énergies renouvelables, la Région Bretagne s’apprête à signer avec l’Etat un pacte électrique dont l’objectif est de diviser par deux la croissance de la consommation bretonne d'électricité d'ici 2015.

C’est donc dans cette perspective que le CESER de Bretagne siègera en session exceptionnelle, le 5 janvier 2011, pour émettre un avis sur le « Pacte électrique breton » avant sa signature officielle Etat/Régional.

Il convient de préciser que dés juin 2009, Le CESER de Bretagne, dans son étude « Pour une approche concertée des politiques énergétiques en Bretagne » soulignait l’importance d’un consensus pour la définition d’une gouvernance territoriale de l’énergie (Revoir l’étude de 2009 de Ange BRIERE et Alain LE MENN pour le CESER).

Rappelons en effet que la question de l’approvisionnement énergétique de la Bretagne réapparaît d’une manière récurrente chaque année avec l’arrivée des premiers froids. La production régionale est faible et ne couvre que 8 % des besoins énergétiques. Située en bout de « ligne » les menaces de délestage lors de périodes de surconsommation électrique sont réelles. Nul ne peut plus vivre comme si les ressources en énergies fossiles - pétrole et gaz - étaient infinies.

Lors de la Conférence bretonne de l’énergie - instance de concertation sous l’égide de l’Etat et de la Région Bretagne regroupant la plupart des acteurs publics - du 6 juillet 2010 le Préfet de Région et le Président du Conseil régional avaient proposé une démarche opérationnelle d’élaboration d’un Pacte électrique breton autour de trois axes indissociables que sont :

- la maîtrise de la demande en électricité,

- le renforcement du développement des énergies renouvelables,

- la sécurisation de l’alimentation électrique.



Lors de sa session des 21 et 22 octobre 2010 le Conseil régional de Bretagne a adopté son « pacte électrique breton » : un programme d'économies d'énergie et de production durable pour sécuriser le réseau breton que le président Jean-Yves Le Drian appelle aussi le « triskell breton ».


Ce « triskell » c’est :

- un projet d'économies d'énergie en particulier auprès des particuliers ;

- un programme de développement des énergies renouvelables (solaire, éolien sur terre, et éolien en mer) ;

- la construction d'une centrale thermique au gaz près de Brest, d'une puissance de 450 mégawatts.

Pour en savoir plus sur les enjeux énergétiques de la Bretagne retrouvez les débats des 14è entretiens Sciences et Ethique 2010 « Energies, Villes et ports de demain » et les archives des éditions précédentes.

Pour suivre l'actualité en France et dans le monde sur les énergies de la mer, consultez chaque jour la veille internationale effectuée par le blog des énergies de la mer.

Article RH 3B Conseils
Sources CESER / Région Bretagne / entretiens Science et Ethique

jeudi 16 décembre 2010

Electricité, la Bretagne ne sera plus une péninsule électrique

France (UE) 16/12/2010 - 3B Conseils - L'alerte orange déclenchée mardi a été maintenue mercredi. "D'après les données Météo France, mardi et mercredi étaient les jours les plus froid de la semaine, avec des températures inférieures de 6 à 7 degrés aux normales saisonnières. RTE avait rappelé les bretons à la plus grande vigilance.

Pic d’hiver
RTE a indiqué que la France avait battu deux fois son record de consommation d'électricité, mardi 14 décembre, avec un premier pic de 93.752 mégawattheures à 18h45, suivi d'un second de 94.200 MWh, à 18h55.
EDF a indiqué que 52 réacteurs (sur 58) du parc nucléaire étaient en service hier. Vers 19 heures, près des deux tiers de la consommation (62%) étaient satisfaits par le nucléaire, 16% par le parc hydraulique, 6% par les centrales au charbon, 4% par les centrales au gaz, 3% par les centrales au fioul, 2% par l'éolien. Il a également fallu importer 4.000 MWh.


Pour remédier aux risques de pénurie, le préfet de région Michel Cadot a signé le 14 décembre le Pacte Electrique Breton. Celui devrait être signé à son tour par Jean-Yves Le Drian après le vote de l'assemblée le 6 janvier 2011. Il vise à résoudre sur le long terme la problématique régionale du manque de production d'énergie électrique. Brest métropole océane, va accueillir une nouvelle usine de 450 MW qui sera construite vraisemblablement à Guipavas (Finistère). Elle fonctionnera à partir du gaz. L'Etat va désormais lancer l'appel d'offres nécessaire. Ce devrait être dans les premiers mois de 2011. Sans attendre le choix de l'opérateur, les pouvoirs publics viennent de demander à GRTgaz d'étudier le renforcement de l'alimentation en gaz pour approvisionner cette future usine. Un premier projet avait été initié il y a deux ans à Ploufragan dans le département des Côtes-d'Armor, mais il avait été suspendu par le préfet car il rencontrait de nombreuses protestations.


Le montant à investir dans la prochaine usine qui fonctionnera principalement en hiver pour alimenter en électricité la Bretagne, n'est pas encore communiqué. Il devrait être supérieur aux 100 millions d'euros prévus pour le précédent dossier ceci en attendant que les énergies renouvelables de la mer viennent renforcer également la production d'électricité avant 2020.


La situation en Finistère : Le parc de production finistérien comptabilisait en 2008 une capacité installée totale de près de 600 MW, dont 113 MW d'éoliennes terrestres, 465 MW de centrales thermiques à flammes (295 MW à Brennilis et 170 MW à Dirinon), 7 MW d'hydraulique (Saint-Herbot) et 15 MW de cogénération.

La production extérieure appelée pour les besoins de la Bretagne sont :

1) la centrale thermique de Cordemais (Loire-Atlantique, 2 460 MW au total). L'électricité produite est acheminée vers la « Bretagne sud » à 60% par les lignes HT 225 kV et à 40% par les lignes HT 440 kV ;

2) les centrales nucléaires de Chinon (Indre-et-Loire, 3 600 MW), voire de Civaux (Vienne, 3 000 MW) qui permettent d'alimenter la « Bretagne sud » à partir de Cordemais ;

3) la centrale nucléaire de Flamanville (Manche, 2 600 MW) qui permet d'alimenter la «Bretagne nord» à partir de Launay.

D'après Enerzine, le Finistère importe annuellement plus de 94% de l'électricité qu'il consomme, non seulement de Bretagne, mais surtout des régions limitrophes. Il doit également importer près de 400 MW lors des pics de consommation.

Si aucune action n'était entreprise pour augmenter les capacités de production d'électricité en Finistère, le déficit annuel et la couverture des pics risquaient de se traduire par des coupures significatives du courant dans les prochaines années, faute de capacités de production locales suffisantes. A moyen terme (d’ici 2015), le Finistère doit faire face :

- à un pic de consommation de l’ordre de 1 000 MW chaque hiver (déficit conjoncturel) qui, compte tenu d’un parc actuel d’environ 600 MW, serait comblé par une capacité d’environ 400 MW, qui si elle est de pointe, doit être maîtrisable (non intermittente) ;

- et à des besoins annuels (déficit structurel) de l’ordre de 5,5-6,8 TWh/an. Pour couvrir 20% de ce déficit structurel annuel, il faudrait une capacité comprise entre 140 MW (pour un fonctionnement de 8000 h/an en base) et 730 MW (pour 1500 h/an en pointe).

Article : BB
Source : Usine Nouvelle - Stanislas du Guerny, Télégramme (15/12/2010), enerzine.com. RTE.