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mercredi 9 juin 2010

Le président de l’Ifremer reconduit dans ses fonctions.

Nommé à la présidence de l’Ifremer en 2005, Jean-Yves Perrot vient de voir son mandat à la tête de l’Institut renouvelé en conseil des ministres. Le décret portant nomination du président du conseil d'administration de l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer, date du 3 juin 2010.

l'Ifremer - seule structure de ce type en Europe - contribue, par ses travaux et expertises à la connaissance des océans et de leurs ressources, à la surveillance du milieu marin et littoral et au développement durable des activités maritimes.
À ces fins, il conçoit et met en œuvre des outils d'observation, d'expérimentation et de surveillance, et gère la flotte océanographique française pour l'ensemble de la communauté scientifique.


S’agissant des missions de l’Ifremer, six grands thèmes, divisés en programmes pluridisciplinaires, ont été créés et couvrent la totalité des activités de recherche et d'étude, de développement technologique, de surveillance, d'expertise et de valorisation de l'institut.

C’est six thèmes portent sur :
- le grands équipements au service de l’océanographie
- la surveillance, l’usage et la mise en valeur des zones côtières
- la surveillance et l’optimisation des ressources aquacoles
- les ressources halieutiques, l’exploitation durable et la valorisation
- l’exploration et l’exploitation des fonds océaniques et de leur biodiversité
- la circulation et les écosystèmes marins, les mécanismes, l’évolution et la prévision



Parmi les missions de l’Ifremer figurent notamment les énergies renouvelables marines.

Dans ce cadre l'Ifremer de Brest abrite désormais la plate-forme technologique dédiée aux recherches sur la production des énergies marines. La France a en effet pour objectif de déployer 6 gigawatts d'énergie éolienne offshore d'ici à 2020.
Pour aller plus loin dans le domaine des énergies marines nous vous conseillons de vous reporter au blog des énergies de la mer, qui assure une veille internationale quotidienne sur ces questions

Pour ce qui concerne du Centre de Brest (1000 personnes sur le site dont 610 Ifremer) l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer dispose dans la cité du Ponant de compétences de premier plan, notamment dans l'étude des courants et la résistance des matériaux dans l'eau.

Il convient de rappeler que Brest concentre la moitié du potentiel français de recherche en sciences et technologies marines.

Pour aller plus loin voir également " 2012 objectif mer : stratégie pour le milieu marin et enjeux en Haute mer".


Enfin Ifremer est partenaire des entretiens Science et Ethique.
Retrouver son intervention aux entretiens 2007 sur le thème " Stratégie et perspectives pour les énergies de la mer".

Sources : Journal Officiel / Ifremer / RH – 3B Conseils
Photos Ifremer

mardi 12 janvier 2010

Yves Frénot, nouveau directeur pour l’IPEV






Après douze années à la direction de l'Institut polaire français (IPEV - Institut Paul Emile Victor), Gérard Jugie * - chimiste de formation, directeur de recherche au CNRS -  prend sa retraite de cet l’Institut situé sur le Technopôle de Brest Iroise.

L'IPEV est l'agence nationale de moyens et de compétences au service de la recherche académique en Arctique et en Antarctique. C’est Yves Frénot - directeur de recherches au CNRS et spécialiste de l'étude d'impact des espèces introduites et des changements climatiques sur les écosystèmes - qui lui succède.

Yves Frénot, délégué français à la réunion consultative du Traité de l'Antarctique, occupait le poste de directeur adjoint de l’IPEV et y avait en charge les programmes scientifiques et les questions environnementales. 

Il a, durant deux décennies,  conduit des recherches en Antarctique et dans les îles Sub-Antarctiques, et publié de nombreuses études sur ce thème.

Yves Frénot  a notamment  publié en 2007 aux éditions Le Pommier, La cité des sciences et de l’industrie,  l’ouvrage « Régions polaires : quels enjeux ? »


Un continent - un océan.
« Pour beaucoup d'entre nous, des territoires mythiques. Tant en Arctique qu'en Antarctique, les régions polaires sont aujourd'hui sous les feux de l'actualité parce que les recherches scientifiques récentes ont montré que ces régions, particulièrement sensibles aux changements environnementaux, jouent un rôle essentiel dans le fonctionnement de notre planète à travers, par exemple, la circulation des océans et des masses d'air sous toutes les latitudes. Ce livre rappelle ce qui fait la particularité de ces milieux extrêmes en évoquant les menaces qui pèsent sur ces écosystèmes originaux. Il met aussi en avant les recherches qui y sont menées dont la plupart reflètent les préoccupations sociétales contemporaines : réchauffement climatique, dépression de la couche d'ozone ou encore érosion de la biodiversité ».




* Retrouver également les  interventions de Gérard Jugie aux entretiens Sciences et Ethique



La pointe Bretagne rassemble des chercheurs, des scientifiques, des universitaires, des associations, des entreprises ... dont les compétences sont reconnues internationalement dans l'exploration scientifique, notamment en milieux extrêmes (abysses, sources hydrothermales, calottes glaciaires, canopée, espace...)
Ces explorations, qu'elles soient marines, terrestres ou spatiales, ont acquis une nouvelle dimension. Alors que les trois univers semblent se côtoyer, tant par leur approche scientifique et économique, que par les problèmes de droit et d'éthique qu'ils soulèvent, des enjeux majeurs sont apparus tels que la préservation de la biodiversité, de l'environnement, la maîtrise des extrêmes et la valorisation du vivant.


Les mers et les océans présentent des enjeux scientifiques, géopolitiques et économiques mondiaux. Etudiés depuis l’espace jusqu’aux abysses, leur connaissance et leur exploitation s’appuient sur les recherches et les innovations technologiques, relèvent du droit de la mer et concernent tous les domaines de l’océanographie : géosciences, physique, biologie, spatial...

La connaissance actuelle des grandes profondeurs permet d’atteindre des richesses énergétiques et minérales toujours en cours de réévaluation. L’exploitation industrielle vise désormais les marges continentales, au-delà des plateaux continentaux, jusqu’à 3000 mètres de profondeur.

Des démarches scientifiques sont menées au niveau mondial par les Etats, les grands organismes, les centres de recherches publics et privés, les universités... pour mettre en commun les moyens de la recherche et de l’ingénierie océanique.

Il est devenu nécessaire d’étudier et d’exploiter les océans différemment et d’évaluer de manière précise la diversité et la fragilité des richesses de la mer et des océans. Ceci suppose une intervention à des niveaux européens et internationaux et une réelle prise de conscience citoyenne pour une gouvernance de l’océan.




sources : Ipev  / éditions Le Pommier - La Cité des sciences et de l'industrie / entretiens Science et Ethique / RH – 3B Conseils

vendredi 26 juin 2009

Yves-Marie Paulet, directeur de l’IUEM-UBO

Depuis septembre 2007, Yves-Marie Paulet (47 ans) exerçait les fonctions de directeur adjoint de l’Institut universitaire européen de la mer (IUEM) et en assurait la direction par intérim depuis le début de l’année, après la démission de Dave Nelson.

Professeur de biologie marine à l’Université de Bretagne occidentale (UBO) , éco-physiologiste, il travaille dans le domaine de recherches sur les modifications des organismes vivants dans un milieu en mutation. Sa thèse de doctorat a porté sur l'influence du climat sur le développement de la coquille Saint-Jacques.

Yves-Marie Paulet été confirmé, le 22 juin, à l’unanimité à la tête de l’IUEM, en qualité de directeur de l’établissement. Son projet de développement pour l’institut a séduit l’ensemble des membres du conseil : un projet « très international et très interdisciplinaire ».


Fondé en 1997, l’IUEM regroupe 300 personnels d’encadrement (chercheurs, ingénieurs, techniciens, administratifs) et accueille 350 étudiants (dont la moitié sont des doctorants). Il comprend six laboratoires UBO-CNRS (dont 2 mixtes avec Ifremer) et deux équipes d'accueil, regroupées au sein d'une fédération de recherche CNRS. l’IUEM est en France le plus grand centre de recherche marine.

Yves-Marie Paulet prend la tête de l’institut au moment où celui-ci entend se renforcer avec l’agrandissement de ses locaux pour accueillir deux laboratoires actuellement excentrés : le laboratoire de physique des océans (LPO) et l’Amure (droit et sciences économiques de la mer). Un programme d’extension de 3000 m2 à l’horizon 2012 (s’ajoutant aux 8000 m2 actuels) pour un montant d’investissement de 10 millions d’euros dans le cadre du contrat de projets Etat-Région.

Enfin l’IUEM va également se doter en partenariat avec l’Agence des aires marines protégées d’un bateau de 12 mètres pour mener à bien leurs missions respectives. Actuellement en construction au Chantier naval croisicais, il devrait être mis à l’eau fin 2009.

Pour diriger l’IUEM, le nouveau directeur aura à ses cotés Marcia Maia, chercheuse CNRS spécialiste en géophysique à l'IUEM, comme directrice-adjointe.

L’IUEM-UBO est depuis 13 ans un des partenaires privilégiés des entretiens Science et Ethique.

Sources : IUEM-UBO / RH-3B Conseils

vendredi 22 février 2008

Le Professeur Alain Grimfeld nommé président du Comité national d'éthique

PARIS - 23/02/2008 - Alain Grimfeld est nommé par décret du 18 février président du Comité consultatif national d'éthique pour les sciences de la vie et de la santé (CCNE) en remplacement de Didier Sicard, dont le mandat venait à échéance, selon un décret de l'Elysée paru mardi au Journal officiel. Pédiatre, spécialiste de l'asthme et des questions sanitaires relatives à l'environnement, le professeur Alain Grimfeld (hôpital Armand Trousseau, Paris)est également président du Comité de la prévention et de la précaution au ministère au ministère de l'Ecologie et président du Conseil scientifique de l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé. Depuis sa création en 1983, le CCNE réunit les représentants des organismes scientifiques et des différents courants philosophiques et religieux de la société française. Selon l'édition du journal Le Monde du 20/02/2008, L'Elysée ne cache plus, ces derniers temps, sa volonté de redéfinir la composition et les missions du CCNE. Agé de 66 ans, Alain Grimfeld était déjà membre du CCNE depuis trois ans. Il n'est inscrit dans aucun parti politique. A la suite de sa nomination M. Grimfeld a tenu à préciser : " Il ne s'agit nullement ici d'être soumis à l'Elysée. En toute hypothèse, si une restructuration doit être entreprise elle ne pourra l'être qu'avec l'aval du Parlement, dit-il. On reproche notamment au CCNE de ne pas être assez constructif, de ne pas être assez dans le siècle. Nous allons analyser entre nous, calmement, ces questions pour pouvoir faire des propositions de réforme qui s'inscriront dans le cadre de la révision de la loi de bioéthique en 2009. " L'Elysée souhaite aussi que l'effectif du CCNE, qui compte actuellement quarante membres, soit réduit.

mardi 12 février 2008

Pêche : une scientifique française reçoit l'une des cinq bourses Pew 2008 pour la conservation des océans

MIAMI - 12/01/2008 - Le Pew Institute for Ocean Science a publié la liste des 5 lauréats 2008 des Pew Fellowships in Marine Conservation. La lauréate française, Marie-Joëlle Rochet, de l'IFREMER, une spécialiste des indicateurs de gestion écosystémique des pêcheries, emploiera la bourse Pew à comparer les impacts écologiques respectifs de deux stratégies de pêches : la pêche ciblée, qui minimise les prises accessoires mais est susceptible de perturber les chaînes trophiques dans les écosystèmes marins et la pêche indifférenciée, dont le rendement économique est plus faible, mais dont la pression est davantage répartie sur l'ensemble des compartiments de l'écosystème. Alors que l'accent est actuellement mis sur la réduction des pêches accessoires, les stratégies plus ciblées peuvent en effet s'avérer autant, sinon plus dommageables aux écosystèmes marins en perturbant gravement leur structure qualitative.
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