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mardi 26 octobre 2010

Le navire dépollueur du futur : le « Work-glop » d'Ecocéane


Nous avons parlé à plusieurs reprises ( voir articles du 29/06/2010 , du 10/05/2010 et du 07/05/2009) de la Société Ecocéane , créée en 2003, qui se consacre exclusivement à la recherche, au développement, à la construction, et à la commercialisation de navires, dans le domaine de la dépollution en mer. Elle détient notamment les brevets, pour le ramassage des hydrocarbures et déchets solides flottants en mer.

Déjà connue pour son action dans le domaine des navires de nettoyage (Cataglop, Ecoglop…) la Société Ecocéane dont le chantier naval est localisé à Paimpol dans les Côtes d’Armor, avait lancé un bateau dépollueur pour la haute mer, « Le Catamar » pouvant récupérer 100 m3 d’hydrocarbure par heure (sans créer d’émulsion) et capable de nettoyer jusqu’à 40.000 m2 par heure de surface d’hydrocarbure. En outre ce navire est opérationnel 24 h/24 en raison de son équipement en radar détectant les nappes.

Comme nous l’évoquions précédemment lors de la marée noire dans le Golfe du Mexique, la société Ecocéane vendu à la société américaine AshBritt 10 bateaux (5 Cataglop CG92 de 9,20 mètres et 5 Cataglop CG66 de 6,60 mètres) - et loué sur neuf mois son navire hauturier de récupération d'hydrocarbures de 18 mètres, le Catamar -.

Aujourd’hui Ecocéane poursuit son développement dans le domaine du bateau dépollueur du futur avec les « Work-glop », une nouvelle gamme de navires (WG 106 – WG 117 – WG 128) dont l'objectif n'est plus seulement de proposer exclusivement des dépollueurs, mais des bateaux de travail classiques équipés des dispositifs de dépollution.

Embarqués sur les tankers ou les plates-formes pétrolières, ces navires placés au plus près des autoroutes de la mer et des zones à risques pourraient ainsi intervenir au plus vite.

Ce navire polyvalent de 12,80mètres de long sera mis à l'eau début 2011. Capable de transporter 3,5 tonnes de fret, ou 12 passagers, il est aussi bateau de dépollution en cas de pépins...

Le Workglop (au coût d'environ 1,5million d'euros) utilise les techniques de dépollution mises au point par Ecocéane. Les bateaux filtrent l'eau qui passent entre leurs coques. Les macro-déchets sont stoppés par un panier et les hydrocarbures passent dans un séparateur avant d'être stockés sur d'autres navires.

Le Workglop sera capable de travailler jusqu'à force 6 et transférer en continu jusqu'à 80m³/heure d'hydrocarbures. Les marchés potentiels sont énormes, en France, certes mais les courants peuvent être aussi porteurs aux Etats-Unis.

Ecocéane vient d’ailleurs d'y créer une filiale: pour vendre aux Etats-Unis, il faut que les bateaux soient construits dans le pays.

Article RH 3B Conseils
Sources et photo Ecocéane

jeudi 17 juin 2010

La Station biologique de Roscoff participe à l’exploration de la biodiversité en mer Noire.


Un projet de l’Union européenne visant à recenser les richesses du littoral de la mer Noire, un espace marin qui borde six pays, a permis à 18 scientifiques venus de cinq pays différents de partir à la découverte de nouveaux êtres vivants sur le littoral bulgare.

Parmi ces scientifiques, neufs étrangers participant à l’expédition ont été dirigés par Fabrice Not de la Station biologique de Roscoff qui est un centre de recherche et d’enseignement en biologie marine expérimentale et en océanologie dépendant de l’Université Pierre et Marie Curie, du CNRS et de l’INSU.


« Environ 2.300 des espèces animales habitant les terres et les eaux de la côte bulgare de la mer Noire sont déjà connues. Mais nous avons bon espoir de découvrir beaucoup de nouvelles espèces au cours de cette expédition, en particulier grâce aux nouvelles méthodes de recherches que nous comptons utiliser », a expliqué Vasil Golemanski, directeur de l’Institut de zoologie de l’Académie des sciences de Bulgarie.

Cette expédition scientifique, embarquée sur le navire de l’Institut d’océanographie de l’Académie des sciences bulgare - stationné à Varna - a été rendue possible par un financement de 1,7 millions d’euros de la Commission européenne, a rapporté Sofia News Agency.

Cette subvention européenne inclut également des fonds pour l’ouverture d’un laboratoire de microbiologie au sein de l’Institut d’océanographie de Varna. Ce sera la première installation du genre en Bulgarie.


En Savoir plus sur la Station Biologique de Roscoff :
Les domaines de compétence des quatre unités de recherche de la Station biologique de Roscoff sont :
- la biologie moléculaire et cellulaire.

- la biochimie et la biologie structurale, la bioinformatique.

- La biologie du développement, la physiologie.
- la biologie de la reproduction, la génétique.

- la génétique des populations, le fonctionnement des écosystèmes.
- l'océanographie biologique et chimique

Les travaux se concentrent plus particulièrement sur le cycle cellulaire de l’oursin, la biochimie et le développement des algues brunes et rouges, l’écophysiologie de la faune hydrothermale et l'adaptation aux milieux extrêmes, la diversité du phytoplancton et du zooplancton, l’évolution et la génétique des populations, l’écologie benthique. 
En chimie marine, des recherches sont menées sur les traceurs chimiques pour comprendre les phénomènes de circulation océanique des masses d’eau.

Les 4 unités de recherche sont :
- UMR 7139 Végétaux marins et biomolécules

- UMR 7144 Adaptation et diversité en milieu marin

- UMR 7150 mer et santé

- USR 3151 Phosphorylation des protéines et maladie humaine




Sources : Balkan Investigative Reporting Network / Station Biologique Roscoff / RH - 3B Conseils