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mercredi 10 février 2010

"Journée Sciences Navales"



L’Ecole navale  organise la "Journée Sciences Navales" (JSN) le jeudi 11 février 2010 sur le site de l’Ecole navale, à Lanvéoc, en presqu’île de Crozon. En partenariat avec DCNS, cette cinquième édition aura pour thème central « l’observation du milieu marin ».

Cette journée vise à promouvoir l’enseignement scientifique et les recherches menés au sein de l’Institut de Recherche de l’École Navale (IRENav) . Cet institut pluridisciplinaire, adossé à l’enseignement scientifique des élèves, mêlant militaires et civils, est composé de trois groupes de recherche s’articulant autour d’une thématique fédératrice : « L’environnement naval et son développement durable ».
Elèves, chercheurs et industriels (notamment de DCNS) confronteront leurs réflexions avec des représentants de structures telles que le SHOM, la DGA   et l’IFREMER.

Ces échanges et discussions sur l’environnement maritime et sous-marin seront illustrés par la présence d’exposants civils, militaires, de l’enseignement supérieur et du monde industriel, ainsi que par la présentation d’une quarantaine projets scientifiques d’élèves de l’Ecole navale (cursus ingénieur et master).

L’objectif de cette journée est également de sensibiliser les élèves de première année à la nécessité, pour leur carrière d’officier au sein de la Marine Nationale, d’acquérir de solides connaissances scientifiques.

Mme Anny CAZENAVE, de l’Observatoire Midi-Pyrénées et de l’Académie des sciences et M. Jacques ROUGERIE, de l’Académie d’Architecture et de l’Institut de France, et architecte du Projet Sea Orbiter   interviendront lors de l’ouverture de la journée.

Par ailleurs à cette occasion les participants pourront également se documenter sur les énergies marines au travers de la documentation mises à disposition du public par le blog des énergies de la mer   (rédacteur en chef Francis Rousseau).

Pour aller plus loin retrouver également chaque jour le blog-media Défense et Environnement


Voir le programme  de la Journée Sciences Navales

Sources : Ecole navale / RH - 3B Conseils

mercredi 6 janvier 2010

Réforme de la formation maritime et collaboration avec l’Ecole Navale




Dans son discours au Havre le 16 juillet 2009, le président de la République avait annoncé la création d’une Ecole supérieure de formation maritime ouvrant accès à un diplôme hautement qualifié d’ingénieur de la mer avec comme objectif  de revaloriser le niveau de qualification.

Cette qualification d’ingénieur était inexistante jusqu’alors dans ce secteur d’activité puisque les écoles délivraient, après 3 années d’études, un diplôme d’élève officier de 1ère classe de la marine marchande devant être complété de 9 mois de navigation pour obtenir un premier brevet.

Puis une poursuite du cursus pouvait être envisagée sur une année scolaire, suivie de 8 mois de navigation, afin d’obtenir un Brevet de capitaine de 1ère classe de la navigation maritime.

Le Premier ministre François Fillon, lors des assises de l’économie maritime à Brest (article du blog 3/12/09) déclarait le 2 décembre  dernier : «  il ne saurait y avoir d’activités maritimes dignes de ce nom sans hommes et sans femmes qualifiés. En France, la formation aux métiers maritimes est assurée par des filières spécialisées. Je veux d’abord dire que ce choix, il n’est pas question de le remettre en cause, mais je veux aussi souligner que notre enseignement a besoin d’être adapté. 

C’est la raison pour laquelle le gouvernement a décidé de créer l’Ecole nationale supérieure maritime, dont le principe vient d’être approuvé par le Parlement. Cette école sera implantée sur les sites des quatre écoles de la Marine marchande. Cette école aura le statut de grand établissement. 


Les écoles des Affaires maritimes qui forment les cadres civils et militaires des affaires maritimes, lui seront également adossées. Cette nouvelle école nous voulons qu’elle vise le plus haut niveau international. Elle formera des officiers de la marine marchande polyvalents, mais aussi des professionnels concernés par l’exploitation des moyens navals et la sécurité de la navigation. Son programme d’enseignement devra lui permettre de délivrer un titre d’ingénieur. 


Notre système doit aussi pouvoir offrir un enseignement de haut niveau en matière de construction navale. Cette une fonction est notamment assumée par l’Ecole Nationale Supérieure des Techniques Avancées. L’évolution de cette école, dans le cadre renouvelé de l’enseignement supérieur, doit être pour nous l’occasion d’étudier la création d’un master de « Génie maritime » en liaison avec les écoles d’ingénieurs brestoises. Je sais que cela répond à une attente forte de votre part. Les armateurs français ont besoin de recruter rapidement de jeunes navigants, et les industriels ont besoin d’ingénieurs pour développer les navires de demain »
.

Le texte portant création de cette Ecole Nationale Supérieure Maritime voté le 23 septembre 2009 par l’Assemblée nationale vise  donc à regrouper les écoles du Havre, de Marseille, de Nantes et de Saint-Malo sous une même entité. Les Ecoles Nationales de la Marine Marchande (ENMM) devenant des sites de l'ENSM  depuis la récente publication de la loi au journal officiel.

L'École Nationale Supérieure Maritime devient donc un établissement public d'enseignement supérieur - placé sous la tutelle du ministre chargé de la mer -  dont la vocation est, notamment, de préparer aux carrières d'officier de la marine marchande. Les règles d'organisation et de fonctionnement de l'ENSM sont encore à  fixer par décret (en cours de préparation en Conseil d'État).

Si de nombreuses dispositions pratiques restent à définir, comme la localisation de sa direction on sait cependant qu’elle fonctionnera à partir des quatre sites déjà existants (Le Havre et Marseille pour la filière A, polyvalente et fière B monovalente (promotion sociale) , Saint-Malo  spécialisé « machine » et Nantes spécialisé « pont »).

Chaque année, les quatre écoles françaises produisent environ 200 officiers sortant avec un diplôme de commandement ou de chef (dont 170 à 180 polyvalents) et 300 avec un diplôme de chef de quart ou d'élève chef de quart (transformé en chef de quart après navigation).


Par ailleurs la nouvelle école nationale entend enrichir le cursus au niveau de la pédagogie et de  la recherche au travers de coopérations renforcées  avec d’autres établissements universitaires ou avec l’Ecole Navale basée près de Brest, sur le site de Lanvéoc-Poulmic.

L’Ecole Navale forme des officiers de Marine , dont les diplômes équivalent  au titre d’ingénieur. L’objectif est de mutualiser les expériences  entre militaires et civils.


Sources :  Ouest-France / RH-3B Conseils

mardi 22 décembre 2009

Le Livre bleu « Stratégie nationale pour la mer et les océans »



Annoncé lors des Assises de l’économie maritime à Brest début décembre par le Premier ministre, le Comité interministériel de la mer (CIMer) s’est tenu sous la présidence de François Fillon, pour entériner notamment les décisions révélées à Brest.

C’est ainsi  que le CIMer a adopté le Livre bleu  intitulé «  Stratégie nationale pour la mer et les océans » dans le droit fil des orientations issues notamment du Grenelle de la mer et du discours du président de la République (16 juillet dernier au Havre)  fixant une nouvelle ambition maritime pour la France.

Le Livre bleu qui retient comme approche  une politique intégrée dans le cadre de la politique maritime de l’Union européenne entend également réaffirmer sur la scène internationale, la place de grande puissance  la France, forte du deuxième domaine maritime mondial.

Le Comité interministériel a adopté les mesures qui avaient été esquissées par le Premier ministre lors de sa visite dans la cité du ponant  comme la création d’une fonction de garde-côtes, l’étude de faisabilité de deux nouveaux parcs marins dans l’Hexagone, la création de nouvelles aires marines protégées en outre-mer (océan Indien),  la réforme de l’enseignement maritime, la création du Coricam (Conseil d’orientation de la recherche et de l’innovation pour la construction et les activités navales)…. Sans compter les mesures en faveur des énergies de la mer  avec la plate-forme centrée autour de l’Ifremer à Brest.


Par ailleurs le Premier ministre à confié le 4 décembre dernier une mission parlementaire au député des Yvelines, Pierre Cardo,  sur la pertinence d'une filière industrielle française de démantèlement des navires en fin de vie.  Voir la lettre de mission ICI

Pour en savoir plus sur les énergies de la mer voir le blog de veille internationale : energiesdelamer.blogspot.com



Lire également l'article du blog sur la visite de François Fillon à Brest (3/12/09).

Source : Premier ministre / Secrétariat général à la mer / RH - 3B Conseils

jeudi 3 décembre 2009

François Fillon à Brest : « La mer est un domaine d’avenir »




Au terme des deux journées de rencontres brestoises des 5ème  Assises de l’économie maritime et du littoral, organisées par le Marin  et Les Echos , le premier ministre François Fillon est venu délivrer un message d’ambition et d’espoir pour les acteurs de la mer.

Nous transcrivons ici des extraits; du discours du Premier ministre  dans les domaines de la pêche, des énergies marines, de l’enseignement supérieur ou de la sécurité maritime…

Devant les 1300 participants et à une semaine du Comité Interministériel de la mer 
qu’il présidera,  et qui devra arrêter les orientations du gouvernement, le Premier ministre à déclarer notamment :

« La France est une puissance maritime. J’imagine que vous l’avez dit et redit pendant la durée de cette rencontre. Riveraine de trois océans et de quatre mers, elle possède un espace maritime vingt fois plus étendu que son empreinte terrestre, qui la place au deuxième rang mondial pour sa superficie maritime. Aujourd’hui, l’idée d’un milieu maritime à préserver fait l’unanimité. Mais je veux vous dire que cela ne rend pas l’exploitation de la mer caduque pour autant. Notre politique maritime doit être optimiste et dynamique. Elle doit allier développement économique et les préoccupations écologiques. Il n’y a pas à opposer ceux à qui un contact séculaire avec la mer a appris l’humilité devant les forces naturelles et ceux qui, en toute bonne foi, considèrent que l’homme est aujourd’hui le corrupteur de cette nature. Je pense que sur ce constat, le monde maritime se retrouve. En juillet dernier, le Président de la République avait indiqué au Havre toute l’importance que nous attachions aux activités maritimes pour l’économie nationale, et le rôle déterminant que doit jouer la France dans la définition d’une politique maritime responsable."


S’agissant de la pêche :

« Ici en Bretagne, la pêche c’est un élément structurant de l’économie locale. A un emploi embarqué correspondent trois ou quatre emplois indirects à terre. Et contrairement aux emplois saisonniers de l’activité touristique qui dominent la vie du littoral, ceux-là sont des emplois permanents.

Nous croyons en l’avenir de la pêche. Mais elle doit protéger la ressource et se protéger elle-même. L’un des engagements forts du Grenelle de la mer concerne notre contribution à la réforme de la Politique Commune de la Pêche http://ec.europa.eu/fisheries/cfp_fr.htm qui va débuter l’année prochaine. Cette réforme est capitale pour l’économie de nos littoraux. La nouvelle Politique Commune va devoir assurer une pêche durable, par pêcherie, qui prenne en compte des objectifs environnementaux, économiques et sociaux. Bruno Le Maire, Ministre de l’alimentation, de l’agriculture et de la pêche vient de clore les « Assises de la pêche »   dont il vous a présenté les conclusions. J’ai été très attentif à ces débats qui ont eu le mérite d’associer des professionnels, des syndicats, des élus, des ONG et des experts scientifiques. Je crois que ces participants ont convenu qu’il fallait davantage de subsidiarité dans la Politique Commune de la Pêche.

Compte tenu des zones de pêche que fréquentent nos navires, re-nationaliser cette politique n’aurait pas de sens. En revanche, il faut nous appuyer sur une gestion concertée sur le terrain pour définir les moyens d’atteindre les objectifs fixés à Bruxelles, et notamment les mesures techniques. Je sais qu’il y a un consensus fort contre l’idée d’un grand marché européen des quotas de pêche transférables, idée qui est pour le moment en tout cas, portée par la Commission européenne
Les assises de la pêche ont jugé que cette réforme devrait plutôt s’appuyer sur une gestion collective par les organisations de producteurs des droits à produire. Le travail remarquable qui a été conduit par certaines de ces organisations, notamment ici en Bretagne, pour mettre en adéquation la capacité de la flotte et les droits d’accès à la ressource tend à prouver combien la gestion collective peut être efficace et combien elle peut être capable d’assurer la viabilité économique des entreprises. 
Le projet de loi de Modernisation de l’agriculture et de la pêche  l’a pris en compte et va renforcer les moyens juridiques accordés aux organisations de producteurs pour gérer les espèces sous quotas. Je sais aussi que beaucoup souhaitent voir renforcer le rôle de l’expertise scientifique. Le Président de la République l’avait dit en juillet dernier : en matière de gestion des ressources halieutiques, les décisions doivent être prises dans le respect des avis scientifiques. Ces avis, ils doivent être partagés avec les professionnels qui sont aussi des experts de la mer. C’est un des axes de réforme de la Politique Commune de la Pêche.

C’est aussi l’une des propositions du projet de loi de Modernisation de l’agriculture et de la pêche qui prévoit de créer un comité de liaison scientifique et technique des pêches maritimes, qui permettrait de rassembler l’ensemble des experts, y compris les professionnels. J’ajoute, s’agissant de cette question de la pêche, que nous discutons actuellement de l’utilisation du grand emprunt, c'est-à-dire au fond, de notre politique d’investissement d’avenir. Et vous avez pu constater que dans les propositions qui ont été faites par la Commission présidée par Michel ROCARD et Alain JUPPE  , figurent plusieurs sujets en terme de recherche et d’innovation qui concernent la pêche et en particulier la recherche sur les nouvelles motorisations des bateaux. "

Les énergies de la mer

« L’océan est aussi un formidable réservoir d’énergie, qui nous invite à relever un défi technique et économique : développer une filière énergétique compétitive capable d’utiliser les différentes formes d’énergies marines renouvelables. Le mouvement de la masse d’eau et ceux de l’air contiennent une énergie considérable, mais en même temps une énergie difficile à capter parce qu’elle est extrêmement diffuse.

La plupart des technologies purement marines : les éoliennes offshore flottantes, l’énergie hydrolienne, l’énergie thermique des mers, sont des technologies encore balbutiantes et peu d’entre elles ont donné lieu à des démonstrateurs. Leur développement ne peut donc pas se faire sans intervention de la puissance publique. Le président de la République a souhaité que soit mise en place avant la fin de l’année une grande plate-forme technologique sur les énergies marines, avec pour chef de file L’IFREMER , associant tous les acteurs du secteur public et du secteur privé. Eh bien Monsieur le Maire, non seulement je vous ai écouté, mais je vous ai entendu. Et je suis heureux de vous annoncer que cette plate-forme sera implantée ici, au centre IFREMER de Brest , notamment parce que la région Bretagne s’est fortement positionnée sur le développement de ce type d’énergie. Voilà… Même le maire de Toulon applaudit…

Cette localisation permettra à la plateforme de bénéficier d’un environnement industriel et de recherche qui est de premier plan, avec entre autres la présence du « pôle mer Bretagne » et de la moitié du potentiel français de recherche en sciences et technologies marines. Les énergies marines sont extrêmement prometteuses, mais elles ne contribueront que très partiellement à notre objectif d’énergies renouvelables à l’horizon 2020. Et donc en attendant qu’elles prennent le relais d’un certain nombre de dos dispositifs, il faut que nous développions activement l’éolien offshore qui est lui, une technologie déjà mature. D’ici 2020, nous nous sommes fixés l’objectif d’installer 6 000 mégawatts en mer. »

La formation :

« Notre système doit aussi pouvoir offrir un enseignement de haut niveau en matière de construction navale. Cette une fonction est notamment assumée par l’Ecole Nationale Supérieure des Techniques Avancées. L’évolution de cette école, dans le cadre renouvelé de l’enseignement supérieur, doit être pour nous l’occasion d’étudier la création d’un master de « Génie maritime » en liaison avec les écoles d’ingénieurs brestoises. Je sais que cela répond à une attente forte de votre part. Les armateurs français ont besoin de recruter rapidement de jeunes navigants, et les industriels ont besoin d’ingénieurs pour développer les navires de demain. »


Les Garde cotes :

« Nous voulons que la France se dote d’une stratégie maritime nationale et qu’elle mette en place une politique intégrée. Dans la prolongation des travaux du Grenelle de la mer, nous avons diffusé auprès des acteurs du monde maritime un projet de Livre Bleu  qui détaille notre stratégie nationale en matière de gouvernance. Dans quelques jours, lors du Comité Interministériel de la mer, ce document fera l’objet d’une approbation gouvernementale. Les missions sont multiples : sécuriser la navigation au large de nos côtes, intercepter les trafics de drogue – notamment dans la mer des Antilles ; maîtriser l’immigration clandestine par voie de mer en Méditerranée ; lutter contre les pollutions ; prévenir les accidents de mer ; protéger la biodiversité marine. Tout cela relève de l’action de l’Etat en mer et recouvre aujourd’hui 45 missions différentes qui impliquent plus de dix départements ministériels. La coordination de l’ensemble des bateaux, des aéronefs, des centres de secours en mer mais aussi à terre est une tâche complexe. Si notre organisation est performante, je veux dire que c’est d’abord grâce à la qualité des hommes et des femmes qui la servent.

La Marine Nationale, la Gendarmerie maritime, les Douanes, les Affaires maritimes, la Police, la Justice, et les Sauveteurs en mer agissent ensemble pour assurer la sécurité de nos concitoyens et la protection de notre environnement. Eh bien pour que cette organisation soit opérationnelle en tout temps, il lui faut une forte gouvernance interministérielle. La responsabilité de l’action de l’Etat en mer est confiée au Premier ministre. C’est une bonne chose. Et j’entends même dire que plusieurs pays nous envient cette organisation. Et donc il n’est pas question de la remettre en cause. Conservons ce qui fonctionne bien ! Mais ça ne veut pas dire pour autant, qu’on ne puisse pas faire mieux.

Je pense qu’on peut optimiser l’utilisation des moyens des différentes administrations. Et pour cela il est nécessaire de passer d’une logique administrative à une logique de mission. J’ai demandé dans cet esprit, que l’on réfléchisse à la création d’une fonction « garde-côtes ». Il ne s’agit pas de créer un nouveau service de l’Etat. Il s’agit d’abord de mettre en place un comité directeur de la fonction garde-côtes qui rassemblera les responsables de toutes les administrations agissant en mer, sous l’autorité du Secrétaire général de la mer. Nous allons créer un centre opérationnel de la garde-côtes, qui rassemblera les données de situation maritime provenant de toutes les administrations. Et nous allons expérimenter dans un premier temps, un centre unique d’action de l’Etat en mer, d’abord en Polynésie, là ou notre zone économique est la plus étendue. Et nous nous servirons de cette expérimentation pour poursuivre l’expérience. Je pense que la fonction de garde-côtes donnera plus de visibilité à l’action de l’Etat en mer, et permettra de mieux dialoguer avec nos partenaires européens. S’il incombe à l’Etat de définir la politique de la mer, il ne peut le faire seul et il doit pouvoir se reposer sur des instances de concertation. »

Le Conseil national du littoral : 


« Le 31 janvier 2008, j’avais eu l’occasion de souligner la place incontournable qu’occupait dans notre politique du littoral le Conseil national du littoral placé sous ma présidence. Aujourd’hui, je crois qu’il faut étendre ses compétences à la mer. Le projet de loi sur l’engagement national pour l’environnement le prévoit. Il est bien évident que la politique de la mer et du littoral, si elle concerne de nombreux partenaires, ne peut se faire sans l’association des élus. Et je veux dire qu’ils auront naturellement toute la place qui leur revient au sein du futur conseil. »




Intégralité du discours  de François Fillon

Visionner le discours  du Premier ministre.






Depuis de nombreuses années les entretiens Science et Ethique, créés par Brigitte Bornemann-Blanc et 3B Conseils  interviennent sur ces sujets essentiels pour la Bretagne, la valorisation de ses territoires, des initiatives publiques ou privées et l’excellence des acteurs scientifiques, économiques, associatifs  qui oeuvrent inlassablement aux cotés des collectivités pour le développement.

Les entretiens qui sont présidés par le Professeur Michel Ricard   et  agissent depuis 2007 dans le domaine des énergies marines, notamment ,  ne peuvent donc que se réjouir de ces annonces et qu’enfin la France décide de se doter des instruments nécessaires pour accélérer la recherche depuis Brest.

Vous pouvez retrouver tous les thèmes traités et les débats des entretiens ICI 
Vous pouvez également consulter le 1er blog francophone sur les énergies de la mer  , créé par 3B Conseils et dont le rédacteur en chef est Francis Rousseau.


Sources : services du Premier Ministre / crédit photo Matignon / RH – 3B Conseils

mercredi 2 décembre 2009

La Politique Commune de la Pêche : La France veut être chef de file

Bruno Le Maire en Rade de Brest, 1er décembre 2009 - Photo AFP


Bruno Le Maire, ministre de l'Agriculture et de la Pêche, était présent hier aux Assises de l'économie maritime et du littoral organisées à Brest par l’hebdomadaire le Marin et le quotidien Les Echos où il a rappelé que la mer est un atout majeur et stratégique pour la relance économique.
Dans son discours, il a affirmé vouloir faire de la France, le chef de file des états-membres pour la réforme de la politique commune de la pêche en leur proposant un memorandum des propositions issues des assises de la pêche française (cf article du mardi 10 novembre). Grâce à cette démarche, "la France a pris un temps d'avance et compte le garder".

Le ministre a ainsi annoncé les orientations prises suite à cette concertation des acteurs de la pêche dont l'objectif est d'arriver à une "gestion durable et responsable et intelligente de la ressource halieutique".

La France souhaite que les professionnels de la pêche soient plus associés au processus de décision par une réforme de la gouvernance de la politique commune de la pêche.
Dans le même sens, il propose de favoriser les "Unités de Gestion Concertée" (UGC), appelées "Approche par pêcherie" par les pêcheurs. Cet type de démarche a pour objectif de donner une vision plus globale de la ressource avec des pêcheurs jouant le rôle de "sentinelle de la mer".

La question des quotas, très attendue, a également été abordée et le ministre s'est positionné favorablement pour le maintien de quotas mais plus à l'échelle individuelle et transférable, mais à l'échelle des captures avec une gestion "intelligente et collective" par le biais d'organisation de producteurs. "L'outil des quotas de capture reste l'outil le plus opérationnel et le plus efficace s'il est géré de manière collective par les pêcheries" a-t-il réaffirmé hier.

Lors du Grenelle de la Mer, la France s'est engagée à créer 20% d'aires marines protégées. Aujourd'hui, le ministre de l'Agriculture et de la Pêche souhaite que Bruxelles s'aligne sur cet objectif.

Enfin, l'ambition française porte également sur le volet social en sollicitant une harmonisation à l'échelle européenne du statut de marin-pêcheur. Bruno Le Maire va plus loin en proposant que cette harmonisation s'aligne sur le droit du travail français surtout en matière de formation.

Les professionnels de la pêche et leurs représentants, présents hier à Brest, se sont dits satisfaits et ont apprécier la volonté du ministre de défendre, à Bruxelles, leur activité.

A l'issue de son allocution aux Assises de la mer, le ministre s'est rendu en compagnie  d'André Le Berre, président du comité regional des pêches de Bretagne et de Philippe Mauguin, directeur des pêches, à la rencontre des pêcheurs puis en rade de Brest  pour vérifier sur site l'état de la coquille St-Jacques.

Sources : Ouest France / Le Télégramme / Le Figaro / RH-CL – 3B Conseils.

lundi 30 novembre 2009

Les Assises de l’économie maritime à Brest - 1er et 2 décembre 2009.



Depuis 2005, les Assises de l’économie maritime et du littoral réunissent chaque année dans une grande ville maritime, dirigeants des administrations, entreprises publiques et privées des différents secteurs que compte cette économie : transport, industrie portuaire, pêche, offshore, industrie nautique, environnement et gestion du littoral, construction navale, recherche, etc...

Organisées par l’hebdomadaire le Marin et le quotidien Les Echos, en collaboration avec l’Institut Français de la Mer et le Cluster Maritime Français, les 5e Assises de l'économie maritime et du littoral devrait réunir à Brest plus de 1300 participants sur deux jours les 1er et 2 décembre, en présence d’une cinquantaine de personnalités.

Parmi les 50 intervenants annoncés le Premier ministre François Fillon, le ministre de l’agriculture et de la pêche, Bruno Le Maire et la secrétaire d’Etat à l’outre-mer Marie-Luce Penchard.

Concept innovant il y a peu, cette économie maritime devient aujourd’hui une réalité avec notamment la création d’instances intersectorielles (dont le pôle de compétitivité Mer Bretagne et Paca) regroupant les industries et services maritimes.

La tenue de ces Assises et la venue à Brest du Premier ministre est d’autant plus attendue que dans la foulée du discours du Havre du président de la République en juillet dernier sur l’ambition maritime de la France, les attentes sont fortes dans tous les domaines touchant à l’économie maritime de la pêche, de la recherche scientifique, de l’industrie maritime, de l’aménagement du littoral, ou des énergies renouvelables de la mer.

Parmi les attentes qui seront portées à Brest, on se souvient que à la suite aux conclusions du Grenelle de la mer le chef de l’Etat dans son intervention au Havre avait exprimé son souhait de voir la France se doter d’ici à la fin de l’année 2009 d'une «plate-forme technologique unique », de rang mondial, dans le domaine des énergies marines" avec pour chef de file l'IFREMER ».

A l’occasion du 20ème anniversaire du Technopôle Brest Iroise (TBI), le 4 septembre dernier, Jean-Yves Le Drian, Président de la Région Bretagne, avait annoncé que celle-ci se portait officiellement candidate pour accueillir, à partir de Brest, cette grande plate-forme technologique sur les énergies marines.

Voir l’article de ce blog du 21 octobre 2009

Par ailleurs nous évoquions ici dans un article du 10 novembre sur les Assisses régionales de la pêche, les attentes de la profession. Les propositions lors des tables rondes nationales doivent précisément faire l’objet d’une restitution nationale par le ministre de la Pêche, à l'occasion de ces Assises de l'économie maritime et du littoral organisées à Brest.
C’est ce mémorandum français sera ensuite transmis à la Commission européenne avant la fin de l'année.


- Pour en savoir plus

- Voir le programme


Durant ces deux journées, l’exposition « les énergies de la mer l’or bleu » créée par 3B Conseils sera présentée au Premier ministre, aux décideurs et au public, de même que le blog des énergies de la mer dont le rédacteur en chef est Francis Rousseau.

Sources : Le Marin / Assises de l'économie maritime / RH - 3B Conseils

mardi 10 novembre 2009

Les assises régionales de la pêche : la Bretagne fait ses propositions sur la réforme de politique commune des pêches.



La présentation par la Commission européenne, le 22 avril 2009 du Livre vert sur l'avenir de la pêche avait soulevé des inquiétudes et d’interrogations sur la réforme de la politique commune des pêches (PCP).

Au travers de la réforme de la PCP, le commissaire Joe Borg entend en effet peser sur tout un dispositif notamment pour élaborer une politique plus simple et moins coûteuse, réduire les capacités, éliminer les rejets et impliquer plus encore la profession dans la gestion de la ressource.

Parallèlement comme nous l’évoquions ici le 30 juillet dernier, le Livre vert ouvre une consultation avec toutes les parties concernées qui durera jusqu'au 31 décembre 2009.
A la suite de cette consultation, la Commission européenne présentera une proposition de réforme de la politique commune des pêches qui devrait être définitivement adoptée en 2012 et entrer en vigueur en 2013.

S’agissant des inquiétudes soulevées par les conclusions et recommandations du Livre vert, elles sont à l'origine des Assises de la pêche lancées le 5 octobre dernier par, le ministre de l'Agriculture et de la Pêche, Bruno Le Maire.

Ces Assises qui sont déclinées dans les régions maritimes sont l’occasion pour les différents partenaires de la filière d’élaborer des propositions sur la réforme de la PCP.

Pour ce qui concerne la Bretagne elles se sont tenues à Quimper, le 6 novembre avec les représentants de la filière, des services de l'État et les associations œuvrant dans le domaine environnemental.

Pour André Le Berre, le président du comité régional des pêches, qui considère dans un entretien au Télégramme, qu’ «Il y a eu un manque de concertation lors du Grenelle de la mer où il y avait bien quelques représentants de la pêche. Mais ils ne représentaient pas l'avis général de la profession. Cette fois, les choses sont différentes. Cela donne la possibilité aux pêcheurs de s'exprimer sur la PCP des dix dernières années et sur ce qu'ils attendent de la politique européenne pour les années à venir.»

Tous les sujets y sont discutés «environnement, encadrement, gouvernance, marchés » avec un regret pour André Le Berre toutefois que « le volet social ne soit pas abordé ».

Les propositions formulées lors des différentes Assises régionales seront reprises les 25 et 26 novembre, lors des tables rondes nationales qui conduiront à une synthèse générale par thèmes.

Puis, ces travaux feront l’objet d’une restitution nationale par le ministre de la Pêche, à l'occasion des Assises de l'économie maritime et du littoral organisées à Brest les 1er et 2 décembre prochains avec notamment la présence du Premier ministre François Fillon, parmi la cinquantaine de personnalités attendues.

C’est ce mémorandum français sera ensuite transmis à la Commission européenne avant la fin de l'année.

Par ailleurs nous invitons nos lecteurs à retrouver deux interventions essentielles pour mieux comprendre les enjeux  :
- André Le Berre, président du Comité régional des pêches de Bretagne, aux entretiens Science et Ethique 2004  : «  La pêche et les avancées scientifiques »

- Gérald Hussenot, Secrétaire général du Comité régional des pêches de Bretagne aux entretiens Sciences et Ethique 2009 Changement climatique, énergies de la mer, impacts sur l’environnement.

Enfin dans le cadre des Journées Science et Ethique découverte 2009, organisées par 3B Conseils avec le soutien du Rectorat de Rennes, les 1er et 2 octobre à Concarneau la programmation avait retenue cette année le thème :
« A la pêche aux déchets ! la gestion des déchets dans la filière pêche et la valorisation des co-produits de la pêche ».


Sources : Comité des pêches / Commission européenne / Le Télégramme / RH – 3B Conseils.