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vendredi 9 décembre 2011

CEA : Bernard Bigot est reconduit à sa tête et Appel de Michel Pieur pour le principe de non régression

Paris - Brest - Rio+20 (U.E) 9/12/2011 3B / BB

Bernard Bigot a été reconduit comme administrateur général du Commissariat à l’Energie Atomique et aux Energies Alternatives (CEA). Son premier mandat date du 7 janvier 2009. Le CEA mène depuis plusieurs années des recherches dans le domaine des énergies bas carbone : nucléaire mais aussi solaire, production d'hydrogène, piles à combustible, stockage de l'électricité pour l'habitat et le transport, transformation de la biomasse en biocarburants''. Très engagé sur les études liées au réchauffement climatique, le CEA mène en partenariat avec le CNRS, l'IRD... des recherches menées notamment par l'Institut Pierre Simon Laplace dirigé par Hervé Le Treut.

Créé en 1945 par le Général de Gaulle, le CEA avait à l'origine pour mission de permettre à la France de tirer le meilleur parti de l'atome dans les domaines de l'industrie, de la recherche et de la défense.En 2011, le CEA intervient dans trois grands domaines d'activité : défense et sécurité globale, technologies innovantes pour l'information et la santé, et énergies décarbonées – nucléaire et énergies renouvelables.

Il y a tout juste 15 ans, en 1997, Bernard Bigot avait inauguré les premiers entretiens Science et Ethique de Brest*. Il était à cette époque Directeur de la recherche et de la technologie. Le thème traité était " comparaison des procédures utilisées par l'Etat depuis la découverte de la radioactivité et par les industriels pour les O.G.M.
Comment passe-t-on de la découverte scientifique aux applications industrielles?
Quelles sont les interactions entre éthique, risque et décisions politique dans la mise en place de ces applications industrielles?

Ces deux premières journées étaient illustrées par des exemples provenant de ces deux domaines:
- l'industrie nucléaire civile (retraitement des combustibles irradiés et le devenir des déchets radioactifs...)
- la biologie (les organismes génétiquement modifiés ...)
Vous pouvez télécharger son discours (ICI)



Dans un tout autre cadre, l'UBO* organise aujourd'hui à Brest le Colloque sur les 25 ans de la Loi Littoral à la Faculté de droit comparé. Michel Prieur, Professeur émérite de droit public à l’Université de Limoges et Président du Centre international de droit comparé de l'environnement (CIDCE) y intervient. Le CIDCE vient de lancer un appel relatif au "principe de non régression", qui devrait s'ajouter aux autres grands principes de Rio - prévention, précaution, information, participation : "Qu'en matière d'environnement, on ne revienne pas en arrière, cela fait partie des garanties fondamentales, pour empêcher la tendance qui se développe un peu partout de reculer. On observe dans les négociations climatiques, tout comme dans le Grenelle de l'environnement, des régressions insidieuses", commente Michel Prieur.

* Les entretiens présidés par le professeur Michel Ricard se tiendront exceptionnellement du 25 au 27 juin 2012.

** L'Université de Bretagne Occidentale présidée par Pascal Olivard est partenaire des entretiens depuis 1997. Le comité scientifique du Colloque est composé par les Professeurs de droit public Mathieu Doat - Directeur du CRA et Didier Le Morvan, ainsi que Richard Le Roy Maître de Conférences.

Article : Brigitte Bornemann


jeudi 8 septembre 2011

Un scénario de sortie du nucléaire en France ?


La France a depuis les années soixante-dix basé sa politique énergétique en matière d’électricité sur la filière nucléaire. Récemment le gouvernement français réitéré son choix sur cette filière en affirmant assumer son choix de l'atome.

Pour autant et après les événements de Fukushima au Japon les opinions publiques et les exécutifs européens sont encore plus sensibles à ces questions de sûreté nucléaire et de devenir sur le long terme de la filière électrique issue du nucléaire (Sur la catastrophe au Japon : relire notamment les articles du blog du 18/03/2011 et 23/03/2011).

Le 16 mars dernier, la ministre de l'Ecologie estimait qu'après les événements de Fukushima le temps était venu d'engager le débat sur la politique énergétique et nucléaire en France, considérant cette posture comme "acquise". Saisissant cette ouverture gouvernementale, le député de la Meuse - Bertrand Pancher - déposait alors sur le bureau de l’Assemblée Nationale, une proposition de loi "visant à l'organisation d'un débat public national sur l'énergie".

C’est aussi dans ce contexte que le gouvernement français tout en réaffirmant sa confiance dans la filière nucléaire, ne s'interdit plis d'imaginer les effets d'une sortie progressive du nucléaire. Le ministre de l’industrie qui, en juillet dernier, a préconisé un ratio d'environ 2/3 de nucléaire d'ici 20 à 30 ans, en parallèle à la montée en puissance des énergies renouvelables, a chargé une commission de plancher sur les différents scénarios pour l'évolution de l'énergie en France dans les 40 prochaines années.

Cette commission composée d’experts, d’ONG, de professionnels et des pouvoirs publics, devra rendre ses conclusions d'ici à janvier 2012 avec différents scénarios dont la prolongation de la durée de vie du parc nucléaire actuel, l'accélération de la modernisation du parc nucléaire, ainsi que la possibilité d'«aller vers une sortie progressive du nucléaire à horizon 2050 voire 2040, ou vers une réduction progressive de la part du nucléaire», comme l’expliquait le ministre de l'Énergie, Éric Besson.

Reste que certaines ONG dont Greenpeace sont particulièrement sceptiques sur les contours et sur la composition de ladite commission ne souhaitent pas rentrer dans ce schéma de réflexion, au motif que les experts retenus seraient « tous - sauf un professeur- des «pro-nucléaires notoires ».

Pour aller plus loi relire également l'article du blog du 19/04/2011 portant sur l'organisation du débat public en France sur l'énergie.

Par ailleurs nous vous signalons la tenue de l’Université d’été 2011 du collectif d’associations « Sauvons le Climat» les 16 et 17 septembre prochains, au FIAP à Paris, sur le thème « quel modèle énergétique pour l’Europe en 2030 ? »
Deux journées de débats avec des experts de renom dont Jean-Louis Bal, Président du Syndicat des Energies Renouvelables et ancien directeur de l’Ademe et Edouard Brézin, ancien Président de l’Académie des sciences.

Rappelons enfin pour mémoire que depuis quinze ans les entretiens Sciences et Ethique s’attachent à aborder l’ensemble de ces questions en organisant des rencontres entre scientifiques et universitaires, décideurs politiques et économiques, acteurs sociaux et associatifs, public sur l’impact des avancées scientifiques et technologiques sur la société, notamment dans le domaine des énergies…. Du nucléaire aux énergies de la mer !
Nous vous invitons à consulter les archives des entretiens et pour plus d’informations sur les enjeux internationaux des énergies marines : le blog des énergies de la mer.

Sur vos agendas :


Les entretiens Science et Ethique 2011 qui fêteront cette année les 15 ans d’existence lors des deux journées de débat des 17 et 18 novembre 2011 à Océanopolis Brest auront pour thème : "Quelle économie pour quelle croissance ? Economie bleue, plans climat-énergie territoriaux, aménagement du territoire et énergie de la mer".

Article RH 3B Conseils
Sources : Télégramme / Assemblée nationale/Entretiens Science et Ethique

jeudi 28 juillet 2011

les Plans Climat-Energie Territoriaux aux entretiens Science et Ethique 2011


Les entretiens Science et Ethique 2011 qui fêteront cette année les 15 ans d’existence lors des deux journées de débat des 17 et 18 novembre 2011 à Océanopolis Brest, se pencheront notamment sur les plans climat-énergie territoriaux (PCET).

Le thème général des entretiens de cette année sera en effet : "Quelle économie pour quelle croissance ? Economie bleue, plans climat-énergie territoriaux, aménagement du territoire et énergie de la mer".

Les entretiens Science et Ethique en 2009 et 2010 se sont largement penchés sur ces questions du changement climatique, de l’apport des énergies de la mer, de l’aménagement des villes et ports de demain.

Dans la perspective des entretiens 2011, nous dressons donc ici, un rappel pour en savoir plus ces plans climat-énergie.

Tout comme l’Agenda 21, le PECT est un projet territorial de développement durable dont l’objectif est de lutter contre le changement climatique. D’une part, il doit atténuer les impacts du territoire sur le climat en réduisant les émissions de gaz à effet de serre. D’autre part, il doit également prévoir les adaptations à entreprendre par le territoire pour limiter sa vulnérabilité aux effets du changement climatique déjà en cours.
Le PECT n’est pas un outil clé en main mais plutôt une démarche de développement durable axée sur l’effet de serre, un cadre d’action permettant de mobiliser l’ensemble des partenaires et des acteurs locaux de la collectivité.

Si historiquement, le PCET a été introduit sous la forme du plan climat territorial (PCT) par la première version du plan Climat national en 2004, plusieurs territoires se sont alors engagés en Bretagne, les PCET sont réellement nés avec la loi Grenelle 2 et le décret d’application du 11 juillet 2011.

Ces textes legislatifs et réglementaires font désormais obligation aux collectivités locales de plus de 50 000 habitants à les élaborer d’ici le 31 décembre 2012. En France plus de 200 collectivités et territoires sont engagés dès à présent dans cette démarche. En Bretagne, cela concerne les 4 départements, 11 établissements publics de coopération intercommunale et 5 communes. A ce jour , 21 territoires ont engagé une démarche PCET.

Notons qu'en 2010, l'Etat, l'Ademe Bretagne et le Conseil régional de Bretagne ont initié un réseau des chargés de mission PCET en Bretagne ayant pour objectifs, la création d'une dynamique d'échanges autour des retours d'expérience de chacun et le développement de méthodologies de travail communes.


Un PECT doit permettre :
- d'identifier les sources d’émissions de gaz à effet de serre et se fixer des objectifs de réduction (ces émissions proviennent davantage de la multitude de petits et moyens émetteurs que de grosses installations plus faciles à identifier),
- de mettre en évidence les moyens de réduire les émissions de gaz à effet de serre au travers de toutes les politiques sectorielles de la collectivité locale,
- de proposer et diffuser à l’échelle du territoire, un plan d’action visant à réduire les émissions et à mieux s’adapter aux impacts du changement climatique,
- de s’organiser en interne comme en externe pour mettre en œuvre le plan d’action avec tous les acteurs du territoire et évaluer les résultats.

Un enjeu énergétique est primordial
Au delà, sur une vision plus large, rappelons que « l’économie verte» c’est-à-dire la possibilité d’assurer un développement économique à partir de nouveaux métiers, de nouveaux débouchés et donc une nouvelle croissance, constitue une véritable opportunité. Dans cette perspective l’enjeu énergétique est primordial.

Les villes, si elles n’occupent que 2 % de la surface de la planète, concentrent 80 % des émissions de CO2 et consomment 75 % de l’énergie mondiale. Ainsi, l’empreinte écologique d’une ville dépasse sa superficie, et s’étend sans cesse en prélevant des ressources sur d’autres territoires. Le secteur de l’habitat à lui seul utilise 40 % des ressources de la planète en matériel et en énergie pour la construction et l’exploitation des bâtiments, produisant un tiers des émanations de CO2.

En effet, en première ligne dans la lutte contre le changement climatique, les villes ont encore peu accès aux financements prévus par le protocole de Kyoto.

L’objectif de l’Union européenne de réduire de -20 % les émissions de gaz à effet de serre, responsables du réchauffement climatique, d’ici 2020%, place ainsi les collectivités dans une nécessaire dynamique volontariste de contribution aux efforts européens de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Afin d’atteindre cet objectif, les collectivités territoriales notamment ont un rôle d’impulseur, et devront fédérer autour d’eux les différents acteurs du territoire engagés dans la lutte contre le réchauffement climatique : collectivités locales, associations, entreprises, mais aussi les citoyens.

Relire l'article du blog du du 28/04/2011 : « Quels outils financiers innovants mobiliser pour les plans énergie climat territoriaux en France ? »

Article RH 3B Conseils
sources : Ademe / entreteiens Science et Ethique

mercredi 20 avril 2011

Conférence de l’énergie en Bretagne : point d'étape sur les avancées du Pacte électrique breton


Dédiée au suivi de la mise en œuvre opérationnelle du Pacte électrique breton, - signé en décembre 2010 - une nouvelle réunion de la Conférence de l’énergie s’est le 19 avril.
Installée en janvier 2010, cette instance de concertation co-présidée par l’État et la Région Bretagne entend constituer un lieu d’échanges et de débats, réunissant tous les acteurs de l’énergie en Bretagne : ADEME (Agence régionale de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie), élus et parlementaires, opérateurs, syndicats des énergies renouvelables, CESER, réseau économique et associatif.

Rappelons que le Pacte électrique breton repose de manière indissociable sur trois piliers : 
 
- maîtrise des consommations d’électricité, 
 
-  développement des énergies renouvelables,
 
-  sécurisation de l’approvisionnement électrique.

(Relire les articles du blog sur le Pacte électrique breton du 03/11/2010, 15/12/2010, 16/12/2010 et du 03/01/2011).

Dans ce cadre, les actions engagées ou à mener dans chacun des trois axes, ont fait l’objet d’un premier bilan révélé lors de cette conférence. Les deux co-présidents (le préfet de Région, Michel Cadot et le président du conseil régional, Jean-Yves Le Drian) ont précisé qu’à ce jour, le calendrier et les engagements étaient tenus, et que les projets avançaient de manière concomitante.

Premier pilier : un ambitieux programme de maîtrise de l’énergie
L’objectif est de diviser par 2 jusqu’en 2015, puis par 3 à l’horizon 2020, la croissance de la consommation électrique de la région.
Pour atteindre ces objectifs, il convient de poursuivre le déploiement des expérimentations engagées par les territoires pour réduire la consommation électrique des familles, des collectivités, des différents secteurs d’activité économiques, mais aussi le travail de sensibilisation auprès de tous les Bretons, via notamment le dispositif Écowatt. (Relire articles du blog du 10/11/2010 et du 05/01/2011).

Les enjeux de rénovation thermique des logements privés et sociaux ont déjà conduit à des signatures de conventions avec les acteurs concernés. Ces accords devront être généralisés pour atteindre les ambitions qui ont été fixées en nombre de logements et en performance énergétique. 


Deuxième pilier : le développement massif des énergies renouvelables

L’objectif est de multiplier par 4, d’ici 2020, la puissance des énergies renouvelables installées en Bretagne, pour la porter à plus de 3 600 MW.
Dans ce domaine, le projet de schéma régional éolien terrestre qui sera présenté à l’instance de concertation mi-juin permettra d’identifier les conditions de développement dans notre région pour permettre d’atteindre l’objectif fixé par le Pacte. A ce jour, l’éolien terrestre produit 650 MW, contre 450 MW un an avant.
Concernant les énergies marines, 3 projets bretons (2 d’hydroliennes -Sabella et Orca- et 1 d’éolien off-shore flottant -Winflo de Nass&wind-) ont été retenus dans le cadre du financement des Investissements d’avenir.

L’appel d’offres pour l’éolien offshore posé dans la Baie de Saint-Brieuc sera lancé en mai. Il portera sur une puissance de 500 MW à mettre en œuvre à l’horizon 2015, sur une zone de 190 km2.
Enfin pour accompagner le développement de la filière photovoltaïque, un guide régional a été publié à l’attention des porteurs de projets (objectif de 400 MW à l’horizon 2010).
Pour en savoir plus sur les enjeux internationaux des énergies marines : le blog des énergies de la mer.

Troisième pilier : La sécurisation de l’approvisionnement en électricité
L’objectif est de sécuriser totalement le réseau d’ici 2020, de proposer une solution globale de renforcement du réseau et d’expérimenter les réseaux électriques intelligents. (Relire notamment l'article du blog du 04/11/2010).

Les projets relatifs au renforcement du réseau sont réalisés (poste électrique de Calan-56) ou en cours d’étude (ligne électrique souterraine entre Lorient et Saint-Brieuc).
Des appels nationaux à manifestation d’intérêt (AMI) seront lancés par l’ADEME en avril et mai 2011 sur le stockage de l’énergie et le développement des réseaux intelligents. 
Ces deux thématiques feront l’objet de groupes de travail dédiés au sein de la Conférence bretonne de l’énergie, afin, d’une part, de structurer la réponse bretonne dans le cadre de ces AMI et, d’autre part, d’anticiper sur la mise en œuvre des projets pouvant en découler.

Une consultation publique préalable sur les conditions générales de l‘appel d’offres concernant le projet de centrale à cycle combiné gaz (450 MW) au nord-ouest de la Bretagne est en cours, pour un lancement de l’appel d’offres prévu fin mai/début juin et un choix du candidat fin novembre 2011.

Signature d’une convention avec ERDF :
L’avancement des actions inscrites dans le Pacte électrique breton sera illustré par la signature, par l’État et la Région, d’une convention d’application avec ERDF, en tant que gestionnaire unique du réseau de distribution d'électricité en Bretagne. Cet engagement réciproque amènera ERDF à renforcer son action pour répondre aux objectifs des 3 piliers du Pacte électrique breton. 

Pour en savoir plus sur les enjeux énergétiques de la Bretagne retrouvez les débats des 14è entretiens Sciences et Ethique 2010 « Energies, Villes et ports de demain » et les archives des éditions précédentes.

Article RH 3B Conseils
Sources : Conférence de l'énergie / Région Bretagne

mardi 19 avril 2011

Organiser le débat public sur l’énergie ? une proposition de loi déposée



Le 16 mars dernier, la ministre de l'Ecologie estimait après les événements de Fukushima le temps venu pour engager le débat sur la politique énergétique et nucléaire en France, considérant cette posture comme "acquise". (Sur la catastrophe au Japon : relire les articles du blog du 18/03/2011 et 23/03/2011).

Saisissant cette ouverture gouvernementale, le député de la Meuse - Bertrand Pancher - vient de déposer sur le bureau de l’Assemblée Nationale, une proposition de loi "visant à l'organisation d'un débat public national sur l'énergie".

"Pouvons-nous nous passer de l'énergie nucléaire pour maintenir notre indépendance énergétique ? Quelles alternatives avons-nous pour évoluer vers un mode de production énergétique peu émetteur de gaz à effet de serre ? Existe-t-il un mix énergétique réellement adéquat pour subvenir à nos besoins, respecter l'environnement et la sûreté de tous?"

Au travers de ce texte, il entend saisir le Parlement sur l’ensemble des questions et des modes de productions énergétiques. C’est ce qui ressort de l’exposé des motifs de cette proposition de loi, déposée le 13 avril 2011. Celle-ci touche aussi bien au nucléaire, aux gaz de schiste, à la production d'énergies renouvelables, aux risques de hausse du prix de l'électricité, à la diminution de la consommation d'énergie fossile, aux changements de comportements qu'elle induit...

Le député Bertrand Pancher rappelant que le "Grenelle est resté muet sur la question du nucléaire" précise que "les Français s'interrogent. Pourtant, ils n'ont jamais eu l'occasion de s'exprimer sur ces sujets, alors que les questions sont nombreuses et restent trop souvent sans réponses claires".

Face aux choix stratégiques énergétiques que doit faire notre pays, le débat public qui doit désormais s’ouvrir s'inscrit aussi dans un objectif essentiel : "recueillir l'avis de nos concitoyens, sur le développement des différentes productions futures ainsi que leurs conditions de mise en œuvre, notamment en termes de sécurité, d'accès pour tous et de responsabilisation de chaque concitoyen quant à sa consommation personnelle".

Comment organiser ce débat public ?
Pour "garantir la totale impartialité" du débat, il considère qu’il reviendra à la Commission nationale du débat public (CNDP) le soin de l'organiser et ce "dans un délai de quatre mois suivant la promulgation de la présente loi".
La CNDP serait chargée d'approfondir les questions posées, "en relation avec les cinq grandes catégories d'acteurs du Grenelle de  l'environnement (administration, élus, entreprises, syndicats et ONG)"
. "Les principales conclusions ou orientations issues de ce débat seront examinées par le Parlement, lequel indiquera, point par point la suite qui y sera donnée", dit encore le texte.

Depuis quinze ans les entretiens Sciences et Ethique (*) s’attachent à aborder l’ensemble de c’est question au travers en organisant des rencontres entre scientifiques et universitaires, décideurs politiques et économiques, acteurs sociaux et associatifs, public sur l’impact des avancées scientifiques et technologiques sur la société, notamment dans le domaine des énergies…. Du nucléaire aux énergies de la mer !

« Comment passe-t-on de la découverte scientifique aux applications industrielles?
quelles sont les interactions entre éthique, risque et décisions politique dans la mise en place de ces applications industrielles? ».

Pour aller plus loin retrouver les archives des entretiens Science et Ethique et pour plus d’information sur les enjeux internationaux des énergies marines : le blog des énergies de la mer.

(*) les 15è entretiens se tiendront à Océanopolis - Brest les 17 et 18 novembre 2011

Article : RH 3B Conseils
Sources : Assemblée Nationale / CDC
Photos : Assemblée Nationale

lundi 18 avril 2011

Lorsque l'on reparle de la taxe carbone......



Lors des entretiens Science et Ethique 2009, Michel Rocard – ancien premier ministre avait été invité à s’exprimer sur sa proposition de création d’une contribution énergie climat dite taxe carbone en France. (Revoir les vidéos de Michel Rocard aux entretiens 2009 et relire également les articles du blog du 29/07/2009 et du 20/10/2009).

On se rappellera qu’ensuite le gouvernement français s’était saisi de cette question au travers d’un projet de loi prévoyant une taxe d'un montant de 17 euros. Dans le dispositif législatif retenu les grandes installations industrielles déjà soumises au marché européen des quotas, auraient exclues du périmètre de taxation.
C’est sur cette base que le conseil constitutionnel censurait le texte dans sa décision du 29 décembre 2009 ( Décision 2009-599 DC) estimant que cette taxe carbone "créerait une rupture de l'égalité devant l'impôt".

Le 13 avril dernier la Commission européenne a présenté une proposition de taxe carbone à l’échelon communautaire à l’horizon 2023. Une démarche qui s’inscrit pleinement dans le cadre de la lutte contre le réchauffement climatique et s’appliquerait aux secteurs les plus polluants : les transports, le bâtiment et l’agriculture, responsables de 60% des 4,9 milliards de tonnes d'émission de CO2.

La Commission européenne entend donc taxer davantage les énergies trop polluantes, à savoir, le diesel pour le transport et le fuel pour le chauffage. Le Commissaire Algirdas Semeta en charge de la fiscalité, propose de changer la façon dont est calculé l’impôt sur les produits énergétiques. La Commission souhaite taxer le CO2 à 20 euros par tonne rejetée et imposer un seuil minimum pour le fuel de chauffage et l'essence pour l'automobile. Serait ainsi pris en compte à la fois les émissions de CO2 et la valeur énergétique du produit.

Pour le Commissaire Algirdas Semeta, avec cette fiscalité verte "il s'agit d'encourager les énergies propres, d'aider les biocarburants et de réduire la dépendance créée par les importations de gazole". Pour Bruxelles, cette nouvelle fiscalité permettrait aux gouvernements de « réaliser leurs objectifs nationaux » de réduction des émissions, et « les revenus pourraient être utilisés pour réduire leur endettement, diminuer d’autres impôts ou compenser les effets négatifs de cette taxe par les contribuables ».

Rappelons que la Suède à introduit ce principe de taxe carbone dans sa fiscalité dès 1991, selon l’idée de taxer les sources d'émission de CO2 en échange d'une baisse de la fiscalité sur les revenus et sur les sociétés, et une harmonisation de la TVA. Le montant de la taxe est ainsi passé de 27 à 108 euros la tonne. D’autres pays comme, la Finlande et le Danemark et plus récemment l’Irlande en possèdent également une. Le Royaume-Uni a, de son côté, adopté le 24 mars une taxe carbone sur le CO2 de 16 livres, elle entrera en vigueur d'ici 2013.

Cette taxe a-t-elle une chance de voir le jour ? S'agissant d'une disposition fiscale et même si la Commission se veut particulièrement volontariste sur le sujet la règle de l’unanimité des 27 Etats-membres et le vote du Parlement européen seront indispensables pour une entrée en application.

Article RH 3B Conseils
Source : Commission européenne / entretiens Science et Ethique
Photo : Commission européenne

lundi 3 janvier 2011

« Pacte électrique breton » : le CESER de Bretagne en session exceptionnelle


Nous avons évoqué à plusieurs reprises le projet de « Pacte électrique breton » porté par le Conseil régional de Bretagne (relire notamment les articles du blog du 3/11/2010 et du 16/12/2010) en effet, pour sécuriser son réseau et développer les énergies renouvelables, la Région Bretagne s’apprête à signer avec l’Etat un pacte électrique dont l’objectif est de diviser par deux la croissance de la consommation bretonne d'électricité d'ici 2015.

C’est donc dans cette perspective que le CESER de Bretagne siègera en session exceptionnelle, le 5 janvier 2011, pour émettre un avis sur le « Pacte électrique breton » avant sa signature officielle Etat/Régional.

Il convient de préciser que dés juin 2009, Le CESER de Bretagne, dans son étude « Pour une approche concertée des politiques énergétiques en Bretagne » soulignait l’importance d’un consensus pour la définition d’une gouvernance territoriale de l’énergie (Revoir l’étude de 2009 de Ange BRIERE et Alain LE MENN pour le CESER).

Rappelons en effet que la question de l’approvisionnement énergétique de la Bretagne réapparaît d’une manière récurrente chaque année avec l’arrivée des premiers froids. La production régionale est faible et ne couvre que 8 % des besoins énergétiques. Située en bout de « ligne » les menaces de délestage lors de périodes de surconsommation électrique sont réelles. Nul ne peut plus vivre comme si les ressources en énergies fossiles - pétrole et gaz - étaient infinies.

Lors de la Conférence bretonne de l’énergie - instance de concertation sous l’égide de l’Etat et de la Région Bretagne regroupant la plupart des acteurs publics - du 6 juillet 2010 le Préfet de Région et le Président du Conseil régional avaient proposé une démarche opérationnelle d’élaboration d’un Pacte électrique breton autour de trois axes indissociables que sont :

- la maîtrise de la demande en électricité,

- le renforcement du développement des énergies renouvelables,

- la sécurisation de l’alimentation électrique.



Lors de sa session des 21 et 22 octobre 2010 le Conseil régional de Bretagne a adopté son « pacte électrique breton » : un programme d'économies d'énergie et de production durable pour sécuriser le réseau breton que le président Jean-Yves Le Drian appelle aussi le « triskell breton ».


Ce « triskell » c’est :

- un projet d'économies d'énergie en particulier auprès des particuliers ;

- un programme de développement des énergies renouvelables (solaire, éolien sur terre, et éolien en mer) ;

- la construction d'une centrale thermique au gaz près de Brest, d'une puissance de 450 mégawatts.

Pour en savoir plus sur les enjeux énergétiques de la Bretagne retrouvez les débats des 14è entretiens Sciences et Ethique 2010 « Energies, Villes et ports de demain » et les archives des éditions précédentes.

Pour suivre l'actualité en France et dans le monde sur les énergies de la mer, consultez chaque jour la veille internationale effectuée par le blog des énergies de la mer.

Article RH 3B Conseils
Sources CESER / Région Bretagne / entretiens Science et Ethique

mercredi 17 novembre 2010

Ecologie-Energie-Climat-Grenelle.... : quel sera le poids de NKM ?


A chaque remaniement ministériel, il semble qu’il y ait finalement une constante….. : le changement de périmètre du ministère de l’écologie !

Ainsi nous sommes passés en peu d’années du MEDDAT au MEEDDM et aujourd’hui sa nouvelle appellation pourrait être le MEDDTL (ministère de l’écologie du développement durable des transports et du logement). Exit par conséquent le secteur de l’énergie et la référence à la mer.

Ces absences ou changement de tutelle ministérielle - l’énergie passe à Bercy (sous la houlette d'Éric Besson, ministre délégué chargé de l'Industrie, de l'Énergie et de l'Économie numérique) ne sont pas sans interpeller - voire inquiéter - les ONG, lesquelles redoutent un recul du gouvernement sur ses engagements en matière d'environnement, et notamment les énergies renouvelables.

"C'est quelque chose de très préjudiciable qui va rendre le travail de Nathalie Kosciusko-Morizet particulièrement difficile, voire pas possible", déclarait Nicolas Hulot, l'initiateur du Pacte écologique signé par la majorité des candidats lors de l'élection présidentielle de 2007.

Quelles seront les grandes directions du nouveau ministère de l’écologie, celles qui confèrent le vrai pouvoir du ministre. Si Jean-Louis Borloo en avait cinq à sa disposition, pour Nathalie Kosciusko-Morizet qui doit en conserver au moins quatre, la vraie question est de savoir si elle aura dans son giron ou un regard sur la cinquième, « énergie et climat ».

Une décision importante alors que la seizième conférence des parties sur le climat, débutera fin novembre à Cancun, au Mexique. Quelle sera la répartition entre l’Ecologie, l’Industrie (énergie) et le Quai d’Orsay (affaires étrangères) ?

Le Chef de l’Etat dans son intervention télévisée du 16 novembre a indiqué que la ministre dont la « compétence en matière environnementale est totale et a été saluée comme telle"(…) "aura la fixation des prix de l'énergie pour toutes les énergies renouvelables et elle sera associée à toutes les décisions sur l'énergie".

Il reste que la vision du secteur de l'énergie n’est peut-être pas la même vue de l’Ecologie ou de l’Industrie et les intérêts pas toujours convergents. Ce rattachement pourrait-il se traduire par une moindre attention à la nécessité de diminuer les émissions de CO2.

L'autre gros dossier immédiat concerne la mise en œuvre du Grenelle de l'environnement. Les deux lois ont été adoptées, reste à publier les multiples décrets d'application pour bon nombre des 268 engagements de l’Etat (voir engagements du Grenelle 2)
L’un des enjeu du Grenelle est précisément la division par 4 des émissions françaises de gaz à effet de serre d’ici 2050. Cela implique des politiques et des mesures forcement contraignantes dans les bâtiments, les transports et… l’énergie.

Pour retrouver les enjeux du changement climatique, des énergies fossiles et des énergies renouvelables de la mer, de l’aménagement des villes et ports de demain consulter les archives des entretiens Science et Ethique :

- 2009 « L'Heure bleue ; le changement climatique et les énergies de la mer »

- 2010 « ENERGIES, villes et ports de demain »


Article RH 3B Conseils
Sources : AFP / MEDD
Photo Assemblée Nationale

mercredi 3 novembre 2010

Le Pacte électrique breton



La question de l’approvisionnement énergétique de la Bretagne réapparaît d’une manière récurrente chaque année avec l’arrivée des premiers froids et nul ne peut plus vivre comme si les ressources en énergies fossiles - pétrole et gaz - étaient infinies.

La production régionale est faible et ne couvre que 8 % des besoins énergétiques. Située en bout de « ligne » les menaces de délestage lors de périodes de surconsommation électrique sont réelles.

La Conférence bretonne de l’énergie - instance de concertation regroupant la plupart des acteurs publics - a été réunie pour la première fois au début de l'année 2010 sous l’égide de l’Etat et de la Région Bretagne.

Lors de sa réunion du 6 juillet dernier le Préfet de Région et le Président du Conseil régional ont proposé à l’ensemble des partenaires d’entrer dans une démarche opérationnelle d’élaboration d’un Pacte électrique breton autour de trois axes indissociables que sont :
_ la maîtrise de la demande en électricité,
_ le renforcement du développement des énergies renouvelables,
_ la sécurisation de l’alimentation électrique.


Lors de sa session des 21 et 22 octobre 2010 le Conseil régional de Bretagne a adopté son « pacte électrique breton » : un programme d'économies d'énergie et de production durable pour sécuriser le réseau breton que le président Le Drian appelle aussi le « triskell breton ».
Ce « triskell » c’est :
- un projet d'économies d'énergie en particulier auprès des particuliers ;
- un programme de développement des énergies renouvelables (solaire, éolien sur terre, et en mer) ;
- la construction d'une centrale thermique au gaz près de Brest, d'une puissance de 450 mégawatts.

Ce denier volet du Pacte électrique breton fait débat !


Pour ce qui concerne la maîtrise de la demande en électricité - MDE, un groupe de travail d’experts a élaboré des propositions à partir de deux contributions principales :
- d’une part, les perspectives d’évolution de la consommation électrique et les scénarii de MDE retenus par Réseau de Transport d’Electricité (RTE),
- d’autre part, les perspectives de déploiement à une échelle régionale des différentes actions menées dans le cadre de l’opération expérimentale « Vir’Volt » conduite sur le pays de Saint Brieuc.

Le scénario de « MDE renforcée », a retenu lequel conduit à une économie de consommation de 950 GWh à l’échéance 2015, et de 1200 GWh à l’échéance 2020 par rapport au scénario de référence. Cette économie correspond à une division par 2, puis par 3, aux échéances respectives de 2015 et 2020, du taux actuel d’augmentation de la consommation bretonne d’électricité.

Pour atteindre ces objectifs, il est proposé dans le projet de pacte plusieurs types d’actions :
_ l’engagement des filières professionnelles (bâtiment, agroalimentaire, industrie, …)
_ la sensibilisation aux modes de chauffage alternatifs à l’électrique, notamment pour la construction neuve
_ l’effacement diffus de la consommation
_ la rénovation thermique des logements
_ l’amélioration de la performance énergétique des bâtiments d’élevage
_ le déploiement des Certificats d’économie d’énergie par sollicitation des obligés (énergéticiens, distributeurs de carburant…) pour des engagements sur des actions ayant un impact sur la consommation d’électricité
_ la sollicitation d’acteurs économiques non-obligés (entreprises ou réseaux d’entreprises fortement implantés dans les territoires…)
_ le lancement d’appels à projets « économies d’énergie » spécifiques à la Bretagne



S’agissant du «développement des énergies renouvelables – EnR- », le groupe d’experts s’est attaché à identifier les perspectives de déploiement des énergies renouvelables aux horizons 2012, 2015 et 2020.
Découlanr de ces propositions, la Conférence bretonne de l’énergie du 24 septembre 2010 propose de retenir un objectif de puissance installée de production d’énergie renouvelable de 3 600 MW à l’horizon 2020, correspondant à une production globale d’électricité de 8 800 GWh.

La part d’électricité produite à partir d’énergies renouvelables par rapport à la consommation bretonne passerait ainsi de 7 % (référence 2009) à 34 % en 2020. Il convient de noter que l’énergie éolienne –terrestre et offshore- en constitue la part essentielle, avec un objectif de 1.800 MW pour l’éolien terrestre, qui correspond à un doublement de la production actuelle, et un objectif de 1.000 MW pour l’éolien offshore, incluant l’éolien posé et les premier parcs éolien flottant. Ces objectifs sont certes ambitieux mais néanmoins atteignables et se doivent d’être à la hauteur des enjeux.

Pour atteindre ces objectifs, la Région Bretagne propose d’inscrire également dans le Pacte un certain nombre d’actions opérationnelles permettant d’atteinte des objectifs ambitieux, dans un contexte ou l’acceptabilité sociale est souvent source de difficultés pour l’implantation des projets.
Il s’agit notamment :
_ de planifier le développement des énergies renouvelables conformément au Grenelle de l’environnement :
· en élaborant le schéma des EnR en Bretagne
· en accompagnant les projets territoriaux
· en facilitant l’acceptabilité des projets sur les territoires
· en fluidifiant les procédures administratives


_ d’adapter à la spécificité bretonne les procédures nationales telles que:
· l’appel d’offres « Biomasse 4 » de la CRE
· l’appel d’offres « éolien en mer »
· l’appel à projets « méthanisation » de l’ADEME


_ d’accompagner les porteurs à l’aide du fonds d’investissement dédié que le Conseil régional a initié en 2009.


Le troisième axe du Pacte concerne la sécurisation de l’alimentation électrique, avec deux éléments complémentaires à prendre en compte que sont la sécurisation du réseau de transport et le besoin d’assurer un niveau de sûreté de production d’électricité à tout instant.

Le groupe de travail de la Conférence bretonne de l’énergie a d’abord pris acte des travaux des groupes « MDE » et « EnR » et a considéré que si le scénario MDE renforcée permet d’infléchir la courbe d’augmentation de la consommation, celui reste malgré tout à un niveau élevé.

Par ailleurs le groupe estime que le développement des EnR devrait permettre de couvrir un tiers environ de la consommation d’électricité à l’horizon 2020. La multiplication progressive des sources de production permet de prendre en compte une partie de cette production, mais dans des limites relativement restreintes. Le développement de moyens de productions délocalisées, telles que la cogénération, a été abordé comme des réponses possibles a des besoins complémentaires en semi base ou en pointe. Les mécanismes d’effacement diffus de la consommation ont également été intégrés dans la réflexion et pour l’analyse des différents scénarios.

Pour autant, toutes ces solutions dont la mise en œuvre est à décliner sur plusieurs années ne permettront pas selon les experts de la Conférence bretonne d’assurer un niveau de sécurité suffisant pour faire face à l’augmentation des besoins en consommation, notamment en période de pointe.

C’est donc sur la base de cette analyse, que le Pacte propose d’inscrire diverses mesures comme :
_ le développement d’un réseau intelligent et du stockage (Recherche & Développement) relire l'article du blog du 5 févier 2010

_ la mise en place d’un moyen de production complémentaire, de type « cycle combiné gaz », d’environ 450 MW, pour un appoint de production locale permettant de soutenir le réseau, avec une implantation optimale le plus à l’ouest possible de la Bretagne.

Cette dernière option de centrale à gaz dans la périphérie brestoise fait l’objet d’un débat chez les élus régionaux.

Pour en savoir plus sur les enjeux énergétiques de la Bretagne retrouvez les débats des 14è entretiens Sciences et Ethique 2010 « Energies, Villes et ports de demain » et les archives des éditions précédentes.

Article RH 3B Conseils
Sources Région Bretagne / entretiens Science et Ethique

mercredi 13 octobre 2010

J-6 : 14è entretiens, «ENERGIES, Villes et ports de demain» et la 3ème révolution industrielle

INSCRIVEZ-VOUS ! Programme et inscriptions en ligne

Les entretiens « Science et Ethique ou le devoir de parole », réunissent tous les ans, à Brest, les acteurs scientifiques, industriels, politiques et culturels autour d’un thème novateur et qui présente l’impact des avancées scientifiques et technologiques sur la société.

Lors de l’édition 2009, l’apport des énergies renouvelables de la mer pour une réduction des émissions de gaz à effet de serre a constitué le thème central des réflexions et travaux. Ces journées ont permis de remettre en exergue outre les recherches scientifiques et technologiques françaises face à une concurrence exacerbée, le formidable potentiel comme l’excellence de cette recherche innovante qui mérite un soutien accru des pouvoirs public.

L’annonce faite par le Premier ministre en décembre 2009 de doter Brest de la plate-forme des énergies marines centrée autour de l’Ifremer, a conforté les engagements des collectivités territoriales et les instituts, universités et entreprises qui s’investissent dans ce domaine d’activité.

Les 14èmes entretiens poursuivent leur approche prospective en réunissant les acteurs impliqués dans la mise en œuvre de l’aménagement du territoire, des raccordements au réseau électrique, à la gestion des énergies grâce à des réseaux intelligents, à l’économie des projets et aux restructuration des centres de vies notamment urbains et portuaires.


La thématique «Energies, Villes et ports de demain» engagera des débats sur :



- Economie et géopolitique des énergies. Quelle place dans 10 à 20 ans les énergies renouvelables de la mer auront-elles dans le «mix» énergétique mondial et quels sont les futurs grands acteurs de l’énergie ?



- Sommes-nous entrés dans une compétition de politiques maritimes énergétiques et de gouvernances d’espaces en Europe ?



- Y a t-il les moyens financiers pour une ambition politique en France en faveur des énergies renouvelables de la mer, de leurs filières industrielles, des structures portuaires, et des réseaux intelligents ?

- 

Comment penser l’aménagement du territoire au niveau local, dans une stratégie mer / terre, qui place les énergies complémentaires au cœur d’une nouvelle économie sociale du territoire et de son développement ?

La thématique «Energies, Villes et ports de demain» permettra notamment de
. remettre au centre des réflexions les conflits d’usages et les moyens pour faire émerger un dialogue constructif dans le cadre de la gouvernance,
. un point sur l’état d’avancement de la plate-forme confiée à Ifremer
. mieux comprendre le rôle des collectivités territoriales à la veille des réformes annoncées
. les aménagements nécessaires pour utiliser une production d’énergie de proximité dans le cadre d’un mix énergétique.


Aujourd’hui un grand nombre d’observateurs et d’experts estime qu’une troisième révolution industrielle est en marche, fondée sur les industries vertes et les énergies renouvelables et singulièrement pour la Région Bretagne particulièrement bien placée.

Toutes ces énergies ont quatre points en commun : elles permettent de s'affranchir des sources d'énergies épuisables traditionnelles - pétrole, charbon, gaz ou nucléaire -,  elles sont décentralisées, elles fournissent des emplois non délocalisables et elles sont propres.

C’est sans doute la manière d’appréhender les Régions « Europe », les départements, la ville qui va évoluer dans les modes de gouvernance notamment dans l’approche économique et sociétale, dans la participation citoyenne et l’appropriation des différentes composantes : la complémentarité de l’humain et de l’urbain.

En effet, les élus des collectivités territoriales et des communes peuvent jouer un rôle primordial au travers du développement de ces nouvelles technologies génératrices de créativité et à terme d’emplois aux côtés des économies d’énergie.

Il en va de même pour la réflexion à engager sur les ports de demain qui devront intégrer les impacts écologiques, le respect de la biodiversité et de la qualité de vie.
Concevoir les ports et les nouveaux navires qui favoriseront une économie respectueuse de l'environnement, cela implique pour des infrastructures mais c’est aussi engager une réflexion sur l’éco-conception et le démantèlement des matériels de production.

Pour en savoir plus :

Rendez-vous sur Tébéo ce mercredi 13 octobre 2010 à 19heures
Hubert Coudurier reçoit Brigitte Bornemann, fondatrice de 3B Conseils et déléguée générale des entretiens Science et Ethique



Les entretiens sont organisés avec le concours de :
Brest Métropole Océane, la Région Bretagne, le Conseil général du Finistère, la Préfecture maritime de l'Atlantique, DCNS, la Caisse des Dépôts, l'Agence des aires marines protégées, l'Université de Bretagne Occidentale, Océanopolis,

et avec le soutien de
Brest métropole aménagement, Technopole Brest Iroise, Tébéo, Librairie Dialogues, Fondation Daniel Jouvance, Sciences et Avenir, Valeurs Vertes, Nautilus, Sciences Ouest, CBS Outdoor, Bibus



Article RH 3B Conseils
Sources 3B Conseils/entretiens Science et Ethique

jeudi 23 septembre 2010

Les entretiens Science et Ethique 2010 ENERGIES, Villes et ports de demain. Ouverture des inscriptions.


Les 18 et 19 octobre 2010 se tiendront les 14èmes entretiens Science et Ethique à - Océanopolis, Brest - Organisés par 3B Conseils.


Le thème retenu pour ces rencontres 2010 est ENERGIES, Villes et ports de demain.
(Energies, aménagement du territoire, réindustrialisation, emploi...)

L’accès aux énergies fossiles devient une source de conflits à l’échelle mondiale. Les stratégies géopolitiques des Etats se modifient. Parfois, les adversaires d’hier deviennent partenaires aujourd’hui.



Les énergies renouvelables de la mer sont une ressource. Des pays européens, la Chine, les Etats-Unis, le Canada… investissent et développent des filières industrielles.

La France, avec l’espace maritime de l’outre-mer, n’est pas exclue, et elle pourrait prendre sa place dans la future économie verte avec « l’or bleu ».



Les Régions et les collectivités locales sont les premières concernées par les nouveaux aménagements du territoire qui sont nécessaires pour compenser la pénurie énergétique potentielle et respecter d’ici 2020 et 2050 les engagements nationaux et européens.



Après le Grenelle de la mer, plus d’un an après la déclaration du Président de la République et à quelques semaines de l’anniversaire de l’annonce du Premier ministre qui marquait la volonté du gouvernement de créer une filière française des énergies de la mer, où en sommes-nous ?



- Economie et géopolitique des énergies. Quelle place dans 10 à 20 ans les énergies renouvelables de la mer auront-elles dans le «mix» énergétique mondial et quels sont les futurs grands acteurs de l’énergie ?



- Sommes-nous entrés dans une compétition de politiques maritimes énergétiques et de gouvernances d’espaces en Europe ?



- Y a t-il les moyens financiers pour une ambition politique en France en faveur des énergies renouvelables de la mer, de leurs filières industrielles, des structures portuaires, et des réseaux intelligents ?

- 

Comment penser l’aménagement du territoire au niveau local, dans une stratégie mer / terre, qui place les énergies complémentaires au cœur d’une nouvelle économie sociale du territoire et de son développement ?



Renseignements : programme et intervenants




Inscriptions en ligne




Les entretiens sont organisés avec le concours de :
Brest Métropole Océane, la Région Bretagne, le Conseil général du Finistère, la Préfecture maritime de l'Atlantique , le Conseil général des Côtes d'Armor, l'Université de Bretagne Occidentale, Océanopolis, l'Agence des aires marines protégées

et avec le soutien de



Organisation : 3B Conseils 02 98 41 46 05

Sources RH 3B Conseils / Science et Ethique.

lundi 26 juillet 2010

Onze initiatives pour une économie décarbonée.


C’est dans le cadre du Forum des économies majeures (MEF) - voir article du blog du 28 mai 2009 - , que les 24 ministres de l'énergie des États participant au Partenariat global sur les technologies décarbonées (*), initié en juillet 2009 lors de la Conférence de Paris, se sont retrouvés à Washington les 19 et 20 juillet derniers.

Etaient invités également le ministre de l’énergie des Émirats arabes unis, de même que des entreprises et des universités, telles que Dow Chemical , le Massachusetts Institute of Technology.


Les représentants des 24 pays, dont la consommation énergétique cumulée s'élève à 80% du total mondial, se sont appliqués à définir un cadre et des objectifs pour une collaboration internationale dans le domaine des énergies vertes.

Les projets initiés à Washington se veulent concrets cependant leur financement l’est beaucoup moins à ce jour et la question reste posée en dépit de la volonté affichée de certains États dans leur volonté de financer la recherche et le développement des énergies vertes et des économies d'énergie.
Si pour le secrétaire à l'Énergie américain, Steven Chu l’''objectif ici est d'agir'', il s’est seulement contenté d'annoncer des investissements s'élevant à ''des centaines de millions de dollars''.

Les onzes initiatives annoncées se regroupent autours de trois axes : la production d'énergie renouvelable, l'accès aux énergies vertes et l’efficacité énergétique :

 



- Le volet énergies renouvelables regroupe quatre initiatives pour accroître la production d'énergie faiblement carbonée. Il s'agit ici de dépasser les barrières rencontrées par la capture et le stockage de carbone, de réduire le coût des énergies éolienne et solaire, de développer l'hydroélectricité notamment en Afrique et d'identifier les centres d'excellence en matière de production d'agrocarburants et d'électricité à partir de la biomasse. (Pour en savoir plus sur les énergies de la mer consultez le blog des énergies de la mer).



- S’agissant de l'accès aux énergies vertes, l'accent est mis sur la fourniture d'énergie propre aux personnes n'étant pas connectées aux réseaux électriques. Financé pour 30 millions de dollars par les États-Unis et l'Italie, le programme vise à remplacer, avec l'aide du secteur privé, des lampes à pétrole par des lampes LED pour dix millions de personnes en cinq ans.

- Enfin, l'efficacité énergétique, avec notamment comme objectif de favoriser les équipements domestiques (tels que les téléviseurs) moins "énergétivores". Le but est de ''pousser en dehors du marché'' les équipements les plus consommateurs en établissant des standards d'efficacité.
De même, ''un dialogue gouvernemental'' doit accélérer la mise en place de réseaux électriques intelligents grâce au partage des meilleures pratiques, à l'assistance technique et à la coordination des projets. Concernant les transports, l'objectif est d'atteindre ''au moins 20 millions de véhicules électriques d'ici 2020'' en soutenant les constructeurs s’engageant dans cette voie. 


Relire les articles du blog sur les réseaux intelligents (smart gird) du 15 avril 2010 et 5 février 2010.

Par ailleurs le thème des entretiens Science et Ethique 2010 à Brest -Océanopolis les 18 et 19 octobre porteront sur le thème "Energies : Villes et Ports du futur" (énergies renouvelables de la mer, aménagement du territoire...)

(*) Afrique du Sud, Allemagne, Australie, Belgique, Brésil, Canada, Chine, Corée du sud, Danemark, Émirats arabes unis, Espagne, États-Unis, Finlande, France, Inde, Indonésie, Italie, Japon, Mexique, Norvège, Royaume-Uni, Russie, Suède et Union européenne.

Article RH
Sources : actu-environnement / Afp

jeudi 24 juin 2010

Une thèse doctorale sur l’éolien à l’UBO


C’est une de Thèse particulière riche d’enseignements qui doit être soutenue dans le prochains jours à l’Université de Bretagne Occidentale, sur l’Eolien par Brice BELTRAN, doctorant au sein de l'EA 4325 LBMS de l'UBO (Laboratoire Brestois de Mécanique et des Systèmes (LBMS) - Université de Brest / ENSIETA / ENIB)


Il soutiendra sa Thèse de Doctorat, le mardi 6 juillet 2010 à 10H30 dans la Salle des Conseils de l'IUT de Brest (Salle C003) intitulée :

« Contribution à la commande robuste des éoliennes à base de génératrices asynchrones double alimentation : Du mode glissant classique au mode glissant d'ordre supérieur ».

Un sujet certes pour les spécialistes et les initiés mais que nous jugeons suffisamment important et emblématique pour le signaler dans ce blog.


Brice BELTRAN présente ainsi ses travaux  :

« Le développement durable et les énergies renouvelables suscitent aujourd’hui l’intérêt de plusieurs équipes de recherches. Le développement des éoliennes représente un grand investissement dans le domaine de la recherche technologique.

Ces machines qui produisent de l’énergie électrique à partir du vent peuvent constituer une alternative technologique et économique aux différentes sources d’énergies épuisables. D’ailleurs, la croissance de l'industrie éolienne mondiale est de l'ordre de 30% par an depuis le début des années 2000.

De nombreux travaux de recherche sur le contrôle et la commande d’éoliennes ont été menés. Grâce à ces travaux, les dernières générations d’éoliennes fonctionnent avec une vitesse variable et disposent d’une régulation pitch. Il est ainsi possible de modifier la vitesse de rotation et l’angle de calage de chacune des pales, permettant alors d’améliorer la production de l'aérogénérateur. Néanmoins, il reste encore à introduire plus d’intelligence dans le fonctionnement des aérogénérateurs.

L’objectif principal de nos travaux de thèse est d’étudier les techniques de commande
robuste, de la génératrice, susceptibles d’optimiser la production d’une éolienne, en particulier celle utilisant une génératrice asynchrone double alimentation.
Par optimisation, nous entendons non seulement améliorer la qualité de l’énergie produite et le rendement énergétique mais aussi diminuer les charges mécaniques de fatigue ; ce qui aurait pour conséquence de rendre possible la fabrication d’aéroturbines plus légères améliorant de ce fait la productivité.

La ou les techniques de commande doivent donc tenir compte du comportement de l’éolienne dans son ensemble. Pour ce faire, nous avons exploré l’apport des modes glissants classiques puis d’ordre supérieur pour répondre au cahier des charges fixé.

Les techniques de commandes proposées ont été testées sur le simulateur FAST élaboré par le laboratoire Américain NREL (National Renewable Energy Laboratory). Des essais expérimentaux effectués au laboratoire Grenoblois G2Elab sur un banc de 7.5 kW ont permis la validation des techniques proposées. Elles restent cependant perfectibles ouvrant ainsi la voie à d’intéressantes perspectives. »



Pour information le jury sera ainsi composé de
:
- Maria DAVID, Professeur, Institut National Polytechnique de Toulouse / examinatrice
- Benoît ROBYNS, Professeur, Ecole des Hautes Etudes d'Ingénieur, Lille / rapporteur
- Alain GLUMINEAU, Professeur, Ecole Centrale de Nantes / rapporteur
- Jean Frédéric CHARPENTIER, Maître de Conférences, Ecole Navale, Brest / examinateur
- Emmanuel DELALEAU, Professeur, Ecole Nationale d'Ingénieurs de Brest / examinateur
- Tarek AHMED-ALI, Professeur, Université de Caen / co-encadrant
- Mohamed BENBOUZID, Professeur, Université de Bretagne Occidentale / directeur de thèse
- Abdelkrim BENCHAIB, Docteur Ingénieur, AREAVA T&D, Massy / invité

Retrouvez également l'intervention de Mohamed BENBOUZID aux entretiens Science et Ethique 2007.
Son intervention
portait sur "le simulateur d'hydrolienne".


Sources : UBO - LBMS / RH - 3B Conseils

lundi 3 mai 2010

La commissaire européenne à la pêche attendue en Côtes d’Armor

Maria Damanaki, commissaire européenne chargée des affaires maritimes et de la pêche, en fonction depuis le 9 février dernier est annoncée le 7 mai prochain, pour une visite en en Baie de Saint Brieuc, à l’invitation du député Alain Cadec vice-président de la commission pêche au Parlement européen.

Ce déplacement est assurément attendu par l’ensemble de la filière bretonne de la pêche et doit permettre d’établir des discussions sur le terrain sur les priorités affichées par la commission européenne, telles que Maria Damanaki les a exprimées lors de son audition devant la commission pêche le 19 janvier 2010.

Celles-ci sont au nombre de trois priorités :

Première priorité : mettre en œuvre la politique commune de la pêche (PCP) dans le prolongement des travaux engagés par son prédécesseur avec la publication du livre vert en avril 2009.

Elle avait ainsi dressé les pistes qui lui semblent se dégager pour la réforme, évoquant les premiers enseignements de la consultation terminée à la fin 2009 (voir l’article du blog du 29 avril 2010 ).
En matière de gestion, elle envisage une décentralisation du processus de décision, de manière à impliquer et à responsabiliser les acteurs. Elle entend également modifier le système d’attribution des quotas, pour en faire un outil d’équilibrage de la flotte par rapport à la ressource, tout en protégeant la petite pêche côtière.

- Seconde priorité : améliorer l’application de la PCP actuelle, particulièrement en matière de durabilité et de respect des règles.
Si la durabilité des pêches est un objectif primordial, il faut l’entendre pour Maria Damanaki dans les trois dimensions du terme : environnementale, économique et sociale.
Il lui importe en effet de restaurer les stocks sains, pour rétablir la prospérité économique du secteur et maintenir le tissu social des zones côtières. Cela passe par un respect strict des règles en vigueur, surtout en matière de captures, de rejets et de lutte contre la pêche illégale.

Son programme en matière de pêche comprend le paquet « réforme de la PCP », des plans pluriannuels, un règlement sur l’étiquetage « pêche durable», une communication pour renforcer le fonctionnement des organisations régionales de gestion des pêches et des initiatives ciblées pour intensifier la mise en œuvre de la PCP dans chaque bassin maritime.

- Troisième priorité : la consolidation de la politique maritime intégrée de l’Union européenne qu’elle entend inscrire dans une perspective durable, puisqu’il s’agit de mieux exploiter le potentiel des mers et océans, pour contribuer à la croissance économique, à la création d’emplois et cela à moindre coût pour l’environnement.

Lors de son audition, elle a cité plusieurs secteurs qui lui semblent déterminants pour l’avenir maritime de l’Europe, notamment les sources d’énergies alternatives et les réseaux transeuropéens d’énergies (*), les autoroutes de la mer, le transport à courte distance, les nouvelles technologies marines.
L’approche stratégique par bassins maritimes lui semble indispensable pour proposer des solutions sur mesure dans chacune des régions maritimes.

(*)Pour en savoir plus sur les énergies renouvelables de la mer en Europe et dans le monde consulter le blog des énergies de la mer.

Le programme de Maria Damanaki porte dans l’immédiat sur la planification de l’espace marin, l’intégration de la surveillance maritime, la connaissance du milieu marin, l’amélioration de la gouvernance maritime en Méditerranée, la croissance et l’emploi et le financement des actions futures.


Par ailleurs le député Alain Cadec qui recevra la commissaire européenne en Côtes d’Armor, doit présenter devant la commission pêche le 5 mai prochain, son rapport sur un plus grande transparence dans la traçabilité environnementale et sociale pour le importations de produits de la pêche (Voir l’article du 12 mars 2010 ).


Pour aller plus loin, relire également l’article du 23 mars sur la surveillance maritime à l’échelon européen



Sources : Union européenne / Parlement européen / RH – 3B Conseils
Photo commission européenne