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mercredi 6 avril 2011

Prix Stockholm Junior Water Prize 2011 – concourir à la sélection française jusqu'au 15 avril


Le Stockholm Junior Water Prize (SJWP) valorise les projets de jeunes, de 12 à 20 ans, dans le domaine de l’eau (et pour les 15 à 20 ans, la possibilité de participer à la finale internationale).

Ce prix international évoque les questions liées à la protection, à l’utilisation et au partage de l’eau. Il se donne pour objectif de faire collaborer autour d'un projet éducatif, le monde de l'industrie et les institutionnels du secteur.

Le SJWP est organisé dans une trentaine de pays dans le monde, décerné depuis 15 ans, chaque année durant la Semaine Mondiale de l’Eau, par son SAR la Princesse Victoria de Suède, avec une dotation de 5000 dollars.

Rappelons que la Semaine mondiale de l'eau 2011 qui se déroulera à Stockholm du 21 au 27 août, est la réunion annuelle pour toutes les questions liées à l'eau les plus urgentes de la planète. Organisée par l'Institut international de l'eau de Stockholm, elle rassemble environ 2500 experts, praticiens, décideurs et ingénieurs d'affaires innovants autour du globe pour échanger des idées, stimuler de nouvelles approches et développer des solutions.

Pour concourir à la sélection française, renvoyez avant le 15 avril votre dossier à la sélection nationale. Les candidats doivent présenter un projet écrit et illustré. Les actions peuvent être portées par une personne ou un groupe, dans un cadre scolaire ou extrascolaire.

En France, il existe 3 Prix (Techniques Innovantes, Actions de Terrain, Mobilisation d'un public).
Ces 3 Prix sont dotés de 1000 euros chacun et d'un diplôme remis par les partenaires du programme lors d'une cérémonie qui a lieu chaque année à l'Ambassade de Suède.
La cérémonie se tiendra le 12 mai à l'Ambassade de Suède à Paris. Le projet retenu pour la Finale à Stockholm sera annoncé par L'Ambassadeur à cette occasion.

La sélection Française pour le « Stockholm Junior Water Prize » est organisée par la Fondation pour l’éducation à l’environnement en Europe(FEEE) en collaboration avec le Stockholm International Water Institute (SIWI) avec le soutien de partenaires industriels et d’institutions (Agences de l’eau Seine Normandie et Artois Picardie, VEOLIA eau, ITT-France, Hydroplus).


Pour toutes les catégories, le jury sera sensible à la dimension « réalisation concrète» des actions présentées, à l’implication réelle des jeunes, ainsi qu’aux actions de relations publiques déjà entreprises pour faire connaître l’action.

Une vidéo de présentation sous-titrée en français du Prix International Stockholm Junior Water Prize est disponible. La visionner ICI


Les dossiers de candidature sont sur le site du “Stockholm Junior Water Prize” et doivent être renvoyé pour le 15 avril à waterprize@f3e.org ou par courrier à Vincent Laurent (responsable du programme SJWP)- Fondation pour l’Education à l’Environnement en Europe (FEEE)* - 115 rue du Faubourg Poissonnière 75009 PARIS.

Un compte rendu sera présenté lors des entretiens Science et Ethique à Brest qui se tiendront les 17 et 18 novembre prochain.


* FEEE : Fondation pour l’Education à l’Environnement en Europe : 0145490709

Article RH / BB - 3B Conseils
Source : Stockholm Junior Water Prize

vendredi 10 juillet 2009

Grenelle de la mer : dernière ligne droite.


Le Grenelle de la mer s’achève ce 10 juillet avec la table ronde de synthèse présidée par Jean-Louis Borloo le ministre de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement Durable et de la Mer (MEEDDM) et la présentation de propositions concrètes pour préserver la mer et ses ressources.

Au final, plus de 600 propositions sont sorties des groupes de travail * et des rencontres organisées en France entre l’Etat, les élus, les partenaires sociaux et les associations de protection de l’environnement.

Parmi ces 600 propositions figurent : les pollutions, la préservation du littoral, la biodiversité, les énergies marines, la gouvernance internationale.

Les différents groupes de travail ont notamment proposé la création de «ports off-shore» éloignés des villes, l'éco-labélisation des produits de la pêche, l'extension des aires marines protégées, des mesures contre les déchets en mer, ou encore la création d'une agence nationale de «l'Archipel France» pour mieux prendre en compte le potentiel de l'outre-mer.

S’agissant de la question des ressources halieutiques une mission d'étude va être confiée à Louis Le Pensec,** ancien ministre de la Mer, concernant le chalutage en eau profonde. Lequel devra rendre sa copie à l'automne.

Le nouveau ministre de l’alimentation, de l’agriculture et de la pêche (MAAP) , Bruno Le Maire a indiqué qu’il s'agit de "voir comment conjuguer la défense de l'environnement et le chalutage en eau profonde » indiquant par ailleurs que "ce n'est pas aux pêcheurs de supporter le coût social et économique" d'une éventuelle réforme des techniques de pêche.

Par ailleurs, les participants au Grenelle de la mer se sont accordés pour proposer le classement du thon rouge et du requin taupe parmi les espèces protégées à l'annexe 2 de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES).


Le président de la République pourrait prendre la parole sur le sujet, dans la deuxième quinzaine de juillet afin de définir une stratégie nationale pour la mer et le littoral avec des «engagements précis, chiffrés et quantifiés. »



* Brigitte Bornemann-Blanc, déléguée générale des entretiens Science et Ethique et gérante de 3B Conseils a participé au Grenelle de la mer et a été auditionnée par le groupe de travail n°3, le 5 mai 2009 : « Valoriser les métiers de la mer et oeuvrer à l’attractivité des activités maritimes ». Voir les rapports des groupes de travail ICI

**A voir également l’intervention de M. Louis Le Pensec dans le cadre des entretiens Science et Ethique 2005 sur le thème « Penser ensemble le littoral de demain » ICI


Sources : MEEDDM / AFP / RH – 3B Conseils

jeudi 2 juillet 2009

Conférence sur la Contribution Climat-Énergie. : la taxe carbone en discussion !

Ces 2 et 3 juillet se tient à la cité universitaire internationale de Paris, une conférence des experts sur la contribution climat-énergie (CCE) sous l’égide du ministère de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement Durable et de la Mer (MEEDDM) et du ministère de l’Économie, de l’Industrie et de l’Emploi (MINEFE).

La CCE reprend l'idée d'une taxe qui vise à intégrer les effets des émissions de gaz à effet de serre dans les systèmes de prises de l'énergie. Mais c'est également un outil indispensable si l'Etat désire mettre en place une économie verte. Les taxes sur le carbone, sur l'essence ou sur le gaz incitent à changer les comportements pour réduire les agressions sur l’environnement.

M. Lorents Lorentsen
, directeur de l’environnement de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) à Paris a mené une étude où il a fait apparaître que « le Royaume-Uni est le pays où la ''Climate change Levy'' a été le mieux expliquée, et donc le mieux acceptée. C'est une contribution climat-énergie qui s'applique à l'ensemble des productions énergétiques : charbon, gaz naturel, électricité, GPL, et le secteur domestique est complètement exempté ».

La conférence présidée par Michel Rocard, ambassadeur de France chargé des relations internationales relatives aux pôles Arctique et Antarctique, a pour but d'étudier les conditions de la mise en oeuvre de cette contribution et de quantifier les impacts économiques. En effet, il convient de s'assurer que les ménages à faible revenu ne seraient pas écrasés par la taxe, comme veiller à garantir le maintien de la compétitivité des entreprises.

Pour plus de renseignements un site : www.contributionclimatenergie.fr

Sources 3B conseils

mardi 23 juin 2009

Agir ensemble pour éduquer au développement durable.


Les problèmes soulevés par l’impact des activités humaines sur notre environnement, et leurs conséquences sur l’avenir de nos sociétés, ne peuvent trouver de réponses satisfaisantes et durables que dans un changement radical de nos comportements. Ce changement appelle des démarches nouvelles d’éducation, de formation et d’information de l’ensemble des citoyens : d’abord construite par l’école dont la fonction demeure irremplaçable, l’éducation doit être développée tout au long de la vie et adaptée aux nouveaux enjeux de notre Société afin d’atteindre le but recherché : faire du développement durable le fondement même de nos actions.

Les Actes de la Conférence Internationales de Bordeaux qui a eu lieu les 27, 28 et 29 octobre 2008 viennent de paraître. Le thème de cette Conférence était « Agir ensemble pour éduquer au développement durable. »

La conférence avait quatre objectifs principaux :
- Mettre en évidence la contribution essentielle de l’EDD à l’éducation dans son ensemble.
- Promouvoir les échanges internationaux de l’EDD.
- Dresser un premier bilan de la Décennie depuis son lancement en 2005.
- Elaborer des stratégies pour la suite de la Décennie jusqu’en 2014.

Ce rendez-vous a réuni plus de 1000 personnes sous la Présidence du Professeur Michel Ricard . Les principaux intervenants étant :
- Alain Juppé, ancien Premier Ministre, maire de Bordeaux.
- Alain Rousset, député, président de la région Aquitaine, président de l’Association des Régions de France.
- Mark Richmond, directeur de la division de l’UNESCO pour la coordination des priorités des Nations Unies en matière d’éducation.
- Elisabeth Bittner, direction générale de l’Education, Commission Européenne.
- Tsunashige Shirotori, Premier secrétaire de la délégation permanente du Japon à l’UNESCO.
- Jean-Michel Valantin, haut fonctionnaire au Développement durable, ministère de l’Education nationale.
- Fatimata Dia Touré, directrice de l’Institut de l’énergie et de l’environnement de la Francophonie (IEPF, Organisation internationale de la Francophonie (OIF)).
- Patrick Viveret, philosophe et politologue.
- Michèle Pappalardo, commissaire générale au développement durable, ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de l’Aménagement du Territoire.

Michel Ricard est également le Président du comité scientifique des entretiens Science et Ethique qui se dérouleront les 14, 15 et 16 Octobre à Brest sur le thème «changement climatique, énergie de la mer et biodiversité».

Vous pouvez télécharger l’ensemble des Actes de la conférence ici



Source : 3B conseils

mardi 16 juin 2009

"Les énergies de la mer : l'or bleu" à Paris


Prolongation de l'exposition "les énergies de la mer : l'or bleu" jusqu'au 26 juin à l'Aquarium de la Porte Dorée (293 avenue Daumesnil).

Puis à partir du 30 juin, l'exposition se déplace durant tout l'été à l'Institut océanographique (195 rue Saint Jacques).

Des animations quotidiennes sont prévues pour tous les publics.

mercredi 10 juin 2009

Exposition "Les énergies de la mer : l'Or bleu" Aquarium de la Porte Dorée Paris - du 9 au 14 juin

Dans le cadre de l’exposition « Les énergies de la mer : l’Or bleu », des animations, des visites commentées et une série de rencontres sont proposées pour tous les publics.
Aquarium de la Porte Dorée - 293, avenue Daumesnil - 75012 Paris

Du 9 au 14 juin animations toute la journée par Tatiana BALKOWSKI, médiatrice 3B Conseils.

Les 9, 10 et 11 juin de 10 à 12h Manoelle ADAIRE conférencière (RMN).

Les Rencontres-discussions avec :

le mercredi 10 juin
. 10 h 30 : Michel GAUTHIER
spécialiste de l’ETM (Energie Thermique des Mers) ancien responsable du département ERM d’Ifremer
. 14 h 30 : Francis ROUSSEAU
rédacteur en chef du blog des énergies de la mer http://energiesdelamer.blogspot.com

le jeudi 11 juin
. de 10h à 17h : François BERRY
géographe spécialisé dans l’aménagement des territoires littoraux et dans la gestion des espaces Maritimes, développeur éolien offshore chez ENERTRAG FRANCE.
. 14 h 30 : Michel SEGONZAC
chercheur au Muséum National d’Histoire Naturelle, découvreur de la Galathée Yeti, cet étonnant crustacé récolté au fin fond du Pacifique en avril 2005

Le programme est téléchargeable: ICI

Commissaire d'exposition : Brigitte Bornemann-Blanc, 3B Conseils à l'invitation de Michel Hignette, Directeur de l'Aquarium de la Porte Dorée

Jean-Louis Borloo à Brest, des annonces pour la mer

A l’occasion des Journées de la mer organisées pour la première fois par le MEEDDM, le ministre d'Etat Jean-Louis Borloo était présent ce lundi 8 juin à Brest pour les 25 ans de l'Ifremer. Jean-Louis Borloo a profité de cette occasion pour annoncer une augmentation du budget alloué à la recherche pour les énergies de la mer.
Retrouver plus d'information sur l'article du blog en cliquant ici

jeudi 12 juin 2008

Le Port autonome de Dunkerque décide la poursuite d’un terminal méthanier à Clipon

12 juin 2008 - Courant 2006, le Port Autonome de Dunkerque (PAD) a lancé un appel à projets pour la réalisation d'un terminal méthanier sur la zone industrielle portuaire Dunkerque. Il réceptionnera les cargaisons de gaz naturel liquéfié (GNL) de navires parmi les plus imposants du monde. Le GNL y sera regazéifié avant de rejoindre les réseaux de distribution terrestres.
Parmi les cinq réponses reçues, le Conseil d'Administration du PAD avait sélectionné la candidature d'EDF le 6 octobre 2006. En mars 2007, les deux maîtres d'ouvrage du projet, PAD et EDF, ont saisi la Commission Nationale du Débat Public (CNDP) qui, par ses décisions des 4 avril et 25 juillet 2007 a décidé d'organiser un Débat Public sous la présidence particulière de Pierre-Frédéric Ténière-Buchot. Compte tenu du niveau d'investissement envisagé et des possibles incidences en matière d'environnement, la CNDP a considéré opportun d'organiser un débat public. La même décision a été prise pour des projets similaires au Verdon-sur-mer à la pointe de l'estuaire de la Gironde et à Antifer près du Havre. Des débats publics pour des projets d’opérateurs privés étaient une première en France.
9 réunions de consultation et de débat avec le public concerné ont été tenues entre le 17 septembre et le 14 décembre 2007.
Conformément à cette règle, le Conseil d'Administration du PAD, réuni le 6 juin 2008, a pris la décision de poursuivre le projet de terminal méthanier, sous réserve de la décision d'EDF qui interviendra quant à elle début juillet, une fois ses instances internes réunies. Le Conseil d'administration du PAD a également, au cours de sa séance, retenu le site du Clipon, en adaptant le projet initial aux contraintes environnementales. Le nouveau plan masse du terminal réduit de manière notable son impact environnemental.

Projet majeur pour le port et la région Nord-Pas de Calais, ce terminal méthanier prévu pour 2012 représente un investissement de 700 millions d'euro pour EDF, 300 millions d'euro pour GRT GAZ et 50 à 70 millions d'euro pour le PAD. Il devrait générer à lui seul un trafic de l'ordre de 4 à 5 MT /an (Dunkerque, 3ème port de France affiche un trafic annuel de plus de 57 MT/an). D'autres retombées économiques et sociales sont attendues à terme : 20 millions d'euro de taxes professionnelles et foncières pour les collectivités, 50 emplois directs et 100 emplois indirects, et jusqu'à 1200 emplois sur le chantier du futur site en période de pointe. Avec un transit de 6 milliards de mètre cubes de gaz liquéfié par an, ce projet marquera pour EDF un pas significatif sur le marché du GNL. Le groupe entend peser 15% du marché européen d'ici 2015.

Veille économique et environnementale sur l'évolution du littoral et de son patrimoine, en prévision des entretiens Science et Ethique qui se tiennent à Brest du 15 au 17 oct. 2008, en partenariat avec Sea Tech Week.
Sources : BBB/3B Conseils, Port de Dunkerque, CNDP, Enerzine.

mercredi 11 juin 2008

Extension du port de Saint-Nazaire: Bruxelles met en garde la France

11 juin 2008 - La Commission européenne a envoyé jeudi un dernier avertissement avant saisine de la justice européenne à la France, qui n'a pas pris les mesures adéquates pour compenser la destruction de zones protégées dans le projet d'extension du port de Nantes-Saint-Nazaire.
Paris avait annoncé en 2006 l'extention de ce port, sur l'estuaire de la Loire, à une zone où il détruira 50 hectares de zones humides protégées dans le cadre de la directive Natura 2000 (Pays de la Loire/ Loire Atlantique - http://natura2000.environnement.gouv.fr/regions/departements/DEPFR511.html). En mars 2007, la Commission avait adressé un premier avertissement à la France, en estimant que les "mesures compensatoires" prévues n'étaient pas suffisantes.
Mais "malgré cet avertissement, les mesures compensatoires n'ont pas été améliorées", a indiqué jeudi la Commission dans un communiqué. La directive Natura 2000 permet dans certaines conditions la destruction d'une zone protégée, mais il doit alors y avoir une sorte de compensation de nature perdue, en désignant par exemple un nouveau site protégé. Si la France ne se conforme pas aux exigences de la Commission d'ici deux mois, elle pourra être renvoyée devant la Cour européenne de Justice. Les travaux d'extension du port n'ont pas encore commencé.
Le Port Autonome représente 60 % du trafic portuaire sur la façade Atlantique. Une croissance totale sur les trois dernières années qui s’élève à 12 % contre 6,2 % sur le plan national. Il traite annuellement environ 34,1 millions de tonnes (chiffres 2007) de marchandises (dont 77% d'hydrocarbures), et environ 3,1 millions de tonnes de trafic fluvial interne.
Son chiffre d'affaires 2007 est de 84 millions d'euros, ses investissements de 27 millions d'euros et ses effectifs de 710 personnes. Plus de 3000 navires marchands y escalent chaque année. L'activité logistique y génère 2,7 milliards d'euros de valeur ajoutée et plus de 26 000 emplois dans les régions de l'Ouest de la France.

Repères Le Moniteur.com 10 juin 2008
Actuellement, la Commission reproche à la France 35 infractions au droit communautaire environnemental, contre 53 à l’Italie, 46 à l’Espagne et 36 à l’Irlande.
Histoire :
A l'âge de bronze (environ – 2 500 à – 500) des hommes vivent en bordure des vasières de Penhoët à Saint-Nazaire et sur les sites nantais au Jardin des Plantes et à la prairie de Mauves à Nantes.
- 900 avant Jésus Christ : Le port de Nantes naît du commerce du bronze. Outre l'étain, le cuivre et le bronze, le port voit transiter salaisons, cuirs et céréales. Viendra ensuite le commerce du sel et le vin.
- au XIVè siècle : Pour défendre l'estuaire, Nantes devient un port militaire. - En 1808, Napoléon 1er descendant la Loire jusqu'à la mer, découvre Saint-Nazaire, bourgade de pêcheurs. Il charge deux ingénieurs d'y étudier la création d'un nouveau port.
- En 2007, c’est le quatrième port français, premier port agro-alimentaire. Il tient la première place de négoce de bois (terminaux de Cheviré à Nantes). Le terminal méthanier de Montoir est le plus important d'Europe. Sa capacité annuelle est de 10 milliards de m3 de gaz. Le trafic énergétique comprend environ 75 % d'importation.
Veille économique et environnementale sur l'évolution du littoral et de son patrimoine, en prévision des entretiens Science et Ethique qui se tiennent à Brest du 15 au 17 oct. 2008, en partenariat avec Sea Tech Week.

Sources : Port de Nantes, Le Moniteur, BBB/3B Conseils.

jeudi 22 mai 2008

Préserver l'obscurité du ciel nocturne

PARIS - 22/05/2008 - Retour à la densité de la nuit pour notre ciel. C'est un projet de loi qui pourrait rendre toute son immensité à la nuit. De nombreux lampadaires qui bordent le littoral et qui éclairent les rues des villes nuisent à la contemplation des cieux. Une proposition de loi proposée par Eric Diard, député des Bouches-du-Rhône (12ème circonscription) qui vise à lutter contre «les pollutions lumineuses nocturnes» a été déposée le 7 mai à l’Assemblée nationale. Les 30 députés cosignataires trouvent la «mise en valeur» des édifices à caractère commercial, des sites naturels, souvent disproportionnée et soulignent «l’énergie gaspillée» ainsi. L’unique article de la proposition de loi propose que soit ajoutée au Code de l’environnement la disposition suivante: «les installations intérieures d’éclairage publiques ou privées (…) peuvent être soumises à des prescriptions générales en vue de limiter l’émission des sources lumineuses sans nécessité.» Un premier pas, encore insuffisant juge Paul Blu, président de l'Association nationale pour la protection du ciel et de l'environnement nocturne (ANPCEN), près d'Angers, qui réclame des réductions contraignantes de puissance et des coupures nocturnes. Non seulement l'ANPCEN plaide pour les insectes qui viennent s'écraser sur les projecteurs en été, pour les vers luisants qui ne trouvent plus leur femelle ou les coqs qui chantent en pleine nuit... (la production d'un kilowatt d'électricité provoque l'émission de 110g de CO2, selon l'Ademe). L'intensité de l'éclairage a doublé en dix ans: les ampoules sont utilisées en nombre égal alors que leur intensité est passée de 60 à 70 lumens/watt à 120 lumens/watt, poursuit-il. En 2005, la député UMP, aujourd'hui secrétaire d'Etat chargée de l'Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet avait déposé un texte similaire. Autres exemples mémoire pour la ville de Montréal de la fédération des Astronomes amateurs du Québec , ou des commentaires de la société d'Astronomie de Rennes
Documents de référence : 3B Conseils, Journal de l'environnement.fr et ©AFP (21/05/2008)

mardi 6 mai 2008

Invention d'un nouveau matériau pour stocker le C02

PARIS (AFP) - 06/05/2008 - 3B Conseils - Des chercheurs français et étrangers ont mis au point un matériau deux fois plus efficace que ceux actuellement commercialisés pour stocker le dioxyde de carbone (CO2), principal gaz à effet de serre, a annoncé lundi le Centre national (français) de la recherche scientifique (CNRS). Un mètre cube de ce matériau, une poudre nommée MIL-101, est capable de retenir 400 mètres cubes de C02 grâce à des pores d'une taille de 3,5 nanomètres (un milliardième de mètre), contre une taille maximale de 2,2 nanomètres pour les produits actuellement commercialisés, précise le CNRS dans un communiqué. Cette poudre pourrait notamment servir dans les filtres pour réduire les émissions des véhicules, a expliqué Gérard Férey, qui dirige en France les travaux dans ce domaine à l'Institut Lavoisier. L'augmentation de la concentration de CO2 dans l'atmosphère laisse présager une accélération du réchauffement climatique, avec des conséquences potentiellement catastrophiques pour les écosystèmes de la planète. La possibilité de créer des puits de carbone artificiels, en plus des océans et de la végétation dont les capacités arrivent à saturation, est une piste pour réduire les émissions polluantes. Les travaux de l'équipe de M. Férey ont de plus "permis de comprendre, expérimentalement et théoriquement, le mécanisme de fixation du CO2 dans les pores" du MIL-101, selon le communiqué... Pour lire la suite de cet article, cliquer ICI

jeudi 24 avril 2008

Campagne de réduction des ibis sacrés lancée en France

NANTES (AFP) - 24/04/2008 - 3B Conseils -Les préfectures de Loire-Atlantique, de Vendée et du Morbihan vont lancer en 2008 une campagne de destruction pour tenter de réduire la population d'ibis sacré, une espèce originaire d'Afrique en train de coloniser la côte Atlantique en menaçant d'autres espèces. Les opérations de chasse prévues en 2008 seront menées par l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS), ont précisé mardi les trois préfectures dans un communiqué commun. Echappé à l'origine du parc animalier de Branferré dans le Morbihan où quelques spécimens avaient été introduits en 1975, l'ibis sacré, oiseau d'Afrique sub-saharienne, a peu à peu colonisé la côte atlantique dans les années 1990, mettant en danger des espèces d'oiseaux autochtones plus rares et poussant certains spécialistes à préconiser leur éradication. En 2007 leur population était estimée par les spécialistes à plus de 5.000 individus contre quelque 3.000 deux ans plus tôt. Affectionnant les zones humides, les ibis sacrés ont notamment colonisé des sites sensibles comme la Brière, le Golfe du Morbihan ou encore le Lac de Grand Lieu au sud de Nantes, où "leur comportement alimentaire opportuniste provoque de fortes perturbations, notamment en période de reproduction, sur des espèces à forte valeur patrimoniale", souligne le communiqué.
Pour lire la suite de cet article, cliquer ICI

mercredi 16 avril 2008

Pollution de l'estuaire de la Loire : le nettoyage continue

NANTES (AFP) - 16/04/2008 - 3B Conseils -Un mois après la pollution de l'estuaire de la Loire par du fioul lourd échappé d'une raffinerie, le nettoyage continue et devrait encore durer plusieurs mois, alors que la quantité réelle de fioul rejetée dans l'estuaire soulève des interrogations. Le 16 mars, 400 tonnes de fioul se sont échappées de la raffinerie Total de Donges (Loire-Atlantique). Selon une première estimation de Total, quelque 300 tonnes auraient été retenues sur la berge de la raffinerie et environ 100 tonnes rejetées dans l'estuaire. Mais l'ampleur des zones polluées, de La Baule aux îles de Ré et d'Oléron (Charente-Maritime), a semé le doute sur ces estimations, notamment auprès de communes touchées et d'associations écologistes. "On pense que tout ou presque est parti dans l'estuaire, ils (Total, NDLR) ne s'en sont pas rendu compte, ils n'ont dû récupérer sur leur berge que 50 tonnes environ", a estimé mardi Guy Bourlès, membre de la Ligue de protection des oiseaux. Selon des écologistes, quelque 250 à 300 oiseaux ont été retrouvés souillés ou morts au large de l'île de Ré et dans les environs où les boulettes de fioul ont dérivé. Et "pour +coller+ 300 oiseaux, il faut plusieurs centaines de tonnes de fioul!", a souligné M. Bourlès. Cette pollution a été qualifiée dès le 17 mars de "grave" par le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo en raison de la nature du lieu souillé, une zone sensible classée Natura 2000. Elle a mobilisé plusieurs centaines de personnes quotidiennement pour le nettoyage. Ils étaient ainsi plus de 650 sur les sites souillés mardi. La totalité des frais de dépollution est payée par Total qui en a estimé le coût à au moins 10 millions d'euros. Elle va durer "plusieurs mois", prévoit Guy Bourlès. Selon lui, la dépollution totale des sites, notamment grâce au lessivage de la mer, se fera "en deux à trois ans". L'équivalent d'environ 300 tonnes de fioul ont été récupérés en fin de semaine dernière par les équipes de nettoyage, mais il restait encore mardi des quantités importantes de pollution visibles le long de l'estuaire. A Paimboeuf, commune la plus touchée car située en face de la raffinerie, le maire Michel Bahurel a estimé mardi que "65%" seulement des zones touchées sur le périmètre de sa commune avaient été dépolluées. Il reste cependant à nettoyer les zones d'accès plus difficiles comme les enrochements ou les roselières qui longent la Loire. En attendant, à Paimboeuf, "les gens en ont marre, tout le matériel est encore sur place, des rues sont bloquées, les quais et les enrochements sont encore recouverts de tissu de protection et au niveau de l'esthétique, ce n'est pas terrible", estime M. Bahurel. La situation reste donc difficile à vivre pour les habitants, "mais Total nous a annoncé que fin mai ce sera terminé", souligne le maire.

vendredi 4 avril 2008

Les "thonailleurs" marseillais, privés de pêche, accusent l'administration

MARSEILLE (AFP) - 04/04/2008 - Les "thonailleurs" des environs de Marseille ont protesté jeudi contre les lenteurs de l'administration qui ne leur a pas délivré d'autorisations pour la reprise de la pêche alors que leurs concurrents italiens et espagnols alimentent le marché hexagonal, a constaté un journaliste de l'AFP. Une quarantaine de "thonailleurs" se sont rassemblés dans l'après-midi au marché aux poissons de Somaty, près du quartier de l'Estaque, au nord de Marseille, pour assister au déchargement d'un camion transportant des thons pris par les pêcheurs italiens et vendus par un commercial espagnol aux grossistes en poissons du marché marseillais. Ils entendaient ainsi démontrer l'absurdité de leur situation, leurs collègues italiens et espagnols ayant bénéficié de la rapidité de leur administration à leur délivrer un permis de pêche alors qu'eux-mêmes en sont réduits à rester à quai. " On regarde les thons, on ne peut pas les pêcher. Qu'ils se bougent le c... pour nous donner ce permis de pêche spécial ", s'est emporté Patrick Bozonnat, président de la coordination des pêcheurs de l'étang de Berre et des environs. " Cette fois-ci, on n'est pas bloqués par une règle X ou Y mais par notre administration ", a-t-il ajouté, menaçant de bloquer le port de Fos-sur-Mer si rien ne bouge. " Avant de "travailler plus pour gagner plus", nous attendons de notre Etat qu'il nous permette de pouvoir aller travailler tout court ", expliquent les "thonailleurs" dans un communiqué. Ils rappellent qu'après l'interdiction de la thonaille (filet spécial) en juillet 2007, ils se sont équipés pour modifier leur pêche et travailler à la canne ou à la palangre. Selon M. Bozonnat, une quarantaine de bateaux, comptant chacun un équipage de trois hommes, sont concernés dans la région marseillaise par l'autorisation de pêche revendiquée.

jeudi 3 avril 2008

Evaluation des OGM et "coexistence" des cultures en débat à l'Assemblée

PARIS (AFP) - 03/04/2008 - Les députés ont entamé mercredi l'examen du contenu du projet de loi sur les OGM, s'attaquant, dans un climat tendu, au problème de l'évaluation des organismes génétiquement modifiés et au sujet très controversé de la "coexistence" des cultures. L'examen des articles et des quelque 470 amendements déposés a débuté sous le regard des membres du collectif anti-OGM, dont le leader altermondialiste José Bové, installés à la tribune du public, alors que s'ouvrait à Nantes le 62e congrès du syndicat paysan FNSEA en présence de Nicolas Sarkozy. A l'image de la tension autour du texte, la condamnation mercredi par le Bureau de l'Assemblée des propos du sénateur UMP Jean-François Legrand -qui mettait en cause l'impartialité des parlementaires sur les OGM- a provoqué une vive polémique dans l'hémicycle, les députés PS et Verts se désolidarisant de cette initiative. Le projet de loi, qualifié "d'imparfait" par Nathalie Kosciusko-Morizet (Ecologie), vise à clarifier les conditions de mise en culture de plantes transgéniques et de leur coexistence avec les productions conventionnelles, dans le respect d'une directive européenne de 2001 que la France aura longtemps tardé à transcrire en droit national. Présenté par le rapporteur Antoine Herth (UMP) comme "une base de réflexion" sur les OGM dans l'esprit du Grenelle de l'environnement, le projet est toutefois dénoncé par la gauche comme "une légalisation" de la culture OGM. Après le rejet d'une dernière motion PS, les députés ont repoussé plusieurs amendements PS et PCF qui visaient à affirmer l'appartenance "du gène au patrimoine commun à l'humanité" ou à empêcher "la mise sur le marché d'animal transgénique ou cloné". Premier geste à l'égard de l'opposition, un amendement PS, visant à relancer la production de protéines végétales comme alternative aux OGM, a été voté, contre l'avis de la commission, le gouvernement s'en remettant "à la sagesse" de l'Assemblée. La discussion de chacun des amendements a été l'occasion de joutes verbales droite-gauche sur un texte déjà adopté en février par les sénateurs. En fin de journée, les députés ont débattu "des principes généraux encadrant le recours aux OGM", s'affrontant sur une phrase du texte: "la liberté de consommer et de produire avec ou sans OGM". Les termes "avec ou sans OGM" sont rejetés par les élus de gauche, qui préfèrent la phrase "la liberté de consommer et de produire sans OGM", plus conforme, à leurs yeux, aux engagements du Grenelle de l'Environnement. "Cet article est un bras d'honneur fait au Grenelle de l'Environnement. On a l'impression que les députés UMP veulent avoir ici une revanche", a déclaré Philippe Martin (PS). Noël Mamère (Verts-GDR) a enfoncé le clou, comparant le texte à "une imposture politique" et une "trahison de l'esprit du Grenelle". "Ce n'est pas en mettant des espaces de 20, de 50, de 100 mètres entre les cultures que vous aller empêcher la contamination. C'est un choix grave et irréversible", a averti, d'un ton solennel, Pierre-Alain Muet (PS). "Messieurs les censeurs, oubliez un peu vos idéologies et aidez nous à faire progresser la science !", a répliqué l'orateur UMP Bernard Debré. Les travaux devaient se poursuivre dans la soirée avec la création du Haut conseil des biotechnologies. Viendra ensuite la très controversée question de la "coexistence" entre cultures, qui cristallise l'opposition de la gauche.
A la demande de l'opposition, le texte fera l'objet mardi d'un scrutin solennel, qui permettra de connaître le vote de chacun des députés.

mercredi 2 avril 2008

OGM : le sénateur Legrand dénonce "des intérêts mercantiles" au sein de l'UMP

PARIS (AFP) - 02/04/2008 - Le sénateur UMP de la Manche Jean-François Legrand dénonce à propos des OGM "des intérêts mercantiles, ripolinés pour les rendre sympathiques" défendus au sein même de l'UMP. " Certains ont fait main basse sur l'UMP afin de défendre des intérêts mercantiles, ripolinés pour les rendre sympathiques (...) la force de frappe de Monsanto et des autres semenciers est phénoménale ", accuse-t-il dans une interview au quotidien Le Monde, daté de mercredi. L'Assemblée nationale devait entamer mardi après-midi l'examen du projet de loi sur les OGM. " Il suffit de comparer les arguments des uns et des autres - identiques - pour comprendre l'origine de leur colère. Ils ont été actionnés. J'ai été approché par Monsanto et j'ai refusé de leur parler ", insiste celui qui fut président du groupe de travail sur les OGM lors du Grenelle de l'environnement, et président de la Haute autorité provisoire sur les organismes génétiquement modifiés. Le sénateur poursuit sa charge en ajoutant que "la question des OGM est un combat d'arrière-garde, mené par ceux qui pensent encore que l'économie l'emporte sur l'homme: des obscurantistes qui ferment les yeux sur le devenir du monde". Jean-François Legrand ajoute cependant qu'il "ne renonce pas à faire valoir (son) point de vue au sein de (son) parti" lors de la deuxième lecture du texte devant le Sénat, qui l'avait fortement amendé lors du premier examen.

jeudi 27 mars 2008

Loi OGM : Greenpeace envoie un documentaire aux députés

PARIS (AFP) - 27/03/2008 - L'association Greenpeace a annoncé mercredi avoir adressé des copies d'un documentaire sur la firme américaine Monsanto aux 577 députés français qui s'apprêtent à examiner le projet de loi sur les OGM. " Il nous semble essentiel qu'à la veille de se prononcer sur une loi qui engage l'avenir de l'agriculture et de l'environnement français, les élus français aient tous vu cette enquête passionnante et instructive sur les méthodes et l'histoire du leader des OGM ". "Le Monde selon Monsanto", une enquête de trois ans de Marie-Monique Robin récemment diffusée sur Arte, retrace l'histoire du plus gros semencier OGM de la planète, dont le soja, le maïs et le coton transgéniques gagnent rapidement du terrain. Le projet de loi sera examiné du 1er au 3 avril par l'Assemblée nationale, après avoir été largement amendé par les sénateurs en février.

mercredi 26 mars 2008

La difficile traque des navires pollueurs en Méditérranée

MARSEILLE (AFP) - 26/03/2008 - Près de 200 pollutions dues à des rejets de substances nocives ou d'hydrocarbures sont enregistrées chaque année en Méditerranée au large des côtes françaises mais la traque des navires pollueurs reste ardue et peu d'armateurs finissent devant la justice. Car le défi est de taille dans cette mer fermée où transite plus de 20% du trafic pétrolier mondial.
" Nous enregistrons environ 200 constatations de rejets par an mais la plupart sont des pollutions dites orphelines, dont on ne connaît pas l'auteur. En 2007, il n'y a eu que deux flagrants délits ", a déclaré à l'AFP le directeur du Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage en Méditerranée, Daniel Dejardin. Parmi les deux cargos pris "la main dans le sac", le cas du vraquier italien Praïano est jugé mercredi par le tribunal correctionnel de Marseille. Capitaine et armateur italiens sont accusés d'avoir rejeté de l'huile d'olive au large du Lavandou (Var), occasionnant une nappe de pollution de 17 km de long et 50 m de large. Ils encourent une peine maximale de 7 ans d'emprisonnement et 700.000 euros d'amende. " Les rejets d'huile d'olive sont nocifs pour l'environnement, notamment pour le plancton, et sont interdits dans les eaux territoriales ", a rappelé le parquet de Marseille.
Aujourd'hui Mercredi, le tribunal de Marseille juge aussi le capitaine italien et l'armateur libérien d'un vraquier battant pavillon portugais, le Wintrader, accusés du rejet d'hydrocarbures au large de Toulon, le 21 mai 2003. Ils encourent la peine maximale prévue par la loi française: 1 M EUR d'amende et 10 ans de prison. Car, depuis plusieurs années, après les catastrophes pétrolières de l'Erika ou du Prestige en Atlantique, la France a durci son arsenal juridique. Outre le relèvement des sanctions, les navires qui dégazent, une opération qui consiste à rejeter les résidus de carburant issus de la combustion des moteurs, peuvent être déroutés et immobilisés dans les ports. L'armateur doit payer une caution s'il veut repartir. Pour les sociétés étrangères, cela évite une disparition au moment du procès et de la sanction. Le 21 novembre 2007, l'armateur turc ATS Denizcilik ve Nakliyat Ticaret a ainsi été condamné à une amende de 750.000 euros pour un dégazage au large de la Corse. Une somme prélevée sur la caution d'un million d'euros qu'il avait dû verser lors de l'immobilisation de son cargo. Depuis 2004, 12 condamnations ont été prononcées à Marseille pour un total de 4 M EUR d'amende et 10 navires ont été immobilisés. Mais pour sanctionner, il faut prendre en flagrant délit dans les eaux territoriales ou dans la zone de protection écologique, plus étendue. La France dispose d'un avion spécialisé des douanes (Polmar) équipé de radars d'une portée latérale de 30 à 40 km. En 3 heures de vol, 50.000 km2 sont surveillés. Mais cet avion ne peut pas prendre de photo la nuit, un élément de preuve crucial pour identifier le navire fautif. Beaucoup de cargos profitent de cette faiblesse. " Nous travaillons activement à résoudre ce problème ", explique Christian Cosse, expert en pollution maritime des douanes. La principale motivation des dégazages est économique. " Les armateurs ne veulent pas payer un jour d'escale en plus pour se servir des stations de séparation des hydrocarbures ", explique M. Dejardin. Si les amendes s'alourdissent et se multiplient, les assurances pourraient toutefois cesser de couvrir... et inciter les armateurs à changer de pratiques.

mardi 25 mars 2008

Hécatombe dans la population de dauphins de Méditerranée.

PARIS - 25 /03/2008 : Un article paru dans Meretmarine.com le 18/03/2008 fait état d'une hécatombe du à un virus contaminant les dauphins de Méditérannée. Depuis janvier, pas moins de 68 dauphins se sont échoués sur les plages françaises de la Méditerranée. Ce virus a été baptisé en 1990 suite à une série de contaminations au large de l'Espagne. On le soupçonne alors de circuler à l'état endémique chez les grands cétacés, qui sillonnent les océans. Immunisés par des anticorps spécifiques, ces cétacés, s'ils ne développent pas la maladie, transmettraient le virus aux mammifères marins lorsqu'ils franchissent Gibraltar. Le dauphin bleu et blanc, espèce très répandue en Méditerranée, en est la première victime.
le blog Science et éthique a demandé à Sami Hassani, responsable du Laboratoire d’Études des mammifères d'Oceanopolis à Brest, son avis sur la question : " Je suis effectivement au courant de cet événement en Méditerranée, cette maladie touche régulièrement des populations de mammifères marins. En Mer du Nord, ce sont souvent les phoques veaux marins qui sont touchés, nous a -t-il précisé. " Pour ce qui est du lien avec les polluants, c'est beaucoup plus délicat. Même si l'on sait que certains contaminants entraînent normalement des baisses immunitaires. En Mer du Nord les phoques gris ont beaucoup moins été touchés que les veaux marins, or ils sont soumis aux mêmes polluants. Bien sûr, il y a aussi des facteurs de résistance liés aux espèces. Concernant la vaccination : 1. elle serait très compliquée à mettre en œuvre. 2. Ce type de virus mute et donc il faudrait refaire à chaque fois de nouveaux vaccins.3. Pour les veaux marins, le suivi a montré une réponse de la population par un abaissement de l'âge de reproduction; en quelques années la population a retrouvé son niveau d'avant l'épidémie."

jeudi 20 mars 2008

Publication : l’apport des marées noires dans la connaissance du fonctionnement des écosystèmes côtiers

BREST - 20/03/2008 - La perturbation majeure apportée à l’écosystème par la marée noire de l’Amoco Cadiz, survenue voici précisément 30 ans, peut être l’occasion de mettre en évidence les avancées scientifiques obligées qu’elle a permis tout au long des différentes phases de restauration d’un écosystème marin très perturbé. C’est ce que détaille, pour le blog Science et éthique, Michel Glémarec, professeur honoraire d’océanographie biologique à l’UBO, directeur du Laboratoire d’océanographie biologique de l’UBO en 1972 : « Toute marée noire apporte ses enseignements en fonction de la nature de la cargaison, de la latitude, de la géomorphologie et de l’hydrodynamisme locaux. La saison, le moment où apparaît la perturbation, est également importante ».
Nous avons demandé à Michel Glémarec de nous résumer ainsi les apports en termes de connaissance des écosystèmes côtiers que chacune des grande marée noire des quarante dernières années a permis d’acquérir :
- Cas du Torrey Canyon 18 mars 1967, Cornouailles anglaises, Manche : le nettoyage avec les produits détergents de l’époque élimine totalement les algues sur les rochers. La faune des sédiments subit une mortalité importante, les mollusques notamment. La restauration des peuplements sur les rochers sera de l’ordre de 16 à 17 ans. Les différentes phases de la succession écologique apparaissent avec prolifération des algues vertes, puis retour des algues brunes contrôlées par les mollusques brouteurs (bigorneaux, patelles) qui sont revenus peu à peu.
- Cas de l’Amoco Cadiz 16 mars 1978, Bretagne Nord : forts de l’enseignement du Torrey Canyon, les dispersants seront peu utilisés. Cette catastrophe qui reste la plus importante connue à ce jour, est caractérisée par la très forte évaporation dans l’atmosphère et une dissolution massive dans la masse d’eau. La mortalité immédiate puis différée jusqu’à l’automne permet d’estimer la perte de 220 000 tonnes d’animaux, susceptibles d’être consommés par les prédateurs, c’est le cas de poissons à forte valeur commerciale. 300 km de côtes sont touchés par cette mortalité. L’Amoco permet pour la première fois d’établir les différentes étapes de la succession (restauration), avec substitution par les espèces opportunistes puis stimulation par les espèces tolérantes et enfin, restructuration progressive avec le retour des espèces sensibles. Ces dernières sont essentiellement des carnivores et régulent le système en empêchant toute prolifération anarchique. Ce scénario se déroule sur 6 à 8 ans là où la mortalité a été la plus importante (région des Abers). L’événement de l’Aegean Sea le 3 décembre 1992, sur les côtes galiciennes montrera la pertinence du modèle de restauration avec des phases similaires mais d’ampleur plus réduite, notamment au niveau de l’échelle temporelle. Des déséquilibres apparaissent à différents niveaux du réseau trophique. Les poissons qui avaient fui, ayant « senti » le pétrole (le lieu de Portsall) reviendront plus tard mais n’atteigneront leur niveau d’exploitation que 2 à 3 ans plus tard. Ces poissons n’ayant pas consommé leurs proies habituelles, les crevettes roses, celles-ci seront plus abondantes que d’habitude car elles consomment la microfaune qui a proliféré sur les algues. Ces dernières ont profité de l’apport de matière nutritive que constitue le pétrole dégradé. Les crevettes se sont déplacées avec les algues échouées et deviennent accessibles à la capturabilité des pêcheurs à pied en 1979 et 1980. C’est l’exemple de la mini tâche rose dans cette marée noire. Quant aux poissons plats, ils viendront consommer des proies (des vers) contaminées par le pétrole, ce qui provoquera des modifications dans leur taux de fécondité plusieurs années après l’événement.
- Cas de l’Exxon Valdez 26 mars 1989, Alaska, Prince Williams Sound : le pétrole ne contamine pas les animaux de fond (benthos) dans ces fjords profonds (de l’ordre de 300 m). Aucun modèle de substitution n’apparaîtra. Le pétrole souille le milieu rocheux qui découvre, c’est « l’anneau de baignoire ». La mortalité apparaît dans les niveaux supérieurs du réseau trophique (aigles, lions des mers, phoques, loutres …). Ceci entraîne des modifications au sein du réseau trophique. S’il y a moins d’aigles, leurs proies, les oiseaux de mer, sont plus nombreux, et consomment abondamment le benthos. Plusieurs exemples de ce type de déséquilibre sont des cas d’école. Mais il se passe quelque chose de totalement inattendu, apparu dans la masse d’eau puisque c’est 3 et 4 ans après l’événement que les stocks exploités de harengs et de saumons s’écroulent presque intégralement. Ces derniers ne pourront se reconstituer que très lentement. Tout phénomène qui intervient dans la masse d’eau reste aujourd’hui non élucidé, non mesurable, dans l’état actuel de la science.
- Cas de l’Erika 12 décembre 1999, Bretagne Sud : contrairement à ce que pouvaient prévoir les modèles de circulation atmosphérique et océanique avec notamment l’influence de la Loire, la tempête de Noël a projeté l’essentiel de la cargaison sur la partie terrestre du littoral (dunes, marais) et dans les marais salants. Sur les falaises battues, les moules et les pouces-pieds ont été contaminés, mais au bout de trois mois, la concentration en hydrocarbures était devenue négligeable. Quelques phénomènes de déséquilibre ont pu être observés durant deux ans environ. C’est le cas des flaques intertidales où, les oursins étant morts, il y a eu une prolifération d’algues, vite contrôlée une fois les oursins revenus, deux ans après l’événement. Ce n’est qu’un exemple d’un déséquilibre limité. Pour la partie immergée, l’impact économique a largement dépassé les évaluations des pertes écologiques, c’est un phénomène d’amplification.
En conlusion on peut dire qu’il n’y aura jamais de corrélation entre le tonnage d’une cargaison et l’estimation des pertes au niveau d’un écosystème. Chaque accident apporte ses spécificités et les méthodes de traitement et de lutte doivent être aménagées. La saison est importante pour la prise en compte de ces moyens ainsi que la présence ou non d’espèces économiquement importantes. Pour une espèce donnée, il faut aussi prendre en compte son stade de développement (œufs, larves, adultes).Toute perturbation de type « marée noire » accélère le déclin d’activités économiques vieillissantes. Ce phénomène est apparu modestement sur la côte Nord de Bretagne ; par contre en Alaska, est apparue une réelle perte d’identification culturelle des tribus indiennes. L’afflux de l’argent compensatoire a créé des « spillionnaires » et des divisions au sein des familles entre ceux qui acceptaient et ceux qui n’acceptaient pas le « blood money ».
© blog science et ethique Mars 2008