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lundi 28 novembre 2011

Fonds Vert, MDP.... les enjeux de Connie Hedegaard, commissaire européenne à Durban.

L'Europe représente 11% des émissions de gaz à effet de serre et aurait du mal à s'engager seule si, le Japon, la Russie et le Canada refusent de souscrire à une deuxième période contraignante de réduction d'émission de gaz à effet de serre. L'absence d'engagements de la part des Etats-Unis, de l'Inde, de l'Australie ... et du Brésil sont toujours d'actualité le jour de l'ouverture des négociations du renouvellement ou de la prolongation du Protocole du Kyoto qui se déroule jusqu'au 9 déc. 2011 en présence de 193 pays. Cliquez ici pour suivre les négociations.

La Chine, qui semble vouloir s'engager dans une production d'énergie verte, pourrait infléchir sa position alors que les pays en développement s'estiment victimes du manque d'ambition des pays développés pour lutter contre les effets des changements qu'ils subissent.

Alors, quels sont les risques et quels impacts sur les MDP (mécanismes de développement propres) qui permettent aux industriels européens soumis à des quotas carbone de compenser leurs émissions en investissant dans des industries propres dans des pays en développement ?
Et Quid du Fonds vert annoncé à Copenhague qui doit recueillir 100 Mds $ par an, d'ici à 2020?

Rajendra Pachauri, a présenté le 18 nov. "un résumé destiné aux décideurs qui donne un aperçu de la manière dont la gestion des risques de catastrophes et l’adaptation aux changements climatiques peuvent aider les populations vulnérables à mieux faire face à un climat en évolution dans un monde caractérisé par les inégalités, ainsi des changements dans la fréquence, l'intensité, la répartition géographique et la durée des événements climatiques extrêmes pouvant aboutir à une situation sans précédent ».

Il y a un mois, l'Observatoire Européen des marchés de l'Energie (13è édition) soulignait qu'un manque d'investissement dans les énergies "décarbonées" était à craindre à la suite du ralentissement économique.
Le «printemps arabe» et la catastrophe nucléaire nippone ont transformé les perspectives d’évolution du mix-énergétique en Europe.
Le gaz devrait gagner en importance dans le mix-énergétique de certains pays comme la Suisse, l’Italie ou l'Allemagne. L’arrêt immédiat de 7 réacteurs, en privant le réseau de 8.000 MW, pourrait d’ailleurs compromettre la continuité de la fourniture de courant en Europe dès cet hiver. La France ne pourra plus importer d’électricité d’Allemagne en période de pointe comme elle en avait l’habitude.

Avant Fukushima, l’UE avait estimé à €1.100 milliards, les investissements nécessaires dans l’énergie d’ici à 2020, afin de respecter ses objectifs de diminution d'émission de gaz à effet de serre. D'après Colette Lewiner*, ce montant, qui devrait désormais constituer un plancher, pourrait en fait subir les effets négatifs liés à la réduction des déficits publics dans un contexte de faible croissance. Pour Jean-Michel Gauthier, Si l'on peut considérer l’Europe comme étant en avance sur son objectif 2020 de réduction des émissions de gaz à effet de serre, elle est en revanche déjà en retard sur l’objectif d’augmentation de la part des énergies renouvelables. La France et la République tchèque n'ont pour le moment pas tenu compte des critères européens, qui n'ont pas été transposés dans leurs législations respectives. Les deux pays incriminés ont désormais deux mois pour répondre à la Commission. Dans le cas contraire, celle-ci pourra alors saisir la Cour de justice de l'Union. Naturellement, il convient ne pas oublier l'accord PS - EELV "sans atomes crochus" (Libé du 16 nov.), qui a au moins le mérite de placer la production d'électricité au coeur des sujets importants des Présidentielles de 2012..... Il faut peut-être regarder aussi ce qui se passe en Grande Bretagne ou aux Pays-Bas où s'ouvre la grande réunion internationale de l’énergie éolienne à Amsterdam du 29 nov. jusqu’au 1 déc.
Prenez date : Energies bleues pour une croissance verte à Brest (s/r 25 au 27 juin 2012)

Colette Lewiner *, directeur International du secteur Energie, Utilities et Chimie Cap Gemini

Jean-Michel Gauthier **, responsable de l'énergie - Deloitte et fondateur de la Chaire d'économie de l'énergie à HEC voir ici en 2009 aux entretiens Science et Ethique L'heure bleue : changement climatique, énergies de la mer et biodiversité "La bataille de l'énergie : géopolitique, structuration économique législative et fiscale du financement des énergies renouvelables de la mer"

Rajendra Pachauri *** Président du GIEC était présent le 12 juillet à Brest pour la 1ère réunion annuelle du Groupe 1 avec Jean Jouzel. A cette occasion il s'était rendu au Port de la Marine Nationale pour voir l'éolienne OpenHydro assemblée par DCNS, qui venait d'être présentée à Jean-Yves Le Drian, président du Conseil régional de Bretagne.

Sources : Cap Gemini, Les Echos (23 et 25 nov.).

Brigitte Bornemann / déléguée générale des entretiens - 3B

vendredi 28 octobre 2011

Conseil de lecture : " Le Climat à découvert - Outils et méthodes en recherche climatique"


" Qu’est ce que l’effet de serre ? Le rôle de l’homme sur le climat est-il détectable et comment ? Comment mesure-t-on la fonte de la banquise, le recul des glaciers de montagne ou bien encore l’élévation du niveau de la mer ? Comment les chercheurs font-ils pour modéliser un système aussi complexe que la planète terre ? Quelles données permettent de décrire et modéliser les climats passés ? Comment s’y prend-on pour prévoir l’évolution à venir du climat ? " ce sont quelques-unes des questions posées par le livre " Le Climat à découvert - Outils et méthodes en recherche climatique" (*).

A la suite de la lettre adressée à leurs tutelles en mars 2010 par plus de 600 chercheurs en sciences du climat, le président du CNRS - Alain Fuchs - a saisi le Comité d'éthique du CNRS et le Comité national de la recherche scientifique. L'objectif était de produire, en se tenant à distance de la polémique médiatique, des analyses de qualité sur un sujet d'une très grande importance et sur lequel le fossé menace de se creuser entre la réalité de la science qui se construit et la perception qu'en a le grand public.

À l’écart de la polémique médiatique, Catherine Jeandel et Rémy Mosseri ont mobilisé plus d’une centaine de contributeurs spécialistes du climat qui livrent avec ce livre un panorama large des méthodes et outils mis en œuvre pour étudier notre climat et son avenir.

Ils montrent que, pour résoudre cette question extraordinairement complexe, une approche pluridisciplinaire est plus que jamais nécessaire, à la croisée de l’expérimentation, de l’observation, de la simulation et de la théorie.


Plusieurs chercheurs de l'Institut Universitaire Européen de la Mer (IUEM-UBO) à Brest, ont contribué à cet ouvrage collectif, édité par les Editions du CNRS pour un public curieux de la démarche des scientifiques dans un domaine complexe et fortement pluridisciplinaire.

Un ouvrage à découvrir dans la perspective des 15e entretiens Science et Ethique à Brest - Océanopolis les 17 et 18 novembre 2011, sur le thème : " Energies bleues pour une croissance verte ? "
Inscriptions en ligne ICI






(*) L'ouvrage est composé de 85 chapitre courts et synthétiques regroupés en huit grandes parties :

1. Le système climatique

2. Les mécanismes physico-chimiques en jeu

3. Observations et indicateurs climatiques

4. Données, traitements et réanalyses

5. La modélisation du climat

6. Les différentes perturbations et leurs estimations

7. Prévision et projection climatique

8. Questions en enjeux

Article RH 3B Conseils
Sources : éditions du Cnrs / IUEM

jeudi 27 octobre 2011

La campagne océanographique KEOPS 2 : étude de la production primaire dans l'océan Austral


La campagne océanographique KEOPS 2 (Kerguelen Ocean and plateau compared study) dans l'océan Austral, se déroule jusqu'au 29 novembre 2011. Une équipe du LEMAR - Laboratoire des Sciences de l'Environnement Marin (IUEM- CNRS-IRD-UBO) - y participe à bord du Marion-Dufresne (*) . (Relire l'article du blog du 03/03/2011 sur le nouveau format de la flotte océanographique française).

La campagne KEOPS 2 a pour objectif d'étudier les conditions dans lesquelles s'effectue la production primaire à l'est du plateau des Kerguelen, où les algues du phytoplancton bénéficient d'un apport naturel en fer, contrairement aux eaux de l'océan Austral qui en contiennent généralement des quantités infimes.

Cette question revêt une importance particulière car la carence en fer de vastes régions de l'océan mondial y limite la production primaire donc l'efficacité de la "pompe biologique de carbone" qui permet à l'océan de capter et de stocker en profondeur une partie du CO2 atmosphérique responsable de l'effet de serre.

Cette situation a aussi donné naissance à des projets d'ingénierie climatique consistant à "fertiliser" artificiellement l'océan en fer, mais dont l'efficacité est douteuse et les conséquences à court et long terme sont encore très mal connues.

KEOPS 2 va permettre de compléter et d'approfondir les résultats d'une première campagne réalisée en 2005, en bénéficiant des avancées réalisées depuis dans le domaine des technologies de mesure de concentrations extrêmement faibles en fer et autres "éléments traces".

Plus de 50 scientifiques sont embarqués sur le Marion-Dufresne pour conduire une étude pluridisciplinaires aux frontières de l’océanographie physique, géochimique et biologique.
Une centaine de paramètres seront mesurés sur des échantillons prélevés dans l’air, la colonne d’eau et le sédiment superficiel. Des instruments autonomes permettront de réaliser des mesures in situ.

Certains d’entre eux poursuivront seuls leur périple après la fin de la campagne, et les données qu’ils récolteront seront alors transmises aux laboratoires par satellite.
A noter que KEOPS 2 peut être suivie au jour le jour sur le site de l'Ipev (Institut polaire Paul-Emile Victor).


(*) Le Marion Dufresne rentré en service en 1995 est depuis affecté au ravitaillement des terres australes et antarctiques françaises (îles Kerguelen, Crozet, Saint-Paul et Amsterdam).

Article RH3 3B Conseils
Sources IUEM/IPEV

lundi 10 octobre 2011

Journées découverte en Côtes d'Armor : « Energies de la mer, changement climatique et plans climat-énergie »

Depuis cinq ans les centres de culture scientifique costarmoricains, avec l'Association pour la Promotion de l'Ethique des Sciences et Technologies pour un Développement Durable (APESTDD) et 3B Conseils organisent les « Journées Science et Ethique découverte» sur les énergies renouvelables de la mer.

Ces journées proposées par l'APESTDD présidée par le Professeur Michel Glémarec rencontrent chaque année un véritable succès auprès des jeunes avides de culture scientifique. Elles sont organisées avec le soutien de la Région Bretagne.


Ce rendez-vous s’inscrit dans le cadre des entretiens « Science et Ethique ou le devoir de parole » créés par 3B Conseils en 1997 à Brest. Cette année, les 15e entretiens se dérouleront les 17 et 18 novembre 2011 à Océanopolis et auront pour thème « Quelle économie pour quelle croissance ? Economie bleue pour une croissance verte ? ».

L’édition 2011 des Journées Science et Ethique « découverte » se déroule depuis ce lundi 10 octobre avec des classes scolaires de Lannion, Pleumeur-Bodou et Perros-Guirec. Tout au long de la journée, les jeunes partent à la découverte de leur territoire avec leurs enseignants. Chaque classe participe à plusieurs animations tout au long de la journée et chaque élève se voit remettre un document pédagogique (le carnet de bord) élaboré par l'APESTDD et 3B Conseils.

Les scolaires riverains du littoral costarmoricain qui ont été les premiers à découvrir l’énergie et les métiers de la mer de demain sont accueillis comme tous les ans, par des animatrices et animateurs spécialisés, des professionnels de la mer, des élus… qui présentent et commentent les plans climat, l’intégration des énergies renouvelables de la mer dans un mix énergétique.
Ainsi pour comprendre les enjeux et utiliser les ressources naturelles de la mer et du littoral, il faut connaître son environnement. Les animations présentées collent directement à l'actualité puisque les Côtes d'Armor comme l'arc Manche Atlantique offrent des zones littorales favorables pour l’implantation des hydroliennes et éoliennes posées ou flottantes (*).

Les classes partageront avec les animateurs les informations sur le changement climatique, le rôle des plans climat des territoires, ses impacts sur les territoires, les techniques d’exploitation pour récupérer les énergies de la mer : éolienne, hydrolienne, marémotricité… à partir des ressources naturelles : vent, marée, houle, courant, algues et microalgues, la surveillance par satellites des océans, la gestion et l’efficacité énergétique à l’aide des réseaux intelligents.

Le circuit Journées « découverte 2011 » propose :

- "Les moulins à marée de Ploumanac’h et de Trégastel", une véritable histoire de l’homme et de l’océan … présentation par Marie Le Scanve (de la Maison du Littoral de Perros-Guirec) et Jean-Marc Terrade (de l’association "Interactions-Pleine nature-Education à l’environnement").

- Une animation sur "les satellites de surveillance des océans", à la Cité des télécoms, avec Sylvie Guignard et Violaine Cogneau-Paturel.

- Une conférence DCNS-Brest sur "les machines des énergies renouvelables de la mer " par Chloë Richon (département marketing DCNS Incubateur-Brest).

- Des rencontres avec des élus autour des «Plans Climat Energie Territoriaux » dans les Côtes d’Armor.

- "Une dégustation de produits culinaires" proposée par le Lycée hôtelier Saint Joseph de Lannion avec Philippe Couloigner et les élèves cuisiniers.


Pour préparer les Journées « découverte »
plusieurs possibilités sont offertes aux enseignants comme base de travail :
- La plate-forme collaborative Science et Ethique : avec accès privilégié pour un meilleur échange entre enseignants, partenaires et organisateurs.
- le site des entretiens Science et Ethique
- le Portail Mer-veille dédié aux énergies de la mer (sur abonnement)
- le blog des énergies de la mer
- le blog Science et Ethique et Science
- la TV web des entretiens et des Webtrotteurs : des lycéens et collégiens de Kérichen et Vauban
- l’exposition « Les énergies de la mer : l’Or bleu »
- la Cité des télécoms, le Planétarium, la Maison du Littoral
- l’Espace des sciences qui organise du 7 au 16 octobre à Rennes le festival des Sciences.


CLIMAT, ENERGIES DE LA MER : Que fait-on dans les Côtes d’Armor ?

Rappel du contexte :
L’Agence Internationale de l’Energie (AIE) a annoncé qu’en 2010, 30,6 gigatonnes de CO2 ont été émis dans le monde – 30 mai 2011.
2010 restera l'année la plus polluante de l'histoire. C'est un revers pour la lutte contre le réchauffement climatique. Les spécialistes de la question doivent se retrouver en décembre pour mener de nouvelles négociations à Durban (COP17 -Durban).

D’après les dernières études publiées fin mai 2011, les 27 pays membres de l’Union européenne ont vu leurs émissions de CO2 reculer de 7,1% en 2009 par rapport à 2008. Une progression qui contraste avec les derniers chiffres de l’AIE établissant un record de consommation dans le monde.


Des émissions liées à la reprise économique.
Les émissions de dioxyde de carbone (CO2) liées au secteur de l’énergie ont augmenté de 5% par rapport à 2008 après une faible baisse en 2009, liée à la crise économique. Ces émissions proviennent des énergies primaires : du charbon (44 %), du pétrole (36 %), et 20 % du gaz.

Comment sauver le protocole de Kyoto signé en 1997 ?
En décembre 2010, 194 pays étaient réunis à Cancun avec pour objectif la limitation de la hausse de la température moyenne de la terre à 2°C d’ici 2100 (par rapport à 1850). L’AIE précise que 60 % des émissions de CO2 liées au secteur de l’énergie proviennent désormais des pays émergents, la Chine et l’Inde en tête.

Institué par le Plan Climat National et repris par les lois Grenelle 1 et 2 (décret d’application du 11 juillet 2011), le Plan Climat Energie Territorial (PCET) a pour but d’atténuer ou de réduire les émissions de Gaz à effet de serre (dans la perspective du facteur 4, soit diviser par 4 les émissions d’ici 2050) et de réduire la vulnérabilité du territoire contre le réchauffement climatique.

A l’échelle des villes de plus de 50 000 habitants, le PCET est obligatoire d’ici le 31 décembre 2012. Pour qu’il soit efficace, des communautés de communes se réunissent pour y participer et regroupent ainsi des villes ou des bourgs dont le nombre d’habitants est nettement moins important. C’est le cas, par exemple, en Région Bretagne en général et dans le département des Côtes d’Armor.

L’obligation est aussi d’atteindre 20 % d'énergies renouvelables dans le bouquet énergétique, de diminuer de 20 % les émissions de gaz à effet de serre et de réduire de 20 % la consommation d'énergie d'ici à 2020.

Du local au mondial : qui fait quoi pour réduire les émissions de gaz à effet de serre ?
- Les habitants du littoral peuvent-ils participer à la mise en place des plans Climat Energie des territoires ? - Comment les villes de Perros Guirec et Pleumeur Bodou mettent-elles en place leur PCET ?
- Quel rôle joue le Conseil régional de Bretagne et le département des Côtes d’Armor ?
- Comment les communautés de communes interviennent-elles ?
- Les énergies renouvelables de la mer participeront-elles à la réduction des émissions de Gaz à effet de serre ?
- Comment a-t-on choisi les zones d’implantation des nouvelles machines qui vont produire de l’énergie ?
- Comment choisit-on une technologie marémotrice, hydrolienne ou éolienne offshore ?
- Peut-on faire d’un site de production d’énergie, un lieu de tourisme culturel ?
- Est-ce que de nouveaux métiers seront créés pour exploiter les océans comme ressources énergétiques ?


(*) Quelques repères :
- Un « mix » énergétique
Tout le monde la connaît. L’usine marémotrice de la Rance exploitée par EDF a été la première usine de production d’électricité installée dans le monde.

- Les hydroliennes
C’est encore prématuré, mais, d’ici l’année prochaine dans les Côtes d’Armor, une nouvelle forme de machine, une hydrolienne, participera à la production d’électricité. Le parc hydrolien EDF de Paimpol Bréhat (Côtes d’Armor) avec l’hydrolienne irlandaise OpenHydro sera le premier parc opérationnel en France dès 2012…
DCNS présentera les techniques utilisées et les différentes entreprises qui participent au projet.
Pour mémoire, dans le Finistère, c’est Eussabella dans le Fromveur au large de Ouessant qui devrait commencer ses essais.

- Les éoliennes
L’arc « Atlantique Manche Mer du Nord » offre des zones favorables à l’implantation d’hydroliennes et éoliennes posées. Cinq zones ont été retenues avant l’appel d’offre du gouvernement du 11 juillet 2011 dont les résultats seront connus en 2012. Pour en savoir plus consulter le blog des énergies de la mer.

Il s'agit de :
- La Baie de Saint-Brieuc (Côtes-d'Armor) sur 180 km2, pour une puissance maximale de 500 MW.
- Le Tréport (Seine-Maritime, Somme) sur 110 km2, pour une puissance maximale de 750 MW.
- Fécamp (Seine-Maritime) sur 88 km2, pour une puissance maximale de 500 MW.
- Courseulles-sur-Mer (Calvados) sur 77 km2, pour une puissance maximale de 500 MW.
- L’Estuaire de la Loire à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) sur 78 km2, pour une puissance maximale de 750 MW.
Le tout représentant une surface totale de 533 km2 en mer.

- La gestion intégrée de la mer et du littoral …un nouvel enjeu.
Pour bien utiliser les ressources naturelles de la mer et du littoral, il faut connaître son environnement.

La charte des espaces côtiers de Bretagne est exemplaire.
La gestion intégrée des zones côtières (GIZC) doit tenir compte de la multiplicité des métiers de la mer civils, militaires, mais aussi des impacts de l’activité humaine sur le milieu marin. La vie économique et sociale du territoire concernent directement les générations futures et fait partie intégrante des enjeux. Reconstruire une économie de production aux côtés des industries de service est l’avenir.


Article RH 3B Conseils
Sources APESTDD / 3B Conseils
Photos Christine Naud

mardi 20 septembre 2011

ClimSea: le littoral et l'adaptation au changement climatique

L’augmentation prévue du niveau de la mer, la fréquence accrue des tempêtes, la hausse globale des températures…les effets du changement climatique se posent comme des enjeux pressants pour les gestionnaires des littoraux particulièrement exposés, du fait de la concentration des activités humaines et des milieux naturels dont ils assurent la préservation.

Ces gestionnaires sont appelés à prendre en compte ces nouveaux enjeux afin de permettre à leurs territoires d’anticiper pour s’adapter. Mais dans un contexte d’incertitude, l’action ne peut s’envisager sans le soutien de scientifiques et de spécialistes.

C’est dans cette optique que l’Université de Bretagne Occidentale (UMR AMURE *) et le Syndicat Intercommunal d’Aménagement du Golfe du Morbihan ont mené conjointement durant trois ans un projet européen, en synergie avec huit autres sites pilotes européens en associant des scientifiques de nombreuses disciplines. La restitution de ce travail se fera au cours d’un Colloque « ClimSea 2011 », le 29 septembre prochain à Auray (information et programme sur http://www.climsea.eu), organisé par Manuelle Philippe, scientifique et chercheur au sein de l'UMR AMURE.

De nombreux spécialistes européens viendront présenter leurs travaux et des cas concrets d'adaptation. Le Colloque accueillera en effet des spécialistes européens du changement climatique (climatologue, sociologue, écologues, géographes, juristes…) et présentera des exemples concrets de territoires européens sur lesquels l’adaptation au changement climatique est en marche (aux Pays Bas et dans la lagune de Venise).

Il sera le lieu de rencontre des acteurs de la zone côtière (élus, administrations, scientifiques, associations, bureaux d’études, socio-professionnels…) autour de la question de l’adaptation des littoraux au changement climatique, des enjeux et des méthodes innovantes qui les accompagnent (visualisation 3D du niveau de la mer, enjeux pour la biodiversité, la société face au changement climatique, intégrer le changement climatique dans les outils de planification et d’aménagement…).

Pour aller plus loin sur vos agendas :

Les entretiens Science et Ethique 2011 qui fêteront cette année les 15 ans d’existence lors des deux journées de débat des 17 et 18 novembre 2011 à Océanopolis Brest, se pencheront notamment sur les plans climat-énergie territoriaux (PCET).

Le thème général des entretiens de cette année sera en effet : "Quelle économie pour quelle croissance ? Economie bleue, plans climat-énergie territoriaux, aménagement du territoire et énergie de la mer".

Les entretiens Science et Ethique en 2009 et 2010 se sont largement penchés sur ces questions du changement climatique, de l’apport des énergies de la mer, de l’aménagement des villes et ports de demain.


(*) L’Unité Mixte de Recherche AMURE (Aménagement des Usages des Ressources et des Espaces marins et littoraux) a été créée en janvier 2008 , par association des équipes du Département d’Economie Maritime de l’IFREMER et du Centre de Droit et d’Economie de la Mer de l’Université de Bretagne Occidentale.

L’unité est membre de l’OSU-IUEM : Observatoire des Sciences de l’Univers - Institut Universitaire Européen de la Mer
 (IUEM).
L'objet central de l'UMR est l’analyse économique et juridique des politiques publiques intéressant les activités maritimes et les espaces marins et littoraux.

 Rassemblant un groupe de plus de 35 chercheurs et enseignants-chercheurs en économie et en droit, l’UMR-AMURE constitue un centre important de recherche et de formation par la recherche, sur les enjeux du développement durable des activités maritimes et des espaces marins et littoraux, et sur les politiques publiques associées à ces enjeux et leurs impacts sur l’évolution des usages et des écosystèmes.

Article RH 3B Conseils
Source : UBO/UMR-AMURE

vendredi 2 septembre 2011

Idées découvertes du week-end

Avant la rentrée scolaire de la semaine prochaine nous vous signalons des manifestations ludiques et scientifiques à découvrir en famille.


Expositions sur le Climat - Brest (Finistère)

Le pavillon d'accueil du Conservatoire botanique national de Brest métropole océane (CBN) (*) présente de 14 h 00 à 17h30, jusqu’au 15 septembre tous les jours (entrée gratuite) - puis les mercredis et dimanches jusqu’au 13 novembre - deux expositions sur le climat.

- « Océans et climat, des échanges pour la vie » de l’Institut de recherche pour le développement (IRD).
"Le climat conditionne la vie des hommes, leurs ressources, leur développement et leur santé. L’océan joue un rôle essentiel dans les mécanismes complexes qui régissent le climat.
En stockant la chaleur reçue par le soleil pour la transporter des Tropiques vers les régions tempérées, l’océan interagit avec l’atmosphère, contribuant à rendre notre planète habitable. Dans le contexte du réchauffement climatique, l’étude des relations entre l’océan et le climat est devenue plus que jamais un enjeu scientifique majeur."

- « Inondations en Bretagne et perturbations climatiques » de l’Espace des Sciences (*) de Rennes.
"Les grandes crues des dernières années ont beaucoup marqué nos esprits. Sont-elles sans précédent ? Pas si sûr, car en remontant le temps, nous trouvons des traces de leurs passages. 

Par quel scénario en est-on arrivé à ces catastrophes, sont-elles prévisibles et inévitables ? Quels sont les efforts qui sont faits pour les anticiper et les prévenir ? Le climat change, le pire est-il encore à venir ? Cette exposition a été conçue pour donner des éléments de réponse à toutes ces questions."

Ces deux expositions qui tiennent compte des spécificités bretonnes permettra à chacun de découvrir ou renforcer ses connaissances sur les relations entre l’océan et le climat. Il s’agit là d’un véritable enjeu scientifique. Vous troiuverez de nombreux éléments de réponse à de nombreuses questions.


(* ) Le Conservatoire botanique national de Brest et l’Espace des Sciences de Rennes sont partenaires des entretiens Science et Ethique .

Sur vos Agendas : Les 15è entretiens Science et Ethique 2011, se pencheront notamment sur les plans climat-énergie territoriaux (PCET), lors des deux journées de débat des 17 et 18 novembre 2011 à Océanopolis à Brest.

Le thème général des entretiens de cette année est :
"Quelle économie pour quelle croissance ? Economie bleue, plans climat-énergie territoriaux, aménagement du territoire et énergie de la mer".



- Les essais de l’hydrolienne "OpenHydro" en Baie de Douarnenez (Finistère)

La première des quatre hydroliennes irlandaises "OpenHydro" assemblées pour EDF par DCNS, à Brest, a quitté le port de Brest pour les eaux de la Baie de Douarnenez (voir article du blog du 31/08/2011).

Il s’agit d’un événement car ce sera la première hydrolienne en fonctionnement dans les eaux françaises. (voir article du blog des énergies de la mer du 01/09/2011).

Elle est actuellement en Baie de Douranenez pour des essais "pose et de dépose" sur le fond marin de la première des 4 hydroliennes irlandaises, avant son installation à Paimpol-Bréhat dans les jours qui viennent.

Pour en savoir plus sur les énergies marines consultez le blog des énergies de la mer le blog des énergies et le portail mer-veille.


"Les Journées de Belle Nature" - Communauté de communes Lanvollon-Plouha ( Côtes d’Armor)

Organisées par la communauté de communes Lanvollon-Plouha et le Forum citoyen, les journées Belle Nature se dérouleront les samedi 3 et dimanche 4 septembre, à Kério (**). La première édition date de 2007.

La manifestation se déclinera autour du développement durable, dans les bois, le long des chemins faisant une boucle de 1 500 mètres.
Sept villages accueilleront le public, gratuitement, le long du parcours : restauration, forum des associations (aussi ce jour-là), village international, de la biodiversité, environnement et vie quotidienne (éco-habitat, eau, déchets, accessibilité...), agricole et marché, produits du terroir.

Vivarmor Nature y sera présent (stand-sortie-conférence). Le programme des 2 journées est sur le blog: http://vivarmor.over-blog.com

Signalons parmi les temps forts de ces deux journées :

- Samedi 3 :
10 h 00 , et 14 h 00 , sortie géologique à partir de la station de Kerio ;
15 h, conférence d'Allain Bougrain Dubourg : « Quel avenir pour la biodiversité, et quels acteurs pour son avenir ? »

Dimanche 4 :
10 h00, conférence sur la réhabilitation du bâti et à 11 h, conférence sur la construction passive, animée par M. Gauffeny, architecte ;
14 h 30, conférence d'Erik Orsenna sur les enjeux de l'eau,
15 h 30, conférence de M. Canard sur la biodiversité,
16 h 00, sortie géologique, conférence sur les plantes et animaux de Kerio.

Les 3 et 4 septembre, journées Belle Nature, à Kerio. Fléchage route Pleguien-Tréguidel. Sur la route Lanvollon - Saint-Quay-Portrieux, fléchage à partir de Coat-ar-Oa. Gratuit. Contact : tél. 02 96 70 17 04
Ou Pour tout renseignement, appeler Vivarmor : 02 96 33 10 57 (de 9 à 13 h. de préférence)


(**) Kério est le symbole de la réussite de la politique de l'eau. Dans le sous-sol, dormait une eau d'excellente qualité, exempte de nitrates.

Article RH 3B Conseils
Sources : CBN/ Blog énergies de la mer/ Vivarmor Nature

jeudi 21 juillet 2011

Adaptation au changement climatique : un plan national


Alors que près de 200 scientifiques spécialistes du climat sont réunis à Brest, depuis le 18 juillet dernier (relire article du blog du 12/07/2011), pour une réunion de travail préparatoire à la rédaction du prochain rapport du GIEC (*) - le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat - rapport attendu pour 2014-, la ministre de l’écologie a présenté le 20 juillet 2011, le plan français d’adaptation au changement climatique.

Ce plan, qui fera l’objet d’un suivi annuel et d’une évaluation finale fin 2015, afin de préparer la suite, a été dévoilé en présence de Jean Jouzel, vice-président du GIEC.

Rappelons d’emblée que les experts du GIEC, réunis à Brest, estiment en particulier qu’une hausse de +2°C est inéluctable d’ici la fin du siècle, quels que soient les efforts de réduction des émissions de gaz à effet de serre qui pourront être déployés. Ces changements climatiques auront des conséquences très importantes sur la ressource en eau, la biodiversité, le niveau de la mer…. et affecteront de nombreux secteurs d’activités (agriculture, tourisme, infrastructures, urbanisme, santé…).

Pour la ministre de l’écologie la lutte contre les changements climatiques repose sur deux leviers :
- la réduction des émissions de gaz à effet de serre pour contenir le réchauffement.
- l’adaptation de la société à ce climat modifié : il s’agit de se préparer dès maintenant pour prévenir les risques humains, environnementaux, matériels, et financiers.


« Ce plan retient plus de 80 actions, déclinées en près de 230 mesures pour la période 2011-2015. Aux 171 millions € directement dédiés aux nouvelles mesures s’ajoutent 391 M€ au titre des Investissements d’Avenir qui participeront de près ou de loin à l’adaptation, notamment dans les domaines de la biodiversité, de la santé, ou de l’agriculture. Par ailleurs, plusieurs mesures déjà financées dans le cadre du plan sécheresse et du plan submersion rapide (500 M€ sur 2011-2016) participent également de son financement. »

Les axes du plan d’adaptation au changement climatique, dont la majorité des actions seront engagées en 2011 et 2012. Elles visent notamment à :

- Adapter la politique d’aménagement du territoire : élévation du niveau de la mer, déformation des rails sous l’effet de la chaleur, dégradation des routes due à des cycles de gel/dégel plus fréquents sont autant de risques à prendre en compte dès maintenant.
Pour s’assurer que les investissements publics (route, barrage…) prévus pour 50 ans ou plus restent toujours efficaces face aux nouveaux aléas climatiques, le plan prévoit de renforcer l’observation des côtes françaises, d’intégrer le risque de submersion dans les plans littoraux ou encore de revoir les normes techniques pour la construction des routes.

Nous rappellerons que s’agissant des effets de la montée du niveau des océans, les impacts du réchauffement climatique en Bretagne sont d’ores et déjà mesurables avec le phénomène bien décelable du «grignotage du littoral». Un rapport de synthèse de 2004 du Conservatoire du littoral en faisait déjà état : «Élévation du niveau moyen de la mer (...), tempêtes plus fortes et plus fréquentes (...), accélération de l'érosion des plages et des falaises (...), submersions temporaires ou permanentes sur les espaces côtiers bas (...), accentuation de la salinisation des eaux souterraines littorales.» 


Ainsi l’on sait que si le niveau marin est en hausse depuis 200 ans, cette hausse n'est pas uniforme. Et a priori, moindre en Bretagne (2 mm par an à Brest contre une moyenne de 3 mm). Mais cette hausse est plus rapide sur les derniers 100 ans. Avec l’augmentation prévisible à l'horizon 2100, du niveau de la mer de 30 à 60 cm, la menace est bien réelle notamment pour l'Ile de Sein.

Pour aller plus loin relire les articles du blog concernant la submersion marine :
- 2/03/2011 : Bretagne, 52 communes devront se doter d'un plan de prévention des risques de submersion marine
- 5/05/2010 : L'Etat revoit les mesures de protection du littoral dans le Finistère
- 4/12/2009 : La Bretagne face à la montée des eaux

Les autres piliers du plan :
- Economiser et optimiser l’utilisation de l’eau : 2 milliards de m3 par an est le déficit estimé à l’horizon 2050 pour satisfaire les besoins en considérant une stabilité de la demande. Le plan prévoit donc un ensemble de mesures pour économiser 20% d’eau prélevée en 2020, à travers l’action des Agences de l’eau, des programmes de détection et réduction des fuites dans le réseau et d’aide à la récupération des eaux de pluie ou des eaux usées.

- Développer les savoirs sur les maladies émergentes et renforcer les dispositifs de surveillance : le réchauffement du climat devrait accélérer dans les prochaines années l’apparition ou l’amplification de certaines pathologies (dont les allergies) ou vecteurs de maladies. Des études seront lancées en 2011 pour renforcer la surveillance des pollens mais aussi des insectes vecteurs et des microorganismes qui pourraient profiter du réchauffement climatique. Un groupe de veille santé-climat sera également créé au sein du Haut conseil de la santé publique (HSCP) chargé d’évaluer les données, d’alerter et de faire des recommandations aux pouvoirs publics.

- Diversifier les espèces et prévenir les incendies de forêts : l’assèchement du sol et la hausse des températures conduiront à terme à la disparition de certains végétaux, à la multiplication des feux de forêts et à leur extension vers de nouvelles zones jusqu’ici épargnées. Le plan prévoit donc d’adapter de nouvelles générations d’arbres à travers la diversification des ressources génétiques, d’identifier des espèces résistantes et d’aider financièrement les exploitants forestiers à engager cette mutation.

Pour mémoire :

Cette question du changement climatique, des impacts sur les océans et des énergies de la mer comme une réponse à la limitation des gaz à effet de serre a été l’axe central des entretiens Science et Ethique 2009 .




L’impact de ce réchauffement va bien au delà de la montée du niveau des mers. Comme le rappelait le Professeur Michel Ricard, président des entretiens, dans le cadre de l’émission Thalassa « Après nous le déluge » du 13 novembre 2009 : 

« Les ressources océaniques qui font l'objet d'une exploitation par l'Homme
sont nombreuses, qu'elles soient biologiques ou minérales. Quelles que soient ces ressources, elles sont menacées par la surexploitation : les gisements minéraux connus seront épuisés dans les prochaines décennies. Quant aux ressources biologiques, de graves menaces pèsent sur elles en raison de la méconnaissance réelle ou voulue du fonctionnement des écosystèmes marins (…)

 Outre ces menaces nombreuses et graves qui résultent de la surexploitation, il faut considérer les conséquences de l'augmentation des gaz à effet de serre qui provoquent à la fois un réchauffement des eaux océaniques et une augmentation de l'acidité de ces eaux.

Le réchauffement des eaux va avoir deux conséquences : d'une part, une baisse de la production végétale et animale des eaux de surface et, d'autre part, une migration des espèces vers des eaux plus froides et l'apparition de nouvelles espèces, ainsi qu'une perturbation des périodes de production. Ces deux phénomènes se conjugueront pour causer un appauvrissement marqué des ressources océaniques avec une aggravation du contexte socio-économique. L'augmentation de l'acidité des eaux, causée par une augmentation de la quantité de CO2 atmosphérique capté par les océans, provoque des perturbations de la fixation du calcaire dissous dans les océans par les organismes comme le plancton, les mollusques (huîtres, moules,…), les algues calcaires (présentes dans les eaux tempérées) et les coraux.

Ce phénomène entraînera également un appauvrissement des ressources océaniques exploitées par l'Homme et, au delà, aura des conséquences sur l'environnement dont la portée ne peut pas encore être évaluée ».


Relire également l'article du blog du 7/12/2019 : "Pouvoirs et démocratie en Bretagne à l'épreuve du changement climatique à l'horizon 2030", sur le rapport du CESER Bretagne.





Prenez date :
les 17 et 18 novembre 2011, participez aux entretiens « Science et Ethique » à Brest - Océanopolis
sur le thème : Quelle économie et quelle croissance ? la bleue ? « plans climat-énergie territoriaux, énergies de la mer, métiers ».


(*) Le GIEC est l’organe international de référence sur le changement climatique. Son rapport est le document qui, tous les six ou sept ans depuis 1988, fait le point sur les connaissances et les impacts avérés ou envisageables de l’élévation de la température globale. Le quatrième et dernier rapport date de 2007. Le rapport du groupe scientifique est attendu pour 2013, soit un an avant la publication du rapport de synthèse final.. La rédaction de ce rapport doit durer plus de deux ans. Brest accueillant la deuxième réunion de rédaction, après une première en Chine à l’automne dernier et une prochaine programmée au printemps 2012 au Maroc.

"Le rapport du groupe scientifique est publié un peu en avance de façon à ce que les scientifiques qui étudient les impacts du changement climatique et les aspects socio-économiques puissent s’appuyer sur ce qui est dans ce rapport", a indiqué Jean Jouzel membre du bureau du Giec. Pour le cinquième rapport dans son ensemble, 831 auteurs ont été retenus du monde entier, dont "60% de nouveaux auteurs", a souligné Rajendra Pachauri, président du Giec avec notamment "plus d’auteurs des pays en développement et plus de l’ex-Union soviétique".


Article RH 3B Conseils
Sources : GIEC / Ministère de l'Ecologie
Foto : Christine Naud

mardi 12 juillet 2011

GIEC : Réunion annuelle à Brest pour le Groupe 1 sur Changement climatique


Brest (France-UE) 12/07/2011 - 3B Conseils – BB. Pour préparer la prochaine Conférence des Nations-Unies sur le climat à Durba, dite "Cop17" (conférence des Parties) - 28 novembre au 9 décembre 2011 - , le Dr. Rajendra K. PACHAURI, président du GIEC sera en France et participera à une table ronde - avec Serge LEPELTIER, ambassadeur en charge des négociations sur le changement climatique -, organisée le 18 juillet prochain à Paris par Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET, ministre de l’Écologie, du Développement durable, des Transports et du Logement.

Le thème en sera « Sciences climatiques et négociations internationales : quels chemins possibles vers 2050 ? ».

Le 19 juillet, il sera à Brest à l’occasion de la tenue en France de la réunion annuelle du groupe de travail n°1 du GIEC, co-présidée par Thomas STOCKER et Qin DAHE, et Jean JOUZEL (*) vice-président du GIEC.

Le GIEC prépare actuellement son 5e Rapport d’évaluation qui sera rendu public en 2014. Le groupe n°1 a pour mission d’apporter un éclairage sur les principes physiques du changement climatique.

Le 5ème rapport du GIEC (AR5) :
Le GIEC, Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, rendra son 5ème Rapport en 2014. Ce sera le « Fifth Assessment Report », ou AR5. Il établira le bilan mondial des connaissances scientifiques sur le changement climatique : la science du climat (Vol. 1), les impacts, les vulnérabilités, l'adaptation (Vol.2), l'atténuation du changement climatique (Vol. 3).

Ce rapport du GIEC, bilan strictement scientifique élaboré en plusieurs années par des centaines d'experts, fait l'objet d'une validation intergouvernementale dans le cadre des Nations-Unies. Les résumés pour décideurs, associés au rapport de synthèse et chacun des volumes, sont approuvés mot à mot.

Ce Rapport est un outil indispensable de la négociation mondiale pour la lutte contre le changement climatique :
. d'une part il en est le socle politiquement neutre, servant de référence commune à la négociation,
. d'autre part il donne les éléments permettant les décisions politiques pour l'adaptation et l'atténuation.


Prenez date : les 17 et 18 novembre 2011 pour participer aux entretiens « Science et Ethique » à Brest - Océanopolis sur le thème :
Quelle économie pour quelle croissance ? « économie bleue, plans climat-énergie territoriaux, énergies de la mer »


(*) Jean Jouzel est Président du Haut Conseil de la science et de la technologie voir article du 28 janvier 2010 sur science-ethique.blogspot.com (ici), directeur de l'Institut Pierre-Simon Laplace (IPSL). Chercheur au Laboratoire des sciences du climat et de l'environnement (CEA), Médaille d’or du CNRS, président du l’Institut Polaire à Brest. Jean Jouzel a reçu le prix Nobel de la paix 2007 avec Al Gore et Susan Solomon.

Article : Brigitte Bornemann
Sources : ministre de l’Écologie, du Développement durable, des Transports et du Logement, GIEC

mercredi 22 juin 2011

Un constat alarmant sur la santé des océans



Placés sous l’égide de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) et la Commission mondiale des aires protégées (*), 27 experts internationaux ont rendu public leurs travaux sur la santé des océans de la planète. Le constat est particulièrement alarmant.(Consultez le rapport).

La forte pression exercée sur les mers et océans du globe liées notamment au réchauffement climatique ou à la surpêche en sont largement la cause. Au point que les scientifiques rattachent de tels phénomènes aux « symptômes présents lors des phases d'extinctions massives qu'a connues la Terre ». La synthèse des travaux de ce groupe d’experts conclut, en effet, que «la combinaison des pressions exercées crée des conditions qui se retrouvent lors de chacune des précédentes extinctions de masse d'espèces de la Terre». Rappelons qu’au cours des derniers 500 millions d'années, cinq extinctions de masses sont survenues après des calamités naturelles, au cours desquelles plus de 50% des espèces existantes ont disparu.

Pour le directeur scientifique du Programme international sur l'état des Océans (Ipso) - Alex Rogers -, «les résultats sont choquants», ajoutant «en considérant l'effet cumulatif de ce que l'humanité fait subir aux océans, nous nous sommes aperçus que les conséquences sont bien plus graves que ce dont chacun de nous s'était rendu compte de son côté».

Les indicateurs sont donc au rouge : c’est le cas du réchauffement des océans et leur corolaire leur acidification lesquels conduisent à l'hypoxie (faibles niveaux d'oxygène). Les niveaux de carbone absorbé par les océans «sont déjà bien plus élevés aujourd'hui qu'à l'époque de la dernière extinction de masse d'espèces marines, il y a environ 55 millions d'années, lorsque près de 50% de certains groupes d'animaux d'eau profonde furent exterminés» indiquent les scientifiques. Pour eux les «océans du monde entier risquent fortement d'entrer dans une phase d'extinction des espèces marines».

Nous avons évoqués à plusieurs reprises dans ce blog les travaux de scientifique sur ces questions lors de leurs participation aux entretiens Science et Ethique.

Ce fut le cas notamment lors des entretiens Science et Ethique 2009 « l’Heure bleue : le changement climatique et les énergies de la mer » traitant des questions liées aux conséquences du changement climatique sur les océans, avec des interventions sur ce sujet :



- « Management du projet européen sur les conséquences du changement climatique : l'acidification des océans », par Lina Hansson, project manager du projet EPOCA (European Project on Ocean Acidifacation - Laboratoire d'océanographie de Villefranche sur Mer en partenariat avec Roscoff, l'IPEV...) ICI




- « Le rôle tampon de l’océan dans l’absorption du CO2 et conséquences dans le cadre du changement climatique", par Sabrina Speich, (Italie) chercheur au Laboratoire de Physique des Océans, LPO-IUEM-UBO ICI


S’agissant de la vitesse et le taux de dégénérescence dans les océans elles sont bien plus rapides que tout ce qui avait été prévu. Ils s'inquiètent de la surpêche, qui «a entraîné une réduction de certains stocks halieutiques commerciaux de plus de 90%, ou encore l'écoulement de nutriments agricoles qui ont déjà causé un déclin spectaculaire du bon état des océans.

«De nouvelles recherches suggèrent que des polluants, parmi les retardateurs de flamme chimique et les muscs synthétiques que l'on trouve dans les détergents, peuvent être retrouvés jusque dans les mers polaires», et passer ensuite dans la chaîne alimentaire issue des la mer.

. L'océan est «le plus grand écosystème sur Terre, qui maintient notre monde dans des conditions vivables», il s’agit par conséquent des effets sur l’ensemble de l’écosystème marin qui serait profondément affecté par l’impact du changement climatique, de l’acidification des océans sur cette vie sous marine : 98 % de la biomasse des océans est constituée de micro-organismes (on en connaît moins de 10 %).
Rappelons que le plancton a un rôle important, par la photosynthèse. A travers ce processus, l’océan assainit l’atmosphère, il y a un équilibre permanent entre atmosphère et océan. Que sera l’impact de l’augmentation de la température des océans, de l’augmentation du carbone dans l’atmosphère et les océans ?

Pour les auteurs du rapport c’est « l'adoption en urgence d'un meilleur système de gouvernance de la haute mer - encore très peu protégée mais qui représente la majeure partie des océans du monde entier - » qui doit être privilégiée.
Relire également les articles du blog où nous évoquions à plusieurs reprises les activités menées dans le cadre de l’OSPAR et notamment la mise en œuvre de l’évaluation complète de l’état de la santé de l’Atlantique Nord-Est (articles du 3/11/2009 du 15/02/2010 et 10/06/2010).

(*)Pour en savoir plus sur les aires marines protégées sur le plan international, relire l'article du blog du 29/09/2010


Pour aller plus loin :





- retrouver l'intervention de François Gauthiez, directeur adjoint des Aires marines protégées aux entretiens Science et Ethique 2010 sur le thème "Politiques maritimes en Europe : gouvernance, ambitions".



Article RH 3B Conseils
Sources : Ipso / Télégramme
Photo Ipso

mercredi 15 juin 2011

le Royaume-Uni évalue le prix de la Nature




La Convention sur la diversité biologique (*)CDB - , adoptée en 1992 au Sommet de la Terre de Rio, première convention internationale concernant la biodiversité, ratifiée à ce jour par environ 190 pays (dont la France depuis le 1er juillet 1994) a pour objectifs « la conservation de la diversité biologique, l'utilisation durable de ses éléments et le partage juste et équitable des avantages découlant de l'exploitation des ressources génétiques » (article premier).
Elle est ainsi le premier accord mondial complet à prendre en compte tous les aspects de la diversité biologique : les ressources génétiques, les espèces, les écosystèmes.

 Elle reconnaît dans son préambule que la conservation de la diversité biologique est « une préoccupation commune à l'humanité »
, et fait partie intégrante du processus de développement.
Afin d'atteindre ses objectifs, la convention entend favoriser un partenariat renouvelé entre les pays. Ses dispositions sur la coopération scientifique et technique, sur l'accès aux ressources génétiques et sur le transfert de technologies sans danger pour l'environnement sont à la base de ce partenariat.


Si les objectifs du Sommet de la Terre, où les chefs d’État s’étaient engagés à réduire de façon significative, d’ici 2010, l’érosion de la biodiversité, sont en deçà des objectifs initiaux, la CDB a fait l’objet d’un réexamen par la conférence des Parties (signataires) à Nagoya au Japon en octobre 2010. Le Protocole de Nagoya qui qui y a été adopté, doit entrer en vigueur d’ici 2012, avec un soutien du Fonds pour l’environnement mondial d’un million de dollars US afin de faciliter une entrée en vigueur rapide.

Rappelons que« Nagoya » a atteint trois buts :
- l’adoption d’un nouveau Plan stratégique de dix ans pour guider les efforts internationaux et nationaux pour sauver la biodiversité par l’action accrue afin de rencontrer les objectifs de la Convention sur la diversité biologique,
- une stratégie de mobilisation des ressources fournissant une voie pour l’avenir afin d’augmenter de façon substantielle les niveaux actuels d’aide publique au développement en soutien à la biodiversité,
- un nouveau protocole international sur l’accès et le partage des avantages issus de l’utilisation des ressources génétiques de la planète.



Le coût économique de la biodiversité et des services rendus par les écosystèmes


Depuis peu, une autre approche, qu’on espère plus stimulante, prend de l’ampleur : la mise en avant de l’importance économique des services rendus par les écosystèmes : par exemple la purification de l’air et de l’eau, le recyclage de la matière organique, la régulation du climat, ou encore la production de biens de consommation.


Aujourd’hui, le principal indicateur de richesse utilisé, le PIB, ne tient pas compte de la valeur de la nature et des pertes engendrées par son érosion. C'est tout l'enjeu des discussions internationales : mesurer le coût économique de la biodiversité et des services rendus par les écosystèmes.



À Nagoya, l’économiste indien Pavan Sukhdev remettait les conclusions d’une l’étude « Économie des écosystèmes et de la biodiversité » - qu’il coordonnait depuis mai 2007 à la demande de l’Union européenne - inspirée du rapport de Nicholas Stern sur le coût du changement climatique, Il s'agissait avec cette étude de fournir une évaluation complète et convaincante afin de défendre la biodiversité et redonner à la nature un prix.


Au terme de la première phase de ses travaux Pavan Sukhdev déclarait que "si nous n'adaptons pas les politiques appropriées, le déclin actuel de la biodiversité et la perte de services rendus par les écosystèmes vont se poursuivre et dans certains cas vont même s'accélérer. Certains écosystèmes sont susceptibles de souffrir de dommages irréparables."

Les premières victimes de cette dégradation seraient les pays les plus pauvres.

Si rien n'est changé de façon radicale "d'ici 2050, une diminution de 11 % des zones naturelles restantes en 2000 est à craindre, principalement en raison de la conversion de ces terres à l'agriculture, du développement des infrastructures et du changement climatique. 
Près de 40 % des terres actuellement exploitées pour des formes d'agriculture peu intensive pourraient être converties en terres d'agriculture intensive, ce qui entraînerait des pertes supplémentaires de biodiversité. Enfin, 60 % des récifs coralliens risquent de disparaître d'ici 2030 du fait de la pêche, des maladies, des espèces allogènes envahissantes et du blanchissement des coraux lié au changement climatique. Ce qui causerait un appauvrissement de la vie sous-marine. 
Ce phénomène coûterait 100 milliards de dollars, 27 millions d'emplois mais aussi des pertes en apport de protéines à une population de près d'un milliard de personnes".


La question du prix de la nature fait débat depuis plusieurs années. Ainsi la revue Nature avait posé le débat en publiant en 1997 une étude estimant la biosphère - ensemble du patrimoine naturel de la planète - entre 16.000 et 54.000 milliards de dollars, à comparer avec le PNB mondial de l'époque, de 18.000 milliards.

Un Livre blanc au Royaume-Uni

Pour sa part le gouvernement britannique a commandé un rapport scientifique - 2000 pages rédigé par 700 chercheurs - rédigé sous l’égide de la National Ecosystem Assessment (NEA). Ainsi pour le Professeur Bob Watson (**), directeur scientifique du ministère de l'Environnement britannique, qui a piloté cette « Evaluation de l'écosystème national », «Nous valorisons en général seulement les biens de l'environnement que l'on achète et que l'on vend sur le marché et les autres biens sont sous-évalués dans les décisions politiques».

Lors de sa présentation publique la Secrétaire à l’environnement Caroline Spelman, déclarait « nous avons besoin de la nature pour vivre car elle nous fournit des choses fondamentales comme de la nourriture, de l’eau et de l’air propre. Mais nous n’apprécions pas forcément à leur juste valeur les avantages qu’elle a sur la culture et la santé, car nous en bénéficions gratuitement ».

Ce Livre Blanc conclut que la nature, est assurément contributrice à l’économie du pays et y inclut pratiquement toutes les contributions économiques de huit types de paysages, comme les zones boisées, le littoral et les zones urbaines.
Il considère également que les insectes pollinisateurs représenteraient 430 millions £ (480 M€) pour l’économie, et les terres inondées intérieures doivent être évaluées à 1,5 milliard £ (1,68 MM€) car elles sont en mesure de produire de l’eau propre.. Qu'avoir le privilège de regarder un espace vert depuis sa fenêtre vaut 300 livres sterling par an (336 €) , que les abeilles et autres insectes pollinisateurs rendent un service à l'économie britannique à hauteur de 430 millions de livres (482 millions d'euros).

A Quand une telle évaluation en France ?




(*) Cette convention vise trois objectifs :

• la conservation de la biodiversité ;

• l’utilisation durable des espèces et des milieux naturels ;

• le partage juste et équitable des bénéfices issus de l’utilisation des ressources génétiques.

Elle est à l’origine de l’élaboration de stratégies pour la biodiversité au niveau pan européen, communautaire et national.

(**) le Pr Bob Wantson est ancien patron du Giec (le groupement intergouvernemental de l'ONU pour l'étude du climat


Article RH 3B Conseils

Sources : bbc.co.uk/news / NEA

lundi 7 mars 2011

Création d'un laboratoire mixte international UBO-Université de Cap Town.



Cette initiative pour la création d'un laboratoire mixte international entre la République d'Afrique du Sud et la France prend ses racines dans la collaboration entamée en 1997 entre l'Université de Cape Town (UCT), Marine and Coastal Management (MCM) et l'Institut de recherche pour le développement (IRD).

Au fil des ans, une collaboration de plus en plus étroite s’est renforcée entre les communautés scientifiques des deux pôles de recherche français et notamment brestois et celle sud-africaine de Cap Town.

Depuis 2009 le laboratoire de physique des océans - LPO (*) de l'Université de Bretagne occidentale UBO / IUEM collabore avec l’université sud-africaine sur le réchauffement climatique au large de l’Afrique du Sud. Il s’agit d’étudier l’impact du réchauffement sur l’écosystème marin et côtier en Afrique australe.
Cela se fait autour de trois axes : la recherche, la formation en encourageant la mobilité des étudiants à la fois de l’UBO et de Cap Town et enfin sur le terrain par un travail avec l’Institut des pêches pour assurer une meilleure gestion des parcs.

Ce projet est issu de l’appel d’offres de l’IRD avec un budget de 58.000 euros d’une part et avec l’engagement de l’UBO. C’est notamment le cas avec l’affectation de deux enseignants à l’université de Cap Town.

Il y a quelques semaines un nouveau pas a été franchi avec l’inauguration du Centre international d’éducation sur les sciences marines et atmosphériques en Afrique (Icemasa) : un laboratoire international mixte, fruit de deux laboratoires de l'IUEM/UBO à Brest, l’EME de Sète (Université de Montpellier 2) et l’Université de Cap Town.

Icemasa est une joint-venture entre plusieurs laboratoires de la République d'Afrique du Sud et en France, en se concentrant sur les sciences de la mer (les écosystèmes marins, la gestion des ressources, de l'océanographie physical, les échanges océan-atmosphère, Biochimie) sur les côtes d'Afrique australe et l'océan Austral grâce à une approche multidisciplinaire .


S’agissant des travaux de recherche en cours au sein de l’Icemasa, le directeur du LPO, Claude Roy indiquait récemment au Télégramme « Nous étudions aussi bien le plancton que les courants marins. L’un des enjeux de l’océanographie est de comprendre ce qui se passe sur de petites échelles, quelques kilomètres. Nous voulons savoir comment ces processus impactent le fonctionnement de l’océan. La zone est particulièrement riche car nous nous trouvons à un carrefour entre l’Atlantique sud, l’océan Austral et l’océan Indien ».
Retrouver l'intervention de Claude Roy aux entretiens Science et Ethique 2004.



(*) Le Laboratoire de Physique des Océans (LPO) est une Unité Mixte de Recherche placée sous la tutelle du Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS), de l’Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (Ifremer), de l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD) et de l’Université de Bretagne Occidentale (UBO). Le LPO est un des sept laboratoires qui constituent l’Institut Universitaire Européen de la Mer (IUEM).

Pour aller plus loin sur le changement climatique :












Rappelons que la question du changement climatique a été le fil conducteur des entretiens Science et Ethique 2009 « l’Heure bleue : le changement climatique et les énergies de la mer ».

Nous vous invitons à retrouver quelques des interventions sur ce sujet :

- « Management du projet européen sur les conséquences du changement climatique : l'acidification des océans », par Lina Hansson, project manager du projet EPOCA (European Project on Ocean Acidifacation - Laboratoire d'océanographie de Villefranche sur Mer en partenariat avec Roscoff, l'IPEV...) ICI

- « Le rôle tampon de l’océan dans l’absorption du CO2 et conséquences dans le cadre du changement climatique", par Sabrina Speich, (Italie) chercheur au Laboratoire de Physique des Océans, LPO-IUEM-UBO ICI



Pour en savoir plus sur le LPO :

L’activité scientifique du LPO s’organise autour de trois principaux thèmes de recherche :
1. les mécanismes de la dynamique océanique, de la sub-méso échelle à l’échelle des bassins ;
2. les changements climatiques : rôle de l’océan et impacts de la circulation thermohaline ;
3. la compréhension des échanges « hauturier-côtier » pour aborder la régionalisation des impacts des changements climatiques sur les marges et les écosystèmes.

Pour mener à bien ses activités de recherche le LPO a la capacité de
1. de mettre en œuvre des campagnes océanographiques pour les études de processus et le suivi de la variabilité océanique, avec la mise en œuvre éventuelle de développements technologiques spécifiques ;
2. d’assurer le développement et la mise en œuvre de techniques de validation, d'analyse et de quantification statistique de données "historiques" ou "temps réel" qui sont issues des bases du laboratoire ou de bases de données globales;
3. de développer et mettre en œuvre des codes numériques capables de simuler l’océan de manière idéalisée (pour des études de processus et des études du fonctionnement de l'océan) ou réaliste (pour des simulations de la réponse de l'océan à la variabilité climatique et des impacts régionaux).

Article RH 3B Conseils
Sources : IUEM / Icemasa / Télégramme