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jeudi 3 novembre 2011

Journées découverte 2011 : "Histoires d'algues en pays d'Iroise"



L’édition 2011 les Journées Science et Ethique découverte 2011 sur le territoire de la Communauté de communes du Pays d'Iroise (CCPI) se déroule depuis aujourd'hui et pour deux jours (3 et 4 novembre) à Lanildut et Le Conquet avec des scolaires venant notamment de Ploudalmézeau, Le Conquet et Lanildut.

Ces journées « Histoire d'algues en Pays d'Iroise »

, proposées par l'APESTDD - présidée par le Professeur Michel Glémarec - sont organisées avec le concours de 3B Conseils et avec le soutien de la Région Bretagne, du Conseil général du Finistère, de la Communauté de communes du Pays d'Iroise (CCPI) des communes de Lanidult et du Conquet et de la Chambre syndicale des algues et des végétaux marins...


Ce rendez-vous s’inscrit dans le cadre des entretiens « Science et Ethique ou le devoir de parole » créés par 3B Conseils en 1997 à Brest. Cette année, les 15e entretiens se dérouleront les 17 et 18 novembre 2011 à Océanopolis et auront pour thème « Energies bleues pour une croissance verte ? ».



Ces journées qui rencontrent un véritable engouement auprès des jeunes avides de culture scientifique, ont pour objectif de présenter une filière essentielle dans la région. Les algues sont en effet un enjeu économique et social important pour les communes qui bordent le Parc marin d’Iroise et d’une manière générale pour les activités pharmaceutiques, cosmétiques et alimentaires.

Ainsi, tout au long de la journée, les jeunes partent à la découverte de leur territoire avec leurs enseignants. Chaque classe participe à plusieurs animations et peut au travers des différentes animations proposées :
-

 découvrir le rôle important que revêt le plus grand champ d’algues européen de l’archipel de Molène site de reproduction, d’alimentation pour la faune exploitée par les hommes et ressource en matière première pour l’industrie chimique. 
Dans d’autres sites, des micro-algues seront exploitées pour les énergies du futur comme bio-carburant,
- retrouver les traces d'un passé riche sur le plan culturel et social à la rencontre des plus anciens qui ont connu de manière artisanale et semi-industrielle l’exploitation des algues,
- appréhender les enjeux liés à la préservation du champ d'algues, de son exploitation face aux réglementations européennes (relire également l'article du blog du 19/09/2011).

Le programme des 3 et 4 novembre 2011

à Lanildut
- Accueil à la 
La Maison de l’Algue (*) sur le thème : « Qu’est ce qu’une algue ? Comment la récolte-t-on ? » (et présentation des termes en breton).

- Découverte du port de débarquement des algues.

- Dégustation offerte par la commune de Lanildut de pains aux algues et beurre aux algues.






au Conquet

- Parcours de la cale à l'usine d'iode avec l'association Aspect.

- Rencontre-discussion animée par Anne Mérer à la Maison de retraite du Streat Hir avec les derniers ouvriers de l’usine d’iode sur la transmission du savoir, des traditions et des techniques de travail ancestrales de la filière « Algue » Une rencontre intergénérationnelle avec ceux qui l’ont connue de manière artisanale ou semi-industrielle .

- Marcel Quellec, adjoint au maire du Conquet, chargé de l’agenda 21 et de la culture, évoquera le Plan Climat-Energie et l’agenda 21.

- Rencontre avec Michel Glémarec, biologiste, spécialiste des algues et auteur du livre « La Biodiversité littorale vue par Mathurin Méheut »(**)

- Exposition à l’Espace Tissier de cartes postales de l’association « Cartophiles du Finistère », présidée par Jean Quinquis, prêt de Henri Thépaut .

- Déjeuner pique-nique au Village-vacances Beauséjour



Lors de ces Journées, chaque élève reçoit un carnet de bord - document pédagogique élaboré par l'APESTDD et 3B Conseils avec l’aide de tous les partenaires - reprenant l’ensemble des interventions et proposant des quiz et jeux sur le parcours.

Quelques repères pour mieux connaître les algues :


Sur les 16 millions de tonnes d’algues produites chaque année dans le monde, près de 80% sont utilisées en alimentation humaine, représentant une valeur économique d’environ 8 Md $.

L’Europe utilise les algues depuis des siècles dans des applications industrielles ; leur utilisation pour l’alimentation humaine et la nutrition santé est un secteur en croissance. En Bretagne notamment, les algues alimentaires représentent un potentiel important, en phase avec les axes de développements stratégiques de la région.

L’intérêt croissant des consommateurs est suscité par les nombreuses qualités nutritionnelles de ces algues dont les compositions sont très différentes des végétaux terrestres. Afin d’assurer la sécurité alimentaire, une réglementation a été mise en place. Elle comporte une liste d’espèces et de groupes autorisés à la consommation humaine et des recommandations sur les limites acceptables de certains contaminants : métaux et constituants : iode.

- La filière algue française réalise un chiffre d’affaire d’environ 150 millions d’euros, elle emploie 1000 personnes dont 240 récoltants professionnels.


- La France est aussi le deuxième producteur mondial de carraghénanes (E 407), le cinquième producteur mondial d’alginate (E 400, 401, 403, 402, 404, 405) et le huitième producteur d’agar 
(E 406) avec 60 000 tonnes d’algues fraîches déchargées.


- Lanildut est le premier port goémonier européen de déchargement des algues en France, avec 30 000 tonnes annuels de laminaires sur les 45 000 tonnes débarquées en Bretagne.
Relire également l'article du blog du 03/07/2010 sur la radiographie du champs d'algue de Molène.


Pour préparer les Journées « découverte »
plusieurs possibilités sont offertes aux enseignants comme base de travail :
- La plate-forme collaborative Science et Ethique : avec accès privilégié pour un meilleur échange entre enseignants, partenaires et organisateurs.
- le site des entretiens Science et Ethique
- le Portail Mer-veille dédié aux énergies de la mer (sur abonnement)
- le blog des énergies de la mer
- le blog Science et Ethique et Science
- la TV web des entretiens et des Webtrotteurs : des lycéens et collégiens de Kérichen et Vauban
- l’exposition « Les énergies de la mer : l’Or bleu »
- l’Espace des sciences à Rennes.

(*) La maison de l’algue à Lanildut
Centre d'interprétation de l'algue, la Maison de l'Algue, vient d'être réaménagée dans un espace d'environ 100 m 2 (le nouvel espace est ouvert depuis le 25 juin 2011) avec une nouvelle scénographie, trouve sa place. Cet espace a pour but de donner aux visiteurs des clés pour mieux comprendre le paysage du port, d'informer le grand public sur la filière des algues et le sensibiliser aux enjeux actuels et futurs auxquels elle est confrontée.

Le bâtiment comprend deux expositions : une exposition permanente, avec trois séquences et une salle vidéo, et une temporaire, qui reçoit actuellement une exposition du parc naturel marin d'Iroise, Bleu Iroise, mer vivante.
Des panneaux de l’exposition « les énergies de la mer : l’or bleu » réalisées par 3B Conseils sont présentés au public.


La Maison de l’Algue présente ces expositions ludiques qui retrace la place des algues dans le monde vivant, permet d’identifier les différentes familles d’algues, les zones de récolte, et de mesurer l’importance nationale du champ d’algues de la Mer d’Iroise.

Elle offre également la possibilité de revivre l’épopée des goémoniers d’autrefois en découvrant leurs bateaux, leurs outils de travail, mais aussi des maquettes,des films et des photographies qui témoignent de l’âpreté de leur vie quotidienne. La visite des 11 fours à goémon encore visibles à Lanildut aide à mesurer l’ancienneté de ce métier sur la commune.
`
Dans la Maison de l’Algue, des fiches et ateliers pédagogiques sont proposés gratuitement aux petits comme aux plus grands : découverte de l’utilisation traditionnelle des algues ainsi que celles d’aujourd’hui, identification des algues, initiation à la cuisine aux algues, réalisation d’un herbier marin ou d’un tableau d’algues…!

(**) « La Biodiversité littorale vue par Mathurin Méheut » textes du Pr Michel Glémarec (Editions Le Télégramme, 2010).
Révéler la Biodiversité littorale, c’est d’abord reconnaître les habitats caractéristiques de nos mers à marée en milieu tempéré. Leur définition, dans un cadre scientifique à l’échelle européenne, tient compte des avancées récentes de l’écologie marine.
Ces milieux permettent la cohabitation de nombreuses espèces végétales et animales.

Il y a un siècle, Mathurin Méheut, artiste peintre, avait mis en scène les espèces qu'il voyait sur la côtes de Roscoff avec les conseils de scientifiques de la Station biologique de Roscoff.

Celles-ci sont magnifiquement illustrées par Méheut dans « l’Etude de la mer » publiée en 1913. Cette œuvre remarquable est revisitée, valorisée, parce qu’elle apparaît au grand jour pour illustrer les aspects écologiques de ce qu’est la biodiversité littorale.

Ainsi, dans son livre qui mêle art et science, Michel Glémarec réorganise l'œuvre de Mathurin Méheut pour la présenter par habitat. Les peintures de Méheut présentent les caractéristiques de ces milieux avec les différentes espèces, les couleurs contrastées et les mouvements des algues...


Pour Michel Glémarec, la biodiversité se mesure en nombre d'espèces évidemment mais pas seulement. Il est important de les replacer dans leur habitat. Ainsi au moment de la traduction dans les textes français de la Directive européenne Natura 2000, Michel Glémarec a travaillé à la définition, dans un cadre scientifique et à l'échelle européenne, de ces habitats marins.
Ce travail a permis d'identifier par la suite les habitats "fragiles" ou "menacés" et ainsi de pouvoir définir des "zones Natura 2000" au sein desquelles vont être mis en place des plans de gestion.


Pour aller plus loin sur la biodiversité du littoral :

- Retrouvez notamment les archives des entretiens Science et Ethique 2006 : "La biodiversité du littoral"

Rappel : Le dialogue et le partage des connaissances indispensables pour préserver et exploiter durablement les ressources nécessitent des décisions politiques locales, européennes et internationales qui soient mieux comprises.

Les 10e entretiens Science et Ethique, avaient « repéré » des recherches, des techniques, des expériences françaises, européennes et mondiales, qui modifient notre perception de la biodiversité.

Comment vivons-nous ces moments de transformation qui doivent permettre aux futures générations de poursuivre l’exploitation des ressources du littoral ?




Article RH 3B Conseils
Sources : entretiens Science et Ethique /APESTDD / 3B Conseils
Photos : Editions du Télégramme / Maison de l'Algue / Science et Mer

lundi 17 octobre 2011

Journées découverte 2011 "Histoire d'algues en Pays d'Iroise"

C'est en 2009 au Conquet et à Lanildut que s’est déroulé la première « Journée Science et Ethique découverte » sur le thème des algues, visant à présenter aux scolaires une activité économique qui s’est développée dans ces deux communes du littoral autour de la pêche et de l’exploitation du champ d’algues de l’archipel de Molène. 

Voir les vidéos des journées découverte au Conquet réalisée par l'école Saint-Joseph du Conquet.

Impliquer les scolaires dans leur « Histoire d’algues »

Après ce premier succès, deux nouvelles journées découverte sur les Algues - proposées par l'APESTDD présidée par le Professeur Michel Glémarec - vont se dérouler les 3 et 4 novembre 2011.

Ces journées se tiendront avec le soutien de la Région Bretagne, du Conseil général du Finistère, de la Communauté de communes du Pays d'Iroise (CCPI) des communes de Lanidult et du Conquet et de la Chambre syndicale des algues et des végétaux marins notamment.




Ce rendez-vous s’inscrit dans le cadre des entretiens « Science et Ethique ou le devoir de parole » créés par 3B Conseils en 1997 à Brest. Cette année, les 15e entretiens se dérouleront les 17 et 18 novembre 2011 à Océanopolis et auront pour thème « Energies bleues pour une croissance verte ? ».




Un enjeu économique et social
Les algues sont un enjeu économique et social important pour les communes qui bordent le Parc marin d’Iroise et d’une manière générale pour les activités pharmaceutiques, cosmétiques et alimentaires.

L'objectif de ces Journées sera notamment de faire 

 découvrir aux scolaires le rôle important que revêt le plus grand champ d’algues européen de l’archipel de Molène site de reproduction, d’alimentation pour la faune exploitée par les hommes et ressource en matière première pour l’industrie chimique. 
Dans d’autres sites, des micro-algues seront exploitées pour les énergies du futur comme bio-carburant.

Au programme des 3 et 4 novembre :
à Lanildut
- Accueil à la 
La Maison de l’Algue (*) sur le thème : « Qu’est ce qu’une algue ? Comment la récolte-t-on ? » (et présentation des termes en breton).
- Découverte du port de débarquement des algues.
- Dégustation offerte par la commune de Lanildut de pains aux algues et beurre aux algues.

au Conquet
- Parcours de la cale à l'usine d'iode avec l'association Aspect.
- Rencontre-discussion animée par Anne Mérer à la Maison de retraite du Streat Hir avec les derniers ouvriers de l’usine d’iode sur la transmission du savoir, des traditions et des techniques de travail ancestrales de la filière « Algue » Une rencontre intergénérationnelle avec ceux qui l’ont connue de manière artisanale ou semi-industrielle .
- Marcel Quellec, adjoint au maire du Conquet, chargé de l’agenda 21 et de la culture, évoquera le Plan Climat-Energie et l’agenda 21.
- Rencontre avec Michel Glémarec, biologiste, spécialiste des algues et auteur du livre « La Biodiversité littorale vue par Mathurin Méheut »(**)
- Exposition à l’Espace Tissier de cartes postales de l’association « Cartophiles du Finistère », présidée par Jean Quinquis, prêt de Henri Thépaut .
- Déjeuner pique-nique au Village-vacances Beauséjour


Pour préparer les Journées « découverte »
plusieurs possibilités sont offertes aux enseignants comme base de travail :
- La plate-forme collaborative Science et Ethique : avec accès privilégié pour un meilleur échange entre enseignants, partenaires et organisateurs.
- le site des entretiens Science et Ethique
- le Portail Mer-veille dédié aux énergies de la mer (sur abonnement)
- le blog des énergies de la mer
- le blog Science et Ethique et Science
- la TV web des entretiens et des Webtrotteurs : des lycéens et collégiens de Kérichen et Vauban
- l’exposition « Les énergies de la mer : l’Or bleu », créée par 3B Conseils.
- l’Espace des sciences à Rennes.

Les algues Qui sont-elles ? Faisons un peu connaissance…

A l'origine du premier oxygène biologique de notre planète, microscopiques ou géantes, souvent de mœurs peu communes, les algues n'hésitent pas à vivre en symbiose avec d'autres organismes végétaux ou animaux.

Il en existe plus de 25.000 espèces et elles sont à l’origine de la première forme de vie terrestre. Elles produisent aujourd’hui plus de la moitié de l’oxygène de notre planète, se gorgeant de l’énergie solaire et des richesses du milieu aquatique.

Elles ont le pouvoir de concentrer jusqu’à cinquante mille fois la plupart des oligo-éléments présents dans l’eau de mer (cuivre, zinc, fer, magnésium, manganèse, potassium…).

Nourricières, elles forment les premiers maillons de nombreuses chaînes alimentaires mais elles peuvent aussi être toxiques, voire mortelles en cas de déséquilibre de l'environnement. Cueillies à l'état sauvage ou cultivées à grande échelle, les algues entrent en force dans notre quotidien.
Nous en consommons tous… souvent sans le savoir !


Les Algues et le Parc naturel marin d'Iroise

Situé dans le Parc marin d’Iroise, le champ d'algues de Molène est le plus important d’Europe, reconnu aussi comme l’un des plus diversifiés. Il fait actuellement l’objet d’une surveillance et d’un examen attentif par les scientifiques et selon les observateurs du Parc, il se porte bien – a contrario de celui de Bretagne-Sud qui connaît une certaine régression.

Le Parc marin d’Iroise a initié un programme ambitieux pour mieux connaître son champ d'algues, situé à la jonction des eaux froides du nord et des eaux chaudes du sud. Cette situation particulière lui confère également une diversité étonnante où cohabitent des algues venues de Norvège (laminaria digitata et hyperborea) et du Portugal (saccorhira polyschides).

Cette richesse l’est aussi au niveau de la biodiversité, le champ d’algues constituant un habitat pour de nombreuses espèces comme les dauphins ou les phoques témoignant de la bonne qualité du milieu.

Le programme du Parc marin pour connaître le champ d'algues de Molène mobilise d’importants moyens comme une cartographie complète, réalisée avec le Service hydrographique de la Marine (SHOM) à partir d'un avion capable de balayages électroniques sur 240m de largeur et jusqu'à 20m de profondeur. A cela s’ajoutent des levées bathymétriques avec l’Ifremer et des actions de terrain menées par les agents du parc.


Cette « radiographie » du champ d'algues doit permettre d'observer son évolution et de prendre, si besoin, des mesures d'adaptation pour en assurer le caractère durable. Cette gestion responsable pour la préservation de la ressource engage une collaboration entre scientifiques, professionnels et élus représentés au sein du Parc marin.

Cette bonne vitalité du champ d’algues de Molène se retrouve également dans son exploitation goémonière depuis plus de 170 ans. Le port de Lanildut, situé sur le territoire de la Communauté de communes du Pays d’Iroise (CCPI) est d’ailleurs le premier port européen de débarquement des algues.


Cette exploitation permet une extraction chaque année de 50.000 tonnes de laminaria digitata, algue située à un niveau peu profond (jusqu'à cinq-six mètres) au moyen du « scoubidou ». Cependant, la demande de laminaires, pour la cosmétique ou l’alimentaire notamment, étant en croissance exponentielle, les goémoniers sont passés à l'exploitation de l'espèce hyperborea que l'on trouve jusqu'à 30 mètres de profondeur, avec une récolte de 12.000 tonnes effectuées au moyen du procédé dit du «peigne».

Quelques repères pour mieux connaître les algues :


Sur les 16 millions de tonnes d’algues produites chaque année dans le monde, près de 80% sont utilisées en alimentation humaine, représentant une valeur économique d’environ 8 Md $.

L’Europe utilise les algues depuis des siècles dans des applications industrielles ; leur utilisation pour l’alimentation humaine et la nutrition santé est un secteur en croissance. En Bretagne notamment, les algues alimentaires représentent un potentiel important, en phase avec les axes de développements stratégiques de la région.

L’intérêt croissant des consommateurs est suscité par les nombreuses qualités nutritionnelles de ces algues dont les compositions sont très différentes des végétaux terrestres. Afin d’assurer la sécurité alimentaire, une réglementation a été mise en place. Elle comporte une liste d’espèces et de groupes autorisés à la consommation humaine et des recommandations sur les limites acceptables de certains contaminants : métaux et constituants : iode.

- La filière algue française réalise un chiffre d’affaire d’environ 150 millions d’euros, elle emploie 1000 personnes dont 240 récoltants professionnels.


- La France est aussi le deuxième producteur mondial de carraghénanes (E 407), le cinquième producteur mondial d’alginate (E 400, 401, 403, 402, 404, 405) et le huitième producteur d’agar 
(E 406) avec 60 000 tonnes d’algues fraîches déchargées.


- Lanildut est le premier port goémonier européen de déchargement des algues en France, avec 30 000 tonnes annuels de laminaires sur les 45 000 tonnes débarquées en Bretagne.
Relire également l'article du blog du 03/07/2010 sur la radiographie du champs d'algue de Molène


(*) La maison de l’algue à Lanildut
Centre d'interprétation de l'algue, la Maison de l'Algue, vient d'être réaménagée dans un espace d'environ 100 m 2 (le nouvel espace est ouvert depuis le 25 juin 2011) avec une nouvelle scénographie, trouve sa place. Cet espace a pour but de donner aux visiteurs des clés pour mieux comprendre le paysage du port, d'informer le grand public sur la filière des algues et le sensibiliser aux enjeux actuels et futurs auxquels elle est confrontée.

Le bâtiment comprend deux expositions : une exposition permanente, avec trois séquences et une salle vidéo, et une temporaire, qui reçoit actuellement une exposition du parc naturel marin d'Iroise, Bleu Iroise, mer vivante.
Des panneaux de l’exposition « les énergies de la mer : l’or bleu » réalisées par 3B Conseils sont présentés au public.


La Maison de l’Algue présente ces expositions ludiques qui retrace la place des algues dans le monde vivant, permet d’identifier les différentes familles d’algues, les zones de récolte, et de mesurer l’importance nationale du champ d’algues de la Mer d’Iroise.

Elle offre également la possibilité de revivre l’épopée des goémoniers d’autrefois en découvrant leurs bateaux, leurs outils de travail, mais aussi des maquettes,des films et des photographies qui témoignent de l’âpreté de leur vie quotidienne. La visite des 11 fours à goémon encore visibles à Lanildut aide à mesurer l’ancienneté de ce métier sur la commune.
`
Dans la Maison de l’Algue, des fiches et ateliers pédagogiques sont proposés gratuitement aux petits comme aux plus grands : découverte de l’utilisation traditionnelle des algues ainsi que celles d’aujourd’hui, identification des algues, initiation à la cuisine aux algues, réalisation d’un herbier marin ou d’un tableau d’algues…!

(**) « La Biodiversité littorale vue par Mathurin Méheut » textes du Pr Michel Glémarec (Editions Le Télégramme, 2010).
Révéler la Biodiversité littorale, c’est d’abord reconnaître les habitats caractéristiques de nos mers à marée en milieu tempéré. Leur définition, dans un cadre scientifique à l’échelle européenne, tient compte des avancées récentes de l’écologie marine.
Ces milieux permettent la cohabitation de nombreuses espèces végétales et animales.

Il y a un siècle, Mathurin Méheut, artiste peintre, avait mis en scène les espèces qu'il voyait sur la côtes de Roscoff avec les conseils de scientifiques de la Station biologique de Roscoff.

Celles-ci sont magnifiquement illustrées par Méheut dans « l’Etude de la mer » publiée en 1913. Cette œuvre remarquable est revisitée, valorisée, parce qu’elle apparaît au grand jour pour illustrer les aspects écologiques de ce qu’est la biodiversité littorale.

Ainsi, dans son livre qui mêle art et science, Michel Glémarec réorganise l'œuvre de Mathurin Méheut pour la présenter par habitat. Les peintures de Méheut présentent les caractéristiques de ces milieux avec les différentes espèces, les couleurs contrastées et les mouvements des algues...


Pour Michel Glémarec, la biodiversité se mesure en nombre d'espèces évidemment mais pas seulement. Il est important de les replacer dans leur habitat. Ainsi au moment de la traduction dans les textes français de la Directive européenne Natura 2000, Michel Glémarec a travaillé à la définition, dans un cadre scientifique et à l'échelle européenne, de ces habitats marins.
Ce travail a permis d'identifier par la suite les habitats "fragiles" ou "menacés" et ainsi de pouvoir définir des "zones Natura 2000" au sein desquelles vont être mis en place des plans de gestion.


Pour aller plus loin sur la biodiversité du littoral :

- Retrouvez notamment les archives des entretiens Science et Ethique 2006 : "La biodiversité du littoral"

Rappel : Le dialogue et le partage des connaissances indispensables pour préserver et exploiter durablement les ressources nécessitent des décisions politiques locales, européennes et internationales qui soient mieux comprises.

Les 10e entretiens Science et Ethique, avaient « repéré » des recherches, des techniques, des expériences françaises, européennes et mondiales, qui modifient notre perception de la biodiversité.

Comment vivons-nous ces moments de transformation qui doivent permettre aux futures générations de poursuivre l’exploitation des ressources du littoral ?




Article RH 3B Conseils
Sources : Commune de Lanildut / Maison de l'Algue / entretiens Science et Ethique
Photos : Commune de Lanildut / Maison de l'Algue / Science et Mer

lundi 19 septembre 2011

Algues marines et aquaculture : la norme commune européenne bio



Entré en vigueur en juillet 2010 le règlement CE 710/2009 (*) portant sur la production biologique d’animaux d’aquaculture (poissons, mollusques et crustacés) et d’algues marines vise à permettre au consommateur européen d’identifier de façon plus précise les produits issus de l’aquaculture satisfaisant à la norme européenne de production biologique. L’objectif est de garantir une production de haute qualité en limitant l’incidence sur le milieu marin.

Jusqu’à la mise en œuvre de ce nouveau règlement européen, la certification pratiquée par les Etats membres de l'Union européenne se référait à des standards privés ou un cahier des charges national. Désormais ce texte impose une série de critères minimaux communs à l’ensemble des Etats de l’Union européenne.

Cette mesure est d’autant plus importante que jusqu’alors seuls deux pays – le Danemark (2004) et la France (2007) – disposaient d’une législation nationale sur l’aquaculture biologique. L’Irlande qui élaborait un cadre juridique en 2007, l’avait mis en sommeil dans l’attente de ce texte européen. Par ailleurs dans l’ensemble de l’Union, la majorité des opérateurs sont privés mais, seuls quelques-uns sont présents dans plus d’un Etat. Cette situation hétérogène rendait par conséquent les procédures complexes, la traçabilité plus difficile, et les exportations plus coûteuse.

En effet, l’absence de systèmes de labellisation transfrontaliers en Europe conduisait les opérateurs à supporter des coûts de re-certification des produits qu’ils souhaitaient commercialiser dans des pays tiers. Désormais un seul règlement s’applique avec une commercialisation sous un logo bio commun qui encourage les producteurs en valorisant les bonnes pratiques environnementales.

« Les nouvelles normes de productions entendent assurer un réel bien-être aux poissons. Les densités établies par le texte européen sont en ligne avec celles généralement pratiquées par les certifications bio existantes, et nettement plus strictes que la productions dite conventionnelle » (**).

L’innovation essentielle porte aussi sur le fait que les algues marines sont incluses dans le périmètre du règlement. « Aucun texte jusque-là ne permettait aux algues d’être labellisées bio », Jean-François Arbona de C-Weed Aquaculture indiquant par ailleurs que s’agissant des zones de récoltes « la transposition du règlement a contribué à le rendre encore plus stricte si bien qu’à l’heure actuelle seuls 20 % des côtes bretonnes sont éligibles » (***) .

Les points de blocage sont essentiellement liés au classement des eaux côtières conformément à l'application de la DCE (Directive Européenne 2000/60 dite "Directive Cadre sur l'Eau") et conformément au zonage conchylicole. S’il ne s'agit pas de classer l'ensemble du littoral breton en zone éligible Bio, il convient d’établir un protocole d’accord et de suivi rigoureux des masses d'eau éligibles Bio en lien avec les différents organismes concernés par la transposition en droit français de la DCE (les Agences de l'Eau, Ifremer, le Ceva, les DDTM...).

Le règlement n’impose pas un changement brutal aux exploitations aquacoles en bio existantes, puisque des délais d’adaptation sont prévues jusqu’en 2013 pour satisfaire à l’ensemble des critères. En revanche l’ensemble de ces mêmes critères contenus dans le cahier des charges européen s’imposent à toute nouvelle implantation de ferme d’élevage en bio.


Quelques repères pour mieux connaître les algues :



Sur les 16 millions de tonnes d’algues produites chaque année dans le monde, près de 80% sont utilisées en alimentation humaine, représentant une valeur économique d’environ 8 Md $.

L’Europe utilise les algues depuis des siècles dans des applications industrielles ; leur utilisation pour l’alimentation humaine et la nutrition santé est un secteur en croissance. En Bretagne notamment, les algues alimentaires représentent un potentiel important, en phase avec les axes de développements stratégiques de la région.

L’intérêt croissant des consommateurs est suscité par les nombreuses qualités nutritionnelles de ces algues dont les compositions sont très différentes des végétaux terrestres. Afin d’assurer la sécurité alimentaire, une réglementation a été mise en place. Elle comporte une liste d’espèces et de groupes autorisés à la consommation humaine et des recommandations sur les limites acceptables de certains contaminants : métaux et constituants : iode.



- La filière algue française réalise un chiffre d’affaire d’environ 150 millions d’euros, elle emploie 1000 personnes dont 240 récoltants professionnels.


- La France est aussi le deuxième producteur mondial de carraghénanes (E 407), le cinquième producteur mondial d’alginate (E 400, 401, 403, 402, 404, 405) et le huitième producteur d’agar 
(E 406) avec 60 000 tonnes d’algues fraîches déchargées.


- Lanildut est le premier port goémonier européen de déchargement des algues en France, avec 30 000 tonnes annuels de laminaires sur les 45 000 tonnes débarquées en Bretagne.

Relire également l'article du blog du 03/07/2010 sur la radiographie du champs d'algue de Molène.

Pour aller plus loin sur la biodiversité du littoral :

- Retrouvez notamment les archives des entretiens Science et Ethique 2006 : "La biodiversité du littoral"

Rappel : Le dialogue et le partage des connaissances indispensables pour préserver et exploiter durablement les ressources nécessitent des décisions politiques locales, européennes et internationales qui soient mieux comprises.
Les 10e entretiens Science et Ethique, avaient « repéré » des recherches, des techniques, des expériences françaises, européennes et mondiales, qui modifient notre perception de la biodiversité.
Comment vivons-nous ces moments de transformation qui doivent permettre aux futures générations de poursuivre l’exploitation des ressources du littoral ?




Sur vos agendas :

Les entretiens Science et Ethique 2011 qui fêteront cette année les 15 ans d’existence lors des deux journées de débat des 17 et 18 novembre 2011 à Océanopolis Brest auront pour thème : "Quelle économie pour quelle croissance ? Economie bleue, plans climat-énergie territoriaux, aménagement du territoire et énergie de la mer".



(*) le règlement n°710/2009 du 5 août 2009 de la commission européenne modifie lui-même le règlement (CE) n°889/2008 portant application du règlement (CE) n°834/2007 du Conseil européen en ce qui concerne la production biologique d’animaux d’aquaculture et d’algues marines. (**) par exemple la densité en saumons d’un exploitation aquacole bio ne peut excéder 10 kg/m3 en eau de mer alors qu’elle peut atteindre 70 kg/m3 en production conventionnelle. (***) En janvier 2011, seuls deux récoltants et un algoculteur bretons sont certifiés Bio, ainsi qu'une petite zone de récolte en Aquitaine.

Article RH 3B Conseils
Source : UE / Ifremer / Interbio

vendredi 29 juillet 2011

Idée de sortie : le Forum de l'Algue à Lanildut


Le Forum de l'Algue, c’est le grand rendez-vous des passionnés de la mer. Lanildut, premier port goémonier d’Europe sera donc cette année encore à la fête.
La commune de Lanildut et l’association «Aber-Ildut Loisirs et Culture» ont décidé de valoriser cette activité économique à travers le Forum de l’Algue, qui se tient ce dimanche 31 juillet.

3B Conseils et les entretiens Science et Ethique sont partenaires du Forum de l'algue au travers de l'exposition "Les énergies de la mer : l'or bleu" dont une partie est présentée au public.

Toute la journée des animations seront proposées sur le travail du goémonier, sur l'eau avec les embarquations, les fameux chevaux bretons et des spectacles musicaux.

Au programme de ce 16ème Forum à partir de 10 heures :
- A proximité du port : conférences, animations sur le plan d’eau, le village des exposants (accès au site et aux concerts gratuit).
- Dans l’assiette : restauration continue « de midi au coucher du soleil » (le poisson, les moules, les saucisses… tout est aux algues).
- sur scène : le bagad Plougastel, Jean Gourmelon, le groupe Melkern, les chants de marins de « vents d’Iroise » et le grand concert de clôture avec JL. Roudaut et ses musiciens.


Ce sera aussi l’occasion de visiter la Maison de l’algue (*).


Pour aller plus loin sur les algues....


Impliquer les scolaires dans leur « Histoire d’algues »




En 2009 au Conquet et à Lanildut s’est déroulé la première « Journée Science et Ethique découverte » visant à présenter aux scolaires une activité économique qui s’est développée dans ces deux communes du littoral autour de la pêche et de l’exploitation du champ d’algues de l’archipel de Molène. 



Deux nouvelles journées découverte sur les Algues pour la rentrée scolaire 2011 sont actuellement en préparation notamment avec le soutien de la Communauté de communes du Pays d'Iroise (CCPI).

Les algues sont un enjeu économique et social important pour les communes qui bordent le Parc marin d’Iroise et d’une manière générale pour les activités pharmaceutiques, cosmétiques et alimentaires. 

Les jeunes ont aussi pu découvrir le rôle important que revêt le plus grand champ d’algues européen de l’archipel de Molène. C’est un site de reproduction, d’alimentation pour la faune exploitée par les hommes et une ressource en matière première pour l’industrie chimique. 


Dans d’autres sites, des micro-algues seront exploitées pour les énergies du futur comme bio-carburant. 

Lors de cette journée, les scolaires sont à la rencontre des plus anciens qui ont connu de manière artisanale et semi-industrielle l’exploitation des algues.


(*) La maison de l’algue à Lanildut

Centre d'interprétation de l'algue, la Maison de l'Algue, vient d'être réaménagée dans un espace d'environ 100 m 2 (le nouvel espace est ouvert depuis le 25 juin 2011) avec une nouvelle scénographie, trouve sa place. Cet espace a pour but de donner aux visiteurs des clés pour mieux comprendre le paysage du port, d'informer le grand public sur la filière des algues et le sensibiliser aux enjeux actuels et futurs auxquels elle est confrontée.

Le bâtiment comprend deux expositions : une exposition permanente, avec trois séquences et une salle vidéo, et une temporaire, qui reçoit actuellement une exposition du parc naturel marin d'Iroise, Bleu Iroise, mer vivante.
Des panneaux de l’exposition « les énergies de la mer : l’or bleu » réalisées par 3B Conseils sont présentés au public.


La Maison de l’Algue présente ces expositions ludiques qui retrace la place des algues dans le monde vivant, permet d’identifier les différentes familles d’algues, les zones de récolte, et de mesurer l’importance nationale du champ d’algues de la Mer d’Iroise.

Elle offre également la possibilité de revivre l’épopée des goémoniers d’autrefois en découvrant leurs bateaux, leurs outils de travail, mais aussi des maquettes,des films et des photographies qui témoignent de l’âpreté de leur vie quotidienne. La visite des 11 fours à goémon encore visibles à Lanildut aide à mesurer l’ancienneté de ce métier sur la commune.
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Dans la Maison de l’Algue, des fiches et ateliers pédagogiques sont proposés gratuitement aux petits comme aux plus grands : découverte de l’utilisation traditionnelle des algues ainsi que celles d’aujourd’hui, identification des algues, initiation à la cuisine aux algues, réalisation d’un herbier marin ou d’un tableau d’algues…!

Quelques repères pour mieux connaître les algues :


Sur les 16 millions de tonnes d’algues produites chaque année dans le monde, près de 80% sont utilisées en alimentation humaine, représentant une valeur économique d’environ 8 Md $.

L’Europe utilise les algues depuis des siècles dans des applications industrielles ; leur utilisation pour l’alimentation humaine et la nutrition santé est un secteur en croissance. En Bretagne notamment, les algues alimentaires représentent un potentiel important, en phase avec les axes de développements stratégiques de la région.

L’intérêt croissant des consommateurs est suscité par les nombreuses qualités nutritionnelles de ces algues dont les compositions sont très différentes des végétaux terrestres. Afin d’assurer la sécurité alimentaire, une réglementation a été mise en place. Elle comporte une liste d’espèces et de groupes autorisés à la consommation humaine et des recommandations sur les limites acceptables de certains contaminants : métaux et constituants : iode.



- La filière algue française réalise un chiffre d’affaire d’environ 150 millions d’euros, elle emploie 1000 personnes dont 240 récoltants professionnels.


- La France est aussi le deuxième producteur mondial de carraghénanes (E 407), le cinquième producteur mondial d’alginate (E 400, 401, 403, 402, 404, 405) et le huitième producteur d’agar 
(E 406) avec 60 000 tonnes d’algues fraîches déchargées.


- Lanildut est le premier port goémonier européen de déchargement des algues en France, avec 30 000 tonnes annuels de laminaires sur les 45 000 tonnes débarquées en Bretagne.

Relire également l'article du blog du 03/07/2010 sur la radiographie du champs d'algue de Molène


Pour aller plus loin sur la biodiversité du littoral :


- Retrouvez notamment les archives des entretiens Science et Ethique 2006 : "La biodiversité du littoral"

Rappel : Le dialogue et le partage des connaissances indispensables pour préserver et exploiter durablement les ressources nécessitent des décisions politiques locales, européennes et internationales qui soient mieux comprises.

Les 10e entretiens Science et Ethique, avaient « repéré » des recherches, des techniques, des expériences françaises, européennes et mondiales, qui modifient notre perception de la biodiversité.

Comment vivons-nous ces moments de transformation qui doivent permettre aux futures générations de poursuivre l’exploitation des ressources du littoral ?

Sur vos agendas :

Les entretiens Science et Ethique 2011 qui fêteront cette année les 15 ans d’existence lors des deux journées de débat des 17 et 18 novembre 2011 à Océanopolis Brest auront pour thème : "Quelle économie pour quelle croissance ? Economie bleue, plans climat-énergie territoriaux, aménagement du territoire et énergie de la mer".


Article RH 3B Conseils
Sources : Commune de Lanildut / Maison de l'Algue / entretiens Science et Ethique
Photos : Commune de Lanildut / Maison de l'Algue

mardi 1 mars 2011

Le projet IDEALG sur la valorisation des macroalgues, retenu par l'Etat


Association de dix-huit partenaires * de la région (organismes de recherche, centre technique et entreprises), le projet IDEALG piloté par l’Université européenne de Bretagne (UEB) à la station biologique de Roscoff (UPMC-CNRS) est l’un des cinq projets lauréats de l’appel d’offres national « Biotechnologies Bioressources ». Un projet d’avenir pour valoriser les macroalgues. Ce projet d’une durée de 10 ans sera doté de 10 M€.

La Bretagne dispose de ressources naturelles importantes mais la culture d’algues y reste limitée en tonnage et les quelques 70 PME (1 600 emplois) qui transforment cette biomasse à des fins cosmétiques, alimentaires ou agricoles, n’utilisent que très peu encore les outils biotechnologiques. Seul un fort potentiel de recherche et d’innovation dans le domaine des ressources marines peut assurer l’avenir industriel de cette filière qui doit aussi intégrer dans son développement d’importants enjeux environnementaux.

IDEALG s’inscrit parfaitement dans les objectifs du Grenelle de la mer de même que dans les priorités de la Région Bretagne, qui souhaite voir émerger, sur son territoire, des activités liées à la valorisation des ressources marines.

L' équipe en biologie et en génomique de Roscoff entend mettre les biotechnologies marines au service de la filière algues. Ce projet sur dix ans associe des organismes de recherche, un centre technique (le CEVA) et cinq entreprises investies dans la valorisation et l’aquaculture des algues.

Si le programme porté par la Station Biologique comporte plusieurs volets de recherche fondamentale (biologie, biochimie, génomique, physiologie, métagénomique, écologie), il intègre également 3 volets de recherche appliquée à l’aquaculture, aux biotechnologies et à la chimie, destinés à favoriser une production de masse et la sélection de variétés nouvelles.
Une évaluation sociétale, économique et environnementale est prévue avant transfert aux partenaires privés, dans le respect du milieu marin et de sa biodiversité.

* IDEALG associe 18 partenaires, dont un centre technique, le CEVA à Pleubian, et 
5 entreprises basées en Bretagne.
Les organismes de recherche associés dans IDEALG sont : l’UEB, la Station Biologique de Roscoff (CNRS-UPMC), l’Ifremer, les Universités de Bretagne occidentale (UBO) et de Bretagne Sud (UBS), université de Rennes I , université de Nantes, l’ENSC Rennes, AgroCampus Ouest et l’INRA.

Les entreprises sont : C-Weed aquaculture à St Malo, Aléor à Lézardrieux, France Haliotis à Plouguerneau, Bezhin Rosko à Roscoff, Danisco à Landerneau et Copenhague qui seront impliquées dans la valorisation et les développements de l’aquaculture des algues.

Impliquer les scolaires dans leur « Histoire d’algues » 

: deux nouvelles journées découverte en 2011.

En 2009 au Conquet et à Lanildut s’est déroulé la première « Journée Science et Ethique découverte » visant à présenter aux scolaires une activité économique qui s’est développée dans ces deux communes du littoral autour de la pêche et de l’exploitation du champ d’algues de l’archipel de Molène. 



Les algues sont un enjeu économique et social important pour les communes qui bordent le Parc marin et d’une manière générale pour les activités pharmaceutiques, cosmétiques et alimentaires. 



Les jeunes ont aussi pu découvrir le rôle important que revêt le plus grand champ d’algues européen de l’archipel de Molène. C’est un site de reproduction, d’alimentation pour la faune exploitée par les hommes et une ressource en matière première pour l’industrie chimique. 

Dans d’autres sites, des micro-algues seront exploitées pour les énergies du futur comme bio-carburant. 


Lors de cette journée, les scolaires sont à la rencontre des plus anciens qui ont connu de manière artisanale et semi-industrielle l’exploitation des algues.

Voir les vidéos des journées découverte au Conquet réalisée par l'école Saint-Joseph du Conquet

Deux nouvelles journées découverte sur les Algues pour la rentrée scolaire 2011 est actuellement en préparation notamment avec le soutien de la Communauté de communes du Pays d'Iroise (CCPI).

Les Journées Science et Ethique découverte sont placées sous le patronage d'APESTDD (Association pour la promotion de l'éthique des sciences et technologies pour un développement durable) dont le président est le professeur Michel Glémarec et sont organisés par 3B Conseils.

Pour aller plus loin : quelques chiffres pour mieux connaître les algues (chiffres 2009) :



- La filière algue française réalise un chiffre d’affaire d’environ 150 millions d’euros, elle emploie 1000 personnes dont 240 récoltants professionnels.


- La France est aussi le deuxième producteur mondial de carraghénanes (E 407), le cinquième producteur mondial d’alginate (E 400, 401, 403, 402, 404, 405) et le huitième producteur d’agar 
(E 406) avec 60 000 tonnes d’algues fraîches déchargées.


- Lanildut est le premier port goémonier européen de déchargement des algues en France, avec 30 000 tonnes annuels de laminaires sur les 45 000 tonnes débarquées en Bretagne.

Relire également l'article du blog du 03/07/2010 sur la radiographie du champs d'algue de Molène


Source Région Bretagne
Photo : CEVA

jeudi 2 décembre 2010

Ecoles Internet : l'école Saint-Joseph au Conquet mise à l’honneur



Partenaires des Journées Science et Ethique découverte, l’école Saint-Joseph du Conquet vient d’être mise à l’honneur lors du salon Educatec-Educatice en recevant pour la deuxième année consécutive le label Ecoles internet comme 79 autres écoles (*) dans toute la France. En Bretagne 8 écoles (**) ont été labelisées dans 4 pour le département du Finistère.

De plus, la commission d’évaluation du comité Ecoles internet, du ministère de l’éducation nationale a considéré que l’école du Conquet (dont le directeur dynamique est Florent Bégoc) comme 16 autres écoles de toute la France, de par ses pratiques pédagogiques autour de l’informatique, de l’utilisation des ressources d’internet devait en plus du label être considérée comme une « école distinguée ».

Ce label et cette distinction sont certes une reconnaissance du travail fait, des initiatives prises mais surtout une source de motivation pour les équipes pédagogiques et les élèves.


Avec le dispositif Ecole Internet (***) l’objectif est d’aider les collectivités à mieux connaître l’appropriation de ces outils par les communautés éducatives pour mieux les accompagner . Par ailleurs, « Villes Internet » poursuit également une réflexion sur les usages d’internet dans l’organisation de l’école mais aussi sur les opportunités qu’internet offre aux enseignants dans leur vie professionnelle. Enfin, la question de l’impact d’internet pour l’amélioration des relations avec les parents est également soulevée.


Ecole Saint-Joseph partenaire des Journées Science et Ethique découverte

En 2009 au Conquet et à Lanildut s’est déroulé la première « Journée Science et Ethique découverte » visant à présenter aux scolaires une activité économique qui s’est développée dans ces deux communes du littoral autour de la pêche et de l’exploitation du champ d’algues de l’archipel de Molène. 



Les algues sont un enjeu économique et social important pour les communes qui bordent le Parc marin et d’une manière générale pour les activités pharmaceutiques, cosmétiques et alimentaires. 



Les jeunes ont aussi pu découvrir le rôle important que revêt le plus grand champ d’algues européen de l’archipel de Molène. C’est un site de reproduction, d’alimentation pour la faune exploitée par les hommes et une ressource en matière première pour l’industrie chimique. 

Dans d’autres sites, des micro-algues seront exploitées pour les énergies du futur comme bio-carburant. 


Lors de cette journée, les scolaires sont à la rencontre des plus anciens qui ont connu de manière artisanale et semi-industrielle l’exploitation des algues.

Voir les vidéos des journées découverte au Conquet réalisée par l'école Saint-Joseph

Une nouvelle journée découverte au Conquet/Lanildut pour 2011 est actuellement en préparation.

Les Journées Science et Ethique découverte sont placées sous le patronage d'APESTDD (Association pour la promotion de l'éthique des sciences et technologies pour un développement durable) dont le président est le professeur Michel Glémarec et sont organisés par 3B Conseils.

(*) Rappel : en 2009, 57 écoles ont été labellisées, 68 en 2008,

(**) Finistère : école St Jospeh au Conquet, école Arzmael à Plouarzel, école publique à St Sauveur, école larvor à Loctudy.
Côtes d’Armor : école Ste Anne à Plaine-Haute
Morbihan : école Brasses à Cléguer, école publiq à l’Ile d’Arz, école élémentaire Calmette à Vannes



(***) Le dispositif Ecoles Internet : plus qu’un Label, une plateforme d’échanges et de partage en ligne
Le dispositif consiste à évaluer et valoriser les initiatives d'usages au travers d’un label unique. Les écoles du primaire, candidates à ce label, sont invitées à décrire et partager, au moyen d'un questionnaire en ligne, l'ensemble de leurs usages d'Internet : site web d'école, échange et communication en ligne, multimédia et ressources numériques, charte Internet, sécurité face aux risques...
Le dispositif s’enrichit d’année en année. En 2010, il propose aux écoles et aux partenaires un site Internet et un réseau leur permettant de partager leurs usages et leurs initiatives.

Sur ce site participatif, chaque école possède son propre espace en ligne et peut y inviter tous les membres qu'elle souhaite, créant ainsi sa propre communauté éducative ; elle peut y valoriser ses usages et les communiquer à un réseau élargi, consulter les initiatives publiées par les autres écoles, voir leurs échanges et leurs espaces en ligne.
Enfin, les internautes ont accès à des actualités et au fil Twitter alimentés par l’équipe Ecoles Internet.

La plateforme en chiffres
• 350 écoles sont inscrites sur la plateforme (contre 120 en 2009 et 94 en 2008).
• En 2010, on enregistre ainsi plus de 70% de nouvelles inscriptions.
• 1057 initiatives sont actuellement en ligne.
• Consultations du site : 8000 par mois, en moyenne et 300 par jour.


Article RH 3B Conseils
Source : initiatives Ecoles-Internet / Ecole St Joseph Conquet / APESTDD

vendredi 19 novembre 2010

Idée découverte : les Laboratoires Science et Mer au Relecq-Kerhuon



Depuis maintenant plus de 15 ans, les laboratoires Science et Mer utilisent une matière première présente en abondance sur les côtes du nord de la Bretagne : les algues marines et sont situés à proximité du plus grand champ d’algues européen de l’archipel de Molène.

Les laboratoires Science et Mer ont été fondés à Brest en novembre 1986 par Christine BODEAU, ingénieur biochimiste et docteur en sciences. Ils sont désormais basés au Relecq-Herhuon et y développent une gamme de produits innovants pour les professionnels et le public.

Les algues, dont il existe plus de 25000 espèces, sont à l’origine de la première forme de vie terrestre. Ces algues produisent aujourd’hui plus de la moitié de l’oxygène de notre planète, se gorgeant de l’énergie solaire et des richesses du milieu aquatique.
Elles ont le pouvoir de concentrer jusqu’à cinquante mille fois la plupart des oligo-éléments présents dans l’eau de mer (cuivre, zinc, fer, magnésium, manganèse, potassium…).

Science et Mer valorise ainsi de nombreuses espèces d’algues (Laminaires, Fucus, Chondrus,…/…) et est devenue en quelques années un acteur majeur dans l’univers des soins naturels pour deux activités principales thalassothérapie et la cosmétologie.

En effet, parallèlement à la fourniture de soins professionnels pour les centres de thalassothérapie, Science & Mer a créé, il y a plus de 10 ans, la première ligne de cosmétique marine.

Le métier de Science et Mer est d’apporter à ses clients une prestation de services incluant plusieurs domaines de compétences dont : 
- la valorisation de molécules marines exclusives

- la formulation cosmétique : création de nouvelles formules et réalisation des tests de stabilité, tolérance cutanée, efficacité, et préparation du dossier de réglementation.

Partenaires des entretiens Science et Ethique et des Journées découverte Science et Ethique sur les algues, les Laboratoires Science et Mer (Venelle du Carros au Relecq-Kerhuon) organisent les 19 et 20 novembre des ventes exceptionnelles ouvertes au public afin de permettre à tous de découvrir sa gamme Algoane qui est diffusée sur le plan international dans les instituts et les spas.

- Vendredi 19 novembre de 13 à 18 heures
- Samedi 20 novembre de 10 à 18 heures



Pour en savoir plus :

Impliquer les scolaires dans leur « Histoire d’algues » 



En 2009 au Conquet et à Lanildut s’est déroulé la première « Journée Science et Ethique découverte » visant à présenter aux scolaires une activité économique qui s’est développée dans ces deux communes du littoral autour de la pêche et de l’exploitation du champ d’algues de l’archipel de Molène. 



Les algues sont un enjeu économique et social important pour les communes qui bordent le Parc marin d’Iroise et d’une manière générale pour les activités pharmaceutiques, cosmétiques et alimentaires. 

Les jeunes ont aussi pu découvrir le rôle important que revêt le plus grand champ d’algues européen de l’archipel de Molène. C’est un site de reproduction, d’alimentation pour la faune exploitée par les hommes et une ressource en matière première pour l’industrie chimique. 


Dans d’autres sites, des micro-algues seront exploitées pour les énergies du futur comme bio-carburant. 

Lors de cette journée, les scolaires sont à la rencontre des plus anciens qui ont connu de manière artisanale et semi-industrielle l’exploitation des algues.

Quelques chiffres pour mieux connaître les algues (chiffres 2009) :



- La filière algue française réalise un chiffre d’affaire d’environ 150 millions d’euros, elle emploie 1000 personnes dont 240 récoltants professionnels.


- La France est aussi le deuxième producteur mondial de carraghénanes (E 407), le cinquième producteur mondial d’alginate (E 400, 401, 403, 402, 404, 405) et le huitième producteur d’agar 
(E 406) avec 60 000 tonnes d’algues fraîches déchargées.


- Lanildut est le premier port goémonier européen de déchargement des algues en France, avec 30 000 tonnes annuels de laminaires sur les 45 000 tonnes débarquées en Bretagne.

Relire également l'article du blog du 03/07/2010 sur la radiographie du champs d'algue de Molène

Article RH 3B Conseils
Sources : Science et Mer / entretiens Science et Ethique

mardi 21 septembre 2010

Le Prix International Jeune Chercheur 2010 de la Fondation Daniel Jouvance à Stéphanie Bondu (UBO)


Attribué pour la 18ème édition, par le Comité scientifique Marin Daniel Jouvance, la Fondation Daniel Jouvance - Institut de France, vient de décerner son Prix International Jeune Chercheur en Biologie Marine dont le thème pour 2010 était : 

« Origine, contrôle et valorisation des proliférations d'algues littorales". Le Jury 2010 était présidé par Yves Le Gal ( ancien directeur de la station biologique de Concarneau).

Ce prix a pour vocation de soutenir les travaux de jeunes chercheurs dans les différents domaines de la Biologie Marine et les Laboratoires de Biologie Marine Daniel Jouvance entendent ainsi marquer leur intérêt pour les travaux fondamentaux dans les domaines de la biologie et de l’écologie marine.

Pour l’année 2010, la lauréate de ce Prix international Jeune Chercheur (doté d'un montant de 4000 euros) est une chercheuse de l’Université de Bretagne Occidentale (UBO) Stéphanie Bondu pour son travail sur la valorisation des algues marines dans le domaine de la santé. Il lui sera remis officiellement le 1er octobre prochain.

Les travaux de Stéphanie Bondu ont tout d’abord porté sur l’extraction, la purification, la caractérisation chimique et le métabolisme des hydrates de carbone synthétisés par Soleria chordalis.
Un second volet a porté, pour certaines de ces molécules, sur la recherche d’activités biologiques. Ainsi, des tests immunologiques réalisés sur des fractions de carraghénanes et sur un composé carboné de Soleria chordalis ont permis de mettre en évidence, in vitro, une stimulation de l’ensemble des effecteurs de l’immunité naturelle.

Cet ensemble de travaux permet d’apporter de la valeur ajoutée à une biomasse qui, à l’origine, en est dénuée, en générant des produits d’intérêt à haute valeur ajoutée et applicables dans un domaine médical, celui par exemple, des anticancéreux".
Lire également l’article de l’Espace des sciences « une piste pour le cancer » portant sur la thèse de Stéphanie Bondu.

Pour mémoire, en 2009 ce Prix international avait été remis à Aurélie Chambouvet, de la Station Biologique de Roscoff, pour ses travaux sur des parasites marins, les Syndiniales, dont la présence constante dans la grande majorité des écosystèmes marins laisse entrevoir un rôle écologique majeur.
Relire également ici l’article du blog du 4/03/2010

Rappellons que la Fondation Daniel Jouvance est par ailleurs partenaire depuis plusieurs années des entretiens Science et Ethique et des journées Science et Ethique découverte.

Article RH 3B Conseils
Sources : Fondation Daniel Jouvance / Ouest-France