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vendredi 4 novembre 2011

"Fréquentation, usages et gouvernance des aires marines protégées"

La création d’un Groupement d’Intérêt Scientifique ayant pour objet « les Sciences Humaines Sociales et les aires marines protégées et leurs prolongements terrestres et/ou insulaires » est attendue par nombre de parties prenantes institutionnelles et universitaires.

Un partenariat entre l’Agence des aires marines protégées (AAMP), l’équipe Géomer (UMR LETG) et l’UMR AMURE a permis de dresser un premier bilan grâce à la réalisation d’un état de l’art mené à l’échelle nationale1.

Les 8 et 9 novembre 2011, à Brest, à l’Institut Universitaire Européen de la Mer (IUEM / UBO) se tiendra un séminaire de lancement de ce GIS "Fréquentation, usages et gouvernance des aires marines protégées". Ce travail abouti, fera l’objet d’une restitution et de réunir gestionnaires et chercheurs motivés par ce projet de création de GIS afin de débattre des nombreuses questions soulevées à l’échelle nationale (métropole et outre-mer) et d’être force de propositions vis-à-vis des futurs axes de travail envisagés dans ce cadre.

Il s’agira de mener un débat interdisciplinaire suscité par la gestion des AMP (considérées individuellement ou en tant que réseau) et d’explorer le cœur de métier du futur GIS en termes de thématiques de recherche soulevées, de méthodologies pour les gestionnaires et d’innovations, notamment pour les systèmes d’observation.

L'attendu du séminaire est d’aboutir à des propositions concrètes pour le futur GIS : objectifs, axes de travail, composition, fonctionnement.

Les débats des 8 et 9 novembre porteront notamment sur : 
- les échanges préliminaires autour de l’état de l’art, des attentes et expériences des partenaires ;
- un GIS, pour quoi faire ?
- propositions pour le futur GIS.

Programme complet et informations sur le site de l’IUEM ou des Aires marines protégées (AAMP).



Pour aller plus loin :

Retrouvez l'intervention de François Gauthiez , directeur-adjoint des Aires marines protégées aux entretiens Science et Ethique en 2010.










Les 15e entretiens « Science et Ethique ou le devoir de parole » créés par 3B Conseils se dérouleront les 17 et 18 novembre 2011 à Océanopolis - Brest sur le thème « Energies bleues pour une croissance verte ? ».

Renseignements et inscriptions ICI




Articles RH 3B Conseils
Sources : IUEM /AAMP

vendredi 28 octobre 2011

Conseil de lecture : " Le Climat à découvert - Outils et méthodes en recherche climatique"


" Qu’est ce que l’effet de serre ? Le rôle de l’homme sur le climat est-il détectable et comment ? Comment mesure-t-on la fonte de la banquise, le recul des glaciers de montagne ou bien encore l’élévation du niveau de la mer ? Comment les chercheurs font-ils pour modéliser un système aussi complexe que la planète terre ? Quelles données permettent de décrire et modéliser les climats passés ? Comment s’y prend-on pour prévoir l’évolution à venir du climat ? " ce sont quelques-unes des questions posées par le livre " Le Climat à découvert - Outils et méthodes en recherche climatique" (*).

A la suite de la lettre adressée à leurs tutelles en mars 2010 par plus de 600 chercheurs en sciences du climat, le président du CNRS - Alain Fuchs - a saisi le Comité d'éthique du CNRS et le Comité national de la recherche scientifique. L'objectif était de produire, en se tenant à distance de la polémique médiatique, des analyses de qualité sur un sujet d'une très grande importance et sur lequel le fossé menace de se creuser entre la réalité de la science qui se construit et la perception qu'en a le grand public.

À l’écart de la polémique médiatique, Catherine Jeandel et Rémy Mosseri ont mobilisé plus d’une centaine de contributeurs spécialistes du climat qui livrent avec ce livre un panorama large des méthodes et outils mis en œuvre pour étudier notre climat et son avenir.

Ils montrent que, pour résoudre cette question extraordinairement complexe, une approche pluridisciplinaire est plus que jamais nécessaire, à la croisée de l’expérimentation, de l’observation, de la simulation et de la théorie.


Plusieurs chercheurs de l'Institut Universitaire Européen de la Mer (IUEM-UBO) à Brest, ont contribué à cet ouvrage collectif, édité par les Editions du CNRS pour un public curieux de la démarche des scientifiques dans un domaine complexe et fortement pluridisciplinaire.

Un ouvrage à découvrir dans la perspective des 15e entretiens Science et Ethique à Brest - Océanopolis les 17 et 18 novembre 2011, sur le thème : " Energies bleues pour une croissance verte ? "
Inscriptions en ligne ICI






(*) L'ouvrage est composé de 85 chapitre courts et synthétiques regroupés en huit grandes parties :

1. Le système climatique

2. Les mécanismes physico-chimiques en jeu

3. Observations et indicateurs climatiques

4. Données, traitements et réanalyses

5. La modélisation du climat

6. Les différentes perturbations et leurs estimations

7. Prévision et projection climatique

8. Questions en enjeux

Article RH 3B Conseils
Sources : éditions du Cnrs / IUEM

jeudi 27 octobre 2011

La campagne océanographique KEOPS 2 : étude de la production primaire dans l'océan Austral


La campagne océanographique KEOPS 2 (Kerguelen Ocean and plateau compared study) dans l'océan Austral, se déroule jusqu'au 29 novembre 2011. Une équipe du LEMAR - Laboratoire des Sciences de l'Environnement Marin (IUEM- CNRS-IRD-UBO) - y participe à bord du Marion-Dufresne (*) . (Relire l'article du blog du 03/03/2011 sur le nouveau format de la flotte océanographique française).

La campagne KEOPS 2 a pour objectif d'étudier les conditions dans lesquelles s'effectue la production primaire à l'est du plateau des Kerguelen, où les algues du phytoplancton bénéficient d'un apport naturel en fer, contrairement aux eaux de l'océan Austral qui en contiennent généralement des quantités infimes.

Cette question revêt une importance particulière car la carence en fer de vastes régions de l'océan mondial y limite la production primaire donc l'efficacité de la "pompe biologique de carbone" qui permet à l'océan de capter et de stocker en profondeur une partie du CO2 atmosphérique responsable de l'effet de serre.

Cette situation a aussi donné naissance à des projets d'ingénierie climatique consistant à "fertiliser" artificiellement l'océan en fer, mais dont l'efficacité est douteuse et les conséquences à court et long terme sont encore très mal connues.

KEOPS 2 va permettre de compléter et d'approfondir les résultats d'une première campagne réalisée en 2005, en bénéficiant des avancées réalisées depuis dans le domaine des technologies de mesure de concentrations extrêmement faibles en fer et autres "éléments traces".

Plus de 50 scientifiques sont embarqués sur le Marion-Dufresne pour conduire une étude pluridisciplinaires aux frontières de l’océanographie physique, géochimique et biologique.
Une centaine de paramètres seront mesurés sur des échantillons prélevés dans l’air, la colonne d’eau et le sédiment superficiel. Des instruments autonomes permettront de réaliser des mesures in situ.

Certains d’entre eux poursuivront seuls leur périple après la fin de la campagne, et les données qu’ils récolteront seront alors transmises aux laboratoires par satellite.
A noter que KEOPS 2 peut être suivie au jour le jour sur le site de l'Ipev (Institut polaire Paul-Emile Victor).


(*) Le Marion Dufresne rentré en service en 1995 est depuis affecté au ravitaillement des terres australes et antarctiques françaises (îles Kerguelen, Crozet, Saint-Paul et Amsterdam).

Article RH3 3B Conseils
Sources IUEM/IPEV

vendredi 14 octobre 2011

La valorisation des coproduits marins, un pari gagnant


Rendez-vous très attendu par la communauté éducative et les centres de cultures scientifiques concarnois, les 6e Journées Science et Ethique découverte - organisées par l’APESTDD, 3B Conseils et leurs partenaires (*) - accueillent pour cette édition 2011 (13 et 14 octobre) des scolaires de Concarneau et Rosporden sur le thème "A la pêche aux déchets !" avec comme base de travail autour d'animations sur la gestion des déchets de la filière pèche, la valorisation des co-produits (**), les enjeux de la pêche du futur et les nouvelles réglementations européennes.
(Relire les articles du blog du 06/10/2011 et 13/10/2011).

Dans le même temps se déroule ce 14 octobre à l’IUEM-UBO (Brest) un colloque sur « La valorisation des co-produits marins, un pari gagnant ».

Dans 4 pays de la façade Atlantique (France, Espagne, Portugal, Irlande), 8 structures de recherche associées à 4 centres de transfert ont collaboré étroitement durant 3 ans sur la valorisation des produits et co-produits marins.
L’équipe de ce projet Européen livrera aujourd’hui le fruit de ces travaux, exemple réussi de la collaboration entre recherche académique et industriels pour élaborer des produits à forte valeur ajoutée et conquérir de nouveaux marchés.

La restitution de ces travaux portera sur :
- une cartographie des gisements de coproduits marins sur la façade atlantique

- les 5 actions pilotes : vérification de la faisabilité technique et pertinence des marchés cibles

- la bourse en ligne des coproduits marins

- la mise en réseau des acteurs et transfert de connaissances techniques

- des ateliers d’échanges (entreprises, structures de recherche et de transfert…) pour imaginer l’avenir

Rappel du contexte :
Environ 50% de ce qui est pêché est directement consommé comme aliment. Les 50% restant résultent des opérations de transformation
• éviscération, étêtage, filetage, pelage, décorticage, écorçage, lavage, décongélation, cuisson – et font l’objet d’une valorisation de masse pour 96% ;
• farine, huile, hydrolysats, hachis congelés pour l’alimentation animale dont 23% pour le petfood.

Comment mieux valoriser les restes de poissons, d’algues, de crustacés, de coquillages ?
Les entrailles, la peau, les arêtes, les débris de chairs doivent être considérés comme des coproduits dont on peut extraire de nombreuses molécules d’une grande utilité pour la santé humaine et animale.

Le réseau Biotecmar soutient le développement d’une filière intégrée utilisant les produits et coproduits marins issus de la pêche, de l’aquaculture, de l’algoculture et de l’agroalimentaire pour la production d’ingrédients à valeur ajoutée destinés à l’alimentation, la nutrition animale et humaine, la cosmétique et la santé (antioxydants, antistress, anti-hypertensif, collagène, pigment...).

"Le projet Biotecmar (***) : Fédérer les acteurs des régions atlantiques pour valoriser la biomasse marine"
La situation est semblable en Irlande, France, Espagne, Portugal et Royaume-Uni. Il faut développer des stratégies communes afin d’orienter la valorisation des coproduits marins vers des produits à plus forte valeur ajoutée, plutôt que de les considérer comme des déchets de faible intérêt.
Sur la façade atlantique, les acteurs sont dispersés, tandis que d’autres régions dans le monde (Canada, Asie, Norvège) sont déjà prêtes à conquérir des marchés en émergence.

Le projet Biotecmar souhaite soutenir le développement d’une filière pour la production d’ingrédients à valeur ajoutée à partir de produits marins peu exploités. Il est cofinancé avec l’appui de l’Union européenne (FEDER) dans le cadre du programme Transnational Espace Atlantique.


(*) le Musée de la pêche, le Marinarium, la Conserverie Mouettes d’Arvor (Gonidec), le CEFCM, les associations Cap vers la Nature et ANSEL (Association de Nettoyage au Service de l’Environnement et du Littoral)…, avec le soutien de la Région Bretagne, du Conseil général du Finistère, de la Ville de Concarneau.

(**) Un co-produit de la pêche est une matière créée en même temps que la capture et la transformation d’un poisson : pêches accessoires (poissons capturés accidentellement), têtes de poissons, écailles,... C’est un produit inévitable, mais que l’on peut utiliser et valoriser !
En Bretagne, la pêche produit 70.000 tonnes de co-produits chaque année . La gestion des déchets issus de la pêche (vieux filets, huiles de fritures, chute d’emballage,...), mais aussi les déchets ménagers produits à bord des bateaux de pêche, est réglementée par des lois françaises et internationales.

Ainsi, il existe de nombreuses utilisations des co-produits. Ils sont d’ailleurs très largement employés pour faire des produits de beauté, de la nourriture pour les animaux. Les scientifiques et les industriels cherchent de nouvelles applications.



(***) Biotecmar, c’est… :
- Analyser les points de blocage à l’utilisation des coproduits et étudier les valorisations possibles par chaîne de valeur (par espèce, par coproduit). - Créer un réseau atlantique en développant les relations entre les scientifiques, les producteurs, les transformateurs et les utilisateurs de ressources marines. - Informer et former les PME sur le potentiel des ressources marines, les processus de transformation, les activités biologiques d’intérêt, les questions de traçabilité, les aspects législatifs et les tendances des marchés via l’organisation de séminaires, formations, ateliers pratiques, conférences, rendez-vous, etc. - Aider les industries/PME de l’Ouest atlantique à s’approprier les techniques offertes par les biotechnologies.

Sur vos Agendas :

Les Journées découverte s’inscrivent dans le cadre des entretiens « Science et Ethique ou le devoir de parole » créés par 3B Conseils en 1997 à Brest. Cette année, les 15e entretiens se dérouleront les 17 et 18 novembre 2011 à Océanopolis et auront pour thème « Energies bleues pour une croissance verte ? ».



Article RH 3B Conseils
Sources : APESTDD / UBO
Photos : Christine Naud

mardi 20 septembre 2011

ClimSea: le littoral et l'adaptation au changement climatique

L’augmentation prévue du niveau de la mer, la fréquence accrue des tempêtes, la hausse globale des températures…les effets du changement climatique se posent comme des enjeux pressants pour les gestionnaires des littoraux particulièrement exposés, du fait de la concentration des activités humaines et des milieux naturels dont ils assurent la préservation.

Ces gestionnaires sont appelés à prendre en compte ces nouveaux enjeux afin de permettre à leurs territoires d’anticiper pour s’adapter. Mais dans un contexte d’incertitude, l’action ne peut s’envisager sans le soutien de scientifiques et de spécialistes.

C’est dans cette optique que l’Université de Bretagne Occidentale (UMR AMURE *) et le Syndicat Intercommunal d’Aménagement du Golfe du Morbihan ont mené conjointement durant trois ans un projet européen, en synergie avec huit autres sites pilotes européens en associant des scientifiques de nombreuses disciplines. La restitution de ce travail se fera au cours d’un Colloque « ClimSea 2011 », le 29 septembre prochain à Auray (information et programme sur http://www.climsea.eu), organisé par Manuelle Philippe, scientifique et chercheur au sein de l'UMR AMURE.

De nombreux spécialistes européens viendront présenter leurs travaux et des cas concrets d'adaptation. Le Colloque accueillera en effet des spécialistes européens du changement climatique (climatologue, sociologue, écologues, géographes, juristes…) et présentera des exemples concrets de territoires européens sur lesquels l’adaptation au changement climatique est en marche (aux Pays Bas et dans la lagune de Venise).

Il sera le lieu de rencontre des acteurs de la zone côtière (élus, administrations, scientifiques, associations, bureaux d’études, socio-professionnels…) autour de la question de l’adaptation des littoraux au changement climatique, des enjeux et des méthodes innovantes qui les accompagnent (visualisation 3D du niveau de la mer, enjeux pour la biodiversité, la société face au changement climatique, intégrer le changement climatique dans les outils de planification et d’aménagement…).

Pour aller plus loin sur vos agendas :

Les entretiens Science et Ethique 2011 qui fêteront cette année les 15 ans d’existence lors des deux journées de débat des 17 et 18 novembre 2011 à Océanopolis Brest, se pencheront notamment sur les plans climat-énergie territoriaux (PCET).

Le thème général des entretiens de cette année sera en effet : "Quelle économie pour quelle croissance ? Economie bleue, plans climat-énergie territoriaux, aménagement du territoire et énergie de la mer".

Les entretiens Science et Ethique en 2009 et 2010 se sont largement penchés sur ces questions du changement climatique, de l’apport des énergies de la mer, de l’aménagement des villes et ports de demain.


(*) L’Unité Mixte de Recherche AMURE (Aménagement des Usages des Ressources et des Espaces marins et littoraux) a été créée en janvier 2008 , par association des équipes du Département d’Economie Maritime de l’IFREMER et du Centre de Droit et d’Economie de la Mer de l’Université de Bretagne Occidentale.

L’unité est membre de l’OSU-IUEM : Observatoire des Sciences de l’Univers - Institut Universitaire Européen de la Mer
 (IUEM).
L'objet central de l'UMR est l’analyse économique et juridique des politiques publiques intéressant les activités maritimes et les espaces marins et littoraux.

 Rassemblant un groupe de plus de 35 chercheurs et enseignants-chercheurs en économie et en droit, l’UMR-AMURE constitue un centre important de recherche et de formation par la recherche, sur les enjeux du développement durable des activités maritimes et des espaces marins et littoraux, et sur les politiques publiques associées à ces enjeux et leurs impacts sur l’évolution des usages et des écosystèmes.

Article RH 3B Conseils
Source : UBO/UMR-AMURE

vendredi 9 septembre 2011

FORMATIONS POUR GERER LE LITTORAL ET L'ENVIRONNEMENT



France - (U.E) - 09/09/2011 - 3B Conseils - BB.

L'enjeu est maintenant très important. Le littoral qui fait l'objet de multiples convoitises, doit répondre à des normes de qualité, observer les réglementations européennes et mieux gérer la biodiversité... Les nouvelles implantations et exploitations possibles des océans, notamment avec les futures énergies de la mer sont à prendre en compte. C'est technique, mais aussi humain.

Pour les élus
Les élus de l'association nationale du littoral (Anel) présidée par Yvon Bonnot, maire de Perros-Guirrec, ont d'ailleurs mis à l'ordre du jour de leurs prochaines journées d'études qui se dérouleront du 19/10/2011 au 21/10/2011.
Les journées auront pour thème "Habiter le littoral" et se dérouleront aux Sables d'Olonne.

Pour tous
Nous en avons déjà parlé le 1er août dernier sur le blog des énergies de la mer.... Yves Henocque, président de CS Liteau et co-fondateur de LittOcéan a publié un rapport à mettre dans toutes les mains sur "Evolution parallèle et convergence entre conservation de la biodiversité et gestion intégrée de la mer et du littoral". Vous pouvez le télécharger gratuitement sur le portail dédié aux énergies de la mer Mer-Veille.com (Ici).

A Brest, les 17 et 18 novembre prochain, se tiendront à Océanopolis les entretiens annuels "Science et Ethique" sur les énergies de la mer. Les plans Climat-Energie territoriaux et l'approche d'une nouvelle économie verte pour l'or bleu, seront également au rendez-vous de ces questions d'adaptabilité et d'acceptabilité.

Pour les étudiants
Souvent copié, jamais égalé, le Mastère Egel (expertise et gestion de l'environnement littoral) de l'IUEM - UBO - Brest voit les deux années de formation complètes avec plus de 50 étudiants cette année.
Après avoir assisté aux différentes soutenances de mémoire des étudiants de la promotion 2010-2011, ils sont tous partis 3 jours pour l'Ile de Sein. "idée de se mettre dans le vent", car la tempête a soufflé.
Créé en 2004 par le Ministère de l’Enseignement Supérieur, l' approche transversale des activités maritimes et littorales trouve sa justification dans les perspectives professionnelles nouvelles qui se développent aux confluences de ces disciplines.

Rappelons aussi le Mastère "Energies marines renouvelables" ouvert en 2010 en collaboration avec les écoles d'ingénieurs brestoises à l'ENSTA, Telecom Bretagne, Ecole Navale, Enib .... qui a intégré une dizaine d'étudiants....

Et le tout nouveau "Activités littorales et portuaires". Labellisée le 18 février dernier par le Pôle Mer Bretagne, cette formation (Bac+3) proposée par l’Ecole privée des Métiers de l’Environnement (EME), ouvre, à Saint-Malo. Le tarif d'inscription est de 4000€/an.
Créée avec le soutien de Saint-Malo Agglomération, cette formation préparera aux postes de responsable environnement de ports, collectivités, entreprises ayant une dimension littorale, de chargé de mission en bureau d’études ou en « aire marine protégée », etc..
Elle comportera un lien fort avec les acteurs professionnels et une dimension internationale importante.
Cette formation qui peut faire l’objet d’un contrat de professionnalisation facilitera l’accès à l’emploi des jeunes et des demandeurs d’emploi.

Le programme Européen TEMPUS (2011-2013) (Ici)
La chaire UNESCO de Bordeaux - Développement durable de l'université Michel de Montaigne Bordeaux 3 et qui bénéficie du soutien de Veolia Environnement - intervient dans le cadre du nouveau programme européen TEMPUS, RUCAS (Reorienting Universities Curricula to include ESD) dont le sujet porte sur la "Réorientation des curriculums de l'Université en matière de développement durable" avec un ciblage sur les formations de niveau licence. Ce programme a débuté en octobre 2010 pour une durée de 3 ans.
Le but de RUCAS est de contribuer au développement de programmes d'éducation au développement durable dans les pays développés et en développement. 8 pays participent à ce programme : 3 pays du Moyen-Orient (Egypte, Jordanie, Liban) et 5 pays de l'Union européenne (France, Grèce, Irlande, Italie, Suède). Michel RICARD, président des entretiens Science et Ethique, mentionné ci-dessus, est en charge de ce programme pour la France.

Sources : IUEM-UBO, Pôle mer Bretagne, ENSTA, EME
Article : Brigitte Bornemann

mercredi 27 avril 2011

Séminaire sur les données d'observation et les informations environnementales


Les observatoires se sont multipliés au cours de la décennie. Quelle que soit leur finalité (recherche, gestion, planification), ils s’appuient sur des jeux de données diachrones indispensables à la compréhension du fonctionnement et/ou du suivi de l’évolution à long terme de l’environnement et proposent la mise en place d’outils de suivi, de connaissance et d’aide à la décision.

Au sein de ces entités, des infrastructures de données spatiales (IDS) se mettent progressivement en place, répondant plus ou moins directement aux préoccupations actuelles dans le domaine de l’environnement et de l’accès à l’information par un large public. La convention d’Aarhus en 2000 et surtout la directive Inspire en 2007 marquent le besoin ressenti au niveau européen de mise à disposition du public, de données de meilleure qualité pour l’élaboration et la mise en oeuvre des politiques ayant un impact direct ou indirect sur l’environnement.

Les Observatoires des Sciences de l’Univers (OSU), les Observatoires Hommes-Milieux (OHM), les Zones Ateliers (ZA) sont des « instruments » du CNRS permettant de récolter des données variées, des points de vue de leur source, de leur nature, de leur qualité, de leur format, de leur fréquence temporelle, de les archiver et de les diffuser.

De la pluridisciplinarité inhérente à ces instruments découlent des corpus importants et diversifiés : analogiques et numériques, textuels, iconiques, spatiaux, structurés ou non. Cette hétérogénéité rend difficile l’emploi d’outils standards d’archivage, de catalogage et de diffusion. Pourtant la directive Inspire impose une normalisation croissante et l’interopérabilité des systèmes mis en œuvre pour une meilleure visibilité de l’offre et un accès facilité aux ressources informationnelles disponibles pour les différents acteurs de l’environnement (politiques, scientifiques, gestionnaires, acteurs locaux).

- Au sein des observatoires scientifiques, quels sont les enjeux et les besoins des producteurs de données ?

- Comment organiser, cataloguer et diffuser des données hétérogènes diachrones afin de les pérenniser et contribuer aux connaissances actuelles sur le fonctionnement et sur l’évolution des systèmes planétaires en favorisant l’indispensable interdisciplinarité qu’implique la problématique ?

- Comment transférer des données scientifiques dans une forme appropriable par un large public ?

C'est à l'ensemble de ces questions qu'entend apporter des réponses le séminaire organisé par le "Pôle Image" de l'Institut Universitaire Européen de la Mer (IUEM- UBO), le 24 mai prochain.

Un qui séminaire intitulé "Données d'observation, informations environnementales hétérogènes : archivage, catalogage, diffusion. Quels enjeux pour les observatoires scientifiques pluridisciplinaires ?" et qui abordera ces différents points à travers les questionnements, projets et réalisations en cours au sein de plusieurs observatoires. un séminaire .

Si l'entrée est libre, elle nécessit par contre une inscription préalable auprès de l'IUEM avant le 1er mai (contact : Céline Diverrès).

Article RH 3B Conseils
Source IUEM-UBO

mardi 29 mars 2011

Deux laboratoires d’excellence (Labex) à Brest et Rennes (suite...)

Nous avons évoqué dans hier dans l'article du blog (voir article du 28/03/2011) l’annonce par François des 100 lauréats retenus à l’appel à projets "laboratoires d’excellence" (labex) et principalement celui dans le domaine des Sciences de la mer, centré autour de l’IUEM/UBO : Le labex Mer « Océan dans le changement ».
Un second Labex a également été annoncé par le premier ministre le 25 mars dernier : le labex Comin Labs centré à Rennes.

Retour sur ces deux projets qui marque la reconnaissance de la recherche scientifique en Bretagne.
Sur ce point, la Région Bretagne, par la voix de Bernard Pouliquen, le vice-président en charge de l’enseignement supérieur et de la recherche, s’est félicité de cette décision. "C’est une reconnaissance de l’excellence bretonne pour les thématiques Mer et STIC (Sciences des technologies de l’information et de la communication) dans le paysage national des labex".

De fait sur les sept projets présentés par la Bretagne (Région et collectivités locales), en lien avec les Pays de la Loire, ce sont deux dossiers portés par le PRES Université européenne de Bretagne (UEB) qui ont été retenus : le labex Mer "Océan dans le changement" (Brest) et le labex Comin Labs (Rennes). Une décision qui concerne 1 500 personnels de recherche.

Les deux projets retenus, dont la coordination scientifique est assurée par l’Université de Bretagne occidentale (Brest) pour le labex Mer et l’INRIA Rennes Bretagne Atlantique pour le labex Comin Labs, vont donc se voir doter d’une partie du milliard d’euros de cet appel d’offres que vont se partager les 100 lauréats.

Grâce à ces financements, les porteurs de projet vont pouvoir recruter, ou conserver, des scientifiques de très haut niveau pour renforcer leur excellence scientifique et leur positionnement à l’international. Ils pourront également mettre en place des projets pédagogiques innovants. Concrètement, ils auront désormais les moyens de rivaliser avec leurs homologues étrangers.

Présentation des deux Labex bretons

Brest : Le labex Mer « Océan dans le changement »
Porté par le PRES Université européenne de Bretagne, ce dossier concourrait dans la catégorie environnement – sciences de l’univers/sciences du système Terre.

Le projet, qui concerne plus de 400 personnels de la recherche, répartis entre l’Ifremer, le CNRS, l’Institut de Recherche pour le Développement, l’Ecole centrale de Nantes et cinq universités (l’UBO à Brest, l’UBS à Lorient, Rennes 2, Nantes et Caen) sans oublier le Pôle de compétitivité Mer Bretagne, va permettre de renforcer les connaissances et la compréhension du fonctionnement de l’océan.

A l’heure où des tsunamis font la triste actualité que l’on connaît, à l’heure des changements climatiques, de la disparition de certaines espèces marines, le labex Mer veut réunir les meilleurs chercheurs en sciences et technologies marines, pour répondre aux questions qu’il faudra résoudre dans les dix ans qui viennent.

Concrètement, le pôle, coordonné par Yves-Marie Paulet (IUEM-UBO, Brest), va pouvoir, grâce à cette décision, développer quatre thématiques de recherche principales :
_ de l’exploration à la valorisation de la biodiversité ;
_ le climat, les risques, vulnérabilités et ressources biologiques ;
_ les grands fonds océaniques : interactions géo-biologiques, flux de matière et ressource;
_ systèmes d’observations, hydrodynamique et énergies marines.
Il s’agit, par exemple, d’étudier les échanges thermiques entre l’océan et l’atmosphère ou encore la problématique des énergies marines.

Côté formation, on assistera à une mise en commun des masters de l’UBO, de l’UMPC Roscoff, Rennes 1, Agrocampus, ENSTA Bretagne, Centrale Nantes, etc. Ces formations couvrent les questions scientifiques et techniques autant que les aspects sociétaux (droit, économie, géographie, histoire…). De nouvelles formations, en sciences de l’environnement cette fois, complèteront le dispositif.

L’objectif est aussi de créer un centre de formation d’excellence en STM (sciences et technologies marines) reconnu au niveau international. Articulé autour des Masters et doctorats existants, à l’égal des autres grands centres mondiaux en océanographie, il inclura de nouvelles spécialités de Masters et développera les conventions internationales, notamment dans le cadre d’une école doctorale européenne.

Brest accueillera l’équipe intégrée de valorisation du triangle Rennes/Brest/Nantes, dans le domaine des STM et de leurs domaines d'application (océanographie, transport, nautisme, défense, énergie, ressources minérales, pêche/aquaculture, santé, cosmétique…).


Rennes : Le labex Comin Labs

Porté par le PRES Université européenne de Bretagne, ce dossier concourrait dans la catégorie sciences du numérique/sciences et technologies du logiciel.
Ce projet rassemble 1 100 chercheurs dans l’électronique, l’informatique, les télécommunications et les sciences humaines. Des chercheurs de l’INRIA de Rennes et
Nantes, des Universités de Rennes, Bretagne sud, Brest et Nantes, des écoles INSA, Supélec et des Mines, de l’Institut Telecom de Rennes et Brest, du CNRS, et de plusieurs laboratoires INSERM de Rennes et Brest.

Le labex Comin Labs pour « COMmunication and INFormation sciences Laboratories » s’intéresse à l’Internet du futur, des couches basses (c’est-à-dire les réseaux et télécommunications) aux couches hautes (autrement dit, les applications, services et usages).

Mais le labex, comme l’a expliqué le coordinateur du projet Albert Benveniste, veut aussi relever trois défis de société :
_ le premier est celui de l'environnement numérique pour les citoyens, avec la ville numérique comme support de communication ;
_ le deuxième concerne les images et media numériques du futur. Il vise à faciliter
l'accès des citoyens à cette base d'informations, sachant qu'aujourd'hui, on se rend compte que les « tuyaux » d'Internet ne sont pas si gros qu'on le pensait et que
l'Internet illimité sur les smartphones est menacé ;
_ le troisième défi concerne les technologies de l'information pour l'aide médicalisée personnalisée.
La dynamique scientifique repose sur trois axes avec :
_ des projets disciplinaires issus des laboratoires de très haut niveau scientifique et des projets de recherche transdisciplinaires (codage neural, STIC et efficacité énergétique, réseaux sociaux, sécurité et vie privée dans les STIC) ainsi que les trois défis de société cités auparavant.
_ un volet formation est aussi proposé. Il s'agit d'un nouveau programme d'enseignement tourné vers l'international pour attirer des étudiants et des chercheurs étrangers. Ce programme se définit selon quatre axes (internationalisation, interdisciplinarité, fonctionnement en réseau et promotion de l'entreprenariat et des relations avec le monde économique).
_ une partie valorisation, car « ce labex », pour Albert Benveniste, « reflète un secteur d'excellence de la Bretagne en matière de recherche et d'implication industrielle ».

Article RH 3B Conseils
Sources : Région Bretagne / Premier ministre

lundi 28 mars 2011

Sciences de la Mer : Brest, laboratoire d'excellence international


La liste des 100 lauréats de l'appel à projets "Laboratoires d'excellence" (*) a été dévoilée le 25 mars par le Premier ministre François Fillon qui a présenté cette sélection comme "une étape importante dans la réalisation" du programme d'investissements d'avenir. »

Doté d'un milliard d'euros dans le cadre du programme d'investissements d'avenir l'appel à projets "Laboratoires d'excellence" vise à doter les instituts de recherche ayant une visibilité internationale de moyens significatifs. Pour cette première vague de l'appel à projets, 100 projets sur les 241 reçus ont été retenus, dans le cadre du grand emprunt.

Parmi ces 100 projets retenus par un jury international, figure celui du laboratoire d'excellence brestois pour les sciences de la mer, centré autour de l'Institut universitaire européen de la mer (IUEM) et présenté par l'Université de Bretagne Occidentale (UBO), et monté en partenariat avec le CNRS, l'IRD et Ifremer.

Pour Pascal Olivard, président de l’UBO l'«ambition est claire : faire de Brest, la première place mondiale en matière de sciences de la mer», un travail engagé depuis 35 ans depuis Brest et qui rayonne déjà à l’international par la qualité des équipes de chercheurs et des travaux scientitifiques.

Le programme de ce LabEx - laboratoire d'excellence - baptisé «A changing ocean» (L'océan dans le changement), a pour ambition de modifier de manière significative les relations de l'homme et de l'océan. De la capacité de l'océan à réguler le climat aux molécules pouvant piéger le carbone en passant par l'utilisation durable des espaces côtiers... Les futures recherches s'articuleront autour de sept axes.

Ce projet engage la recherche pour dix ans et une enveloppe de 14 millions d'euros devrait lui être attribuée pour les dix prochaines années, puisque le Premier ministre a affirmé l'importance de garantir les financements de ce programme d'investissements d'avenir "dans la durée, parce que la recherche a besoin de temps et de liberté". Les 100 lauréats des "Laboratoires d'excellence" disposeront de financements sur dix ans.

Pour Pascal Olivard si « le noyau dur de ce laboratoire est aujourd'hui constitué de 170 personnes. Cet argent va être utilisé en matière grise et en moyens humains. Ce laboratoire est une tête de proue qui va attirer du monde à Brest et, indirectement, générer des emplois».
Ces dotations devraient permettre de renforcer les équipes de recruter, d'attirer des chercheurs étrangers et des doctorants.

Aujourd’hui le site Brestois - avec la Station biologique de Roscoff – est le premier centre français en sciences de la mer et le troisième au niveau mondial. Pour les initiateurs du projet l’ambition est clairement affichée pour que Brest devienne le premier centre de référence dans le monde.

(*) Sur les 100 projets retenus, 26% concernent le secteur des sciences humaines et sociales, 23% la biologie-santé, 17% les sciences de l'environnement et de l'univers, 10% l'énergie, et 9 % les nanotechnologies. Ces projets sont portés le plus souvent par des laboratoires en réseau ou coopératifs. Ils bénéficieront à la fois aux chercheurs et "au tissu industriel au travers de partenariats entre les laboratoires de recherche publics et les entreprises". Collectivités locales et partenaires privés sont également incités à participer aux projets à travers des cofinancements.


Article RH 3B Conseils
Sources : Premier Ministre / UBO / Télégramme
Photo : IUEM

lundi 7 mars 2011

Création d'un laboratoire mixte international UBO-Université de Cap Town.



Cette initiative pour la création d'un laboratoire mixte international entre la République d'Afrique du Sud et la France prend ses racines dans la collaboration entamée en 1997 entre l'Université de Cape Town (UCT), Marine and Coastal Management (MCM) et l'Institut de recherche pour le développement (IRD).

Au fil des ans, une collaboration de plus en plus étroite s’est renforcée entre les communautés scientifiques des deux pôles de recherche français et notamment brestois et celle sud-africaine de Cap Town.

Depuis 2009 le laboratoire de physique des océans - LPO (*) de l'Université de Bretagne occidentale UBO / IUEM collabore avec l’université sud-africaine sur le réchauffement climatique au large de l’Afrique du Sud. Il s’agit d’étudier l’impact du réchauffement sur l’écosystème marin et côtier en Afrique australe.
Cela se fait autour de trois axes : la recherche, la formation en encourageant la mobilité des étudiants à la fois de l’UBO et de Cap Town et enfin sur le terrain par un travail avec l’Institut des pêches pour assurer une meilleure gestion des parcs.

Ce projet est issu de l’appel d’offres de l’IRD avec un budget de 58.000 euros d’une part et avec l’engagement de l’UBO. C’est notamment le cas avec l’affectation de deux enseignants à l’université de Cap Town.

Il y a quelques semaines un nouveau pas a été franchi avec l’inauguration du Centre international d’éducation sur les sciences marines et atmosphériques en Afrique (Icemasa) : un laboratoire international mixte, fruit de deux laboratoires de l'IUEM/UBO à Brest, l’EME de Sète (Université de Montpellier 2) et l’Université de Cap Town.

Icemasa est une joint-venture entre plusieurs laboratoires de la République d'Afrique du Sud et en France, en se concentrant sur les sciences de la mer (les écosystèmes marins, la gestion des ressources, de l'océanographie physical, les échanges océan-atmosphère, Biochimie) sur les côtes d'Afrique australe et l'océan Austral grâce à une approche multidisciplinaire .


S’agissant des travaux de recherche en cours au sein de l’Icemasa, le directeur du LPO, Claude Roy indiquait récemment au Télégramme « Nous étudions aussi bien le plancton que les courants marins. L’un des enjeux de l’océanographie est de comprendre ce qui se passe sur de petites échelles, quelques kilomètres. Nous voulons savoir comment ces processus impactent le fonctionnement de l’océan. La zone est particulièrement riche car nous nous trouvons à un carrefour entre l’Atlantique sud, l’océan Austral et l’océan Indien ».
Retrouver l'intervention de Claude Roy aux entretiens Science et Ethique 2004.



(*) Le Laboratoire de Physique des Océans (LPO) est une Unité Mixte de Recherche placée sous la tutelle du Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS), de l’Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (Ifremer), de l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD) et de l’Université de Bretagne Occidentale (UBO). Le LPO est un des sept laboratoires qui constituent l’Institut Universitaire Européen de la Mer (IUEM).

Pour aller plus loin sur le changement climatique :












Rappelons que la question du changement climatique a été le fil conducteur des entretiens Science et Ethique 2009 « l’Heure bleue : le changement climatique et les énergies de la mer ».

Nous vous invitons à retrouver quelques des interventions sur ce sujet :

- « Management du projet européen sur les conséquences du changement climatique : l'acidification des océans », par Lina Hansson, project manager du projet EPOCA (European Project on Ocean Acidifacation - Laboratoire d'océanographie de Villefranche sur Mer en partenariat avec Roscoff, l'IPEV...) ICI

- « Le rôle tampon de l’océan dans l’absorption du CO2 et conséquences dans le cadre du changement climatique", par Sabrina Speich, (Italie) chercheur au Laboratoire de Physique des Océans, LPO-IUEM-UBO ICI



Pour en savoir plus sur le LPO :

L’activité scientifique du LPO s’organise autour de trois principaux thèmes de recherche :
1. les mécanismes de la dynamique océanique, de la sub-méso échelle à l’échelle des bassins ;
2. les changements climatiques : rôle de l’océan et impacts de la circulation thermohaline ;
3. la compréhension des échanges « hauturier-côtier » pour aborder la régionalisation des impacts des changements climatiques sur les marges et les écosystèmes.

Pour mener à bien ses activités de recherche le LPO a la capacité de
1. de mettre en œuvre des campagnes océanographiques pour les études de processus et le suivi de la variabilité océanique, avec la mise en œuvre éventuelle de développements technologiques spécifiques ;
2. d’assurer le développement et la mise en œuvre de techniques de validation, d'analyse et de quantification statistique de données "historiques" ou "temps réel" qui sont issues des bases du laboratoire ou de bases de données globales;
3. de développer et mettre en œuvre des codes numériques capables de simuler l’océan de manière idéalisée (pour des études de processus et des études du fonctionnement de l'océan) ou réaliste (pour des simulations de la réponse de l'océan à la variabilité climatique et des impacts régionaux).

Article RH 3B Conseils
Sources : IUEM / Icemasa / Télégramme

jeudi 10 février 2011

"La quinzaine de la mer" : les travaux du Lemar sur la coquille la pétoncle et le lambi, mouchards des océans...


Nous avons évoqué à plusieurs reprises dans les articles du blog Science et Ethique (relire notamment article du 9/04/2010) les travaux des scientifiques brestois du Laboratoire des sciences de l'environnement marin (LEMAR) - basé à l'IUEM-UBO (Institut universitaire européen de la mer) - parmi lesquels ceux de Laurent Chauvaud, directeur de recherches au CNRS portant sur les coquilles et les pétoncles.

Nous revenons sur ces travaux dans le cadre de "la quinzaine de la mer" organisée à l'IUEM jusqu'au 19 février prochain.

Les travaux des scientifiques brestois sur les coquilles et les pétoncles sont cependant anciens puisqu’ils sont une constante depuis une trentaine d'années. Si tout le monde connaît la coquille Saint-Jacques, ce curieux animal a la particularité d’être un excellent instrument d'investigation scientifique, En effet si grâce aux cernes des arbres ou aux bulles de gaz emprisonnées dans les glaces polaires, on peut suivre années après années les changements climatiques, grâce à la coquille Saint-Jacques, on peut aussi suivre ces évolutions au jour le jour !

La coquille Saint-Jacques garde en effet des traces de ce qu’elle mange, mais elle est également sensible aux changements de températures et au régime des vents.
 Désormais capables de séparer les effets trophiques, dus à l’alimentation, des effets thermiques, les biologistes brestois comme Laurent Chavaud du LEMAR peuvent non seulement retracer l’histoire du climat dans l’Atlantique grâce à certaines coquilles millénaires, mais aussi se pencher sur des phénomènes plus récents, comme les pollutions provoquées par les nitrates au cours des dernières décennies.

Les renseignements vont bien au-delà: la coquille, le squelette en carbonate de calcium, archive les modifications de l'environnement. Cette vigie a traversé les siècles. Le LEMAR s'est ainsi intéressé aux coquilles retrouvées avec les squelettes humains (5.000 ans avant J.-C.) découverts sur l'îlot de Théviec dans le Morbihan.

Dans un récent entretien au Télégramme le chercheur évoquait les points communs entre les coquilles Saint-Jacques de la rade de Brest et les lambis du Mexique. «Une strie sur la coquille Saint-Jacques de la rade de Brest correspond à une journée quand celle de Mauritanie équivaut à une marée».
S’agissant du lambi mexicain c’est par l’intermédiaire d’une biologiste mexicaine - Dalila Aldana, biologiste qui a fait sa thèse à Brest - que le lien se fait et pour analyser les caractères de marqueur des évolutions sur cette zone.

Ainsi un programme d’études avec l’IUEM est né le Bistrom (Biologie des strombes mayas). "Au Mexique, le lambi se fait rare, sa chair est très appréciée des Américains. Mais, à Xel-Ha, il a la paix. Cet ancien port maya naturel est situé dans un parc protégé. Il y a bien un millier de baigneurs par jour mais ils ont juste le droit de regarder, pas de toucher. La profondeur est de cinq mètres, l'endroit est particulier: une sorte d'estuaire, sur environ 1,5km, en forme de gouttière, où se mêlent eau de mer et eau douce, avec des gradients de salinité qui différent de façon importante."

Les scientifiques brestois ont pu y observer in situ la vie du lambi et sa croissance . «À un an, le strombe a la taille d'un poing, à trois, celle d'un ballon de foot. Il se calme ensuite » indique Laurent Chauvaud au Télgramme. Les scientifiques ont également installé des capteurs de positionnement. Le comportement est erratique: le coquillage peut ne pas bouger pendant six mois ou effectuer 1,5km en douze heures. Une dizaine de lambis ont été équipés de capteurs de salinité, de température et de pression.
Un projet européen a été monté et six missions sur une période de deux ans sont prévues.



Rappelons par ailleurs que Laurent Chauvaud était intervenu a deux reprises dans le cadre des entretiens Science et Ethique à Océanopolis à Brest.




- aux entretiens Science et Ethique 2006 dont le thème central était « la Biodiversité du littoral »
sur "Le rôle ou les fonctions de la biodiversité dans les écosystèmes littoraux aquatiques"







- aux entretiens Science et Ethique 2000 sur "la prévention de la fertilisation des écosystèmes côtiers" alors que le thème des entretiens étaient "Vagues de pollutions, impacts et prévention".





A voir également le détail de la mission MACARBI en Antarctique qui avait pour but, en étudiant le Pétoncle austral, d’observer les changements environnementaux marins sur la marge du continent antarctique au cours des dernières décennies.

Article RH 3B Conseils
Sources : LEMAR / IUEM / Télégramme / entretiens Science et Ethique

mercredi 9 février 2011

Forum des doctorants des Sciences de la mer : " La mer, des origines de la vie à l'avenir de l'homme"


C’est dans le cadre de la quinzaine de la mer (relire article du blog de 4/02/2010) organisée jusqu'au 19 février prochain à l’Institut Universitaire Européen de la Mer (IUEM-UBO) que l'association des étudiants de l'Ecole doctorale des sciences de la mer (EDSM), Merscidoc, organise sa 10ème édition du "forum des doctorants" le jeudi 10 février de 9h00 à 17h00 (Voir le programme complet ICI).

Ce forum annuel est l'occasion pour les doctorants de vulgariser leurs recherches au profit du grand public et en particulier les lycéens.
Il a plusieurs objectifs :
- assurer une transmission du savoir entre les chercheurs et le grand public,
- susciter le goût de la science auprès des lycéens
- promouvoir l'UBO, l'IUEM et l'EDSM à travers ce forum.

Pour les doctorants, c'est l'occasion d'un apprentissage de la vulgarisation scientifique qui est une compétence essentielle pour un chercheur de nos jours.

Pour ce 10ème forum, Merscidoc souhaite mettre l'accent sur 2 points : une participation des anciens de Merscidoc et une implication plus active des lycéens.

Les classes qui le souhaitent peuvent ainsi choisir de préparer cette journée par un travail sur un thème proposé par un doctorant. Ce travail sera ponctué de rencontres entre ce doctorant et cette classe et aboutira à une table ronde autour de ce thème.

Au cours de la journée, les lycéens pourront découvrir les travaux de recherche et le quotidien des doctorants en :
- assistant aux présentations des doctorants (15min). Au cours desquelles chaque doctorant présentera avec un vocabulaire adapté aux lycéens une partie de ses travaux de recherche.
- lisant les posters qui seront affichés dans le hall tout au long de la journée
- visitant les laboratoires de recherche et la bibliothèque La Pérouse (bibliothèque universitaire spécialisée dans les sciences de la mer et ouverte à tous)
- dialoguant avec les doctorants, anciens et actuels, tout au long de la journée


Trois thématiques ont été retenues :

Origine de la vie :
« On date les premières traces de vie sur Terre il y a environ 3,5 milliards d'années. Ce sont de tous petits organismes formés d'une seule cellule, invisibles à l'oeil nu, qui vont apparaître dans l'eau. L'eau, source de la vie, la lumière et plus tard l'oxygène conduiront à l'apparition d'une multitude d'êtres vivant de tailles et de formes variées.
Quelques milliards d'années plus tard le peuple de l'océan sortira des mers pour conquérir les terres. La vie ne cessera dés lors de se diversifier et de se complexifier. »

Rôle de la mer de nos jours :
« De tout temps la mer a joué un rôle important pour l'homme. De nos jours, elle constitue un pilier important de l'économie par l'exploitation des ressources, la pêche, le tourisme ou le transport. Une grande partie de la population mondiale vit près des côtes et cela accentue le problème de la surexploitation de la mer et des risques de pollution qui en découlent.
On sait aujourd'hui que les échanges de gaz entre la mer et l'atmosphère jouent un rôle important dans la régulation du climat. Ces échanges ont permis l'apparition d'oxygène dans l'atmosphère et donc le développement de la vie sur Terre. »

L'avenir de l'homme :
« Dans un contexte de dérèglement climatique lié en partie à la consommation d'énergies polluantes, la mer offre à l'homme de nouveaux moyens de produire de l'énergie dite propre (éolienne offshore, utilisation des courants et des vagues.).
Néanmoins l'exploitation sans limites de la mer conduit à une diminution importante de la diversité des espèces et génère une raréfaction des ressources. L'océan peut assurer l'avenir de l'homme, mais il est nécessaire de préserver ses richesses. »

Notons que le blog des énergies de la mer sera présent lors de ce forum en mettant à la disposition du public de la documentation sur son activité de veille internationale.
Le blog des énergies de la mer sera également présent lors de la journée porte ouverte de l'IUEM, le 12 février.

En rappelons enfin la participation active de Mersidoc (avec l'intervention d'Eric Alfonsi) et des étudiants de l'Ecole doctorale des sciences de la mer, lors des derniers entretiens Science et Ethique 2010 et de l'hommage rendu rendu par les entretiens au professeur Jean Francheteau qui fut président des entretiens en 2003 (décédé en juillet 2010). Relire l'article du blog du 22/07/2010.



Article RH 3B Conseils
Sources : Mersidoc

mardi 8 février 2011

« communes.bretagne-environnement.org » un site sur les données environnementales des communes bretonnes.

Faune, flore, milieux, eau, sols, déchets, risques naturels ou technologiques…, jusqu'à maintenant, si toutes ces informations étaient disponibles sur de nombreux sites, il était souvent difficile de s’y retrouver.

Depuis le 28 janvier, un site internet www.communes.bretagne-environnement.org, permet de consulter l’ensemble de ces données gratuitement sur l'environnement des communes bretonnes et regroupées dans un seul et même site internet, conçu par le GIP Bretagne environnement - administré par l'Etat et le conseil régional de Bretagne -.

Cet outil met à disposition des informations sur les caractéristiques environnementales des communes bretonnes, apporte un service unique en terme de valorisation, de rapidité et de simplicité d’accès aux données locales, commune par commune. Un simple clic sur la commune de son choix permet ainsi d'accéder à tous les contenus correspondants.

Cet outil liste des données agrégées (qualité de l’eau destinée à la consommation, chiffres clés de l’agriculture, etc.), des fiches de synthèse (sites Natura 2000, risque naturels et technologiques, répartition des antennes, etc.) et parfois des documents plus techniques (inventaire du patrimoine naturel, stations de mesure des eaux souterraines, assainissement, etc.). Près de 20 sources de données sont déjà proposées pour toutes les communes de Bretagne et certaines communes comme Brest en disposent de plus de 50.

Au final, l'internaute dispose d'un dossier sur l'environnement de sa commune très riche avec l'assurance d'une donnée validée directement extraite des sites experts tels que la direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (Dreal), les conseils généraux, l’Agence de l’eau, l’Ademe, le ministère de l’écologie, mais aussi les réseaux associatifs dans le domaine environnemental.

Cette démarche qui vise à faciliter l’accès aux données environnementales pour le grand public fait partie des objectifs du GIP Bretagne environnement et répond aux attentes du Grenelle de L’environnement et aux principes de développement durable et d’accès à l’information environnementale prônés par l’Union européenne et la France (Convention d’Aarhus, Directive Inspire).

Pour un maximum de visibilité, les mairies qui le souhaitent pourront faire apparaître cette liste directement sur leur site web et relayer ainsi auprès de leurs habitants l’existence de ces sources d’information.

L’échange permanent entre les communes bretonnes et ce nouveau site régional contribuera fortement à la transparence sur les données environnementales, dont la diffusion est une obligation issue de la convention d'Aarhus qui a prévu de faciliter la participation du citoyen dans les débats environnementaux ou les enquêtes publiques en veillant à lui donner les moyens de connaissance utiles.

La mise à disposition de ces données peut trouver de nombreux usages : faciliter la réalisation d’études dans le cadre des Plan locaux d’urbanisme ou des schémas de cohérence territoriaux, alimenter une première analyse du territoire pour une entreprise prospectant en vue d'une installation ou pour tous ceux amenés à évaluer l'impact d'une activité sur l'environnement…

Vu du continent européen les objectifs de l'UE d’eau, faune, flore…. etc sont en partie intégrés à la stratégie «Europe 2020».


Cette nouvelle initiative régionale en matière d'environnement permet également de rappeler que la Région Bretagne a récemment lancé son Pacte électrique breton (voir articles du 3/11/2010 et 4/11/2010 www.science-ethique.blogspot.com).

Un des points essentiels des objectifs européens en matière d'énergie et de changement climatique vise pour 2020 (voir article du 7/02/2011 www.energiesdelamer.blogspot.com) à réduire les émissions de gaz à effet de serre de 20 %, et de porter la part des énergies renouvelables à 20 % et d’accroître de 20 % l'efficacité énergétique.

Les énergies renouvelables de la mer font parties de cette volonté affichée. Mais, comme le souligne Gaëlle Guéguen-Hallouët, maître de conférence au Laboratoire Amure (IUEM/UBOIFREMER) dans un article paru dans Ouest France le 7 février, « il faut que la loi avance… La loi Grenelle 2 de l’été dernier renvoie à 201 décrets, dont aucun n’est passé … Le seul projet instruit par les services de l’Etat, à Veuletes-sur-Mer celui d’Enertrag (voir www.energiesdelamer.blogspot.com 23/10/2009 - voir science-ethique.org 2007), est bloqué depuis 3 ans ».

Rappelons qu’Annie Cudennec Directrice du CEDEM, membre du Conseil scientifique de l’environnement de Bretagne (CSEB) et Gaëlle Guéguen-Hallouët dirigent la thèse de Séverine Michalak sur les aspects juridiques des énergies marines et seront présentes aux Portes ouvertes de l’UFR Droit – UBO du 6 et 13 mars à Brest.




Article RH 3B Conseils

Source Région Bretagne

vendredi 4 février 2011

"La quinzaine de la mer" à l’IUEM - 7 au 19 février 2011



En 2011, l'Université de Bretagne Occidentale (UBO) fête ses 40 ans( Relire l'article du 13/01/2010)

A cette occasion, l'Institut Universitaire Européen de la Mer (IUEM) accueille le public pendant une "quinzaine de la mer" du 7 au 19 février.

Durant ces deux semaines se succèderont presque chaque jour des évènements gratuits :
- Sept projections de films scientifiques ou documentaires. - L'IUEM sera ouvert au public pendant deux journées entières (le forum des doctorants et la journée portes ouvertes). - Une conférence de Paul Tréguer sur la conquête des pôles. - Un salon des auteurs de l'IUEM.


Les événements proposés :

Les films à découvrir (projection à l'IUEM à 13h00)

- Chausey, un archipel aux grandes marées (le 07/02) - France 3, 2006 -
- Opération FAMOUS (le 08/02) - CNEXO-MAE-CERIMES, 1975 - (relire l'article du blog du 22/07/2010 sur le Pr Jean Francheteau)
- La campagne Bonus Good Hope (le 11/02) - IPEV 2008 -
- Un été en Antarctique (le 14/02) - Aber Images, 2006 -
- MACARBI en Terre Adélie (le 14/02) - Le Petit Furet-CNRS, 2008 - (relire les articles du blog du 9/04/2010 et du 1/06/2010 sur l'équipe Macarbi)
- Dans le sillage du requin pèlerin (16/02) - APECS-Y. Chérel, 2005 -
- L'île de Sein (17/02) - Cinémathèque de Bretagne, 1957-58 -
- PHARE 2002, la campagne océanographique (18/02) - CNRS-Ifremer, 2002 -

Toutes les informations relatives aux films se trouvent sur le site internet : http://www-iuem.univ-brest.fr


La Journée "Portes ouvertes" à l'IUEM - samedi 12 février, l'IUEM

le Samedi 12 février, l'IUEM ouvre ses portes aux futurs étudiants et au grand public. Toute la journée, les visiteurs pourront découvrir les formations en sciences de la mer, visiter des laboratoires, rencontrer des chercheurs, des ingénieurs et des techniciens, assister à des démonstrations et des expériences, des projections et des conférences.
Une navette gratuite sera assurée depuis la faculté des sciences : départ de l'UFR Sciences (avenue le Gorgeu) à 11h et à 13h45. Une collation gratuite sera proposée toute la journée aux visiteurs.

Le Forum des doctorants IUEM - mercredi 10 février, 9h-17h

L'association des étudiants de l'Ecole doctorale des sciences de la mer, Merscidoc, organise cette année la 10ème édition du "forum des doctorants". Ce forum est l'occasion pour les doctorants de vulgariser leurs recherches au profit du grand public et en particulier les lycéens.

Il a plusieurs objectifs : d'abord d'assurer une transmission du savoir entre les chercheurs et le grand public, ensuite de susciter le goût de la science auprès des lycéens et enfin de promouvoir l'UBO, l'IUEM et l'EDSM à travers ce forum. Pour les doctorants, c'est l'occasion d'un apprentissage de la vulgarisation scientifique qui est une compétence essentielle pour un chercheur de nos jours. Voir le programme et le livret complet du Forum.

La conférence de Paul Tréguer : « Trois marins pour un pôle : centenaire de la conquête du pôle Sud » ( Relire l'article du blog du 18/03/2010)
- Faculté des Lettres V. Segalen, Amphi Guilcher, mardi 15 février, 20h30

"1911-1912 : planter le premier le pavillon national au Pôle sud est l’ambition de la Norvège, de la Grande-Bretagne et du Japon. A bord du Fram, du Terra Nova et du Kainan Maru, Roald Amundsen, Robert Falcon Scott, et Nobu Shirase, se lancent dans l’aventure et mettent sur pied des expéditions fameuses, mais dont tous ne sont pas revenus vivants. La mer de Ross fut le passage obligé pour atteindre le pôle Sud. Pour y aller il fallait donc être marin et franchir les quarantièmes rugissants, les cinquantièmes hurlants et les soixantièmes mugissants.
Ce sont les odyssées de ces trois hommes, de leurs équipages, et de leurs navires qui sont contées. Réussites et échecs de leurs campagnes sont revisités avec les moyens modernes de la connaissance (cartes satellites, données météorologiques, etc…). A l’ouverture du centenaire de ces voyages scientifiques et de la conquête du Pôle sud nous n’aurions garde d’oublier l’immensité des exploits de ces hommes, eu égard aux rudimentaires moyens dont ils disposaient pour affronter tempêtes, icebergs et glaces antarctiques."

Le Salon des auteurs de l'IUEM - samedi 19 février à 11h à la bibliothèque universitaire de la faculté Victor Segalen

Certains scientifiques de l'IUEM ont publié récemment des ouvrages de vulgarisation scientifique. Nous vous proposons une rencontre avec cinq d'entre eux, suivie d'une dédicace de leur dernière parution.
Cet événement aura lieu le 19 février à 11h à la bibliothèque universitaire de la faculté Victor Segalen avenue Georges Clémenceau à Brest (lieu à confirmer).
Les scientifiques présents seront : Martial Caroff, Michel Glémarec (relire l'article du blog du 17/02/2010 sur le livre "la Biodiversité du littoral vue par Mathurin Méheut"), Françoise Péron (relire l'article du blog du 30/11/2010 sur "l'Atlas du Patrimoine maritime du Finistère"), Yves Plusquellec et Paul Tréguer.

Rappelons que l'UBO et l'IUEM sont partenaires des entretiens Sciences et Ethique .

Retrouver également dans les archives des entretiens les différentes interventions de nombreux intervenants de cette quinzaine de la mer.


Article RH 3B Conseils
Sources : IUEM / Mersidoc