mardi 6 avril 2010

Les Trophées bretons du développement durable en 2010






En mettant en place un Agenda 21, la Région propose un programme d’actions pour garantir un développement durable pour la Bretagne. Il ne s’agit pas d’une politique supplémentaire, mais d’une manière nouvelle pour la Région d’appréhender ses différentes politiques.

Dans ce cadre et pour la 8ème année consécutive L’Etat, l'ADEME Bretagne et le Conseil Régional de Bretagne se sont mobilisés, afin d’assurer la réussite de la Semaine du Développement durable du 1er au 7 avril 2010 et valoriser les initiatives prises dans ce domaine.

En Bretagne, avec le soutien du Conseil régional de Bretagne, les Trophées du Développement durable récompensent les actions les plus innovantes conduites en 2009-2010 ou en cours de réalisation en 2010 dans chaque département breton.

Au travers de cette opération, l’objectif est de récompenser les initiatives qui répondent le mieux aux attentes du jury. Les projets sont primés en fonction de leur implication en faveur du développement durable, au travers de ses diverses dimensions : économique, sociale, environnementale et de gouvernance.
Un trophée spécifique "biodiversité" étant attribué également en 2010 "année internationale de la Biodiversité".

Ces trophées sont décernés dans chacun des quatre départements, par un comité de sélection régional, comprenant des acteurs publics et privés, à :
- une association,
- une entreprise,
- un établissement d’enseignement,
- une collectivité territoriale.


Entreprises, associations, collectivités, établissements d'enseignement : au total, seize lauréats ont été désignés dans ces quatre catégories des Trophées 2010, les 1er et 2 avril derniers sur les actions exemplaires, retenues pour  leur caractère innovant et exemplaire.
 
Les lauréats :

Département du Finistère
 :
4 trophées Développement durable dont un trophée Biodiversité
- SCOP Maison du Cidre à Argol (Trophée Biodiversité) : Biodiversité agri-culturelle à la ferme : animations, refuge LPO, activités culturelles...
- Collège des Quatre Moulins de Brest (Trophée Développement durable)
 : Réalisation dʼun composteur pour les déchets de cantine puis valorisation sur le jardin bio
- Epal – Le Sémaphore à Brest  (Trophée Développement durable)
 : Un jardin extraordinaire animé par des adultes handicapés (démarche Agenda 21)
- Conseil général du Finistère (Trophée Développement durable)
 Sensibilisation à la prévention des déchets : appel à projets : 230 animations réalisées, 170 structures impliquées

Département des Côtes-dʼArmor
 :
3 trophées Développement durable dont un trophée Biodiversité
- Cidrerie de la Baie à Planguenoual (Trophée Biodiversité)
Améliorer la biodiversité dʼun verger
- Collège Racine de Saint-Brieuc (Trophée Développement durable) 
Tous au compost : déchets de cantine compostés sur place
- Communauté de Communes de Lanvollon-Plouha (Trophée Développement durable)
« Notre territoire en marche ! » : 11 actions du 2 au 10 avril


Département d'Ille-et-Vilaine
 :
5 Trophées Développement durable dont un Trophée Biodiversité 
- Maison familiale Horticole de Saint-Grégoire
(Trophée Biodiversité)
Mise en place de 2 nouvelles filières de formation en écopaysage
- Association Vitré Tuvalu (Trophée Développement durable) « Montre moi mon éco-ville de demain » : création dʼune carte illustrant une ville mettant en oeuvre le protocole de Kyoto
- Cercle Paul Bert de Rennes (Trophée Développement durable) Démarche éco-citoyenne de la manifestation Rennes sur Roulettes
- Ville de Chartres-de-Bretagne (Trophée Développement durable) Projet biomasse « ils plantent lʼénergie de demain »
- Etablissement RAHUEL SARL à Combourg (Trophée Développement durable)
Bardages en châtaignier (bois locaux)
 
Département du Morbihan :

4 trophées Développement durable dont un trophée Biodiversité
- Ville de Lanester (Trophée Biodiversité) Mise en place dʼun réseau chaleur bois, installation de ruches de la biodiversité
- Ocre à Mohon (Trophée Développement durable) Création dʼune entreprise dʼinsertion spécialiste du génie écologique
- Ville de Pontivy (Trophée Développement durable) Le conseil municipal des enfants de Pontivy engagé dans le Développement durable : rencontres résidents foyers logements, fête du vélo, randonnées...
- Halieutis à Lorient (Trophée Développement durable) Lʼavenir de la pêche lorientaise : création dʼune gamme valorisant la ressource locale
 

Sources : Région Bretagne / RH – 3B Conseils

vendredi 2 avril 2010

Conseil de lecture : "La gestion du trait de côte"


Le Ministère de l'Écologie, de l'Énergie, du Développement durable et de la Mer publie aux Editions Quae un ouvrage plein d'enseignements sur la gestion du trait de côte.

L'érosion des côtes est un phénomène naturel que l’on observe partout dans le monde. La France est particulièrement touchée puisqu’un quart environ du littoral métropolitain s’érode.

Après une description des phénomènes côtiers fondée sur les connaissances scientifiques les plus récentes, cet ouvrage propose d’accompagner les démarches de réflexion, de décision et d’action en matière de gestion du trait de côte, puis fait un tour d’horizon des solutions et des possibilités techniques pouvant être mises en œuvre.


Nous vous invitons à relire également l’article du 4 décembre 2009 « La Bretagne face à la montée des eaux » , s’agissant des effets de la montée du niveau des océans et les impacts d’ores et déjà mesurables du réchauffement climatique en Bretagne avec le phénomène bien décelable du «grignotage du littoral».

Si le niveau marin est en hausse depuis 200 ans, cette hausse n'est pas uniforme. Et a priori, moindre en Bretagne (2 mm par an à Brest contre une moyenne de 3 mm). Mais cette hausse est plus rapide sur les derniers 100 ans.

Avec l’augmentation prévisible à l'horizon 2100, du niveau de la mer de 30 à 60 cm, la menace est bien réelle notamment pour l'Ile de Sein.

Un rapport de synthèse de 2004 du Conservatoire du littoral dressait ainsi le diagnostic : «Élévation du niveau moyen de la mer (...), tempêtes plus fortes et plus fréquentes (...), accélération de l'érosion des plages et des falaises (...), submersions temporaires ou permanentes sur les espaces côtiers bas (...), accentuation de la salinisation des eaux souterraines littorales.»


Sources : Editions Quae / RH - 3B Conseils
Carte : Le Télégramme

jeudi 1 avril 2010

Une réflexion stratégique pour le développement d’une pêche responsable et durable


Le développement d’une pêche responsable et durable et d’une aquaculture durable est au cœur des réflexions engagées notamment par les deux filières. C’est également le sens des travaux qui sont opérés au sein du Pôle Mer Bretagne avec une vision stratégique à trois ans, portant sur la valorisation et la normalisation des produits de la mer.

Au travers de cette initiative ambitieuse se pose notamment de façon non-exhautive les questions touchant à la préservation de la ressource à la valorisation des produits et aux techniques futures pour un pêche responsable.

C’est donc tout l’intérêt de cette réflexion autour de cinq axes majeur de travail :

- l’encouragement des pratiques de pêche respectueuses de la ressource, des hommes et de l’environnement : techniques et engins de capture, meilleure connaissance des ressources, des captures, sélectivité, sécurité ;

- la meilleure valorisation des produits et des co-produits de la mer : développement d’innovations produits, marketing, packaging …, pour une meilleure qualité et traçabilité, valorisation de démarches « pêche durable » (écolabellisation) ;

- la réduction de la dépendance énergétique au gasoil de la flotte existante : le navire (carène, peintures antifouling, les aménagements à bord, les engins de pêche, les comportements…) ;

- le navire de pêche du futur : propre, sûr, économe et pêchant ;

- une meilleure articulation des acteurs au sein des filières.



C’est dans ce cadre que les opportunités offertes, pour la « valorisation des produits de la pêche et aquaculture », par le Grand Emprunt national et dont le contenu et les lignes de financement ont été définies par le Gouvernement, pourraient être actionnées puisqu’en effet l’Emprunt national envisage de soutenir de grands projets industriels « emblématiques » - les financements sont d’ores et déjà fléchés par lignes thématiques (formation, instituts d’excellence, projets…) et confiés dans leur gestion aux agences nationales -.

Cependant pour bon nombre d’acteurs économiques locaux il demeure un écart sérieux entre les ambitions du Grand Emprunt qui favorise de grands projets « emblématiques » et la réalité des projets portés pour la plupart par le tissu économique notamment en Bretagne et constitué de nombreuses PME/TPE des filières Pêche et aquaculture.

Les professionnels font part également de leur sentiment de ne pas être réellement soutenus pour le développement et l’implantation d’activités économiques dans leur secteur.

Néanmoins, cette priorité du Ministère de l’alimentation de l’agriculture et de la pêche (MAAP) pourrait permettre d’initier certains projets plus structurants, fédérateurs, induisant peut-être quelques investissements sur la pêche ou l’aquaculture.
Il conviendra donc d’ici fin 2010, de voir avec l’appui du Pôle Mer, dans quelle mesure les acteurs de la pêche et de l’aquaculture pourraient présenter de « grands projets » industriels innovants, dans le cadre de cette priorité thématique Produits de la mer.

De même, il est important pour les entreprises de la filière pêche de suivre le contexte réglementaire de la normalisation, avant de pouvoir mettre en marché toute nouvelle innovation produit.

Au delà des actions engagées par les experts, la question des co-produit de la pêche est également un sujet de réflexion pour les scolaires du bassin concarnois qui participent aux Journées Science et Ethique découverte. C'est ainsi qu'en 2009 ils en ont fait l'axe central de leurs travaux. voir également l'article du 26 mars 2010.

Un co-produit est une matière créée en même temps que la capture et la transformation d’un poisson : pêches accessoires (poissons capturés accidentellement), têtes de poissons, écailles,... C’est un produit inévitable, mais que l’on peut utiliser et valoriser ! 

En Bretagne, la pêche produit 70.000 tonnes de co-produits chaque année. La gestion des déchets issus de la pêche (vieux filets, huiles de fritures, chute d’emballage,...), mais aussi les déchets ménagers produits à bord des bateaux de pêche, est réglementée par des lois françaises et internationales.

Ainsi, il existe de nombreuses utilisations des co-produits. Ils sont d’ailleurs très largement employés pour faire des produits de beauté, de la nourriture pour les animaux. Les scientifiques et les industriels cherchent de nouvelles applications.

Voir également l'article du 21 décembre 2009, s'agissant de la réduction de la dépendance énergétique au gasoil de la flotte existante .

Sources : Pôle Mer / RH – 3B Conseils

mercredi 31 mars 2010

8ème Semaine du développement durable : 1er au 7 avril



Aujourd'hui, 76 % de la population déclare mieux prendre en compte le développement durable.

Le développement durable ou soutenable est un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs. Les modes de production et de consommation doivent respecter l'environnement humain ou naturel et  permettre à tous les habitants de la Terre de satisfaire leurs besoins fondamentaux : se nourrir, se loger, se vêtir, s'instruire, travailler, vivre dans un environnement sain.

Dans le rapport Brundtland intitulé «Notre avenir à tous» et publié en 1987, ce processus vise à réconcilier trois univers qui se sont longtemps ignorés : l'économie, l'écologie et le social.

A long terme il n'y aura pas de développement possible s'il n'est pas économiquement efficace, socialement équitable et écologiquement tolérable. Ce rapport a servi de socle au sommet de la Terre à Rio de Janeiro en 1992.

Selon le ministère de l'écologie et du développement durable, ''à long terme, il n'y aura pas de développement possible s'il n'est pas économiquement efficace, socialement équitable et écologiquement tolérable.''

L’édition 2010

La huitième édition de la Semaine du Développement durable, organisée par le ministère de l'écologie, de l'énergie, du développement durable et de la mer, se tient partout en France du 1er au 7 avril 2010.

Il s’agit désormais d’un événement bien ancré dans les mentalités et les opérations de sensibilisation à l’environnement, de promotion des initiatives locales et de valorisation des expériences et technologies vertes.

Ce rendez-vous permet notamment aux entreprises, aux associations, aux services publics, aux collectivités et aux établissements scolaires de promouvoir les principes du développement durable.

L’édition 2010 nous invite à changer nos comportements : « Passez au durable, ça marche »... et c'est facile. 


En Bretagne de nombreuses manifestations seront proposés au public par les associations ou les collectivités à l’image de Brest métropole océane qui propose à toutes les communes littorales d'organiser des campagnes de ramassage des macrodéchets sur leurs plages.
Pour cela, le matériel nécessaire (gants, sacs poubelle, tee-shirts...) à la collecte des déchets sera fourni aux bénévoles (particuliers, scolaires, milieu associatif...).

Voir le programme de la semaine du développement durable en Bretagne


Sources MEDDEM / RH - 3B Conseils

mardi 30 mars 2010

Procès de l'Erika - Peines confirmées en appel

C’est ce 30 mars que la décision de la cour d'appel de Paris dans le procès du naufrage de l'Erika a été rendu, un arrêt particulièrement attendu quant à la responsabilité pénale de l'affréteur Total et la reconnaissance du préjudice écologique.

La marée noire provoquée par le naufrage du pétrolier, le 12 décembre 1999 au large du Finistère (nord-ouest de la France), avait souillé 400 kilomètres de côtes et mazouté quelque 150.000 oiseaux.

Lors du procès en appel - achevé le 18 novembre 2009 (voir également l’article du 4 novembre 2009), le groupe pétrolier et ses co-prévenus (Total, la société de classification Rina, l'armateur du navire Giuseppe Savarese et son gestionnaire Antonio Pollara ) avaient clamé leur innocence dans cette catastrophe écologique.

Pour mémoire, en première instance (jugement du 16 janvier 2008), les co-prévenus reconnus coupables du délit de pollution. Ils avaient écopé de l'amende maximale: 375.000 euros pour les personnes morales, 75.000 euros pour les personnes physiques.

Alors que l'avocat de Total avait plaidé la relaxe du groupe Total, victime selon lui d'un "travail de diabolisation", les avocats des autres prévenus avaient également invoqué une incompatibilité de la loi française avec la convention internationale sur la pollution maritime Marpol.

La cour d'appel de Paris a donc confirmé ce 30 mars, les peines d'amende à l'encontre de Total, de la société Rina, de l'armateur Giuseppe Savarese et du gestionnaire Antonio Pollara.

La cour d'appel a considéré en effet que ces sanctions étaient justifiées "compte tenu de l'ampleur de la pollution, de la gravité des fautes commises, des ressources et des charges des condamnés".

La Cour a estimé dans ses attendus, que le groupe Total, affréteur de l'Erika, avait bien "commis une faute d'imprudence en relation de causalité avec le naufrage" de l'Erika au large du Finistère. Le naufrage de l'Erika est "la conséquence directe d'une grave corrosion au niveau où l'Erika s'est plié" et "cette corrosion est directement en relation avec l'insuffisance d'entretien de ce navire".

Pour sa défense, le groupe pétrolier avait rejeté la responsabilité entière sur la société Rina, qui a délivré les certificats de navigabilité, arguant que la corrosion de l'Erika constituait un "vice caché" que ses propres contrôles ne pouvaient révéler. Total n’a pas donc pas convaincu la Cour d’appel.

Du côté des parties civiles , il s’agit assurément d’une victoire puisque le jugement de première instance avait reconnu un préjudice écologique pour le Morbihan et la Ligue de Protection des Oiseaux (LPO), donnant pour la première fois un prix à la nature et ouvrant une perspective novatrice en droit de l'environnement.

D'autres collectivités prétendaient également à une indemnisation à ce titre, comme les régions Bretagne, Poitou-Charentes et Pays de la Loire, et les départements du Finistère et de la Vendée.


Lire également l’article du 2 octobre 2009 sur le projet européen Arcopol.

Rappel : après le naufrage et la marée-noire de l'Erika, les entretiens Science et Ethique 2000, ont eu pour thématique les pollutions qui affectent les écosystèmes du littoral sur le plan maritime et terrestre, sur le thème "Vagues de pollutions: impacts et prévention des pollutions marines et telluriques sur les écosystèmes marins côtiers et révision de la loi sur l'eau".



Sources : AFP / RH – 3B Conseils.