vendredi 16 juillet 2010

Succès pour Connie Hedegaard Commissaire européenne pour le changement climatique !


La France, l’Allemagne et le Royaume-Uni d’accord pour 30% de réduction des émissions de carbone !

L’Europe travaille à la mise en œuvre de son paquet Climat Energie (adopté fin 2008 sous Présidence française de l’UE). De nombreuses personnalités pensent nécessaire de maintenir et d’augmenter le niveau d’ambition des pays développés pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. De nouvelles stratégies pour les énergies renouvelables se mettent en place. La tribune publiée hier dans les journaux : Le Monde, le Frankfurter Allgemeine Zeitung et le Financial Times par Jean-Louis Borloo, Chris HUHNE et Norbert RÖTTGEN démontre peut-être que ses rencontres et la visite du 8 juillet à Paris de la Commissaire au Climat Connie Hedegaard portent ses fruits lorsqu’elle déclare « Taxez ce que vous brûlez, pas ce que vous gagnez ». (cf annonce sur le site du MEEDDM).

« Les efforts actuellement déployés par l’Europe pour sortir de la récession ne doivent pas nous faire oublier la question urgente du modèle économique que nous désirons construire.
Si nous ne faisons pas en sorte que la reprise économique mette nos pays sur la voie d’un modèle durable à faibles émissions de carbone, l’incertitude demeurera et nous devrons faire face aux coûts significatifs engendrés par la volatilité des prix de l’énergie et par un climat de plus en plus instable.
Pourtant, une formidable occasion s’offre à nous : celle du renforcement de notre propre reprise économique, de l’amélioration de notre sécurité énergétique et de la lutte contre le changement climatique par le développement des secteurs énergétiques à faibles émissions de carbone et de l’exploitation de nouvelles sources d’emplois et d’exportations.
Mais l’Europe n’est pas seule. Une course mondiale vers une économie durable à faibles émissions de carbone a commencé. Les concurrents économiques de l’Europe ne sont pas en reste.
La principale question à laquelle l’Europe est confrontée est de savoir si elle sera capable de saisir cette occasion, en conduisant le monde dans ses efforts de création de ce nouveau modèle à faibles émissions de carbone, en vue de renouer avec la croissance économique.
Nous sommes convaincus qu’elle en est capable ; les incitations susceptibles de provoquer les changements requis en matière de modèles d’investissement ne sont cependant pas en place.
L’objectif actuel de l’Union européenne (UE) visant à une réduction des émissions de carbone de 20 % d’ici à 2020 par rapport à 1990 constitue un obstacle essentiel ; c’est un objectif qui semble en effet désormais insuffisant pour effectuer une transition vers un modèle faiblement consommateur de carbone.
Après tout, la récession elle-même a entraîné une réduction des niveaux d’émissions du secteur marchand de l’UE de 11 % par rapport à la période d’avant la crise.
Du fait en partie de cette diminution, le cours actuel du carbone est largement trop bas pour entraîner des investissements significatifs dans des emplois et des technologies verts.
Si nous nous en tenons à ce taux de 20 %, l’Europe est susceptible de perdre cette course vers un modèle à faibles émissions de carbone face à des pays tels que la Chine, le Japon ou les États-Unis. Ceux-ci s’efforcent en effet de créer un environnement plus attractif pour les investissements en adoptant des politiques de promotion des modèles à faibles émissions de carbone, et en canalisant les ressources de leurs plans de relance vers des investissements dans des activités à faibles émissions de carbone.
C’est pourquoi nous sommes aujourd’hui convaincus de la nécessité, pour l’UE, d’adopter un objectif de réduction des émissions de carbone de nature à véritablement inciter à l’innovation et à l’action dans le contexte international : une réduction de 30 % d’ici à 2020. Cela représenterait une véritable tentative de limitation de l’augmentation de la température mondiale à deux degrés – soit le seuil critique au-delà duquel le danger climatique sera important –, en renforçant la détermination de ceux qui préconisent déjà une action ambitieuse et en encourageant davantage les pays attentistes. Cela constituerait également un choix économique judicieux.

En adoptant un objectif plus ambitieux, non seulement l’UE influerait directement sur l’évolution des cours du carbone d’ici à 2020, mais elle enverrait également un signal fort quant à sa détermination à mettre en place un cadre politique propice à l’émergence, sur le long terme, d’un modèle à faibles émissions de carbone. Nous ne devons pas perdre de vue que ce sera le secteur privé qui fournira la très grande majorité des investissements requis pour la construction de ce modèle ; le passage à un objectif de réduction de 30 % permettrait une certitude et une prévisibilité accrues pour les investisseurs.

Les entreprises européennes sont déjà en position de tirer profit de ces nouvelles occasions. Leur part de marché internationale actuelle s’élève à 22 % du secteur des biens et des services faiblement consommateurs de carbone, grâce au rôle de leader joué dès le début par l’Europe en matière de lutte contre le changement climatique. Mais le reste du monde rattrape son retard. Les engagements de Copenhague, bien que moins ambitieux qu’escomptés, ont entraîné un effort généralisé, en particulier en Chine, en Inde et au Japon.
Il apparaît d’autant plus opportun de mener des actions précoces que cela permettrait de réduire les coûts, d’après les estimations. En raison de la baisse des émissions due à la récession, le coût annuel de la réalisation de l’objectif de réduction de 20 % d’ici à 2020 a baissé d’un tiers, passant de 70 à 48 milliards d’euros.
Le coût d’un passage à 30 % est désormais estimé à 11 milliards d’euros de plus que le passage originel à un objectif à 20 % de réduction, soit un surcoût de moins de 0,1 % de la valeur de l’économie de l’UE. De plus, un report de l’engagement de l’Europe comporterait un coût élevé : d’après l’Agence internationale de l’énergie (AIE), le coût de chaque année de retard de l’investissement dans les sources d’énergie à faible émission serait compris entre 300 et 400 milliards d’euros au niveau mondial.

Ces coûts ont en outre été calculés sur la base d’une hypothèse prudente d’un baril de pétrole à 88 dollars US en 2020. Or, étant donné les contraintes qui pèsent actuellement sur les investissements axés sur l’offre, la croissance rapide de la consommation en Asie et les retombées de la marée noire au Golfe du Mexique, les cours du pétrole pourraient continuer d’augmenter ; selon un des scénarios de la AIE, celui-ci pourrait atteindre le montant nominal de 130 dollars US le baril. L’augmentation des prix du pétrole entraînerait une diminution du coût de la réalisation de l’objectif de réduction des émissions de carbone quel qu’il soit, et, selon certains scénarios, les retombées économiques directes de la réalisation de l’objectif de 30 % s’avéreraient, au bout du compte, positives. Les entreprises et les ménages économiseraient davantage, grâce à une diminution de leur consommation d’énergie - et, par voie de conséquence, des importations-, et cet objectif n’entraînerait pas de coûts supplémentaires pour l’économie.

Certains secteurs à forte consommation d’énergie devront affronter des coûts plus élevés que la moyenne. Nous essayons déjà de les protéger par l’allocation gratuite de quotas d’émissions quand utile, et des mesures alternatives pourraient s’avérer nécessaires, à terme, pour empêcher les fuites de carbone. La véritable menace à laquelle ces secteurs sont confrontés n’est cependant pas celle des prix du carbone mais celle de l’effondrement de la demande sur les marchés européens du bâtiment et des travaux public. Le moyen le plus sûr d’augmenter la demande des matériels induite par ces secteurs est de mettre en place des incitations à l’investissement dans des infrastructures à grande échelle et à faibles émissions de carbone -utilisateurs voraces d’acier, de ciment, d’aluminium et de produits chimiques-. Nos départements ministériels chargés de l’industrie travaillent avec ces secteurs afin de s’assurer qu’ils gèrent cette transition avec efficacité, et nous nous efforçons de maximiser les chances de l’industrie de l’UE.

Nous devons donner à nos entreprises la possibilité de se développer sur le plan national tout en continuant d’affronter la concurrence internationale. Le passage aux 30 % entraînerait au moins un doublement des marchés à faibles émissions de carbone par rapport au maintien de l’objectif actuel de 20 %. L’essentiel du surplus de croissance concernerait les secteurs porteurs tels que celui des activités relatives aux économies d’énergie.

Esquiver la discussion sur les 30 % nous conduirait à un ralentissement dans notre course à la réduction des émissions de carbone. Nos entreprises gagneraient une précieuse avance si nous prenions rapidement les mesures nécessaires. C’est pourquoi nous croyons que le passage à l’objectif d’un taux de 30 % de réduction des émissions est le bon choix pour l’Europe. C’est une politique favorable à l’emploi, à la croissance, au renforcement de la sécurité énergétique et à la lutte contre le risque climatique. C’est avant tout une politique pour l’avenir de l’Europe ».

• Jean-Louis BORLOO, ministre d’État, ministre de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement durable et de la Mer, en charge des Technologies Vertes et des Négociations sur le Climat
• Norbert RÖTTGEN, ministre fédéral de l’Environnement, de la Protection de la Nature et de la sécurité nucléaire d’Allemagne (parue dans « Frankfurter Allgemeine Zeitung »)
• Chris HUHNE, ministre britannique l’Environnement (parue dans « Financial Time »)


Retrouver également l'interview de Connie Hedegaard par Brigitte Bornemann lors du SIREME en 2007

sources : FT/ Le Monde/ Frankfurter Allgemeine Zeitung/ Libération/ Reuters / 3B Conseils
photo : www.kemin.dk
pour mémoire article de Reuters sur les emplois verts en Europe paru sur Reuters le 16 juin 2010

jeudi 15 juillet 2010

Développer le navire du futur


Le navire du futur est une des problématiques ayant l'objet d'une attention suivie dans le cadre du Grenelle de la mer. L’éco-conception concerne les bâtiments des cinq marines : Marine marchande, défense, pêche, plaisance et scientifique. Pour les professionnels de la mer, le bateau du futur doit être équipé de modes de propulsion économes en énergie et en émission de CO2. La maintenance et la fin de vie des bateaux sont intégrées dans la démarche écologique pour atteindre un objectif : produire des navires plus sûrs, plus propres et plus économes en énergie.


C'est ce thème qui a réuni récemment, sous l’égide du Pôle Mer Bretagne, une quarantaine d’industriels et d’acteurs de la recherche en Bretagne, Basse-Normandie et Pays de La Loire pour faire le point sur la R&D et sur les orientations actuelles de l’industrie navale française.

Parmi les pistes de travail pour le développement du « navire du futur » : le navire de l'après-pétrole, l'hydrogénier, le navire sans équipage, le navire modulaire « multi purpose », le train des mers ou « sea train », le navire lourd ultra-rapide à faible consommation, l'île flottante.
Pour plus d’informations :

Sur les nombreuses questions abordées durant cette rencontre nous retiendrons notamment :

Le volet « navire de pêche du futur »

C’est ainsi que le président de l'Institut maritime de Prévention - Georges Tourret - a commenté ce volet « navire de pêche du futur » au Grenelle de la Mer ( la réglementation actuelle date de 25 ans). Il faut selon lui « décontraindre » la jauge, pour travailler à bord dans de meilleures conditions de sécurité.

Une augmentation des espaces disponibles permettrait aussi d'aller vers une meilleure adaptabilité des navires : outils de pêche durable plus encombrants, embarquement de passagers pour le « pescatourisme », récupération de macro-déchets, services aux énergies marines ou aires marines protégées.

Pour aller vers ces bateaux plus grands, plus longs, qui consomment moins, une expérimentation grandeur nature s’avère nécessaire sans contrainte de jauge. Le de l'Institut maritime de Prévention souhaite par conséquent la réalisation de 5 navires expérimentaux, ciblant divers modes de pêche selon les façades maritimes. Des projets qui nécessiteront l’implication d’un armateur, d’un architecte, d’un chantier naval et d’un institut de recherche, dans le cadre du Grand Emprunt national.


La réduction de la dépendance énergétique à la pêche

Le représentant de la direction des pêches maritimes et de l'aquaculture (DPMA) au ministère de l'agriculture et de la pêche (Mr Guirriec) - a présenté les projets soutenus dans le cadre du plan Barnier sur la « réduction de la dépendance énergétique à la pêche » lancé en 2008.

Cet axe visait un diagnostic énergétique et proposait un soutien à la R&D pour réduire les dépenses en carburant. Quatorze projets ont été sélectionnés en 2009 pour un total de 9 M€ dont 6,5 M€ d'aide publique.
Ces projets touchent cinq domaines de progrès : la performance des carènes, le rendement de la propulsion, un meilleur usage du chalut, l'emploi de nouveaux carburants, des améliorations transverses. Les résultats sont attendus d'ici la fin de l'année pour les projets les plus courts et jusqu'en 2012.

A noter enfin, concernant l’innovation dans le secteur de la pêche, la Commission européenne propose aujourd'hui une démarche globale au sein d'une plate-forme technologique spécifique. Elle s'articule autour de 6 groupes de travail dont trois concernent la conception et l'équipement des navires de pêche. Plus d'informations ICI .

Sur l'aspect de réduction de la dépendance énergétique des expérimentations sont en cours à Douarnenez, pour produire du biodiesel d'origine animale à partir de résidus des industries agroalimentaires ou halieutiques et des algues, pour les bateaux de pêche.

 Le groupement Agrogasoil porté par la Société Le Floch Dépollution, a engagé des tests puis un processus de fabrication de ce biocarburant. ( voir article du blog du 21 décembre 2009)

Par ailleurs, s'agissant des questions liées à la vie des déchets de la filière pêche et au recyclage de ces déchets à bord des navires, rappelons que les Journées Science et Ethique découverte à destination des scolaires organisées par 3B Conseils à Concarneau, avaient retenu comme thème central pour 2009 : « A la pêche aux déchets », en traitant notamment



Un co-produit est une matière créée en même temps que la capture et la transformation d’un poisson : pêches accessoires (poissons capturés accidentellement), têtes de poissons, écailles,... C’est un produit inévitable, mais que l’on peut utiliser et valoriser !



A noter sur vos agendas : Les entretiens Science et Ethique 2010 (18 et 19 octobre 2010) à Brest Océanopolis auront pour thèmes "Villes et Ports du Futur : énergies renouvelables de la mer et aménagement du territoire".

Sources : Pôle Mer / RH 3B Conseils
illustration Ensieta

mardi 13 juillet 2010

Des capteurs sur les navires marchands pour comprendre le rôle des océans sur le climat ?

S’il est prouvé que les océans captent une grande partie du dioxyde de carbone présent dans l'atmosphère, toutefois, le processus par lequel ce phénomène se produit est encore mal connu.

C’est dans ce cadre que l'Institut Leibniz des sciences marines (IFM-GEOMAR) veut mettre en place un réseau de capteurs sur les navires marchands suffisamment étendu pour répondre à de nombreuses interrogations.

La création de ce réseau, qui a pour but de mieux comprendre le rôle des océans dans le phénomène de changement climatique global, fait partie du projet OCEANET, lancé en 2008 et qui vise à étudier les échanges d'énergie et de matière entre l'atmosphère et les océans.

Ce système de capteurs a préalablement été testé sur le navire de recherche allemand Polarstern et semble désormais avoir atteint un stade de développement suffisamment avancé pour équiper des navires non spécialisés et fonctionner de manière autonome. Le test du système de capteurs embarqués à destination des navires marchands conduit sur le Polarstern était le dernier d'une série de cinq


Pour en connaître plus sur ce phénomène, il faut entreprendre de nombreux relevés, que seuls les navires de recherche étaient jusqu'ici capables d'opérer. Or ces mesures ponctuelles ne s'avéraient pas suffisantes pour comprendre le système d'échange atmosphère-océans dans son ensemble. C’est la raison qui a motivé les scientifiques à initier ce réseau de capteurs embarqués sur des navires marchands.

Le système de capteurs serait d'après l'IFM-GEOMAR équivalent à celui que l'on trouve dans les stations météorologiques à terre. Les premiers navires devront être équipés avec ce système de capteurs dès la fin 2010. Dans le cadre du projet OCEANET, l'IFM-GEOMAR prévoit, en outre, l'utilisation de robots sous-marins autonomes.

Rappelons que les entretiens Science et Ethique 2009 « l’Heure bleue : le changement climatique et les énergies de la mer » ont traité des questions liées aux conséquences du changement climatique sur les océans.

Nous vous invitons à retrouver quelques des interventions sur ce sujet :

- « Management du projet européen sur les conséquences du changement climatique : l'acidification des océans », par Lina Hansson, project manager du projet EPOCA (European Project on Ocean Acidifacation - Laboratoire d'océanographie de Villefranche sur Mer en partenariat avec Roscoff, l'IPEV...) ICI

- « Le rôle tampon de l’océan dans l’absorption du CO2 et conséquences dans le cadre du changement climatique", par Sabrina Speich, (Italie) chercheur au Laboratoire de Physique des Océans, LPO-IUEM-UBO ICI

- « Point sur les émissions de GES du transport maritime des marchandises, des détroits aux grandes villes » par Juan Baztan, chercheur et Président du réseau Marine Sciences for Society ICI 
 .



 Sources Die Welt / ADIT / science-allemagne.fr/ entretiens Sciences et Ethique / RH – 3B Conseils
illustration tirée de la présentation de Sabrina Speich pour les entretiens Science et Ethique

lundi 12 juillet 2010

Le port de Brest poursuit son adaptation de port du futur.

En 2009, la Région Bretagne s'est dotée d'une stratégie portuaire pour les ports de la Région dont elle a désormais la charge en visant à moderniser et à développer leurs capacités d'accueil.

S’agissant du projet de développement du port de Brest, dont la gestion est assurée par la Chambre de Commerce et d'Industrie de Brest (CCI), il a pour objectifs de consolider les trafics et les filières existantes pour rester compétitif, positionner Brest comme un site de construction et de maintenance pour les énergies marines renouvelables et créer un nouveau terminal de transport maritime.

Ainsi en 2010, la Région a consacré 28 M€, dont 6.6 M€ pour la modernisation de la forme de radoub n°1 du port de Brest

La nouvelle forme de radoub n°1 du port de commerce de Brest qui vient d'être inaugurée le 9 juillet 2010, avait été mise en service en 1912. Elle a été modernisée afin de répondre à l'évolution du marché de la construction navale et de s'adapter aux nouvelles méthodes de réparation des navires.

La forme de radoub n°1, bassin qui permet l'accueil des navires et leur mise à sec pour leur entretien, est la plus ancienne du port de commerce de Brest et n'avait pas connu de travaux de réhabilitation depuis 1947 et 1954, suite aux destructions de la seconde guerre mondiale.

Sa configuration ne répondait plus aux exigences d'un marché en pleine évolution; en effet si elle convenait parfaitement à des bateaux à coque en V, les bateaux à coque en U plus courants depuis quelques années l'ont obligé à se redonner un coup de neuf ! Prouesse technique de ce chantier : moderniser la forme n°1 tout en préservant sa valeur historique pour le port de commerce de Brest.

Les travaux, qui ont duré 3 ans, ont abouti à :

- l'élargissement de la forme de 7 mètres sur 180 mètres de long,

- la remise en état du fond de la forme,

- la création d'une fosse à sonar, pour accueillir de navires scientifiques et militaires équipés de sonar.




S’agissant de l’attractivité du port de Brest lire également l'article du blog du 5 juillet 2010 : " Ouverture des ports de l'Ouest vers la Scandinavie et la Russie"

Pour aller plus loin sur les énergies marines renouvelables, consultez le blog des énergies de la mer (seul blog fancophone de veille internationale).

A noter sur vos agendas : Les entretiens Science et Ethique 2010 (18 et 19 octobre) à Brest Océanopolis auront pour thèmes "Villes et Ports du Futur : énergies renouvelables de la mer et aménagement du territoire".

Sources : Région Bretagne / CCI Brest / RH - 3B Conseils

vendredi 9 juillet 2010

Propreté du littoral: Gouel’Net, le navire du futur 100% lorientais

Gouel’Net 1, premier bateau collecteur de déchets flottants, conçu pour la propreté des ports et du littoral est un des projets retenus par le groupe de travail « Navire du futur » du Grenelle de la Mer. Il a été inauguré

Loïc Le Meur, maire de Ploemeur et représentant de l’association des maires du littoral, en charge de la mise en œuvre du Grenelle de la Mer au sein du groupe de travail sur « la délicate rencontre entre la terre et la mer » a souligné la pertinence de cette solution pour la nécessaire gestion des macro-déchets : « mettons en œuvre les mesures inscrites dans le plan de réduction et de gestion des macro déchets flottants échoués dans les fleuves, les ports, le littoral et en mer, en dégageant les financements nécessaires…. ».

construit à Lorient par les Ateliers NORMAND , ce bateau est né de la synergie entre les professionnels exploitants du port et la dynamique industrielle des acteurs locaux de la construction et réparation navale

Goul’Net 1 a retenu l’attention d’entreprises spécialisées dans la gestion des pollutions accidentelles, dans la collecte et le traitement des déchets, auprès des gestionnaires de ports et auprès des services de la marine et de l’action de l’Etat en mer. Il pourrait intervenir très prochainement dans les ports de la région.

Rappelons que le prototype de ce bateau avait été exposé au SERVEST, salon des Energies renouvelables et des véhicules électriques de Saint-Tropez (du 4 au 6 juin). Il a suscité l’intérêt de Jean-Louis Borloo, Ministre de l’Ecologie et du développement durable (MEEDDM) qui inaugurait le salon. Le ministre avait demandé qu’on lui transmette les données techniques du bateau Gouel’Net.
Ce premier navire a été réalisé à la demande de la Compagnie d’Exploitation des Ports (C.E.P.), filiale de Véolia Environnement spécialisée dans la gestion d’installations portuaires qui envisage d’exploiter ou de commercialiser plusieurs unités de ce navire dépollueur.

Pour mémoire, rappelons enfin que Les Journées découvertes Science et Ethique à destination des scolaires organisées par 3B Conseils à Concarneau, avaient retenu comme thème central pour 2009 : « A la pêche aux déchets », en traitant notamment des questions liées à la vie des déchets de la filière pêche et au recyclage de ces déchets à bord des navires.



Un co-produit est une matière créée en même temps que la capture et la transformation d’un poisson : pêches accessoires (poissons capturés accidentellement), têtes de poissons, écailles,... C’est un produit inévitable, mais que l’on peut utiliser et valoriser ! 



En Bretagne, la pêche produit 70.000 tonnes de co-produits chaque année . La gestion des déchets issus de la pêche (vieux filets, huiles de fritures, chute d’emballage,...), mais aussi les déchets ménagers produits à bord des bateaux de pêche, est réglementée par des lois françaises et internationales.

Ainsi, il existe de nombreuses utilisations des co-produits. Ils sont d’ailleurs très largement employés pour faire des produits de beauté, de la nourriture pour les animaux. Les scientifiques et les industriels cherchent de nouvelles applications.

Relire l'article du blog du 26 mars 2010 sur les journées découvertes à Concarneau


Sources : Ateliers Normand / Journées découvertes / RH - 3B Conseils