mardi 22 mars 2011

Conservatoire botanique de Brest : une convention de partenariat pour l'éducation à la préservation du patrimoine végétal sauvage


Le Conservatoire botanique national de Brest *, GDF-Suez et Brest métropole océane s’engagent au travers d’une convention de partenariat pour l'éducation à la préservation du patrimoine végétal sauvage, signée entre les trois partenaires, le 18 mars dernier.


Cette convention porte, pour l'année 2011, sur l'accompagnement d'activités éducatives et le développement de l’accueil sur le site du Stang-Alar, qui héberge le Pavillon d'accueil, le jardin conservatoire et les serres tropicales du Conservatoire botanique.

L'objectif est de mettre en œuvre des animations pédagogiques pour les scolaires des quartiers les moins favorisés de la Ville de Brest, et ainsi de sensibiliser et informer les enfants sur l'importance de la conservation et de la préservation de la flore, source de vie et de biodiversité.

Deux journées portes ouvertes seront par ailleurs organisées à destination du grand public, permettant l'accès privilégié aux collections d'espèces végétales menacées du Conservatoire botanique lors des «Rendez-vous aux Jardins» (juin) et des «Journées du Patrimoine» (septembre).



Créé en 1975, le Conservatoire botanique de Brest fut le premier établissement dans le monde entièrement dédié à la Conservation de la flore menacée. Son action de conservation connaît à la fois une dimension internationale, voulue par ses fondateurs mais aussi nationale et régionale dans le cadre de son agrément ministériel en tant que Conservatoire botanique national.
Sa mission de préservation des plantes menacées s'exerce en mettant en œuvre, de manière complémentaire, des actions de conservation in situ (en nature) et/ou ex situ (en culture).

* Le Conservatoire botanique national de Brest est un établissement public de type Syndicat Mixte. Il est membre de la Fédération des Conservatoires botaniques nationaux.



Rappelons également que le Conservatoire botanique de Brest est partenaire depuis de nombreuses années des entretiens Science et Ethique.


Article RH 3B Conseils
Sources : BMO / Conservatoire botanique
Photos : Conservatoire botanique

lundi 21 mars 2011

Une mobilisation citoyenne autour du projet communal de cartographie de Plouarzel


La commune de Plouarzel dans le département Finistère montre l'exemple dans la démarche citoyenne pour cartographier l'ensemble de son territoire.

L'initiative remonte à 2009 . Souhaitant refaire son plan communal devenu obsolète, la commune - dirigée par André Talarmain, maire et président de la Communauté de communes du Pays d’Iroise (CCPI) - lance alors par le biais de son centre multimédia, le projet de réalisation d’une carte communale en utilisant le projet et les outils mis à disposition par Open Street Map.

La municipalité a donc mobilisé ses habitants et les associations de la commune en organisant notamment deux "cartoparties" à l’automne 2009 lesquelles réunirent une cinquantaine de participants (dont un tiers de communes extérieures). A Plouarzel, c’était apparemment la première fois qu’une municipalité se posait en porteur de projet avec l’intention délibérée de s’appuyer sur les connaissances et les compétences de ses habitants.

Les habitants munis d’un GPS et un appareil photo munis se sont répartis sur le terrain pour répertorier : chemins, routes, petit patrimoine rural, commerces... Une équipe de bénévole s’est mobilisée pendant l’hiver pour compléter et terminer la carte. Un gros travail d’homogénéisation a été réalisé sur la dénomination des chemins et lieux-dits en breton.

Fin 2010, la commune de Plouarzel disposait ainsi d’une carte réalisée collectivement, disponible sur Internet, et d’un plan édité sous forme papier en "Creative commons". Ce plan a été distribué à chacun des foyers de la commune avec une lettre du maire expliquant la démarche et incitant tous les habitants à devenir acteur du projet.

Ce projet fédérateur a permis de créer du lien social entre habitants qui se sont initiés à un logiciel libre (OSM) et renseignés sur les licences libres tout en participant à un projet de territoire. D’un projet de départ très classique (édition d’un plan communal), la commune a mis en place un projet collaboratif qui aura abouti à la réalisation d’une carte sur Internet d’un plan papier tous deux distribués sous licence libre.

Le coût de cette opération n’aurait pas pu être supporté de façon classique par le budget communal et aurait sans doute fait l’objet d’un traitement de moindre ampleur.
L’appropriation du territoire, sous la forme du document cartographique, est un élément important de la compréhension de l’histoire de la commune.

Sources / Références
Site Web du projet : http://wiki.openstreetmap.org/wiki/Plouarzel
Site français de OSM http://www.openstreetmap.fr/

Article RH 3B Conseils
Sources @Brest / imagination for people

vendredi 18 mars 2011

Solidarité avec le Japon : le Réseau Océan Mondial se mobilise.





L'épicentre du séisme qui dévasté le nord-est du Japon, le 11 mars dernier, a été localisé à 24.4 kilomètres de profondeur et à une centaine de kilomètres au large de Miyagi.
Face à la catastrophe qui a frappé le Japon (tremblement de terre - 8.9 sur l'échelle de Richter -, tsunami, menaces sur les installations nucléaires) la communauté internationale s’est mobilisée.


Dans la région de Sendai, où a déferlé une vague de 10 mètres, les autorités locales évoquent un bilan provisoire de plus de 10.000 morts et disparus.

Soixante-neuf pays et cinq organisations internationales ont proposé leur aide dans une opération de soutien aux populations locales et/ou de sûreté nucléaire pour seconder le 100.000 soldats nippons, notamment pour la recherche des sinistrés disparus.


Parmi les aides d’urgence, 62 équipes médicales déployées par la Croix-Rouge internationale. Des états comme, les Etats-Unis, la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni, la Chine, l’Australie, la Corée du Sud ou la Suisse ont dépêché sur place des moyens. La France a ainsi envoyé deux détachements de la Sécurité civile (120 personnels).

La communauté scientifique se mobilise

Le Réseau Océan Mondial - association internationale de travail pour sensibiliser le public sur l'importance de l'océan pour l'humanité et sur l'impact que nos gestes quotidiens peuvent avoir sur l'environnement marin - s’associe à l’élan de solidarité internationale envers le peuple japonais.

Le Réseau Océan Mondial regroupe des organisations impliquées dans la sensibilisation du public et qui se sont engagés à prendre des mesures.
Cela inclut les aquariums, les musées, les centres scientifiques des organismes de bienfaisance et des établissements éducatifs non-gouvernementales et des organisations.

Cet appel à la solidarité des acteurs du monde scientifique de la mer - aquariums, musées, centres scientifiques, établissements éducatifs non-gouvernementaux et des organisations de bienfaisance – est relayé par Michel Valette co-président du Réseau mondial.

Les entretiens Science et Ethique et son blog s’associent bien entendu à cet élan.

Rappelons en effet que les entretins sont depuis de nombreuses années partenaires de toutes la communauté des acteurs de la mer de des océans et des acteurs scientifiques notamment.
Les entretiens se déroulent d’ailleurs chaque année à Océanopolis-Brest, un des acteurs majeurs dans ce domaine.

Vous pouvez vous associer à cette mobilisation de solidarité en envoyant vos dons à :

The· Northeastern Japan Earthquake and Tsunami Relief Fund créé par The Ocean Policy Research Foundation et The Nippon Foundation, partenaires du Forum Global et du Réseau Océan Mondial.



Donate for Japan mis en place par la World Association of Zoos and Aquariums et the Japanese Association of Zoos and Aquariums.









Contacts : World Ocean Network / Réseau Océan Mondial

c/o Nausicaá, Centre National de la Mer
 Boulevard Sainte Beuve – BP 189 – 62203 Boulogne-sur-Mer Cedex France

Téléphone : 33 (0) 3 21 30 99 99 – Fax : 33 (0) 3 21 30 93 94

Website: www.worldoceannetwork.org

Article RH / BB 3B Conseil
Sources : Réseau Océan Mondial

jeudi 17 mars 2011

Une nouvelle filière « Activités Littorales et portuaires » en Bretagne


Un projet de filière de formation « Activités Littorales et portuaires » porté par l’Ecole des Métiers de l’Environnement (EME) - implantée à Rennes Atalante - est en cours de constitution à Saint-Malo.


Cette nouvelle formation qui ouvrira dès septembre 2011 avec le soutien de Saint-Malo Agglomération vient de recevoir le label du Pôle Mer Bretagne. Il s’agit d’un « Bachelor » - niveau bac + 3 - en Gestion opérationnelle de projet en environnement spécialisé pour les activités littorales et portuaires. L’ambition est de préparer les étudiants au métier de responsable Environnement d’un port ou d’une commune du littoral.

Accessible après un Bac+2 ou une validation d’acquis d’expérience, cette formation d’un an en alternance - de septembre à mars et avec un stage de fin d’études d’avril à juin - se veut très opérationnelle avec un lien fort avec les acteurs professionnels et une dimension internationale importante. Avec 450 heures d’enseignement, elle se veut très opérationnelle et en lien fort avec les professionnels.

Le tronc commun reprendra les cours du DEPS (Diplôme d’Etudes Professionnelles Spécialisées) en Gestion Opérationnelle de Projet Environnement sur la gestion de projet, le management de l’environnement, le droit de l’environnement.

La spécialité littorale et portuaire se traduira par un enseignement sur le volet juridique spécifique au littoral, sur la gestion des risques côtiers et sur la gestion environnementale des ports.

Les futurs diplômés pourront aussi intégrer des organisations comme les aires marines protégées, des entreprises éco-industrielles (déconstruction de bateaux par exemple), des bureaux d’études en environnement ou des organismes consulaires.


Le recrutement se fera sur dossier d’inscription et après entretien. La première promotion, composée d’une vingtaine d’élèves, sera accueillie dans les locaux du centre de formation et d’apprentissage de la Chambre de commerce et d’industrie (CCIFA), à Saint-Jouan-des-Guérêts et les suivantes sur le site du parc technopolitain Atalante Saint-Malo, actuellement en cours d’aménagement.

Article RH 3B Conseils
Sources : Pôle Mer / EME

mercredi 16 mars 2011

Trois nouveaux parcs naturels marins en 2011


Il existe actuellement deux parcs naturels marins français. Celui de la mer d’Iroise (Finistère) et qui fait figure de référence en la matière, et celui de Mayotte dans l’Océan Indien. Trois autres parcs ont été annoncé pour 2011 suivi de trois autres en 2012.

Avec la création du Parc marin d’Iroise , premier du genre en France, officiellement créé par un décret du Premier Ministre publié au Journal Officiel du 2 octobre 2007, a été initié un politique ambitieuse de protection du littoral qui doit voir à terme 10% du territoire maritime national protégé d'ici 2012, pour passer ensuite au seuil de puis 20%.



Le Parc d’Iroise dans le département du Finistère a pour vocation est de permettre de progresser dans la connaissance et la protection du patrimoine marin et d’encourager le développement durable des activités qui en dépendent. Celui-ci s'étend sur une superficie de 3550 km2 et prend en compte la spécificité des trois îles habitées de l'Iroise : Ouessant, Molène et Sein.



Le second parc a été créé le 18 janvier 2010 (décret n° 2010-71 du 18 janvier 2010) Parc naturel marin à Mayotte. Il s’agit du premier parc naturel marin d'outre-mer, couvrant une superficie de 70 000 km2. Celui-ci englobe notamment le lagon à double barrière de corail, qui compte près de 200 km de récifs coralliens et 7 km2 de mangrove.

D’autres projet sont à l’étude comme en Gironde et en mer du Nord. Ces autres projets sont définis en fonction des analyses stratégiques régionales qui déclinent, pour certains secteurs, la stratégie de création d’aires marines protégées.
La procédure d’étude et de création est confiée au préfet maritime et au préfet concernés, l’Agence des aires marines protégées mettant à leur disposition les moyens nécessaires.



Les trois nouveaux parcs annoncés pour 2011 seront donc le Parc de la Côte de Vermeille, le Parc des estuaires picards et le Parc des glorieuses. Pour ceux prévus en 2012, leur localisation reste encore inconnue mais devrait y figurer le parc naturel marin Normand-Breton (voir article du blog du 19 mai 2010) qui fait actuellement l’objet d’une procédure visant à sa création à l'horizon 2012, entre le cap Fréhel et la Hague.

Les parcs naturels marins qui s’inscrivent dans l’objectif de Grenelle de la mer de 2009, visent à protéger la biodiversité marine par la création d’aires marines protégées.

Le Grenelle de la Mer fixe en effet un objectif ambitieux pour les aires marines protégées : 20 % des eaux sous juridiction française d’ici 2020.


Relire aussi les articles du blog 30/09/2010, du 29/09/2010, du 03/08/2010.

Pour mémoire rappelons que le parc naturel marin est :

- un espace délimité, uniquement marin, dans lequel coexistent un patrimoine naturel remarquable et des activités socio-économiques importantes,
- sur lequel est fixé un double objectif de protection de la nature et de gestion durable des ressources,
pour lequel est mis en place un conseil de gestion associant les collectivités (et leurs groupements), les socioprofessionnels, les usagers et l’Etat (minoritaire).

Le parc naturel marin n’est un espace réglementé que si le conseil de gestion l’estime nécessaire et propose aux autorités compétentes les mesures correspondantes.
Conçu comme un outil de gouvernance permettant d’associer l’ensemble des acteurs concernés, le parc naturel marin est créé par décret, après enquête publique organisée sur le territoire des communes littorales directement intéressées par le projet.

Le décret fixe les limites du parc naturel marin, la composition de son conseil de gestion, et arrête les orientations de gestion en matière de connaissance et de conservation du patrimoine et du milieu marin dans une optique de développement durable.




Pour aller plus loin :





- retrouver l'intervention de François Gauthiez, directeur adjoint des Aires marines protégées aux entretiens Science et Ethique 2010 sur le thème "Politiques maritimes en Europe : gouvernance, ambitions".




Article RH 3B Conseils
Source : ministère de l'écologie / parc marin d'Iroise / entretiens Science et Ethique