lundi 19 juillet 2010

Exposition « La Jeanne d’Arc : dernière mission » au Château de Brest


La Jeanne d’Arc est une légende vivante.
De New York à Valparaiso, de Rio à Hong Kong, de Vladivostok à Dakar, ce porte-hélicoptères aura embarqué plus de 15 000 marins et formé plus de 6 400 officiers en 45 ans de service actif et autant de campagnes.

Elle aura ainsi parcouru près d’1,8 million de milles nautiques, soit l’équivalent de 79 tours du monde ou 9 fois la distance Terre-Lune, et effectué près de 800 escales.

Au cours de ce demi-siècle au service de la France, la Jeanne d'Arc a été le témoin actif d'évènements qui ont marqué l'Histoire : catastrophes climatiques, guerres et tensions internationales ou encore plus récemment, piratages maritimes : la "Jeanne" c’était tout cela.

L’ultime campagne
Dernières vagues fendues, derniers miles parcourus, derniers exercices, dernières escales : cette 45e et ultime campagne a eu sans doute une saveur bien particulière dans le cœur des 600 marins qui, pour la dernière fois, ont pris la mer, six mois durant. Accompagnée de la frégate Courbet, la Jeanne d’Arc a encore une fois accompli ses missions : la formation des élèves officiers, le maintien de la paix, la lutte contre les trafics illicites, la sauvegarde maritime et la coopération de défense. 
Mais aujourd’hui, la "Jeanne" passe le relais, le démantèlement est proche.


L’exposition : un hommage en images
Des machines au pont d'envol, des escales au passage de la Ligne, 70 photographies et deux films documentaires retracent l'aventure maritime exceptionnelle de cette dernière campagne.
Plongés dans les entrailles du porte-hélicoptères, deux photographes de la Marine ont pu saisir sur le vif tous les visages de vie à bord et au-delà du bord. Au crépuscule de la vie du navire, leur travail est d’autant plus saisissant et émouvant.


L'exposition est présentée au Musée national de la Marine
 - Château de Brest jusqu'au 31 décembre 2010.

Article RH 3B Conseils
Sources : Musée de la Marine

samedi 17 juillet 2010

La Louve retrouve le port du Conquet

Le Conquet - Finistère (France -U.E) - 17/07/2010 - 3B - Pour la fête de la SNSM du Conquet le dimanche 18 juillet la vedette de sauvetage a retrouvé un comore à son port d’attache du Conquet depuis ce matin. Elle avait été obligée de quitter son mouillage le dimanche 11 juillet dernier et était accueillie temporairement à la base navale de Brest.

La création d'une SNSM dans un port est souvent liée à un drame en mer. Il en existe 255 soit permanentes, soit saisonnières ouvertes l'été (une centaine), réparties sur les cotes de France et dans les départements d’outre-mer.
Au Conquet, " en 1854, le peintre Théodore Gudin voit son frère périr dans un naufrage. Jean-Pierre Clochon, a livré à Ouest France l’histoire de la création en 1867 de la SNSM dans ce petit port de pêcheurs de la mer d’Iroise, entouré de récifs et de forts courants. L'abri du premier canot se trouvait en haut de la pointe Saint-Christophe. Le Mallats-Desmortiers mesurait 10 m. Il était en bois, à rames et on l'amenait à l'eau sur des rails. Depuis, une dizaine de bateaux de sauvetage se sont succédés au Conquet : le Lieutenant Pierre-Géruze, le Patron Aristide-Lucas, la Jeanne-Pierre … La Louve … baptisée au champagne le 26 mai 2006 par Anne Liardet navigatrice qui prépare le Vendée Globe de 2012 et la Course du Rhum en 2014. La Fête du Conquet permet de collecter des dons et de mieux faire connaître le rôle de ces sauveteurs des mers. Rendez-vous demain dimanche au Port du Conquet à partir de midi
Article : BB
Sources : Ouest France/ Le Télégramme/ Jean-Pierre Clochon/ 3B Conseils

vendredi 16 juillet 2010

Succès pour Connie Hedegaard Commissaire européenne pour le changement climatique !


La France, l’Allemagne et le Royaume-Uni d’accord pour 30% de réduction des émissions de carbone !

L’Europe travaille à la mise en œuvre de son paquet Climat Energie (adopté fin 2008 sous Présidence française de l’UE). De nombreuses personnalités pensent nécessaire de maintenir et d’augmenter le niveau d’ambition des pays développés pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. De nouvelles stratégies pour les énergies renouvelables se mettent en place. La tribune publiée hier dans les journaux : Le Monde, le Frankfurter Allgemeine Zeitung et le Financial Times par Jean-Louis Borloo, Chris HUHNE et Norbert RÖTTGEN démontre peut-être que ses rencontres et la visite du 8 juillet à Paris de la Commissaire au Climat Connie Hedegaard portent ses fruits lorsqu’elle déclare « Taxez ce que vous brûlez, pas ce que vous gagnez ». (cf annonce sur le site du MEEDDM).

« Les efforts actuellement déployés par l’Europe pour sortir de la récession ne doivent pas nous faire oublier la question urgente du modèle économique que nous désirons construire.
Si nous ne faisons pas en sorte que la reprise économique mette nos pays sur la voie d’un modèle durable à faibles émissions de carbone, l’incertitude demeurera et nous devrons faire face aux coûts significatifs engendrés par la volatilité des prix de l’énergie et par un climat de plus en plus instable.
Pourtant, une formidable occasion s’offre à nous : celle du renforcement de notre propre reprise économique, de l’amélioration de notre sécurité énergétique et de la lutte contre le changement climatique par le développement des secteurs énergétiques à faibles émissions de carbone et de l’exploitation de nouvelles sources d’emplois et d’exportations.
Mais l’Europe n’est pas seule. Une course mondiale vers une économie durable à faibles émissions de carbone a commencé. Les concurrents économiques de l’Europe ne sont pas en reste.
La principale question à laquelle l’Europe est confrontée est de savoir si elle sera capable de saisir cette occasion, en conduisant le monde dans ses efforts de création de ce nouveau modèle à faibles émissions de carbone, en vue de renouer avec la croissance économique.
Nous sommes convaincus qu’elle en est capable ; les incitations susceptibles de provoquer les changements requis en matière de modèles d’investissement ne sont cependant pas en place.
L’objectif actuel de l’Union européenne (UE) visant à une réduction des émissions de carbone de 20 % d’ici à 2020 par rapport à 1990 constitue un obstacle essentiel ; c’est un objectif qui semble en effet désormais insuffisant pour effectuer une transition vers un modèle faiblement consommateur de carbone.
Après tout, la récession elle-même a entraîné une réduction des niveaux d’émissions du secteur marchand de l’UE de 11 % par rapport à la période d’avant la crise.
Du fait en partie de cette diminution, le cours actuel du carbone est largement trop bas pour entraîner des investissements significatifs dans des emplois et des technologies verts.
Si nous nous en tenons à ce taux de 20 %, l’Europe est susceptible de perdre cette course vers un modèle à faibles émissions de carbone face à des pays tels que la Chine, le Japon ou les États-Unis. Ceux-ci s’efforcent en effet de créer un environnement plus attractif pour les investissements en adoptant des politiques de promotion des modèles à faibles émissions de carbone, et en canalisant les ressources de leurs plans de relance vers des investissements dans des activités à faibles émissions de carbone.
C’est pourquoi nous sommes aujourd’hui convaincus de la nécessité, pour l’UE, d’adopter un objectif de réduction des émissions de carbone de nature à véritablement inciter à l’innovation et à l’action dans le contexte international : une réduction de 30 % d’ici à 2020. Cela représenterait une véritable tentative de limitation de l’augmentation de la température mondiale à deux degrés – soit le seuil critique au-delà duquel le danger climatique sera important –, en renforçant la détermination de ceux qui préconisent déjà une action ambitieuse et en encourageant davantage les pays attentistes. Cela constituerait également un choix économique judicieux.

En adoptant un objectif plus ambitieux, non seulement l’UE influerait directement sur l’évolution des cours du carbone d’ici à 2020, mais elle enverrait également un signal fort quant à sa détermination à mettre en place un cadre politique propice à l’émergence, sur le long terme, d’un modèle à faibles émissions de carbone. Nous ne devons pas perdre de vue que ce sera le secteur privé qui fournira la très grande majorité des investissements requis pour la construction de ce modèle ; le passage à un objectif de réduction de 30 % permettrait une certitude et une prévisibilité accrues pour les investisseurs.

Les entreprises européennes sont déjà en position de tirer profit de ces nouvelles occasions. Leur part de marché internationale actuelle s’élève à 22 % du secteur des biens et des services faiblement consommateurs de carbone, grâce au rôle de leader joué dès le début par l’Europe en matière de lutte contre le changement climatique. Mais le reste du monde rattrape son retard. Les engagements de Copenhague, bien que moins ambitieux qu’escomptés, ont entraîné un effort généralisé, en particulier en Chine, en Inde et au Japon.
Il apparaît d’autant plus opportun de mener des actions précoces que cela permettrait de réduire les coûts, d’après les estimations. En raison de la baisse des émissions due à la récession, le coût annuel de la réalisation de l’objectif de réduction de 20 % d’ici à 2020 a baissé d’un tiers, passant de 70 à 48 milliards d’euros.
Le coût d’un passage à 30 % est désormais estimé à 11 milliards d’euros de plus que le passage originel à un objectif à 20 % de réduction, soit un surcoût de moins de 0,1 % de la valeur de l’économie de l’UE. De plus, un report de l’engagement de l’Europe comporterait un coût élevé : d’après l’Agence internationale de l’énergie (AIE), le coût de chaque année de retard de l’investissement dans les sources d’énergie à faible émission serait compris entre 300 et 400 milliards d’euros au niveau mondial.

Ces coûts ont en outre été calculés sur la base d’une hypothèse prudente d’un baril de pétrole à 88 dollars US en 2020. Or, étant donné les contraintes qui pèsent actuellement sur les investissements axés sur l’offre, la croissance rapide de la consommation en Asie et les retombées de la marée noire au Golfe du Mexique, les cours du pétrole pourraient continuer d’augmenter ; selon un des scénarios de la AIE, celui-ci pourrait atteindre le montant nominal de 130 dollars US le baril. L’augmentation des prix du pétrole entraînerait une diminution du coût de la réalisation de l’objectif de réduction des émissions de carbone quel qu’il soit, et, selon certains scénarios, les retombées économiques directes de la réalisation de l’objectif de 30 % s’avéreraient, au bout du compte, positives. Les entreprises et les ménages économiseraient davantage, grâce à une diminution de leur consommation d’énergie - et, par voie de conséquence, des importations-, et cet objectif n’entraînerait pas de coûts supplémentaires pour l’économie.

Certains secteurs à forte consommation d’énergie devront affronter des coûts plus élevés que la moyenne. Nous essayons déjà de les protéger par l’allocation gratuite de quotas d’émissions quand utile, et des mesures alternatives pourraient s’avérer nécessaires, à terme, pour empêcher les fuites de carbone. La véritable menace à laquelle ces secteurs sont confrontés n’est cependant pas celle des prix du carbone mais celle de l’effondrement de la demande sur les marchés européens du bâtiment et des travaux public. Le moyen le plus sûr d’augmenter la demande des matériels induite par ces secteurs est de mettre en place des incitations à l’investissement dans des infrastructures à grande échelle et à faibles émissions de carbone -utilisateurs voraces d’acier, de ciment, d’aluminium et de produits chimiques-. Nos départements ministériels chargés de l’industrie travaillent avec ces secteurs afin de s’assurer qu’ils gèrent cette transition avec efficacité, et nous nous efforçons de maximiser les chances de l’industrie de l’UE.

Nous devons donner à nos entreprises la possibilité de se développer sur le plan national tout en continuant d’affronter la concurrence internationale. Le passage aux 30 % entraînerait au moins un doublement des marchés à faibles émissions de carbone par rapport au maintien de l’objectif actuel de 20 %. L’essentiel du surplus de croissance concernerait les secteurs porteurs tels que celui des activités relatives aux économies d’énergie.

Esquiver la discussion sur les 30 % nous conduirait à un ralentissement dans notre course à la réduction des émissions de carbone. Nos entreprises gagneraient une précieuse avance si nous prenions rapidement les mesures nécessaires. C’est pourquoi nous croyons que le passage à l’objectif d’un taux de 30 % de réduction des émissions est le bon choix pour l’Europe. C’est une politique favorable à l’emploi, à la croissance, au renforcement de la sécurité énergétique et à la lutte contre le risque climatique. C’est avant tout une politique pour l’avenir de l’Europe ».

• Jean-Louis BORLOO, ministre d’État, ministre de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement durable et de la Mer, en charge des Technologies Vertes et des Négociations sur le Climat
• Norbert RÖTTGEN, ministre fédéral de l’Environnement, de la Protection de la Nature et de la sécurité nucléaire d’Allemagne (parue dans « Frankfurter Allgemeine Zeitung »)
• Chris HUHNE, ministre britannique l’Environnement (parue dans « Financial Time »)


Retrouver également l'interview de Connie Hedegaard par Brigitte Bornemann lors du SIREME en 2007

sources : FT/ Le Monde/ Frankfurter Allgemeine Zeitung/ Libération/ Reuters / 3B Conseils
photo : www.kemin.dk
pour mémoire article de Reuters sur les emplois verts en Europe paru sur Reuters le 16 juin 2010

jeudi 15 juillet 2010

Développer le navire du futur


Le navire du futur est une des problématiques ayant l'objet d'une attention suivie dans le cadre du Grenelle de la mer. L’éco-conception concerne les bâtiments des cinq marines : Marine marchande, défense, pêche, plaisance et scientifique. Pour les professionnels de la mer, le bateau du futur doit être équipé de modes de propulsion économes en énergie et en émission de CO2. La maintenance et la fin de vie des bateaux sont intégrées dans la démarche écologique pour atteindre un objectif : produire des navires plus sûrs, plus propres et plus économes en énergie.


C'est ce thème qui a réuni récemment, sous l’égide du Pôle Mer Bretagne, une quarantaine d’industriels et d’acteurs de la recherche en Bretagne, Basse-Normandie et Pays de La Loire pour faire le point sur la R&D et sur les orientations actuelles de l’industrie navale française.

Parmi les pistes de travail pour le développement du « navire du futur » : le navire de l'après-pétrole, l'hydrogénier, le navire sans équipage, le navire modulaire « multi purpose », le train des mers ou « sea train », le navire lourd ultra-rapide à faible consommation, l'île flottante.
Pour plus d’informations :

Sur les nombreuses questions abordées durant cette rencontre nous retiendrons notamment :

Le volet « navire de pêche du futur »

C’est ainsi que le président de l'Institut maritime de Prévention - Georges Tourret - a commenté ce volet « navire de pêche du futur » au Grenelle de la Mer ( la réglementation actuelle date de 25 ans). Il faut selon lui « décontraindre » la jauge, pour travailler à bord dans de meilleures conditions de sécurité.

Une augmentation des espaces disponibles permettrait aussi d'aller vers une meilleure adaptabilité des navires : outils de pêche durable plus encombrants, embarquement de passagers pour le « pescatourisme », récupération de macro-déchets, services aux énergies marines ou aires marines protégées.

Pour aller vers ces bateaux plus grands, plus longs, qui consomment moins, une expérimentation grandeur nature s’avère nécessaire sans contrainte de jauge. Le de l'Institut maritime de Prévention souhaite par conséquent la réalisation de 5 navires expérimentaux, ciblant divers modes de pêche selon les façades maritimes. Des projets qui nécessiteront l’implication d’un armateur, d’un architecte, d’un chantier naval et d’un institut de recherche, dans le cadre du Grand Emprunt national.


La réduction de la dépendance énergétique à la pêche

Le représentant de la direction des pêches maritimes et de l'aquaculture (DPMA) au ministère de l'agriculture et de la pêche (Mr Guirriec) - a présenté les projets soutenus dans le cadre du plan Barnier sur la « réduction de la dépendance énergétique à la pêche » lancé en 2008.

Cet axe visait un diagnostic énergétique et proposait un soutien à la R&D pour réduire les dépenses en carburant. Quatorze projets ont été sélectionnés en 2009 pour un total de 9 M€ dont 6,5 M€ d'aide publique.
Ces projets touchent cinq domaines de progrès : la performance des carènes, le rendement de la propulsion, un meilleur usage du chalut, l'emploi de nouveaux carburants, des améliorations transverses. Les résultats sont attendus d'ici la fin de l'année pour les projets les plus courts et jusqu'en 2012.

A noter enfin, concernant l’innovation dans le secteur de la pêche, la Commission européenne propose aujourd'hui une démarche globale au sein d'une plate-forme technologique spécifique. Elle s'articule autour de 6 groupes de travail dont trois concernent la conception et l'équipement des navires de pêche. Plus d'informations ICI .

Sur l'aspect de réduction de la dépendance énergétique des expérimentations sont en cours à Douarnenez, pour produire du biodiesel d'origine animale à partir de résidus des industries agroalimentaires ou halieutiques et des algues, pour les bateaux de pêche.

 Le groupement Agrogasoil porté par la Société Le Floch Dépollution, a engagé des tests puis un processus de fabrication de ce biocarburant. ( voir article du blog du 21 décembre 2009)

Par ailleurs, s'agissant des questions liées à la vie des déchets de la filière pêche et au recyclage de ces déchets à bord des navires, rappelons que les Journées Science et Ethique découverte à destination des scolaires organisées par 3B Conseils à Concarneau, avaient retenu comme thème central pour 2009 : « A la pêche aux déchets », en traitant notamment



Un co-produit est une matière créée en même temps que la capture et la transformation d’un poisson : pêches accessoires (poissons capturés accidentellement), têtes de poissons, écailles,... C’est un produit inévitable, mais que l’on peut utiliser et valoriser !



A noter sur vos agendas : Les entretiens Science et Ethique 2010 (18 et 19 octobre 2010) à Brest Océanopolis auront pour thèmes "Villes et Ports du Futur : énergies renouvelables de la mer et aménagement du territoire".

Sources : Pôle Mer / RH 3B Conseils
illustration Ensieta

mardi 13 juillet 2010

Des capteurs sur les navires marchands pour comprendre le rôle des océans sur le climat ?

S’il est prouvé que les océans captent une grande partie du dioxyde de carbone présent dans l'atmosphère, toutefois, le processus par lequel ce phénomène se produit est encore mal connu.

C’est dans ce cadre que l'Institut Leibniz des sciences marines (IFM-GEOMAR) veut mettre en place un réseau de capteurs sur les navires marchands suffisamment étendu pour répondre à de nombreuses interrogations.

La création de ce réseau, qui a pour but de mieux comprendre le rôle des océans dans le phénomène de changement climatique global, fait partie du projet OCEANET, lancé en 2008 et qui vise à étudier les échanges d'énergie et de matière entre l'atmosphère et les océans.

Ce système de capteurs a préalablement été testé sur le navire de recherche allemand Polarstern et semble désormais avoir atteint un stade de développement suffisamment avancé pour équiper des navires non spécialisés et fonctionner de manière autonome. Le test du système de capteurs embarqués à destination des navires marchands conduit sur le Polarstern était le dernier d'une série de cinq


Pour en connaître plus sur ce phénomène, il faut entreprendre de nombreux relevés, que seuls les navires de recherche étaient jusqu'ici capables d'opérer. Or ces mesures ponctuelles ne s'avéraient pas suffisantes pour comprendre le système d'échange atmosphère-océans dans son ensemble. C’est la raison qui a motivé les scientifiques à initier ce réseau de capteurs embarqués sur des navires marchands.

Le système de capteurs serait d'après l'IFM-GEOMAR équivalent à celui que l'on trouve dans les stations météorologiques à terre. Les premiers navires devront être équipés avec ce système de capteurs dès la fin 2010. Dans le cadre du projet OCEANET, l'IFM-GEOMAR prévoit, en outre, l'utilisation de robots sous-marins autonomes.

Rappelons que les entretiens Science et Ethique 2009 « l’Heure bleue : le changement climatique et les énergies de la mer » ont traité des questions liées aux conséquences du changement climatique sur les océans.

Nous vous invitons à retrouver quelques des interventions sur ce sujet :

- « Management du projet européen sur les conséquences du changement climatique : l'acidification des océans », par Lina Hansson, project manager du projet EPOCA (European Project on Ocean Acidifacation - Laboratoire d'océanographie de Villefranche sur Mer en partenariat avec Roscoff, l'IPEV...) ICI

- « Le rôle tampon de l’océan dans l’absorption du CO2 et conséquences dans le cadre du changement climatique", par Sabrina Speich, (Italie) chercheur au Laboratoire de Physique des Océans, LPO-IUEM-UBO ICI

- « Point sur les émissions de GES du transport maritime des marchandises, des détroits aux grandes villes » par Juan Baztan, chercheur et Président du réseau Marine Sciences for Society ICI 
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 Sources Die Welt / ADIT / science-allemagne.fr/ entretiens Sciences et Ethique / RH – 3B Conseils
illustration tirée de la présentation de Sabrina Speich pour les entretiens Science et Ethique