En cette année internationale des récifs coralliens, les coraux de Nouvelle-Calédonie viennent d’être inscrit au patrimoine de l’UNESCO. Les lagons et les récifs offrent un habitat pour nombre de poissons, tortues et mammifères marins en danger dont la troisième plus large population de dugongs du monde. Trois types d’outils réglementaires pour la protection de la nature cœxistent, il s’agit des : réserve naturelle intégrale, correspondant au niveau de protection Ia de l’UICN ; réserve spéciale marine et réserve spéciale de faune, pouvant correspondre à différents niveaux de protection de l’UICN (Ia, Ib et VI) ; parcs territoriaux, pour les milieux terrestres uniquement. Au total, le territoire possède 16 Aires Marines Protégées qui correspondent à une surface marine totale de 43440 ha, mais ne représentent finalement que 1,09 % des récifs coralliens du territoire. La plus ancienne AMP date de 1970 (c’est en fait la plus ancienne de France). Il s’agit de la réserve Yves Merlet dans le Sud, seule réserve intégrale du territoire. Pour découvrir la diversité biologique de ce milieu et comprendre pourquoi il est menacé, profitez de l’évènement Brest 2008 pour venir visiter l’exposition « Chaud les coraux » supervisée par l’expert international des massifs coralliens Bernard Salvat, à Océanopolis. Pour en savoir plus, Magazine Nautilus (n°12).
Références : 3B Conseils, Commission française pour l’UNESCO, UICN, IRD, Cedre, Aquarium tropical du Palais de la Porte Dorée.
Le blog propose une veille internationale et régionale sur les sujets traités par les entretiens dédiés aux énergies de la mer dans le cadre de "Science et Ethique ou le devoir de parole" (technologies marines, énergies, aménagement du territoire, économie de la mer…). Il permet de suivre les principales évolutions des politiques maritimes à travers l'actualité médias.
jeudi 10 juillet 2008
vendredi 27 juin 2008
Hommage à Lucien Laubier
Arielle Cassim, journaliste à Radio France Internationale (RFI), vient tous les ans à Brest à l’occasion des entretiens Science et Ethique. En hommage à Lucien Laubier elle a rediffusé le 22 juin 2008 sa dernière interview réalisée dans le cadre de la journée mondiale de l'Océan de juin 2007. Vous pouvez ré-écouter l'émission en cliquant sur : RFI
jeudi 12 juin 2008
Le Port autonome de Dunkerque décide la poursuite d’un terminal méthanier à Clipon
12 juin 2008 - Courant 2006, le Port Autonome de Dunkerque (PAD) a lancé un appel à projets pour la réalisation d'un terminal méthanier sur la zone industrielle portuaire Dunkerque. Il réceptionnera les cargaisons de gaz naturel liquéfié (GNL) de navires parmi les plus imposants du monde. Le GNL y sera regazéifié avant de rejoindre les réseaux de distribution terrestres.
Parmi les cinq réponses reçues, le Conseil d'Administration du PAD avait sélectionné la candidature d'EDF le 6 octobre 2006. En mars 2007, les deux maîtres d'ouvrage du projet, PAD et EDF, ont saisi la Commission Nationale du Débat Public (CNDP) qui, par ses décisions des 4 avril et 25 juillet 2007 a décidé d'organiser un Débat Public sous la présidence particulière de Pierre-Frédéric Ténière-Buchot. Compte tenu du niveau d'investissement envisagé et des possibles incidences en matière d'environnement, la CNDP a considéré opportun d'organiser un débat public. La même décision a été prise pour des projets similaires au Verdon-sur-mer à la pointe de l'estuaire de la Gironde et à Antifer près du Havre. Des débats publics pour des projets d’opérateurs privés étaient une première en France.
9 réunions de consultation et de débat avec le public concerné ont été tenues entre le 17 septembre et le 14 décembre 2007.
Conformément à cette règle, le Conseil d'Administration du PAD, réuni le 6 juin 2008, a pris la décision de poursuivre le projet de terminal méthanier, sous réserve de la décision d'EDF qui interviendra quant à elle début juillet, une fois ses instances internes réunies. Le Conseil d'administration du PAD a également, au cours de sa séance, retenu le site du Clipon, en adaptant le projet initial aux contraintes environnementales. Le nouveau plan masse du terminal réduit de manière notable son impact environnemental.
Projet majeur pour le port et la région Nord-Pas de Calais, ce terminal méthanier prévu pour 2012 représente un investissement de 700 millions d'euro pour EDF, 300 millions d'euro pour GRT GAZ et 50 à 70 millions d'euro pour le PAD. Il devrait générer à lui seul un trafic de l'ordre de 4 à 5 MT /an (Dunkerque, 3ème port de France affiche un trafic annuel de plus de 57 MT/an). D'autres retombées économiques et sociales sont attendues à terme : 20 millions d'euro de taxes professionnelles et foncières pour les collectivités, 50 emplois directs et 100 emplois indirects, et jusqu'à 1200 emplois sur le chantier du futur site en période de pointe. Avec un transit de 6 milliards de mètre cubes de gaz liquéfié par an, ce projet marquera pour EDF un pas significatif sur le marché du GNL. Le groupe entend peser 15% du marché européen d'ici 2015.
Veille économique et environnementale sur l'évolution du littoral et de son patrimoine, en prévision des entretiens Science et Ethique qui se tiennent à Brest du 15 au 17 oct. 2008, en partenariat avec Sea Tech Week.
Sources : BBB/3B Conseils, Port de Dunkerque, CNDP, Enerzine.
Parmi les cinq réponses reçues, le Conseil d'Administration du PAD avait sélectionné la candidature d'EDF le 6 octobre 2006. En mars 2007, les deux maîtres d'ouvrage du projet, PAD et EDF, ont saisi la Commission Nationale du Débat Public (CNDP) qui, par ses décisions des 4 avril et 25 juillet 2007 a décidé d'organiser un Débat Public sous la présidence particulière de Pierre-Frédéric Ténière-Buchot. Compte tenu du niveau d'investissement envisagé et des possibles incidences en matière d'environnement, la CNDP a considéré opportun d'organiser un débat public. La même décision a été prise pour des projets similaires au Verdon-sur-mer à la pointe de l'estuaire de la Gironde et à Antifer près du Havre. Des débats publics pour des projets d’opérateurs privés étaient une première en France.
9 réunions de consultation et de débat avec le public concerné ont été tenues entre le 17 septembre et le 14 décembre 2007.
Conformément à cette règle, le Conseil d'Administration du PAD, réuni le 6 juin 2008, a pris la décision de poursuivre le projet de terminal méthanier, sous réserve de la décision d'EDF qui interviendra quant à elle début juillet, une fois ses instances internes réunies. Le Conseil d'administration du PAD a également, au cours de sa séance, retenu le site du Clipon, en adaptant le projet initial aux contraintes environnementales. Le nouveau plan masse du terminal réduit de manière notable son impact environnemental.
Projet majeur pour le port et la région Nord-Pas de Calais, ce terminal méthanier prévu pour 2012 représente un investissement de 700 millions d'euro pour EDF, 300 millions d'euro pour GRT GAZ et 50 à 70 millions d'euro pour le PAD. Il devrait générer à lui seul un trafic de l'ordre de 4 à 5 MT /an (Dunkerque, 3ème port de France affiche un trafic annuel de plus de 57 MT/an). D'autres retombées économiques et sociales sont attendues à terme : 20 millions d'euro de taxes professionnelles et foncières pour les collectivités, 50 emplois directs et 100 emplois indirects, et jusqu'à 1200 emplois sur le chantier du futur site en période de pointe. Avec un transit de 6 milliards de mètre cubes de gaz liquéfié par an, ce projet marquera pour EDF un pas significatif sur le marché du GNL. Le groupe entend peser 15% du marché européen d'ici 2015.
Veille économique et environnementale sur l'évolution du littoral et de son patrimoine, en prévision des entretiens Science et Ethique qui se tiennent à Brest du 15 au 17 oct. 2008, en partenariat avec Sea Tech Week.
Sources : BBB/3B Conseils, Port de Dunkerque, CNDP, Enerzine.
mercredi 11 juin 2008
Extension du port de Saint-Nazaire: Bruxelles met en garde la France
11 juin 2008 - La Commission européenne a envoyé jeudi un dernier avertissement avant saisine de la justice européenne à la France, qui n'a pas pris les mesures adéquates pour compenser la destruction de zones protégées dans le projet d'extension du port de Nantes-Saint-Nazaire.
Paris avait annoncé en 2006 l'extention de ce port, sur l'estuaire de la Loire, à une zone où il détruira 50 hectares de zones humides protégées dans le cadre de la directive Natura 2000 (Pays de la Loire/ Loire Atlantique - http://natura2000.environnement.gouv.fr/regions/departements/DEPFR511.html). En mars 2007, la Commission avait adressé un premier avertissement à la France, en estimant que les "mesures compensatoires" prévues n'étaient pas suffisantes.
Mais "malgré cet avertissement, les mesures compensatoires n'ont pas été améliorées", a indiqué jeudi la Commission dans un communiqué. La directive Natura 2000 permet dans certaines conditions la destruction d'une zone protégée, mais il doit alors y avoir une sorte de compensation de nature perdue, en désignant par exemple un nouveau site protégé. Si la France ne se conforme pas aux exigences de la Commission d'ici deux mois, elle pourra être renvoyée devant la Cour européenne de Justice. Les travaux d'extension du port n'ont pas encore commencé.
Le Port Autonome représente 60 % du trafic portuaire sur la façade Atlantique. Une croissance totale sur les trois dernières années qui s’élève à 12 % contre 6,2 % sur le plan national. Il traite annuellement environ 34,1 millions de tonnes (chiffres 2007) de marchandises (dont 77% d'hydrocarbures), et environ 3,1 millions de tonnes de trafic fluvial interne.
Son chiffre d'affaires 2007 est de 84 millions d'euros, ses investissements de 27 millions d'euros et ses effectifs de 710 personnes. Plus de 3000 navires marchands y escalent chaque année. L'activité logistique y génère 2,7 milliards d'euros de valeur ajoutée et plus de 26 000 emplois dans les régions de l'Ouest de la France.
Repères Le Moniteur.com 10 juin 2008
Actuellement, la Commission reproche à la France 35 infractions au droit communautaire environnemental, contre 53 à l’Italie, 46 à l’Espagne et 36 à l’Irlande.
Histoire :
A l'âge de bronze (environ – 2 500 à – 500) des hommes vivent en bordure des vasières de Penhoët à Saint-Nazaire et sur les sites nantais au Jardin des Plantes et à la prairie de Mauves à Nantes.
- 900 avant Jésus Christ : Le port de Nantes naît du commerce du bronze. Outre l'étain, le cuivre et le bronze, le port voit transiter salaisons, cuirs et céréales. Viendra ensuite le commerce du sel et le vin.
- au XIVè siècle : Pour défendre l'estuaire, Nantes devient un port militaire. - En 1808, Napoléon 1er descendant la Loire jusqu'à la mer, découvre Saint-Nazaire, bourgade de pêcheurs. Il charge deux ingénieurs d'y étudier la création d'un nouveau port.
- En 2007, c’est le quatrième port français, premier port agro-alimentaire. Il tient la première place de négoce de bois (terminaux de Cheviré à Nantes). Le terminal méthanier de Montoir est le plus important d'Europe. Sa capacité annuelle est de 10 milliards de m3 de gaz. Le trafic énergétique comprend environ 75 % d'importation.
Veille économique et environnementale sur l'évolution du littoral et de son patrimoine, en prévision des entretiens Science et Ethique qui se tiennent à Brest du 15 au 17 oct. 2008, en partenariat avec Sea Tech Week.
Sources : Port de Nantes, Le Moniteur, BBB/3B Conseils.
Paris avait annoncé en 2006 l'extention de ce port, sur l'estuaire de la Loire, à une zone où il détruira 50 hectares de zones humides protégées dans le cadre de la directive Natura 2000 (Pays de la Loire/ Loire Atlantique - http://natura2000.environnement.gouv.fr/regions/departements/DEPFR511.html). En mars 2007, la Commission avait adressé un premier avertissement à la France, en estimant que les "mesures compensatoires" prévues n'étaient pas suffisantes.
Mais "malgré cet avertissement, les mesures compensatoires n'ont pas été améliorées", a indiqué jeudi la Commission dans un communiqué. La directive Natura 2000 permet dans certaines conditions la destruction d'une zone protégée, mais il doit alors y avoir une sorte de compensation de nature perdue, en désignant par exemple un nouveau site protégé. Si la France ne se conforme pas aux exigences de la Commission d'ici deux mois, elle pourra être renvoyée devant la Cour européenne de Justice. Les travaux d'extension du port n'ont pas encore commencé.
Le Port Autonome représente 60 % du trafic portuaire sur la façade Atlantique. Une croissance totale sur les trois dernières années qui s’élève à 12 % contre 6,2 % sur le plan national. Il traite annuellement environ 34,1 millions de tonnes (chiffres 2007) de marchandises (dont 77% d'hydrocarbures), et environ 3,1 millions de tonnes de trafic fluvial interne.
Son chiffre d'affaires 2007 est de 84 millions d'euros, ses investissements de 27 millions d'euros et ses effectifs de 710 personnes. Plus de 3000 navires marchands y escalent chaque année. L'activité logistique y génère 2,7 milliards d'euros de valeur ajoutée et plus de 26 000 emplois dans les régions de l'Ouest de la France.
Repères Le Moniteur.com 10 juin 2008
Actuellement, la Commission reproche à la France 35 infractions au droit communautaire environnemental, contre 53 à l’Italie, 46 à l’Espagne et 36 à l’Irlande.
Histoire :
A l'âge de bronze (environ – 2 500 à – 500) des hommes vivent en bordure des vasières de Penhoët à Saint-Nazaire et sur les sites nantais au Jardin des Plantes et à la prairie de Mauves à Nantes.
- 900 avant Jésus Christ : Le port de Nantes naît du commerce du bronze. Outre l'étain, le cuivre et le bronze, le port voit transiter salaisons, cuirs et céréales. Viendra ensuite le commerce du sel et le vin.
- au XIVè siècle : Pour défendre l'estuaire, Nantes devient un port militaire. - En 1808, Napoléon 1er descendant la Loire jusqu'à la mer, découvre Saint-Nazaire, bourgade de pêcheurs. Il charge deux ingénieurs d'y étudier la création d'un nouveau port.
- En 2007, c’est le quatrième port français, premier port agro-alimentaire. Il tient la première place de négoce de bois (terminaux de Cheviré à Nantes). Le terminal méthanier de Montoir est le plus important d'Europe. Sa capacité annuelle est de 10 milliards de m3 de gaz. Le trafic énergétique comprend environ 75 % d'importation.
Veille économique et environnementale sur l'évolution du littoral et de son patrimoine, en prévision des entretiens Science et Ethique qui se tiennent à Brest du 15 au 17 oct. 2008, en partenariat avec Sea Tech Week.
Sources : Port de Nantes, Le Moniteur, BBB/3B Conseils.
jeudi 22 mai 2008
Préserver l'obscurité du ciel nocturne
PARIS - 22/05/2008 - Retour à la densité de la nuit pour notre ciel. C'est un projet de loi qui pourrait rendre toute son immensité à la nuit. De nombreux lampadaires qui bordent le littoral et qui éclairent les rues des villes nuisent à la contemplation des cieux. Une proposition de loi proposée par Eric Diard, député des Bouches-du-Rhône (12ème circonscription) qui vise à lutter contre «les pollutions lumineuses nocturnes» a été déposée le 7 mai à l’Assemblée nationale. Les 30 députés cosignataires trouvent la «mise en valeur» des édifices à caractère commercial, des sites naturels, souvent disproportionnée et soulignent «l’énergie gaspillée» ainsi. L’unique article de la proposition de loi propose que soit ajoutée au Code de l’environnement la disposition suivante: «les installations intérieures d’éclairage publiques ou privées (…) peuvent être soumises à des prescriptions générales en vue de limiter l’émission des sources lumineuses sans nécessité.» Un premier pas, encore insuffisant juge Paul Blu, président de l'Association nationale pour la protection du ciel et de l'environnement nocturne (ANPCEN), près d'Angers, qui réclame des réductions contraignantes de puissance et des coupures nocturnes. Non seulement l'ANPCEN plaide pour les insectes qui viennent s'écraser sur les projecteurs en été, pour les vers luisants qui ne trouvent plus leur femelle ou les coqs qui chantent en pleine nuit... (la production d'un kilowatt d'électricité provoque l'émission de 110g de CO2, selon l'Ademe). L'intensité de l'éclairage a doublé en dix ans: les ampoules sont utilisées en nombre égal alors que leur intensité est passée de 60 à 70 lumens/watt à 120 lumens/watt, poursuit-il. En 2005, la député UMP, aujourd'hui secrétaire d'Etat chargée de l'Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet avait déposé un texte similaire. Autres exemples mémoire pour la ville de Montréal de la fédération des Astronomes amateurs du Québec , ou des commentaires de la société d'Astronomie de Rennes
Documents de référence : 3B Conseils, Journal de l'environnement.fr et ©AFP (21/05/2008)
Documents de référence : 3B Conseils, Journal de l'environnement.fr et ©AFP (21/05/2008)
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