mercredi 25 novembre 2009

L’enjeu du plancton : l’écologie de l’invisible



« Invisible à l’œil nu, le plancton n’en est pas moins un élément essentiel de notre planète. Pourtant, aujourd’hui, l’ensemble des activités terrestres, en particulier le déversement de produits chimiques, de métaux lourds et l’excédent d’engrais, provoquent la dégradation du plancton en quantité et en qualité.

Au travers de ce document (disponible à partir du 27 novembre) publié aux éditions Charles Léopold Mayer Pierre Mollo et Maëlle Thomas-Bourgneuf* nous entraînent à la découverte de ce monde microscopique fascinant et rappellent ainsi son rôle capital dans notre écosystème. Car, s’il est à la base de la chaîne alimentaire marine, le plancton, produit aussi la moitié de l’oxygène de notre planète et pourrait servir à l’alimentation humaine (il contient des antibiotiques naturels et est très riche en vitamines et oligo-éléments).

Mise en place de systèmes d’aquaculture durable, projets d’écloseries, protection de la mangrove (très collectrice de plancton), échanges entre chercheurs, les auteurs s’appuient sur de nombreuses expériences menées de par le monde pour proposer plusieurs modes de sauvegarde du plancton, et pour que le repeuplement des mers ne reste pas une utopie »

* Les auteurs :
Pierre Mollo est enseignant-chercheur, spécialiste du plancton. Il a réalisé des films sur le monde marin et co-anime le site www.plancton-du-monde.org avec Océanopolis

Maëlle Thomas-Bourgneuf, enseignante puis chargée d’études est devenue conceptrice de films, de livres et de site web pour mettre ses compétences au service de l’environnement

Par ailleurs, Pierre Mollo est partenaire de l’exposition “Invisible, zoom sur le plancton” présenté jusqu’à fin janvier 2010 au Centre de la Mer de l’Institut océanographique (Fondation Prince Albert 1er de Monaco).

Sources : éditions ECLM / 3B Conseils

vendredi 20 novembre 2009

Interviews Thalassa de Michel Ricard et Brigitte Bornemann-Blanc des entretiens Science et Ethique

En marge de l'émission Thalassa du 13 novembre dernier, le Professeur Michel Ricard et Brigitte Bornemann-Blanc ont répondu aux questions de Bernard Dussol, rédacteur en chef

Nous publions ci-après ces deux entretiens


Trois questions à Michel Ricard, Président des entretiens Science et Ethique, Responsable du réseau universitaire pour le Bassin méditerranéen et les pays des Balkans.

1/ On constate en France une multiplication d'associations luttant contre l'implantation de champs éoliens offshore. Comment expliquez-vous cette résistance ?

Le problème de certaines associations est double : D'une part, elles n'ont pas une approche globale, transversale des questions abordées, et restent cantonnées dans des approches verticales; en outre, les contacts avec les instances décisionnaires que sont l'État et les collectivités sont limitées du fait d'une démarche trop souvent centralisatrice qui impose plus qu'elle ne propose. D'autre part, il existe encore trop souvent, chez les associations comme chez les autres parties prenantes de notre société, une crainte de perdre sa "clientèle" et sa visibilité en adhérant à des projets ou à des idées qui n'émanent pas directement d'elles : dans ces conditions, il est plus facile de s'opposer que de s'associer. Ces deux raisons expliquent que les démarches de concertation restent encore l'exception en France avec toutes les conséquences prévisibles parmi lesquelles le blocage de la construction des éoliennes offshore à Veullettes sur Mer (Basse-Normandie), par exemple, qui en est la meilleure démonstration.

2/Quelles sont les actions très concrètes qui permettent une sensibilisation du grand public au développement durable ?

Ces actions passent par l'éducation qui doit amener chacun à adopter de nouveaux comportements en accord avec le développement durable. Pour cela, il est primordial que les enjeux soient clairement présentés et expliqués au travers de démarches corrélées d'éducation, de formation et d'information. Ces démarches doivent amener progressivement chacun à une prise de conscience des enjeux présents et à venir. Les changements de comportements ne peuvent pas se décréter, ne peuvent pas être instantanément assimilés et c’est donc une démarche éducative permanente et multiforme, inscrite dans la durée qu’il convient de favoriser sachant que la seule sensibilisation ne peut suffire à atteindre le but recherché.

Malgré la nécessité d'adopter, dans les délais les plus brefs, des changements de comportement cette éducation doit reposer sur des actions concrètes développées en partenariat au plan local, national et européen et en référence à un calendrier précis. Ces actions doivent être évaluées en permanence de manière à ce que les citoyens puissent connaître les avancées et rester mobilisés. Il est important, par exemple, de savoir si les consommations d'énergie baissent, de quelle façon et dans quels secteurs d'activité, et si la part des énergies renouvelables augmente comme cela est souhaité. Autre exemple : est-ce que les mesures visant à limiter les consommations de carburants fossiles où la production de déchets, donnent des résultats ? L'exemple des emballages montre bien que malgré la réglementation, tous les types d’emballages (pour l’alimentaire, l’électronique, les cosmétiques…) continuent d'envahir poubelles et déchetteries.

3/ Les ressources océaniques sont-elles à la base de bouleversements prévisibles dans notre futur quotidien ? Des exemples ?

Les ressources océaniques qui font l'objet d'une exploitation par l'Homme sont nombreuses, qu'elles soient biologiques ou minérales. Quelles que soient ces ressources, elles sont menacées par la surexploitation : les gisements minéraux connus seront épuisés dans les prochaines décennies. Quant aux ressources biologiques, de graves menaces pèsent sur elles en raison de la méconnaissance réelle ou voulue du fonctionnement des écosystèmes marins. En effet la surexploitation des ressources biologiques traditionnelles (poissons, mollusques, crustacés, algues) ne menace pas seulement directement ces ressources, mais toute la chaîne alimentaire à laquelle elles appartiennent ainsi que les sites qui les abritent et qui sont détruits malgré certaines protections en Europe par les engins de pêche (dragues, chaluts), sans oublier les multiples aménagements côtiers particulièrement destructeurs. Outre ces menaces nombreuses et graves qui résultent de la surexploitation, il faut considérer les conséquences de l'augmentation des gaz à effet de serre qui provoquent à la fois un réchauffement des eaux océaniques et une augmentation de l'acidité de ces eaux. Le réchauffement des eaux va avoir deux conséquences : d'une part, une baisse de la production végétale et animale des eaux de surface et, d'autre part, une migration des espèces vers des eaux plus froides et l'apparition de nouvelles espèces, ainsi qu'une perturbation des périodes de production.

Ces deux phénomènes se conjugueront pour causer un appauvrissement marqué des ressources océaniques avec une aggravation du contexte socio-économique. L'augmentation de l'acidité des eaux, causée par une augmentation de la quantité de CO2 atmosphérique capté par les océans, provoque des perturbations de la fixation du calcaire dissous dans les océans par les organismes comme le plancton, les mollusques (huîtres, moules,…), les algues calcaires (présentes dans les eaux tempérées) et les coraux. Ce phénomène entraînera également un appauvrissement des ressources océaniques exploitées par l'Homme et, au-delà, aura des conséquences sur l'environnement dont la portée ne peut pas encore être évaluée.

Propos recueillis par Bernard Dussol


Trois questions à Brigitte Bornemann-Blanc, 
de l’agence 3B Conseils et déléguée générale des entretiens Science et Ethique.


1/Est-ce que l’accumulation d’informations sur le thème du réchauffement climatique ne risque pas de lasser le public, voire de le démobiliser en partie ?

Si on dit parfois que trop d’informations tuent l’information, je pense au contraire qu’elles réveillent les consciences et que leur multiplication et surtout leur diversité constituent une chance. Les changements climatiques ont certes toujours existé dans les cycles d’évolution de notre planète comme dans l’histoire de l’Humanité. Nous avons cependant interféré dans les échelles de temps et ce fait est une résultante de l’activité humaine au cours du dernier siècle avec ses conséquences sur les peuples, la faune, la flore…


2/Comment trier à bon escient dans la multiplication des sources et dégager une information « juste » en-dehors de tout débat passionné ?

L’information « juste » ? Vaste débat… Je parlerais plutôt d’une information variée mais fiable. Pour cela il faut être en éveil, être curieux et avoir une formation au sens critique. Pour faire le tri, il faut d’abord aller vers des sites et des blogs de référence, parfaitement accessibles au grand public, réalisés par des journalistes, des experts, des artistes, des organismes scientifiques, des élus ou des ministères. Mais le rôle des médias demeure primordial. La responsabilité de l’auteur reste totale. Un débat passionné ne peut exclure les arguments et la controverse. Cela montre combien il est complexe d’émettre un avis et de prendre une décision. Mais aujourd’hui nous ne pouvons plus dire que nous ne savons pas.

3/De quels outils disposez-vous pour sensibiliser les élus et le grand public sur les grands enjeux de la planète ?

3B Conseils a créé deux manifestations « Science et Ethique » à Brest et « Défense et Environnement » à Paris. La première est spécialisée sur le monde de la mer, la seconde sur l’impact des activités de défense sur l’environnement. Ces conférences débats largement ouverts, réunissent à la fois des experts, des élus, des scientifiques, des ONG… en présence du grand public. Tous les débats sont filmés et accessibles gratuitement sur le web. C’est grâce à la confiance des intervenants d’abord, qui ne sont pas rémunérés pour intervenir, et aux soutiens des collectivités territoriales comme la Région Bretagne, le département du Finistère, la Ville de Brest et Brest métropole océane, le ministère de la défense et d’industriels que nous pouvons avoir cette démarche.

Propos recueillis par Bernard Dussol

Pour en savoir plus sur les énergies de le mer

Sources : Thalassa France3 / 3B Conseils

jeudi 19 novembre 2009

Michel RICARD, président des entretiens Science et Ethique à THALASSA


Trois semaines avant la Conférence des Nations-Unies sur le climat qui se tiendra du 7 au 18 décembre 2009 à Copenhague, Thalassa a consacré une soirée spéciale à l’impact du changement climatique sur nos côtes françaises et sur la politique menée en matière d’énergie renouvelable par trois pays européens : la Grande Bretagne, la France et le Danemark.

le Pr Michel Ricard - président des entretiens Science et Ethique (organisé par 3B Conseils) à Brest, Professeur à l’institut EGID Université Bordeaux 3 et Responsable du réseau universitaire pour le Bassin méditerranéen et les pays des Balkans - était l’invité de Georges Pernoud, pour l'émission spéciale de Thalassa sur le changement climatique et les énergies de la mer : « Après nous le déluge ».

Cinq reportages donnent un aspect du contexte des enjeux de Copenhague pour la planète océan et l’apport des énergies renouvelables de la mer :

« Marée haute sur la France » Un reportage de Catherine Monfajon et Patrick Boileau (durée 25’).
Avec la montée du niveau de la mer, que deviendront des sites du littoral français comme Palavas les Flots (Languedoc Roussillon), l’île de Sein (Finistère) ou Cayeux sur Mer (Picardie) d’ici 2100? avec le Professeur Jean Jouzel, président du conseil scientifique de l’Institut polaire Paul Emile Victor (IPEV) à Brest et membre du GIEC (Prix Nobel), Nicole Le Nôtre du BRGM

« La France en panne ? » Un reportage d’Isabelle Billet, Yvon Bodin et Olivier Bonnet (durée 17')
En France, les énergies renouvelables de la mer n’ont pas encore décollé contrairement au Danemark, à la Hollande, à l’Allemagne ou à la Grande Bretagne, avec les interviews de Philippe Gouverneur, Alain Clément, Frédéric Le Lidec, David Adrian et Jean-François Daviaud ….

« Royaume-Uni » Un reportage d’Antoine Mora et Patrick Boileau (durée 9')
Les anglais ont tiré les premiers avec une volonté politique et financière clairement affichée pour occuper la première place dans les énergies marines : avec Seagen, OpenHydro, Oster, Pelamis ….

« CO2 l’ennemi public n°1 » Un reportage de Stéphan Poulle, Nicolas Koutsikas, Nicolas Vrignon, Ch. Auxémery et O. Bonnet (durée 18’)
Objet de toutes les attentions, les océans abritent de gigantesques pompes à carbone capables de capturer le CO2 présent dans l’atmosphère et de le stocker naturellement au fond des mers (près du tiers de nos émissions de CO2). Mais l’impact sur les faunes et la flore est de plus en plus mesurable et l’une des première conséquence est l’acidification des océans avec Philippe Ciais du Laboratoire des Sciences du Climat et l'Environnement (LSCE) une unité mixte de recherche CEA-CNRS

« Samsö » Un reportage d’Antoine Mora et Patrick Boileau (durée 16’)
L’île danoise modèle a mis en place un système coopératif de financement et de décision où la vie est à 100% énergie renouvelable avec Vestas, Bonus « pensez global, agir local » ….

Enfin, toujours sur le site de Thalassa, quelques reportages de plus sur le climat diffusés en 2007... et dans la rubrique interview vous retrouverez les 3 questions posées par Bruno Dussol webmaster de Thalassa à Michel Ricard Président des entretiens Science et Ethique et Brigitte Bornemann 3B Conseils et fondatrice des entretiens Science et Ethique.

Pour voir les interviews sur le site de Thalassa :
1 / cliquez sur la rubrique "les émissions précédentes"
2 / cliquez sur "Thalassa : après nous le déluge "
3 / Faites dérouler le menu des reportages (en haut) jusqu'à la fenêtre "Climat quelques reportages en plus "
4 / en milieu de page, il y aura 2 rubriques "résumé" et "interviews"
5 / cliquez sur rubrique " interviews" voilà vous y êtes .....Bonne lecture.


Vous pouvez visionner l’intégralité de l’émission Thalassa diffusée le vendredi 13 novembre 2009 dernier sur le site de Thalassa et voir ou revoir les conférences des entretiens Science et Ethique et les interviews réalisés par de jeunes reporters en herbe, les web-trotteurs de la ville de Brest qui seront les bénéficiaires, dans l’avenir, des mesures qui seront prises au niveau mondial à Copenhague ….

Point de vue de Brigitte Bornemann, Déléguée générale des entretiens Science et Ethique

« Est-ce qu’un des « secrets » pour développer et implanter de nouvelles filières d’énergies renouvelables complémentaires et durable, n’est-il pas d’obtenir un signe fort de la part du gouvernement et des investisseurs grâce à une augmentation du prix de rachat de l’électricité et des avantages fiscaux qui pourraient être apportés grâce au grand Emprunt national Juppé-Rocard rendu public aujourd’hui ?

Le retard de la France malgré un environnement favorable avec le deuxième espace maritime mondial, peut-il être rattrapé avec
. la mise en œuvre du Grenelle de la mer et la loi Grenelle 2 qui devrait passer au Parlement début 2010,
. le fond démonstrateur géré par l’ADEME de 400 millions d’euros sur 4 ans qui devrait consacrer 30 à 35 millions d’euros aux énergies de la mer,
. les initiatives d’Ipanema ou d’ANCRE pour mieux structurer les recherches en France,
. le vote par les parlementaires du Livre bleu de la mer coordonné par le Secrétariat général à la mer remis à Monsieur François Fillon, Premier ministre, la semaine dernière selon les axes du discours du Président Nicolas Sarkozy prononcé le 16 juillet dernier au Havre qui va donner de la visibilité aux industriels et aux financiers…,
. un partage des connaissances, une information régulière et des échanges avec les habitants du littoral … ?»


Brest et la Bretagne terre d’innovations et de réflexions sur les énergies de la mer :

A Brest, le rendez-vous annuel des entretiens Science et Ethique traitent, depuis 2007 à la mi-octobre, des questions que posent le développement et l’implantation des énergies renouvelables de la mer en France.

Ces débats sur l’impact des avancées scientifiques sur la société se tiennent en présence du grand public à Océanopolis. Ils sont possibles grâce à tous les conférenciers qui mettent à disposition leurs recherches, leurs travaux et leurs réflexions.

Ils reçoivent un soutien financier de :
La Ville de Brest, Brest métropole océane, la Région Bretagne, le Conseil général du Finistère, Brest métropole aménagement, l’Université de Bretagne Occidentale, Veolia.

et le soutien de :
la Préfecture maritime de l’Atlantique, Canalc2.TV - Université de Strasbourg, le Conseil général des Côtes d’Armor*, France Culture*, la Fondation Daniel Jouvance, le Conservatoire National Botanique de Bretagne, Penn Ar Bed, Bibus et en 2009 ClimSat – PNUD.

Les réflexions et les solutions préconisées depuis 2007 à Brest dans le domaine des énergies renouvelables de la mer vont dans le sens de la politique voulue par l’Union européenne. En effet, l’Union européenne s’est engagée à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 20% en 2020 par rapport à 1990 et à 30% en cas d’accord mondial.


Pour en savoir plus et connaître « l’épopée » de l’implantation de ces nouvelles technologies en France et en Europe :
- connaître les recherches réalisées sur l’impact du changement climatique sur le littoral,
- comprendre le rôle des pôles de compétitivité Mer Bretagnerégion Provence Alpes Côte d’Azur pour développer les technologies de la mer en France …
- s’informer sur les adaptations nécessaires au niveau administratif et sur les décisions prises par les pouvoirs publics en faveur des énergies renouvelables de la mer …

…… connectez-vous sur site des entretiens Science et Ethique et consultez les interventions aux entretiens des principaux acteurs français et européens qui se rencontrent à cette occasion pour débattre de ces enjeux.

..... restez en alerte en suivant quotidiennement la veille internationale de Francis Rousseau, rédacteur en chef du blog médias les énergies de la mer. Pour vous inscrire directement.

Renseignement et contacts :
3B Conseils
Brigitte Bornemann-Blanc, Charline Lasterre, Régis Hébert 33 (0) 2 98 41 46 05

Francis Rousseau rédacteur en chef du blog médias

Sources : Thalassa / 3B Conseils

vendredi 13 novembre 2009

Le Conseil général du Finistère consulte sur le développement durable


En juillet 2006, le Conseil général du Finistère adoptait son Agenda 21, un programme d’actions mettant ses missions en conformité avec les principes du développement durable.
L’Agenda 21 c’est un programme d’actions propre à chaque institution, qui met en pratique les principes du développement durable, conjuguant donc économie, progrès social, et protection de l’environnement.

Au terme de trois années d’existence ces initiatives, ayant irrigué tous les secteurs de l’institution départementale, ont permis des évolutions concrètes dans ses multiples interventions.

Ainsi, de nombreuses politiques ont ainsi évolué : logement, petite enfance, déplacements, tourisme, politique de l’eau, refonte des aides à l’agriculture.
Des interventions nouvelles sont apparues pour répondre aux questions énergétiques et au réchauffement climatique.

120 actions avaient été annoncées en 2006, trois ans plus tard, ce sont en fait 180 concrétisations qui ont été engagées.

Dans l’agenda 21 du Conseil général, cinq enjeux majeurs ont été retenus comme des orientations prioritaires :
- renforcer les solidarités ;
- construire une économie solidaire et responsable ;
- favoriser un développement territorial équilibré et ouvert sur le monde
- participer et anticiper pour prévenir
- mobiliser par l’exemple


C’est dans ce cadre que le Conseil général à engager une série de consultations des Finistériens au travers de réunions publiques et participatives et par le biais d’une enquête internet « donner votre avis » .

Définir les projets en y impliquant les citoyens, c’est l’idée de ces rendez-vous ouverts au public .

Le souhait du Conseil Général est triple :
- présenter les avancées dans la prise en compte du développement durable,
- sensibiliser aux enjeux du développement durable,
- et surtout, permettre de recueillir l’avis des citoyens.

Chacun des rendez-vous est l’occasion d’approfondir un enjeu pour demain :
- Quelle cohésion sociale ?
- Comment faire face aux enjeux écologiques ?
- Quelles réponses face au défi démographique ?
- Quelle économie, quel aménagement pour un Finistère durable ?…

Pour son président Pierre Maille, l’agenda 21 du département « c’est un concept qui combine un développement nécessaire pour assurer à tous une qualité de vie satisfaisante, avec le respect de l’environnement, le maintien de la biodiversité, la lutte contre le réchauffement climatique, ainsi qu’avec la réduction des inégalités et la solidarité avec les générations futures. »

La prochaine réunion participative dont avec pour thème " Agir pour le climat et l’environnement, - Produire et consommer autrement – Renforcer les solidarités " se tiendra à Quimper à la Maison du département le mardi 17 novembre à 20 heures.


Sources : Conseil général du Finistère / RH – 3B Conseils

jeudi 12 novembre 2009

Les entretiens Science et Ethique à l'émission THALASSA : "Après nous le déluge ?"



Après l’émission « Ça va chauffer », diffusée en mai 2007 qui mesurait les risques que le réchauffement climatique faisait courir à la planète, Thalassa propose, à quatre semaines de la conférence des Nations-unies sur le climat, ce vendredi 13 novembre sur France3, une émission spéciale depuis Copenhague au Danemark : « Après nous le déluge ? ».

Thalassa dressera ainsi un état des lieux sur ce qui est fait et surtout sur ce qui reste à faire pour ralentir un processus inexorable. Pour qu’après nous, ce ne soit pas le déluge…

C’est une certitude, le réchauffement de la planète est en marche et le niveau de la mer va monter d’un mètre au minimum d’ici 2100.
Les émissions de gaz à effet de serre doivent impérativement baisser de moitié d’ici 2050.

Dans le cadre de cette émission spéciale, les entretiens Science et Ethique sont les invités de Thalassa avec l’interview de Professeur Michel Ricard, Président des entretiens Science et Ethique. Les entretiens avaient pour thème en octobre 2009 à Océanopolis-Brest : " l'Heure bleue : le changement climatique et les énergies de la mer".

L’année 2009 est capitale en matière de lutte contre le changement climatique. C’est en effet lors de la conférence des Nations Unies sur le changement climatique qui aura lieu du 7 au 18 décembre 2009 à Copenhague que les 187 pays signataires de la Convention sur le climat devront négocier l’après Kyoto en dégageant un accord pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre à partir de 2013.

L’heure n’est plus au bilan, il est à l’action !

La Commission européenne a déjà fixé des objectifs pour 2012 :
 les « 3 fois 20 ».
En effet, le paquet législatif "énergie-climat" a fait l'objet d'un accord politique entre les 27 chefs d'Etat et de gouvernement lors du Conseil européen de Bruxelles des 11 et 12 décembre 2008 avant d’être adopté par le Parlement européen et le Conseil des Ministres en décembre 2008.

Ce plan d'action qui entend mettre en place une politique commune de l'énergie et lutter contre le changement climatique vise à atteindre d'ici 2020, l'objectif ambitieux des "3 fois 20" :
- une réduction de 20% des émissions de gaz à effet de serre
- une amélioration de 20% de l'efficacité énergétique,
- une part de 20% d'énergies renouvelables dans la consommation d'énergie de l'UE.

Tels sont les enjeux de la conférence des Nations Unies sur le climat qui se tiendra à Copenhague en décembre prochain.

Pour l’humanité, c’est une occasion historique de se mesurer à un vrai  défi et de le résoudre de manière décisive, si l’on veut éviter que le changement climatique ne tourne au chaos climatique.

Nous vous invitons à suivre la diffusion de cette émission du 13 novembre à 20h35.

Retrouvez également sur le Web :
les 3 questions au Professeur Michel Ricard et à Brigitte Borneman, déléguée générale des entretiens et fondatrice de 3B Conseils sur le site de Thalassa

Sources : Thalassa – France3 / RH- 3B Conseils