mardi 29 décembre 2009

Une gestion environnementale des ports de plaisance pour la qualité des eaux littorales.




Le Pôle Mer Bretagne, au travers de  son groupe de travail « ports de plaisance »,  entend mener une réflexion globale  sur la gestion environnementale des ports.

Lors  de sa réunion du 7 décembre dernier, à la Maison de la Bretagne,  les échanges portaient sur le rôle des ports de plaisance dans la gestion intégrée et concertée de la qualité des eaux du littoral bu bassin Loire-Bretagne. 

Ainsi, selon le directeur régional Ouest-Atlantique de l’Agence de l’Eau Loire-Bretagne, M. Jean-Louis Rivoal,  « le développement des activités liées au nautisme doit prendre  en compte les questions environnementales,, mais il n’est pas facile pour le maître d’ouvrage portuaire et le gestionnaire des ports de se retrouver dans le morcellement  de la réglementation et des responsabilités car une multitude de textes définis aux niveaux communautaire et national s’applique aux ports de plaisance, sans constituer une règle portuaire unifiée ».

Dans cette perspective, plusieurs pistes de travail ont été sériées dans le cadre du Grenelle de la mer concernant cette problématique spécifique de la gestion environnementale des ports de plaisance :
- la réduction des pollutions issues des chantiers navals, des navires et des activités maritimes ;
- le soutien à une pratique responsable de la navigation de plaisance et des sports nautiques ;
- le déploiement des stratégies de développement durable des ports de plaisance ;
 - le développement des navires « intelligents » et « écologiques » : de l’éco-conception à l’éco-démantèlement ;
- le renforcement de la surveillance et le contrôle dans les ports ;
- la sensibilisation et la formation des plaisanciers et des gestionnaires aux enjeux environnementaux.

Le groupe de travail mis en place par le Pôle Mer Bretagne  a dressé l’inventaire des principales actions à réaliser pour une gestion environnementale, ouvrant droit à une participation financière  de l’Agence de l’Eau  Loire-Bretagne.

Par ailleurs, un programme spécifique courant sur la période 2010/2012 va être engagé afin d’aider  les chantiers bretons et ligériens  à s ‘équiper  d’installations adaptées  à la prévention des pollutions, à travers un partenariat entre l’Agence de l’Eau et les Chambres régionales des métiers et de l’artisanat.

Le Pôle Mer Bretagne annonce  que des propositions de solutions innovantes adaptées à la gestion environnementales des chantiers navals seront présentées lors de la réunion  du groupe de travail, à Brest le 9 mars 2010.


Les entretiens Science et Ethique 2005 ont par ailleurs traité des questions liées à la gestion du littoral  dans le cadre  des 9èmes entretiens  dont le thème central était :  "Le littoral et les avancées scientifiques”.  Comment les recherches sur le littoral et son développement s’organisent en France, en Europe, autour de l’Océan Atlantique ? 


Sources : Pôle Mer Bretagne / RH-3B Conseils

lundi 28 décembre 2009

Prix Bretagne du jeune chercheur 2010




Pour faire connaître, valoriser et récompenser les travaux des jeunes talents de la recherche bretonne, le Conseil régional de  Bretagne lance l’édition 2010 du Prix Bretagne jeunes chercheurs avec à la clé, un prix de 6 000 € et des mentions spéciales dans chacune des quatre thématiques proposées.

La recherche bretonne figure parmi les plus actives de France, avec plus de 4 500 actifs, aussi pour développer cet élan  et en faire un véritable atout pour la compétitivité de la Bretagne, la Région entend  favoriser la structuration et le développement d'un environnement propice à la recherche.

Elle souhaite aussi faire connaître au grand public et à l'ensemble de la communauté scientifique la qualité des travaux conduits par ses jeunes talents, avec la remise, tous les deux ans, du Prix Bretagne Jeune Chercheur.

L'appel à candidatures qui a été lancé pour l'édition 2010, est ouvert à tous les docteurs de moins de 35 ans, diplômés depuis moins de 5 ans et ayant préparé, soutenu et obtenu, avec mention, leur thèse en Bretagne, dans un laboratoire public ou privé.
Autre condition exigée : avoir publié au moins un article dans une revue française ou étrangère reconnue au niveau international.


Quatre catégories sont proposées aux jeunes chercheurs pour  concourir en 2010 : 



- « Développement durable » : projets portant sur les problématiques liées à l'environnement, l'agriculture, l'agroalimentaire, la chimie verte et bleue, les énergies, les transports, les écomatériaux et l'écoconception, les usages des TIC, l'économie sociale et solidaire, la santé publique, les droits, genres et normes.

- « Identités, patrimoine, lien social et gouvernance » : projets portant sur les problématiques liées aux identités et patrimoines culturels, linguistiques, architecturaux et historiques, aux espaces et territoires, à la gestion intégrée, à la gouvernance sociale et économique.

-    « Sciences, technologies et interdisciplinarités » : projets relevant des champs disciplinaires, dans leurs dimensions technologiques comme théoriques, de la biologie, des biotechnologies, de la santé, des géosciences, des mathématiques, de la physique, de la chimie, des STIC, des sciences de l'ingénieur.

- Prix du thème 2010 « Climat, eau, mer et littoral » prix récompensant les sujets se distinguant particulièrement dans ces domaines.

Début 2010, le lauréat désigné dans chaque catégorie, par un jury composé de 16 membres, recevra un prix de 6 000 € et des mentions spéciales de 2 000 € pourront également être attribuées.

Rendez-vous sur le site www.bretagne.fr (rubrique politiques publiques, « ens. supérieur recherche et innovation ») pour connaître toutes les informations pratiques et avoir accès au dossier de candidature.

Renseignements par mail : recherche@region-bretagne.fr ou par téléphone au 02.99.27.15.10.



Sources : Région Bretagne / RH - 3B Conseils

mardi 22 décembre 2009

Le Livre bleu « Stratégie nationale pour la mer et les océans »



Annoncé lors des Assises de l’économie maritime à Brest début décembre par le Premier ministre, le Comité interministériel de la mer (CIMer) s’est tenu sous la présidence de François Fillon, pour entériner notamment les décisions révélées à Brest.

C’est ainsi  que le CIMer a adopté le Livre bleu  intitulé «  Stratégie nationale pour la mer et les océans » dans le droit fil des orientations issues notamment du Grenelle de la mer et du discours du président de la République (16 juillet dernier au Havre)  fixant une nouvelle ambition maritime pour la France.

Le Livre bleu qui retient comme approche  une politique intégrée dans le cadre de la politique maritime de l’Union européenne entend également réaffirmer sur la scène internationale, la place de grande puissance  la France, forte du deuxième domaine maritime mondial.

Le Comité interministériel a adopté les mesures qui avaient été esquissées par le Premier ministre lors de sa visite dans la cité du ponant  comme la création d’une fonction de garde-côtes, l’étude de faisabilité de deux nouveaux parcs marins dans l’Hexagone, la création de nouvelles aires marines protégées en outre-mer (océan Indien),  la réforme de l’enseignement maritime, la création du Coricam (Conseil d’orientation de la recherche et de l’innovation pour la construction et les activités navales)…. Sans compter les mesures en faveur des énergies de la mer  avec la plate-forme centrée autour de l’Ifremer à Brest.


Par ailleurs le Premier ministre à confié le 4 décembre dernier une mission parlementaire au député des Yvelines, Pierre Cardo,  sur la pertinence d'une filière industrielle française de démantèlement des navires en fin de vie.  Voir la lettre de mission ICI

Pour en savoir plus sur les énergies de la mer voir le blog de veille internationale : energiesdelamer.blogspot.com



Lire également l'article du blog sur la visite de François Fillon à Brest (3/12/09).

Source : Premier ministre / Secrétariat général à la mer / RH - 3B Conseils

lundi 21 décembre 2009

Agrogasoil : valoriser en biocarburant les rejets et les déchets de la filière pêche


Les Journées découvertes Science et Ethique à destination des scolaires organisées par 3B Conseils à Concarneau,  avaient retenu comme thème central  pour 2009 : « A la pêche aux déchets », en traitant notamment des questions liées  à la vie des déchets de la filière pêche et au recyclage de ces déchets à bord des navires.

Un co-produit est une matière créée en même temps que la capture et la transformation d’un poisson : pêches accessoires (poissons capturés accidentellement), têtes de poissons, écailles,... C’est un produit inévitable, mais que l’on peut utiliser et valoriser !

En Bretagne, la pêche produit 70.000 tonnes de co-produits chaque année . La gestion des déchets issus de la pêche (vieux filets, huiles de fritures, chute d’emballage,...), mais aussi les déchets ménagers produits à bord des bateaux de pêche, est réglementée par des lois françaises et internationales.

Ainsi, il existe de nombreuses utilisations des co-produits. Ils sont d’ailleurs très largement employés pour faire des produits de beauté, de la nourriture pour les animaux. Les scientifiques et les industriels cherchent de nouvelles applications.

C‘est ainsi des expérimentations vont débuter en 2010 à Douarnenez, pour produire du biodiesel d'origine animale à partir de résidus des industries agroalimentaires ou halieutiques et des algues, pour les bateaux de pêche.

Le groupement Agrogasoil porté par la Société Le Floch Dépollution, va donc engager des tests puis un processus de fabrication de ce biocarburant, avant l'implantation d'une série de petites unités. Pour y parvenir  une subvention de l’Etat au titre de la R&D a été sollicité par le biais du  pôle de compétitivité Mer Bretagne  qui a labellisé ce projet.


La démarche innovante d’Agrogasoil est intéressante parce qu’elle valorise des coproduits, généralement détruits, graisses de poissons ou de salaisons pour lesquelles les entreprises agroalimentaires doivent  mobiliser des budgets important pour leurs destructions.

L’objectif affiché est de procéder  dans la décennie à venir  à  la réalisation d'une vingtaine d'unités pouvant produire chacune  environ 5 000 tonnes de biodiesel annuel et dotées de méthaniseurs pour valoriser les corps solides en chaleur et électricité.

Sources :  Ouest-France / entretiens Sciences et Ethique / RH – 3B Conseils

vendredi 18 décembre 2009

Brest, capitale maritime de la biodiversité en 2010




Ainsi que le déclare l’UNESCO «  Sur l’ensemble de la planète, la biodiversité est en déclin. En quelques décennies, les altérations et les destructions causées par l’homme aux écosystèmes naturels – en particulier les forêts primaires, les forêts tropicales, les zones humides, les mangroves, les lacs, les rivières, les mers et les océans – ont crû à un rythme inquiétant.

Depuis 2000, les forêts primaires ont perdu 6 millions d’hectares par an. Près de 20% des récifs coralliens ont été détruits, du fait, notamment de la pollution et de la surpêche. 25% des espèces connues auront peut-être disparu d’ici à 2050. Nombre de scientifiques pensent que la Terre est près de connaître une phase d’extinction de masse.

Selon l’Evaluation des écosystèmes pour le millénaire publiée par les Nations Unies en 2005, les taux actuels d’extinctions d’espèces seraient jusqu’à 1000 fois plus élevés que les niveaux jugés naturels ».


Ces dernières années, l’objectif principal a été de réduire le rythme de perte de biodiversité – un but dont la réalisation s’est révélée ardue, qu’il s’agisse de mesurer l’état actuel de la biodiversité ou de mettre en œuvre des mesures et des pratiques propices à la biodiversité. En vue d’accroître la prise de conscience du public sur l’importance de la biodiversité pour notre bien-être, les Nations Unies ont déclaré l’année 2010 Année internationale de la biodiversité (IYB).

Forte de sa riche histoire dans le domaine de la biodiversité, l’UNESCO organisera plusieurs événements tout au long de 2010, y compris une exposition itinérante. Communiquer est vital : l’ambition première des événements de l’IYB, sera d’éveiller les consciences non seulement sur les faits, mais également sur tout ce qui peut être fait. Mettre en avant des expériences de réussite dans la lutte durable contre la perte de biodiversité ou pour sa préservation est essentiel pour susciter aux niveaux local, national, régional ou international, des projets œuvrant à préserver et célébrer la diversité du vivant.

Brest, capitale européenne de l’océanographie, avec 60 % des chercheurs et ingénieurs océanographiques français, réunie à la fois les conditions naturelles, les savoir faire et les connaissances scientifiques sur le milieu marin. 

C’est à ce titre que Brest métropole océane retenue comme "capitale maritime de la biodiversité", sera au coeur de l'événement  et prépare actuellement les manifestations qui émailleront cette "Année internationale de la biodiversité".

D'ores et déjà Océanopolis prépare sa grande exposition "Océans de vie" - dans un nouvel espace de 700m2, une exposition inédite sur le thème de la biodiversité marine, présentée à compter d'avril 2010   dans le cadre de l'Année Internationale de la Biodiversité.

De même nous vous invitons  à découvrir dès le 20 janvier 2010, le livre du professeur Michel Glémarec " La biodiversité littorale vue par Mathurin Méheut" (éditions Le Télégramme).

Retrouver également l'intervention du professeur Glémarec lors des entretiens Science et Ethique 2006   sur le thème de "la biodiversité des habitats littoraux".


Sources : Nations Unies / Unesco / Sillage / RH – 3B Conseils