Le blog propose une veille internationale et régionale sur les sujets traités par les entretiens dédiés aux énergies de la mer dans le cadre de "Science et Ethique ou le devoir de parole" (technologies marines, énergies, aménagement du territoire, économie de la mer…). Il permet de suivre les principales évolutions des politiques maritimes à travers l'actualité médias.
vendredi 29 février 2008
Le prix Terra 2008 remis à Bruno Parmentier
PARIS - 29/02/2008 - Le Prix des lecteurs Terra a été remis le 27 février lors du salon de l’agriculture sur le stand de Veolia Propreté l’un des fondateurs de ce prix. Le Prix des lecteurs Terra créé par l’Association Terra présidée par Luc Guyau, président de l’Assemblée permanente des Chambres d’Agriculture et organisé par Patrice Lepage son délégué général a été remis pour 2008 à Bruno Parmentier pour son ouvrage Nourrir l’humanité - les grands problèmes de l’agriculture mondiale au 21e siècle (Editions La Découverte). L'ouvrage propose un véritable éclairage de l'état de la planète agricole à portée de tous les publics. De très nombreux aspects de ce gigantesque défi, probablement le plus important du 21e siècle, sont traités : OGM, commerce international des produits alimentaires, rapports du monde agricole avec l’agro-industrie et la grande distribution, subventions agricoles, pénurie énergétique, pollution des eaux, crises sanitaires, irruption de la Chine et du Brésil, commerce équitable…. Le Lauréat 2008, Bruno Parmentier est Ingénieur des mines et économiste, après une carrière dans la presse et l’édition. Il est Directeur de l’Ecole supérieure d’agriculture d’Angers. Quatre autres ouvrages étaient également sélectionnés : de Pierre Feuillet La nourriture des Français de la maîtrise du feu aux années 2030, Ed. Quae ; de Michel Griffon : Nourrir la planète : pour une révolution doublement verte, Ed. Odile Jacob ; de Jacques Maret Le naufrage paysan : ou comment voir l’avenir en vert, Ed Dilecta ; de Christian Pees L’arme alimentaire : les clés de l’indépendance, Ed. Le Cherche-Midi.
jeudi 28 février 2008
Biodiversité : "l'Encyclopédie de la Vie" présente ses premières pages
WASHINGTON (AFP) - 28/02/2008 - Les initiateurs de l'Encyclopédie de la Vie, qui vise à créer un site internet multimédia ouvert à tous et décrivant toutes les espèces connues, présentent mercredi les premières 30.000 pages des 1,8 million attendues d'ici 2017. Lancée en mai 2007, cette encyclopédie donnera un libre accès à toutes les connaissances actuelles sur la biodiversité terrestre. Il faudra environ 10 ans pour créer l'ensemble des pages numériques qui contiendront toutes les espèces vivantes cataloguées depuis 250 ans par les scientifiques. Mais l'Encyclopédie de la Vie (EOL) sera constamment actualisée pour inclure les nouvelles espèces identifiées ou éteintes. Les 30.000 premières pages contiennent principalement des banques de données sur les poissons, les amphibiens et des plantes provenant de nombreux endroits dans le monde. Ce catalogue qui donnera une vue d'ensemble de la biodiversité englobant le monde animal et végétal ainsi que les champignons, pourra être ultérieurement étendu à l'univers microbien. "L'Encyclopédie sera une sorte de macroscope de la diversité biologique permettant pour la première fois de discerner les tendances de l'évolution à travers les différents organismes", explique Jim Edwards, directeur de ce projet, dans un entretien avec l'AFP. En réunissant toutes les informations connues sur les quelque 1,8 million d'espèces répertoriées, l'Encyclopédie donnera aux scientifiques un outil permettant par exemple d'établir une carte des vecteurs responsables des maladies infectieuses humaines comme les moustiques, de révéler les mystères de la longévité et d'accélérer la compréhension de la biodiversité terrestre encore à découvrir, ajoute-t-il.Edward Osborne Wilson, professeur honoraire de biologie de l'université d'Harvard (Massachusetts, nord-est), le principal promoteur de ce projet, précise que "l'Encyclopédie contiendra tout ce qui est connu en biologie et tout ce qui sera nouveau y sera ajouté au fur et à mesure des découvertes". Jim Edwards observe : "Je pense que toutes les branches de la biologie bénéficieront de ce projet car en rassemblant toutes ces données et en attirant l'attention sur des phénomènes particuliers, on suscitera de nouvelles interrogations. Ce sera un outil de grande valeur non seulement pour les chercheurs, mais aussi pour les enseignants, les étudiants et les décideurs politiques". La création de cette vaste encyclopédie est rendue possible grâce aux récentes avancées technologiques dans les moteurs de recherche et de visualisation de l'information réalisées depuis cinq ans, précisent ses créateurs. Signe du succès ou simplement de problème technique, le site internet de l'Encyclopedie de la vie (ICI) était saturé et restait inaccessible en milieu de journée mercredi.
Ce projet est financé par une donation privée de 12,5 millions de dollars dont 10 millions par la Fondation John and Catherine MacArthur et 2,5 millions par la Fondation Alfred Sloan.
Source AFP
Ce projet est financé par une donation privée de 12,5 millions de dollars dont 10 millions par la Fondation John and Catherine MacArthur et 2,5 millions par la Fondation Alfred Sloan.
Source AFP
Pollution : ExxonMobil ne veut plus payer
WASHINGTON (AFP) - 28/02/2008 - ExxonMobil a tenté mercredi de convaincre la Cour suprême américaine d'annuler une condamnation à payer 2,5 milliards de dollars pour la marée noire de l'Exxon Valdez en 1989 en Alaska, rejetant la responsabilité de la catastrophe sur le capitaine. Les juges sont apparus divisés, certains se montrant prêts à mettre définitivement fin à une interminable saga judiciaire, d'autres évoquant la possibilité d'un nouveau procès. Leur décision est attendue avant juillet. L'affaire remonte au 24 mars 1989, lorsque le pétrolier Exxon Valdez a heurté un récif dans la baie du Prince William (Alaska), déversant 50.000 tonnes de pétrole, la pire marée noire de l'histoire des Etats-Unis. ExxonMobil a déjà déboursé près de 3,4 milliards de dollars pour nettoyer les sites pollués, mettre fin aux procédures criminelles et indemniser plus de 32.000 pêcheurs et professionnels de la mer touchés. Mais ces derniers ont porté plainte au civil pour obtenir des dommages dits "punitifs", que le droit américain permet d'ajouter aux compensations à des fins de dissuasion. En 1994, un jury leur a accordé 5 milliards de dollars, une somme diminuée de moitié en appel douze ans plus tard, mais qui reste historique pour la justice américaine. Devant la Cour suprême, ExxonMobil a contesté le principe même de ces dommages, arguant que le droit maritime ne les autorisait pas, et que le groupe ne pouvait pas être puni pour les actions inconsidérées du capitaine de l'Exxon Valdez, Joseph Hazelwood. La question est de savoir si Exxon doit payer 2,5 milliards de dollars "simplement parce que M. Hazelwood, allant à l'encontre de la politique de l'entreprise, a quitté le pont" ce soir-là, a résumé l'avocat du groupe pétrolier, Walter Dellinger. Les débats, souvent très pointus, ont porté essentiellement sur la limite à partir de laquelle un cadre d'entreprise peut être considéré comme étant à un niveau de responsabilité suffisant pour que ses actions engagent l'ensemble du groupe.
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mercredi 27 février 2008
Biodiversité : fondation scientifique cherche mécène
PARIS (AFP) - 27/02/2208 - Trois ministres de l'Ecologie et de la Recherche et une brochette de chercheurs ont lancé mardi la Fondation scientifique pour la biodiversité, en espérant enrôler le mécenat d'entreprise pour donner chair à ses ambitions. Dans la foulée du Grenelle de l'environnement, la Fondation - un vieux projet plusieurs fois remisé - vise à faire partager au plus grand nombre, le public mais aussi les milieux économiques, la connaissance des organismes vivants animaux et végétaux : plus de 10 millions d'espèces peuplent la Terre, 30 M peut-être, dont à peine 1,75 M sont aujourd'hui connues. Or la sixième grande crise d'extinction est en cours et se déroule à un rythme de disparition des espèces 1.000 fois plus rapide que dans la situation naturelle, rappellent les scientifiques. "Pour la première fois, on crée un lien entre les décideurs et ceux qui savent, les scientifiques, qui n'avaient jusqu'ici aucune écoute des milieux politiques et économiques", s'est réjoui l'astrophysicien Hubert Reeves, président de la Ligue Roc pour la protection de la Nature. "Mais à condition d'un financement convenable, sinon ça n'a pas de sens". En l'état, le budget annoncé ne correspond pas aux ambitions du Grenelle de doubler les crédits pour enrayer la perte de biodiversité : il sera essentiellement abondé par les organismes fondateurs, qui vont "regrouper et mutualiser" leurs moyens, a expliqué la ministre de la Recherche, Valérie Pécresse. L'Institut français de la biodiversité et le Bureau des ressources génétiques, deux "groupements d'intérêt scientifique" qui fédéraient déjà les huit grands organismes de recherche (CNRS, Cemagref, INRA, Cirad, Ifremer, IRD, Bureau des recherches géologiques et minières et Museum) mettent ainsi leurs budgets en commun. Les huit instituts apporteront 2,8 M d'euros sur quatre ans, le ministère de la Recherche 830.000 euros chaque année et celui de l'Ecologie, 500.000. Pour le reste, le gouvernement compte lever de nouveaux moyens auprès du secteur privé.
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mardi 26 février 2008
Une "Arche de Noé verte" en Arctique...
LONGYEARBYEN (Norvège) (AFP) - 26/02/2008 - Censée protéger la diversité végétale contre le changement climatique, les guerres, les catastrophes naturelles et l'incurie des hommes, une gigantesque "Arche de Noé verte" s'apprête à voir le jour au Svalbard, un archipel inhospitalier de l'Arctique. Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, et le prix Nobel de la paix Wangari Maathai notamment participeront à l'inauguration mardi de la réserve mondiale de semences, un entrepôt ultra-fortifié creusé dans la montagne, à un millier de kilomètres seulement du pôle Nord. Ses trois chambres froides de 27 x 10 mètres situées au bout d'un long tunnel pourront stocker jusqu'à 4,5 millions d'échantillons de semences, garantissant la pérennité des principales variétés d'espèces agricoles si celles-ci venaient à disparaître dans leur milieu naturel. "Les installations peuvent contenir deux fois plus de variétés qu'il n'en existe", explique à l'AFP Cary Fowler, directeur du Fonds mondial pour la diversité des cultures (GCDT), à l'origine du projet. "Elles ne seront pas remplies de mon vivant, ni de celui de mes petits-enfants", ajoute-t-il. D'un coût d'environ 6 millions d'euros, pris en charge par la Norvège, la réserve du Svalbard abritera les doubles des banques de gènes existantes --il y en a plus de 1.400 à travers le monde--, faisant office de filet de sécurité pour des institutions vulnérables aux guerres, aux catastrophes naturelles ou au tarissement des fonds.
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