vendredi 10 septembre 2010

Conseil de lecture : « Les secrets des Algues »

Les algues : à l'origine du premier oxygène biologique de notre planète, microscopiques ou géantes, souvent de mœurs peu communes, elles n'hésitent pas à vivre en symbiose avec d'autres organismes végétaux ou anneaux.

Nourricières, elles forment les premiers maillons de nombreuses chaînes alimentaires mais elles peuvent aussi être toxiques, voire mortelles en cas de déséquilibre de l'environnement. Cueillies à l'état sauvage ou cultivées à grande échelle, les algues entrent en force dans notre quotidien.

Nous en consommons tous, souvent sans le savoir. Allant de surprise en surprise, le lecteur découvre tous les milieux où vivent les algues (glaciers, déserts, plans d'eau, rivières, bords de mer, estran, forêts sous-marines, surfaces océaniques).

Quel lien entre les taches rouge-sang sur la neige et les algues géantes de certaines mers ? Quelles analogies entre les algues qui colorent certains lacs pollués et celles qui interdisent périodiquement la consommation de mollusques marins ? Comment certaines algues font-elles pour "grimper" aux arbres ou sur les toitures de certaines habitations ? Quelles sont les substances qui les constituent et dont on vante périodiquement les vertus ?

Voilà quelques-unes des questions auxquelles cet ouvrage écrit par Véronique Leclerc (*) et Jean-Yves Floc'h (**) - paru aux éditions Quae - tente de répondre. Il présente un large éventail d'algues d'eau douce et d'algues marines dans toute leur diversité. Des énigmes, des anecdotes, des balades sur le terrain ou des expériences dans sa cuisine accompagnent le lecteur à la découverte d'un monde fascinant et surprenant

Il soulève un petit coin du voile qui recouvre les étranges secrets des algues tout en proposant quelques clés, noms scientifiques et termes techniques, qui permettront aux plus curieux d'ouvrir plus grandes les portes de ce monde fascinant que le langage courant appelle "Algues".


Ce livre à reçu le label de l'Année internationale de la biodiversité 2010.


Impliquer les scolaires dans leur« Histoire d’algues » 



En 2009 au Conquet et à Lanildut s’est déroulé la première « Journée Science et Ethique découverte » visant à présenter aux scolaires une activité économique qui s’est développée dans ces deux communes du littoral autour de la pêche et de l’exploitation du champ d’algues de l’archipel de Molène. 



Les algues sont un enjeu économique et social important pour les communes qui bordent le Parc marin d’Iroise et d’une manière générale pour les activités pharmaceutiques, cosmétiques et alimentaires. 

Les jeunes ont aussi pu découvrir le rôle important que revêt le plus grand champ d’algues européen de l’archipel de Molène. C’est un site de reproduction, d’alimentation pour la faune exploitée par les hommes et une ressource en matière première pour l’industrie chimique. 


Dans d’autres sites, des micro-algues seront exploitées pour les énergies du futur comme bio-carburant. 

Lors de cette journée, les scolaires sont à la rencontre des plus anciens qui ont connu de manière artisanale et semi-industrielle l’exploitation des algues.

Une nouvelle journée découverte sur les algues sera organisée pour les élèves des deux communes dans les semaines suivant la rentrée scolaire 2010


.

Quelques chiffres pour mieux connaître les algues (chiffres 2009) :



- La filière algue française réalise un chiffre d’affaire d’environ 150 millions d’euros, elle emploie 1000 personnes dont 240 récoltants professionnels.


- La France est aussi le deuxième producteur mondial de carraghénanes (E 407), le cinquième producteur mondial d’alginate (E 400, 401, 403, 402, 404, 405) et le huitième producteur d’agar 
(E 406) avec 60 000 tonnes d’algues fraîches déchargées.


- Lanildut est le premier port goémonier européen de déchargement des algues en France, avec 30 000 tonnes annuels de laminaires sur les 45 000 tonnes débarquées en Bretagne.




(*) Véronique Leclerc est journaliste scientifique.
Elle partage sa passion pour les sciences en écrivant des articles de vulgarisation et en donnant des cours et des conférences. Titulaire d'un doctorat de chimie-physique, elle est auteur d'une trentaine d'articles dans la presse.

(**) Jean-Yves Floc'h
, chercheur en biologie des algues marines, est professeur émérite à l'université de Bretagne occidentale (UBO) à Brest. Auteur d'une cinquantaine d'articles scientifiques, il est aussi coauteur du Guide des algues des mers d'Europe (Ed. Delachaux et Niestlé, 2006). Passionné de nature, il aime accompagner sur le terrain ses étudiants de tous âges.

Article RH 3B Conseils
Sources : Quae




jeudi 9 septembre 2010

PREVIMER : un système de collecte de données côtières et de prévisions à court terme


Courants, températures, vagues, hauteurs d’eau, salinité, concentration en nutriments et en plancton : le site internet PREVIMER, coordonné par le centre de l’Ifremer à Brest donne, heure par heure, les prévisions pour 96 heures sur les trois façades maritimes françaises.

Mais d’ores et déjà PREVIMER va plus encore plus loin en fournissant des prévisions à 6 jours de hauteur et de direction des vagues sur l’ensemble du globe et d’une façon plus précise encore le long des côtes françaises. Un progrès considérable obtenu en une seule année puisque, au départ, les prévisions produites allaient jusqu’à 48 heures seulement. Concernant le zonage, la couverture s’étend sur les trois façades métropolitaines (Manche, Atlantique et Méditerranée), sans exclure les DOM-COM.

D’ici 2012 - au terme de la phase expérimentale - , l’objectif est d’améliorer et d’affiner les prévisions de plus en plus à la côte et les rendre accessibles pour le développement de services en aval. Dans la phase opérationnelle, c’est donc l’ensemble du littoral qui doit être couvert avec des résolutions homogènes.

PREVIMER est basé, tout d’abord, sur un centre de données qui collecte auprès de ses différents partenaires les mesures in-situ et les données satellites indispensables aux modèles : notamment les débits des fleuves, les mesures de houle, les niveaux, la température comme la salinité de l’eau, … Le centre de données recueille également les prévisions de Météo-France.

L’ensemble des informations alimente les modèles qui tournent ensuite sur le Pôle de Calcul Intensif pour la Mer situé à l’Ifremer et qui génèrent ainsi les prévisions d’état de l’environnement côtier. Celles-ci sont à nouveau rassemblées dans le centre de données et rediffusées via un site web vers les utilisateurs.

Aujourd’hui, les grandes lignes des prévisions de PREVIMER sont :
- d’une part, le courant côtier, la température et la salinité en 3 dimensions,
- d’autre part les niveaux marins et les surcotes, les prévisions de hauteur, direction et période des vagues
- enfin tout ce qui concerne la production phytoplanctonique et les concentrations en nutriments, fortement utiles près des embouchures des grands fleuves.


Un des rôles du centre de données est de vérifier quotidiennement la bonne fourniture des données en entrée des modèles. Depuis sa création en 2006, le système est en continuelle amélioration, afin de pérenniser et sécuriser l’acquisition, et arriver aujourd’hui à faire tourner les modèles une à deux fois par jour et à les mettre en ligne avec un taux de disponibilité supérieur à 99%.



PREVIMER en quelques mots :
Fonctionnement :
Une cinquantaine de personnes sont impliquées dans PREVIMER grâce aux différents partenaires, ce qui correspond à 28 équivalents temps plein. Leur activité concerne le développement et le déploiement de systèmes de mesure, la recherche et la modélisation, la mise en œuvre opérationnelle des modèles, le suivi informatique, et la production d’informations sur le site web.

Partenariat :
Les principaux partenaires techniques de PREVIMER sont : l’Ifremer, le SHOM, et Météo-France.
PREVIMER est financé par le FEDER, et les collectivités bretonnes : la Région Bretagne, le Conseil général du Finistère, Brest Métropole Océane (BMO).


Les prévisions sont donc disponibles 7j/7 24h/24h sur le site web www.previmer.org
Contact : info@previmer.org



Article RH 3 B Conseils
Sources Pôle Mer Bretagne / Previmer

mercredi 8 septembre 2010

Pour une nouvelle stratégie de recherche en Biodiversité marine ?

Le président de l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer), Jean-Pierre Perrot, a remis fin août 2010 à la secrétaire d’Etat à l’écologie un rapport intitulé “Quelles priorités pour une stratégie Ifremer de recherche en biodiversité marine” ?

Ce rapport se présente aussi comme mettant en œuvre les choix opérés lors du “Grenelle de la mer” qui s’est tenu en 2009 - et dans le prolongement du Grenelle de l’environnement – et s’inscrit dans le cadre de “l’année internationale de la biodiversité” 2010.

Le rapport définit cinq axes prioritaires pour la recherche en biodiversité marine. Il a été réalisé à la suite des travaux d’un groupe de quatorze experts (*) français et étrangers, présidé par Gilles Boeuf, président du Muséum national d’histoire naturelle (MNHN). Pour le président de l’Ifremer au travers de ce rapport, il s’agit notamment de permettre un état des lieux effectif de la biodiversité marine et de sa répartition, de comprendre les interactions entre l’activité humaine et les processus écologiques régissant la biodiversité ainsi que d’élaborer des scénarios d’évolution et de définir des mesures de protection.

Les cinq axes prioritaires du rapport portent sur :
- définir et cataloguer les caractéristiques de la biodiversité marine et sa distribution géographique ;
- comprendre les processus écologiques et évolutifs qui régissent la variété, la quantité et la qualité des gènes, des populations, communautés, écosystèmes dans l'espace et le temps, aussi bien que les conséquences économiques et politiques des interactions de ces processus avec les usages ;
- élucider les mécanismes par lesquels les composantes de la biodiversité influencent les fonctions des populations, communautés et écosystèmes et assurent la production durable des services écosystémiques ;
- comprendre et prévoir comment la biodiversité, les fonctions et services des écosystèmes répondent aux pressions humaines et environnementales, et comment les usages humains répondent et s'adaptent aux changements de la biodiversité ;
- proposer des mesures incitatives, outils de gestion, procédés et politiques pour protéger, conserver ou restaurer la biodiversité de façon efficace.

Sept nouveaux projets de recherche devront être lancés pour concrétiser ces orientations, dont deux projets phares portant sur les algues toxiques et sur la biodiversité des écosystèmes profonds permettant ainsi d’affirmer le rôle prépondérant de l’Ifremer en termes de compétences et de capacités technologiques dans ces domaines.

Télécharger le rapport





Pour aller plus loin sur la Biodiversité marine retrouver les comptes-rendus des entretiens Science et Ethique 2006 sur le thème « la biodiversité du littoral".

- Biodiversité des habitats littoraux, histoire et évolution ;
- Outils et modèles de recherche pour étudier les écosystèmes ;
- Parcs naturels, aires marines protégées, biosphères ... ;
- Place du citoyen et des élus dans les prises de décision.






(*)
le groupe des experts : Président : Gilles BOEUF
Experts : Christophe BÉNÉ, Gary CARVAHLO, Philippe CURY, Bruno DAVID, Daniel DESBRUYÈRES, Luc DOYEN, Philippe GOULLETQUER (secrétaire scientifique de l’expertise collégiale), Philippe GROS, Susan HANNA, Simon JENNINGS, Harold LEVREL, Olivier THÉBAUD, Jacques WEBER
Administration : Élisabeth LASSALLE, Florence RIVET

Article RH 3B Conseils
sources : MEEDDM / documentation française
photo Ifremer

mardi 7 septembre 2010

Faut-il donner un prix à la biodiversité ?


La 10ème « Conférence des parties » des pays signataires de la Convention sur la diversité biologique (*), adoptée en 1992 au Sommet de la Terre de Rio, se tiendra à Nagoya au Japon se réunira en octobre prochain (18 au 29/10).

C’est en effet lors du Sommet de la Terre de 1992, qu’a été consacrée l’existence de la Convention sur la diversité biologique (CDB), première convention internationale concernant la biodiversité. Cette convention est ratifiée à ce jour par environ 190 pays (dont la France depuis le 1er juillet 1994).

La Convention sur la diversité biologique a pour objectifs « la conservation de la diversité biologique, l'utilisation durable de ses éléments et le partage juste et équitable des avantages découlant de l'exploitation des ressources génétiques » (article premier) . Elle est ainsi le premier accord mondial complet à prendre en compte tous les aspects de la diversité biologique : les ressources génétiques, les espèces, les écosystèmes.

Elle reconnaît dans son préambule que la conservation de la diversité biologique est « une préoccupation commune à l'humanité », et fait partie intégrante du processus de développement. Afin d'atteindre ses objectifs, la convention entend favoriser un partenariat renouvelé entre les pays. Ses dispositions sur la coopération scientifique et technique, sur l'accès aux ressources génétiques et sur le transfert de technologies sans danger pour l'environnement sont à la base de ce partenariat.

C’est donc à Nagoya que tout ce que la planète compte de politiques, de scientifiques et de représentants d’associations concernés par l’état de la biodiversité, se retrouvera et devra constater que les objectifs du Sommet de la Terre, où les chefs d’État s’étaient engagés à réduire de façon significative, d’ici 2010, l’érosion de la biodiversité, sont en deçà des objectifs initiaux.

Depuis peu, une autre approche, qu’on espère plus stimulante, prend de l’ampleur : la mise en avant de l’importance économique des services rendus par les écosystèmes : par exemple la purification de l’air et de l’eau, le recyclage de la matière organique, la régulation du climat, ou encore la production de biens de consommation.

Aujourd’hui, le principal indicateur de richesse utilisé, le PIB, ne tient pas compte de la valeur de la nature et des pertes engendrées par son érosion. C'est tout l'enjeu des discussions à venir : mesurer le coût économique de la biodiversité et des services rendus par les écosystèmes.

À Nagoya, l’économiste indien Pavan Sukhdev devrait remettre les conclusions finales de l’étude « Économie des écosystèmes et de la biodiversité », qu’il coordonne depuis mai 2007 à la demande de l’Union européenne ( Voir le rapport d'étape). Inspirée du rapport de Nicholas Stern sur le coût du changement climatique, Il s'agit avec cette étude de fournir une évaluation complète et convaincante afin de défendre la biodiversité et redonner à la nature un prix.

Au terme de la première phase des travaux de Pavan Sukhdev déclarait que "si nous n'adaptons pas les politiques appropriées, le déclin actuel de la biodiversité et la perte de services rendus par les écosystèmes vont se poursuivre et dans certains cas vont même s'accélérer. Certains écosystèmes sont susceptibles de souffrir de dommages irréparables." Les premières victimes de cette dégradation seraient les pays les plus pauvres.

Si rien n'est changé de façon radicale "d'ici 2050, une diminution de 11 % des zones naturelles restantes en 2000 est à craindre, principalement en raison de la conversion de ces terres à l'agriculture, du développement des infrastructures et du changement climatique.
Près de 40 % des terres actuellement exploitées pour des formes d'agriculture peu intensive pourraient être converties en terres d'agriculture intensive, ce qui entraînerait des pertes supplémentaires de biodiversité. Enfin, 60 % des récifs coralliens risquent de disparaître d'ici 2030 du fait de la pêche, des maladies, des espèces allogènes envahissantes et du blanchissement des coraux lié au changement climatique. Ce qui causerait un appauvrissement de la vie sous-marine.
Ce phénomène coûterait 100 milliards de dollars, 27 millions d'emplois mais aussi des pertes en apport de protéines à une population de près d'un milliard de personnes".


On se souvent par ailleurs que Bernard Chevassus-au-Louis avait coordonné en 2009 des travaux analogues pour le Centre d’analyse stratégique.



(*) Cette convention vise trois objectifs :
• la conservation de la biodiversité ;
• l’utilisation durable des espèces et des milieux naturels ;
• le partage juste et équitable des bénéfices issus de l’utilisation des ressources génétiques.
Elle est à l’origine de l’élaboration de stratégies pour la biodiversité au niveau pan européen, communautaire et national.


Article RH 3B Conseils
Sources Commission européenne / IUNC

lundi 6 septembre 2010

Tara-Océans boucle sa première année d’expédition océanographique




Nous évoquions sur le blog il y a un an (voir article du 3/09/2009) le départ de la mission autour du monde, pour une durée de trois ans de Tara-Océans, la goélette océanographique qui réalise depuis six ans maintenant des expéditions en faveur de l’environnement.
La précédente : 18 mois de dérive sur la banquise. De septembre 2006 à mars 2008 (programme scientifique européen Damoclès), dans le cadre de l'Année polaire internationale, Tara avait effectué une dérive arctique mémorable, (prisonnière de la banquise) entre la Sibérie et le Spitzberg.


La goélette océanographique Tara Océans vient donc de conclure sa première année d’expédition qui l’a menée au cours de 34 escales de Lorient au Cap en Afrique du Sud, sur un périple de plus de 50.000km sur l'Atlantique, la Méditerranée, la Mer Rouge, la Mer d'Oman et l'océan Indien.

Les différentes missions de Tara ont pour objet la recherche scientifique relative à l’impact du réchauffement climatique sur les écosystèmes, mais également de sensibiliser le grand public aux questions environnementales et de diffuser les données scientifiques à des fins éducatives.

Avec cette mission engagée en septembre 2009, pour une durée de trois années, «Tara Océans» entend observer les micro-organismes marins impliqués dans le processus de piégeage et de stockage du gaz carbonique avec notamment la très performante rosette CTD (Conductivity Temperature Depth), mise au point au laboratoire océanographique de Villefranche-sur-Mer.



Depuis septembre 2009, 70 scientifiques appartenant à de grands laboratoires de recherche internationaux, se sont relayés pour recueillir des milliers d'échantillons de plancton et de phytoplancton, de micro-organismes marins (virus, bactéries, larves de poisson, plancton mais aussi coraux) à l'origine de la vie sur la planète.

Les concepteurs du projet rappelaient que « 98 % de la biomasse des océans est constituée de micro-organismes et que l’on ne connaît pas 10 %. Le plancton a un rôle important, par la photosynthèse. A travers ce processus, l’océan assainit l’atmosphère, il y a un équilibre permanent entre atmosphère et océan. Pourtant on ne connaît pas grand-chose de ces échanges. On s’achemine vers une acidification et un réchauffement des océans : quel est l’impact de l’augmentation de la température des océans, de l’augmentation du carbone dans l’atmosphère et les océans ? Notre objectif est de traverser le maximum d’océans et d’accumuler des échantillons pour pouvoir les comparer et comprendre au bout du voyage le fonctionnement des écosystèmes et pouvoir anticiper ce qui se passera plus tard ».


L’approche est donc multidisciplinaire et l’enjeu est de comprendre l’écosystème dans son ensemble.

L’équipage est relevé tous les trois mois, comme les quatre membres de l'équipe médias chargée de réaliser trois documentaires grand public. Quant aux scientifiques, leurs vacations seront en moyenne de trois semaines. Avec cinq scientifiques à son bord en permanence et une centaine d'autres qui suivront la mission à terre, Eric Karsenti, directeur scientifique de l'expédition, considère qu’ils pourront « étudier en détail toute la chaîne du vivant ».

Tara Océans va désormais faire route vers Rio de Janeiro, première escale en Amérique Latine de cette deuxième année d'expédition océanographique inédite.

Cette seconde année dans l'hémisphère sud conduira Tara du Brésil, à l’Argentine, la Terre de Feu et la péninsule antarctique, puis mettra le cap sur le Pacifique avec les côtes chiliennes, l'île de Pâques, les Galapagos, avant de faire route vers les Îles Marquises, Papeete et enfin la Nouvelle-Zélande, le terme de la deuxième année de mission.

Article RH 3B Conseils
Sources Mission Tara Océans
Photo fond Tara