mardi 27 juillet 2010

Un séminaire franco-norvégien sur les énergies marines renouvelables de la mer

C’est à l’initiative de l’ambassade de France à Oslo qu’un séminaire franco-norvégien sur les énergies marines renouvelables de la mer a été organisé du 14 au 16 juin 2010, en collaboration avec le Conseil de Recherche Norvégien, la Fondation Franco-Norvégienne (FFN-FNS) et les Pôles Mer (Bretagne et PACA).

Ouvert par le secrétaire d'Etat norvégien en charge du pétrole et de l'énergie (Robin Martin Kåss), et par la secrétaire d'Etat à l'écologie (Chantal Jouanno), cet événement a rassemblé 90 participants (scientifiques, représentants d'entreprises) et s'articulait autour de cinq ateliers différents.

L'objectif principal de ce séminaire était de cibler les collaborations franco-norvégiennes envisageables et de développer les technologies d'énergie renouvelables marines. Dans ce cadre 

un site propre à ce séminaire a été créé.
Il permet, entre autres, de retrouver la liste des participants/intervenants des deux pays.

Au cours de ce séminaire deux visites de sites innovants (Centrale Osmotique de Tofte et Hywind première éolienne flottante à grande échelle) ont été organisées.

Pour en contre plus sur les énergies renouvelables de la mer nous invitons à consulter le blog des énergies de la mer, le seul blog francophone qui effectue une veille internationale quotidienne.


Par ailleurs le thème des entretiens Science et Ethique 2010 à Brest-Océanopolis les 18 et 19 octobre porteront sur le thème "Energies : Villes et Ports du futur" (énergies renouvelables de la mer, aménagement du territoire...).


Article RH 3B Conseils
Sources : ADIT / Fransk-Norsk Stiftelse / blog des énergies de la mer

lundi 26 juillet 2010

Onze initiatives pour une économie décarbonée.


C’est dans le cadre du Forum des économies majeures (MEF) - voir article du blog du 28 mai 2009 - , que les 24 ministres de l'énergie des États participant au Partenariat global sur les technologies décarbonées (*), initié en juillet 2009 lors de la Conférence de Paris, se sont retrouvés à Washington les 19 et 20 juillet derniers.

Etaient invités également le ministre de l’énergie des Émirats arabes unis, de même que des entreprises et des universités, telles que Dow Chemical , le Massachusetts Institute of Technology.


Les représentants des 24 pays, dont la consommation énergétique cumulée s'élève à 80% du total mondial, se sont appliqués à définir un cadre et des objectifs pour une collaboration internationale dans le domaine des énergies vertes.

Les projets initiés à Washington se veulent concrets cependant leur financement l’est beaucoup moins à ce jour et la question reste posée en dépit de la volonté affichée de certains États dans leur volonté de financer la recherche et le développement des énergies vertes et des économies d'énergie.
Si pour le secrétaire à l'Énergie américain, Steven Chu l’''objectif ici est d'agir'', il s’est seulement contenté d'annoncer des investissements s'élevant à ''des centaines de millions de dollars''.

Les onzes initiatives annoncées se regroupent autours de trois axes : la production d'énergie renouvelable, l'accès aux énergies vertes et l’efficacité énergétique :

 



- Le volet énergies renouvelables regroupe quatre initiatives pour accroître la production d'énergie faiblement carbonée. Il s'agit ici de dépasser les barrières rencontrées par la capture et le stockage de carbone, de réduire le coût des énergies éolienne et solaire, de développer l'hydroélectricité notamment en Afrique et d'identifier les centres d'excellence en matière de production d'agrocarburants et d'électricité à partir de la biomasse. (Pour en savoir plus sur les énergies de la mer consultez le blog des énergies de la mer).



- S’agissant de l'accès aux énergies vertes, l'accent est mis sur la fourniture d'énergie propre aux personnes n'étant pas connectées aux réseaux électriques. Financé pour 30 millions de dollars par les États-Unis et l'Italie, le programme vise à remplacer, avec l'aide du secteur privé, des lampes à pétrole par des lampes LED pour dix millions de personnes en cinq ans.

- Enfin, l'efficacité énergétique, avec notamment comme objectif de favoriser les équipements domestiques (tels que les téléviseurs) moins "énergétivores". Le but est de ''pousser en dehors du marché'' les équipements les plus consommateurs en établissant des standards d'efficacité.
De même, ''un dialogue gouvernemental'' doit accélérer la mise en place de réseaux électriques intelligents grâce au partage des meilleures pratiques, à l'assistance technique et à la coordination des projets. Concernant les transports, l'objectif est d'atteindre ''au moins 20 millions de véhicules électriques d'ici 2020'' en soutenant les constructeurs s’engageant dans cette voie. 


Relire les articles du blog sur les réseaux intelligents (smart gird) du 15 avril 2010 et 5 février 2010.

Par ailleurs le thème des entretiens Science et Ethique 2010 à Brest -Océanopolis les 18 et 19 octobre porteront sur le thème "Energies : Villes et Ports du futur" (énergies renouvelables de la mer, aménagement du territoire...)

(*) Afrique du Sud, Allemagne, Australie, Belgique, Brésil, Canada, Chine, Corée du sud, Danemark, Émirats arabes unis, Espagne, États-Unis, Finlande, France, Inde, Indonésie, Italie, Japon, Mexique, Norvège, Royaume-Uni, Russie, Suède et Union européenne.

Article RH
Sources : actu-environnement / Afp

vendredi 23 juillet 2010

Idée de sortie : le Forum de l'Algue à Lanildut

Lanildut est le premier port goémonier d’Europe, aussi la commune et l’association « Aber-Ildut Loisirs et Culture » ont-elles décidé de valoriser cette activité économique à travers le forum de l’Algue, qui se tient traditionnellement au mois de juillet. En 2010 ce forum se tient ce dimanche 25 juillet.

3B Conseils et les entretiens Science et Ethique sont partenaires du Forum de l'algue 2010 de Lanildut (29). A cette occasion, l'exposition "Les énergies de la mer : l'or bleu" sera installée et présentée au public.

Au programme de ce 15ème Forum :

- 14 h 30, première conférence sur le bateau La Recouvrance sera donnée par Hervé Grall.
- 16 h 30, deuxième conférence sur les algues, animée par Brigitte Borneman-Blanc, de 3B conseils avec Martial Laurans, chercheur à Ifremer-Brest qui fera une présentation sur le champs d'algues brunes qui borde la commune.


Martial Laurans était intervenu aux entretiens Science et Ethique 2009 et y avait présenté le programme ECOKELP sur les algues brunes. Vous pouvez retrouver son intervention de Martial Laurans ici.

Toute la journée des animations seront proposées sur le travail du goémonier, concours de pêche, des animations sont également prévues sur l'eau, des spectacles musicaux (chants de marins, musique bretonne et fest-deiz, concert gratuit avec Skrijadenn à 21h00).

Enfin, des balades en mer seront proposées par la SNSM.

Ce sera aussi l’occasion de visiter la Maison de l’algue.



Impliquer les scolaires dans leur« Histoire d’algues » 



En 2009 au Conquet et à Lanildut s’est déroulé la première « Journée Science et Ethique découverte » visant à présenter aux scolaires une activité économique qui s’est développée dans ces deux communes du littoral autour de la pêche et de l’exploitation du champ d’algues de l’archipel de Molène. 



Les algues sont un enjeu économique et social important pour les communes qui bordent le Parc marin d’Iroise et d’une manière générale pour les activités pharmaceutiques, cosmétiques et alimentaires. 

Les jeunes ont aussi pu découvrir le rôle important que revêt le plus grand champ d’algues européen de l’archipel de Molène. C’est un site de reproduction, d’alimentation pour la faune exploitée par les hommes et une ressource en matière première pour l’industrie chimique. 


Dans d’autres sites, des micro-algues seront exploitées pour les énergies du futur comme bio-carburant. 

Lors de cette journée, les scolaires sont à la rencontre des plus anciens qui ont connu de manière artisanale et semi-industrielle l’exploitation des algues.

Une nouvelle journée découverte sur les algues sera organisée pour les élèves des deux communes dans les semaines suivant la rentrée scolaire 2010


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Quelques chiffres provisoires pour mieux connaître les algues ( chiffres 2009) :



- La filière algue française réalise un chiffre d’affaire d’environ 150 millions d’euros, elle emploie 1000 personnes dont 240 récoltants professionnels.


- La France est aussi le deuxième producteur mondial de carraghénanes (E 407), le cinquième producteur mondial d’alginate (E 400, 401, 403, 402, 404, 405) et le huitième producteur d’agar 
(E 406) avec 60 000 tonnes d’algues fraîches déchargées.


- Lanildut est le premier port goémonier européen de déchargement des algues en France, avec 30 000 tonnes annuels de laminaires sur les 45 000 tonnes débarquées en Bretagne.

Article RH 3B Conseils
Sources : Forum de l'algue / entretiens Science et Ethique.






jeudi 22 juillet 2010

In memoriam : Jean FRANCHETEAU nous a quitté

C’est un grand scientifique qui vient de nous quitter ce 21 juillet.

Unanimement reconnu et salué par ses pairs, respecté et apprécié par ses étudiants, c'est une perte pour l’ensemble de la communauté universitaire et scientifique.

Sa rigueur, son intégrité, ses qualités humaines, son intelligence et ses engagements étaient réconfortants…, sa dimension d’homme de science était incontestable.

Jean Francheteau était un grand ami des entretiens Sciences et Ethique dont il fut le président en 2003, lors de l’édition qui portait sur le thème « Les mers, un océan de richesses ? » .

Il continuait à suivre avec intérêt nos travaux, il nous conseillait, il nous éclairait de son savoir, toujours avec humilité…., nous l’écoutions, nous l’aimions.

Jean Francheteau était professeur des universités en géophysique à l'UBO à Brest, membre de l’opération FAMOUS du CNEXO en 1973 et 1974, et directeur de l’École Doctorale des Sciences de la Mer (IUEM-UBO) durant 8 années (2000/2007). Il avait pris sa retraite à l’automne 2009.

Jean Francheteau a été le promoteur et l'artisan, avec Paul Tréguer, de la constitution du réseau MENTOR (Marine European Network for Training Of Researchers), réseau d'écoles doctorales européennes en sciences de la mer, et ayant pour objectif de promouvoir l'échange de doctorants et de chercheurs dans le cadre de sujets de thèse réalisés en commun, entre instituts océanographiques de la façade Atlantique: Bergen (Norvège), Bremen (Allemagne), Brest (France), Kiel (Allemagne), et Southampton (Royaume Uni).

Ingénieur civil de la Métallurgie et des Mines-Mention Mines (ENS de la Métallurgie et de l'Industrie des Mines de Nancy) -1966, il était titulaire notamment d’un Ph. D en Océanographie de l’University of California à San Diego (1970) et d'un doctorat ès Sciences de l'Université Paris VII (1981). Fellow de la Royal Astronomical Society (1974) et de l'American Geophysical Union (1984). Il a reçu la Médaille d'Argent CNRS (1982) et est lauréat de l'Académie des Sciences qui lui a décerné le Grand Prix des Sciences de la Mer (1995).

Le Pr. Michel Ricard, président des entretiens,
le Pr. Michel Glémarec, président de l’association pour la promotion de l’éthique des sciences (APESTDD),
Brigitte Bornemann, déléguée générale des entretiens ,
l'équipe des entretiens "Science et Ethique" à Brest, s'associent à la tristesse de son épouse Martha et de sa famille.

Ses obsèques se dérouleront samedi 24 juillet à 10h à Loc Maria Plouzané, ses amis l’accompagneront pour ce dernier voyage…

Retrouver ses interventions aux entretiens Science et Ethique

2003
: Les mers, un océan de richesses ?
Session : TR 1 : Les technologies au service de l'exploration scientifique des océans

Intervention : Les technologies au service de l'exploration scientifique des océans




2002
: Milieux Extrêmes d’un monde à l’autre, Terre, Mer et Espace
Session : TR 1 : Éthique et centres de recherche - Responsabilité scientifique, sociale et environnementale
Intervention : Tectonique des plaques, opération Famous

Son interview au Web trotters ICI


Article RH 3B Conseils
Photo: Marine Nationale

mercredi 21 juillet 2010

Enseignement supérieur/Recherche : Les CESR Bretagne/Pays de Loire plaident pour une structure commune de gouvernance

La visibilité internationale de l'enseignement supérieur et de la recherche pour la Bretagne est la condition indispensable pour attirer les chercheurs de haut niveau et les étudiants de tous horizons, et d’irriguer l’économie régionale à travers les liens formation/recherche/innovation/entreprise.

L'enjeu est fondamental puisque la recherche et l'innovation nourrissent, de façon vitale, le socle sur lequel s'appuient la compétitivité, le développement des entreprises et l'emploi.

Une part importante du "Grand emprunt national" (*) doit être réservée à l’enseignement supérieur, la recherche et l’innovation. C’est dans ce cadre, que le dispositif "Campus d’excellence" rebaptisé « Initiatives d’Excellence » (**) se voit doté de près de 7,7 Mds€ lesquels seront attribués à quelques campus sélectionnés au plan national.

Dès lors une mobilisation commune des forces des régions Bretagne et Pays de la Loire pour permettre d'obtenir cette masse critique exigée permettant d’acquérir cette visibilité internationale s’avèrent indispensable.

C’est à partir de ce constat que les Conseils économiques et sociaux (CESR) des deux régions de Bretagne et Pays de la Loire plaident d’une même voix pour que « les fleurons des différents établissements d'enseignement supérieur et de recherche des deux régions soient réunis dans une structure commune dotée d'une gouvernance offensive, indépendante et transparente, intégrant des experts scientifiques internationaux et les acteurs concernés par la recherche fondamentale et appliquée, et sa valorisation. Cette forte symbiose est déterminante ; elle doit être présente dès la conception du projet, notamment sous la forme d'une assistance à maîtrise d'ouvrage unique et coordonnée avec l'ensemble du dispositif du Grand Emprunt. »

Ce rapprochement doit être selon les deux CESR fondé à la fois sur la complémentarité des caractéristiques des deux régions et sur « une authentique histoire commune et naturelle de coopération académique, universitaire et économique. »

D’ores et déjà les pôles de compétitivité ont permis de tisser des liens étroits entre les axes industriels majeurs des deux régions et certaines thématiques de recherche du plus haut niveau. Les deux régions peuvent s’appuyer sur des éléments structurants autour de leurs trois pôles de compétitivité mondiaux (Pôle Mer, Images et Réseaux et Végépolys).

La collaboration des deux régions permet d’atteindre une certaine masse critique et un niveau d’excellence dans certains domaines :
- les Sciences et Technologies de l’Information et de la Communication (STIC) : autour du Pôle « Images et réseaux » et les différents sites de Rennes, Lannion, Brest, Nantes, Vannes, Lorient, Laval ;
- les activités marines et les énergies décarbonées : avec le Pôle Mer et les sites de Brest, Nantes, Rennes, Lorient, et Roscoff, St-Malo, Concarneau ;
- l’agroalimentaire, le végétal : avec les pôles de compétitivité Végépolys, Valorial et les sites de Rennes, Angers et Nantes.

Les deux CESR se sont donc exprimés conjointement pour indiquer leur attachement à cette reconnaissance nationale, capitale à leurs yeux pour le développement de leurs territoires et pour lesquels « une candidature unique est pertinente et s’impose pour l'obtention du label « Initiatives d’Excellence », qui consacrerait alors une très grande région de la recherche française en Europe, au service de la compétitivité des territoires, et par conséquent de sa politique en faveur du développement économique, social et environnemental en France.


(*) Le grand emprunt «déclenchera 25 milliards d’euros d’investissements venant du privé de l’Europe, des collectivités territoriales». Au total, ce sont donc 60 milliards d’euros qui devraient être investis dans les 5 domaines prioritaires définis par le chef de l’Etat. Une des interrogations lors des réflexions sur le grand emprunt portait sur le mode de financement. l’Etat lèvera 22 milliards d’euros sur les marchés. En outre, 13 milliards seront financés par les fonds d’aide remboursés par les banques. La plus grande part du gâteau ira à l’enseignement supérieur et à la recherche, «clé de notre compétitivité future», qui recevront respectivement 11 et 8 milliards d’euros. Une dizaine de campus «d’excellence» recevront un financement exceptionnel (8 milliards). En outre, près de 1,3 milliard d’euros servira à accélérer le plan Campus.

(**) A l’issue d’un Comité interministériel, le 3 mai 2010, le Gouvernement a décidé de substituer l’expression « Initiatives d’Excellence » à celle de « Campus d’Excellence ». Cette expression a été jugée « impropre » car elle « renvoie davantage à un lieu de vie dans une université » et entraînait donc une confusion avec le Plan Campus.

Article RH 3B Conseils
Sources CESR / Grand Emprunt