lundi 11 janvier 2010

Les 20 ans d’Océanopolis.



En 2010, Océanopolis fête ses 20 ans d’ouverture au public, anniversaire  qui correspond pour le parc brestois de découverte des océans avec «l'année internationale de la biodiversité».

De nombreuses manifestations viendront tout au long de l’année célébrer cet événement  autour du thème de la biodiversité marine  dont Océanopolis  est un des centres  mondiaux de référence et d’expertise en la matière.

Ce thème  est d’autant plus d’actualité que Brest Métropole Océane  a été désignée «capitale maritime de la biodiversité»  dans le cadre de cette année internationale La communauté urbaine de Brest réunit, il est vrai, 60% des chercheurs et ingénieurs océanographiques français.

Deux expositions seront donc présentées au public  à Océanopolis, au premier rang desquelles l'exposition «Océans de vie», à partir du 10 avril 2010  sur 700 m2 et qui restera en place jusqu’en mars 2012.
Elle devrait être inaugurée par le ministre de l’écologie, de l’énergie, du développement durable et de la mer (MEDDM) Jean-Louis Borloo  en présence  de Gilles Bœuf, directeur du Muséum d’histoire naturelle  et de Nicolas Hulot.

La seconde  exposition sera consacrée aux coquillages et aux crustacés, du 7 mai au 15 octobre 2010.

Par ailleurs parmi les rendez-vous à suivre, il est à noter que des reportages réalisés, lors des escales en Amérique du Sud,  par les élèves-officiers du Porte-hélicoptères  Jeanne d’Arc (engagée dans sa dernière mission), seront diffusés à Océanopolis  sur le thème de la biodiversité et les grandes explorations sur les régions accostées.

Enfin, un programme de conférences données le mardi soir dans l’auditorium complétera cette approche de la  biodiversité  à travers le monde.

Pour l'avenir, Océanopolis prévoit (pour un montant de quatre millions d’euros) la construction de nouveaux bassins reconstituant un cours d'eau serpentant entre les rochers, dédiés aux loutres. Il ne s'agira pas d'un nouveau pavillon, en plus des trois actuellement en service (tempéré, tropical et polaire). En 2013, on y verra des loutres de mer (dites de Californie) et des loutres d'Europe, que l'on commence à revoir dans les estuaires bretons.



Pour en savoir plus : retrouvez les entretiens Sciences et Ethique 2006  "la biodiversité du littoral" :

- Biodiversité des habitats littoraux, histoire et évolution ;
- Outils et modèles de recherche pour étudier les écosystèmes  ;
- Parcs naturels, aires marines protégées, biosphères ... ;
- Place du citoyen et des élus dans les prises de décision. 



Sources : Océanopolis / RH – 3B Conseils.

vendredi 8 janvier 2010

En mémoire de Philippe Séguin



" J'apprends avec beaucoup de tristesse la disparition de Philippe Séguin. C'est une perte pour notre pays  et sa dimension d'homme d'Etat était incontestable.

Sa rigueur, son honnêteté, son intelligence et ses engagements étaient réconfortants. Il avait été notre premier invité de l'émission de radio "Sans parti pris" sur Radio Nostalgie que nous avions avec Eric Revel.

Je présente à sa famille et à ses proches  mes condoléances".


Brigitte Bornemann-Blanc
Déléguée générale des entretiens Sciences et Ethique

jeudi 7 janvier 2010

La VAE dans les secteurs maritimes



Dans notre article du 6 janvier, nous évoquions la création de l’Ecole nationale supérieure  maritime  qui délivrera un diplôme hautement qualifié d’ingénieur de la mer qui jusqu’à présent n’existait  dans cette filière.

Cette volonté de  revaloriser le niveau de qualification et de conduire à l’excellence des cursus et des hommes doit également s’accompagner d’une  valorisation des compétences acquises et des formations tout au long de la vie.

C’est le sens de l'initiative de la Région Bretagne, du Fonds d’Assurance Formation Pêche et Cultures Marines (FAF Pêche) et de la Touline, présentée lors d’une journée d'information sur la Validation des Acquis d’Experiences (VAE) dans les secteurs maritimes a été organisée le 17 décembre 2009  à l'Institut Universitaire Européen de la Mer (IUEM) à Brest.

Pour Philippe Illionnet, directeur régional des Affaires Maritimes  qui ouvrait cette journée,  "le secteur maritime doit sortir de son ghetto".

Ainsi, les professionnels de la pêche, des cultures marines, de la marine marchande et de la marine nationale ont pu au travers de témoignages et d'expériences concrètes,  constater que tout est mis en oeuvre pour faciliter le parcours VAE et l'obtention de certifications de niveau international.

Des professionnels de la VAE en Bretagne  ont présenté les différentes étapes clés de ce parcours, de l'information dans les PIC (points Information Conseil), le choix du certificateur, l'accompagnement fortement recommandé pour le montage du dossier jusqu' au passage devant le jury.
Une démarche qui peut être individuelle ou collective puisque la VAE c'est aussi une valeur ajoutée pour l'entreprise.

Si seulement 70 dossiers ont été déposés en Bretagne en 2009, la campagne d'information et la politique régionale en faveur du développement de la VAE, Droit Individuel à la Formation accessible à tous, devrait accroître ce chiffre dans les années à venir : un moyen pour les marins pêcheurs par exemple de valider des brevets internationaux.

La VAE est un droit pour tous, à la  seule condition de  justifier de 3 ans d'expérience.





Sources :  Région Bretagne / Bretagne VAE /  RH- 3B Conseils

mercredi 6 janvier 2010

Réforme de la formation maritime et collaboration avec l’Ecole Navale




Dans son discours au Havre le 16 juillet 2009, le président de la République avait annoncé la création d’une Ecole supérieure de formation maritime ouvrant accès à un diplôme hautement qualifié d’ingénieur de la mer avec comme objectif  de revaloriser le niveau de qualification.

Cette qualification d’ingénieur était inexistante jusqu’alors dans ce secteur d’activité puisque les écoles délivraient, après 3 années d’études, un diplôme d’élève officier de 1ère classe de la marine marchande devant être complété de 9 mois de navigation pour obtenir un premier brevet.

Puis une poursuite du cursus pouvait être envisagée sur une année scolaire, suivie de 8 mois de navigation, afin d’obtenir un Brevet de capitaine de 1ère classe de la navigation maritime.

Le Premier ministre François Fillon, lors des assises de l’économie maritime à Brest (article du blog 3/12/09) déclarait le 2 décembre  dernier : «  il ne saurait y avoir d’activités maritimes dignes de ce nom sans hommes et sans femmes qualifiés. En France, la formation aux métiers maritimes est assurée par des filières spécialisées. Je veux d’abord dire que ce choix, il n’est pas question de le remettre en cause, mais je veux aussi souligner que notre enseignement a besoin d’être adapté. 

C’est la raison pour laquelle le gouvernement a décidé de créer l’Ecole nationale supérieure maritime, dont le principe vient d’être approuvé par le Parlement. Cette école sera implantée sur les sites des quatre écoles de la Marine marchande. Cette école aura le statut de grand établissement. 


Les écoles des Affaires maritimes qui forment les cadres civils et militaires des affaires maritimes, lui seront également adossées. Cette nouvelle école nous voulons qu’elle vise le plus haut niveau international. Elle formera des officiers de la marine marchande polyvalents, mais aussi des professionnels concernés par l’exploitation des moyens navals et la sécurité de la navigation. Son programme d’enseignement devra lui permettre de délivrer un titre d’ingénieur. 


Notre système doit aussi pouvoir offrir un enseignement de haut niveau en matière de construction navale. Cette une fonction est notamment assumée par l’Ecole Nationale Supérieure des Techniques Avancées. L’évolution de cette école, dans le cadre renouvelé de l’enseignement supérieur, doit être pour nous l’occasion d’étudier la création d’un master de « Génie maritime » en liaison avec les écoles d’ingénieurs brestoises. Je sais que cela répond à une attente forte de votre part. Les armateurs français ont besoin de recruter rapidement de jeunes navigants, et les industriels ont besoin d’ingénieurs pour développer les navires de demain »
.

Le texte portant création de cette Ecole Nationale Supérieure Maritime voté le 23 septembre 2009 par l’Assemblée nationale vise  donc à regrouper les écoles du Havre, de Marseille, de Nantes et de Saint-Malo sous une même entité. Les Ecoles Nationales de la Marine Marchande (ENMM) devenant des sites de l'ENSM  depuis la récente publication de la loi au journal officiel.

L'École Nationale Supérieure Maritime devient donc un établissement public d'enseignement supérieur - placé sous la tutelle du ministre chargé de la mer -  dont la vocation est, notamment, de préparer aux carrières d'officier de la marine marchande. Les règles d'organisation et de fonctionnement de l'ENSM sont encore à  fixer par décret (en cours de préparation en Conseil d'État).

Si de nombreuses dispositions pratiques restent à définir, comme la localisation de sa direction on sait cependant qu’elle fonctionnera à partir des quatre sites déjà existants (Le Havre et Marseille pour la filière A, polyvalente et fière B monovalente (promotion sociale) , Saint-Malo  spécialisé « machine » et Nantes spécialisé « pont »).

Chaque année, les quatre écoles françaises produisent environ 200 officiers sortant avec un diplôme de commandement ou de chef (dont 170 à 180 polyvalents) et 300 avec un diplôme de chef de quart ou d'élève chef de quart (transformé en chef de quart après navigation).


Par ailleurs la nouvelle école nationale entend enrichir le cursus au niveau de la pédagogie et de  la recherche au travers de coopérations renforcées  avec d’autres établissements universitaires ou avec l’Ecole Navale basée près de Brest, sur le site de Lanvéoc-Poulmic.

L’Ecole Navale forme des officiers de Marine , dont les diplômes équivalent  au titre d’ingénieur. L’objectif est de mutualiser les expériences  entre militaires et civils.


Sources :  Ouest-France / RH-3B Conseils

mardi 5 janvier 2010

Jean-François Daviau, quimpérois de l'année 2009





Jean-François Daviau, président de la société Sabella,  est la personnalité de l’année 2009  pour les internautes quimpérois du journal Ouest-France

" Jean-François Daviau est connu pour l’action qu’il mène, depuis 2000, en faveur d’un mode de production d’énergie non polluante et renouvelable, l’hydrolienne. L’engin produit de l’électricité grâce aux courants des marées" comme le rappelle Ouest-France.


Pour en savoir plus  sur le procédé développé par Sabella  et plus généralement sur les énergies renouvelables de la mer consultez les articles de Francis Rousseau sur le  blog des énergies de la mer

Voir  ou revoir également l'intervention de Jean-François Daviau  aux entretiens Sciences et Ethique 2007  lors de la table-ronde "Les énergies de la mer : panorama et enjeux " sur le thème " les recherches en France : Le financement du démonstrateur Sabella, élément du projet Marénergie labellisé Pôle Mer Bretagne".
 
sources : Ouest-France / 3B Conseils
Photo Ouest-France