vendredi 12 juin 2009

Expéditions Scientifiques, deux siècles bientôt après le voyage de Darwin, qu'est-ce qui fait encore courir les scientifiques ?

L'institut universitaire européen de la mer organise une conférence-débat ce vendredi 12 juin à 20 heures, sur le thème « Expéditions Scientifiques, deux siècles bientôt après le voyage de Darwin, qu'est-ce qui fait encore courir les scientifiques ? »

La première partie sera consacrée à l’illustration de la
"Mission MACARBI, 3 étés antarctiques à la recherche du pétoncle polaire" avec la présentation de film, photos et témoignages des membres de la mission sur les différentes dimensions de cette exploration.

La soirée se poursuivra par une rencontre-débat animé par Antony Auffret de l’association « Les petits débrouillards » avec des organisateurs et chercheurs engagés dans des expéditions scientifiques lointaines : Erwan Amice (IUEM/CNRS mission MACARBI), Laurent Chauvaud (IUEM/CNRS), Yves Gouriou (IRD), Marc- André GUTSCHER (IUEM/CNRS), Gérard Jugie (directeur de l’IPEV), Yves-Marie Paulet (IUEM/UBO) . Ils apporteront leur point de vue sur le contexte matériel et humain de ces explorations du XXIème siècle et dialogueront avec le public sur les enjeux scientifiques, les évolutions et sur la place laissée à l’aventure dans les missions actuelles.


Le débat aura lieu Faculté Victor Segalen Amphi 3 - UBO Brest le 12/06/2009 de 20:00 à 22:00

mercredi 10 juin 2009

Exposition "Les énergies de la mer : l'Or bleu" Aquarium de la Porte Dorée Paris - du 9 au 14 juin

Dans le cadre de l’exposition « Les énergies de la mer : l’Or bleu », des animations, des visites commentées et une série de rencontres sont proposées pour tous les publics.
Aquarium de la Porte Dorée - 293, avenue Daumesnil - 75012 Paris

Du 9 au 14 juin animations toute la journée par Tatiana BALKOWSKI, médiatrice 3B Conseils.

Les 9, 10 et 11 juin de 10 à 12h Manoelle ADAIRE conférencière (RMN).

Les Rencontres-discussions avec :

le mercredi 10 juin
. 10 h 30 : Michel GAUTHIER
spécialiste de l’ETM (Energie Thermique des Mers) ancien responsable du département ERM d’Ifremer
. 14 h 30 : Francis ROUSSEAU
rédacteur en chef du blog des énergies de la mer http://energiesdelamer.blogspot.com

le jeudi 11 juin
. de 10h à 17h : François BERRY
géographe spécialisé dans l’aménagement des territoires littoraux et dans la gestion des espaces Maritimes, développeur éolien offshore chez ENERTRAG FRANCE.
. 14 h 30 : Michel SEGONZAC
chercheur au Muséum National d’Histoire Naturelle, découvreur de la Galathée Yeti, cet étonnant crustacé récolté au fin fond du Pacifique en avril 2005

Le programme est téléchargeable: ICI

Commissaire d'exposition : Brigitte Bornemann-Blanc, 3B Conseils à l'invitation de Michel Hignette, Directeur de l'Aquarium de la Porte Dorée

Jean-Louis Borloo à Brest, des annonces pour la mer

A l’occasion des Journées de la mer organisées pour la première fois par le MEEDDM, le ministre d'Etat Jean-Louis Borloo était présent ce lundi 8 juin à Brest pour les 25 ans de l'Ifremer. Jean-Louis Borloo a profité de cette occasion pour annoncer une augmentation du budget alloué à la recherche pour les énergies de la mer.
Retrouver plus d'information sur l'article du blog en cliquant ici

jeudi 4 juin 2009

Les 50 ans de Bretagne vivante : le défi pour la biodiversité du 5 au 7 juin


Bretagne vivante-SEPNB fête en 2009 les cinquante ans de sa création. 50 ans d’actions en faveur de la protection de la nature en Bretagne.

Ainsi, Bretagne vivante gère plus de cent sites protégés dont cinq réserves naturelles d'État et réalise des actions importantes en matière d'éducation à l'environnement.

Parmi les manifestations organisées dans le cadre du 50e anniversaire : le défi pour la biodiversité du 5 au 7 juin dans le Golfe du Morbihan avec quatre sites retenus pour constituer un véritable laboratoire à ciel ouvert : Locmariaquer, Saint-Nolff, Sarzeau et Sené.

Ces trois jours de rencontres seront l’occasion de faire se rencontrer amateurs, professionnels et scientifiques.

Le programme complet de ces journées

mercredi 3 juin 2009

Census of Marine Life sur la vie des océans : ce que nous avons perdu .


Selon une étude publiée par des chercheurs internationaux regroupés au sein du Census of Marine Life, la taille des poissons a commencé à décliner en Europe dès le Moyen-âge, avec l'apparition des premières pêcheries collectives.

Ce constat établit à partir de données géologiques, archéologiques, botaniques mais aussi à partir d'écrits historiques, dresse un tableau de l'état des océans depuis plusieurs siècles.

Il y a 200 ans, la faune marine était plus prolifique, les poissons plus gros et les prédateurs plus nombreux.

S’agissant du continent européen, l’étude présentée lors de la conférence à Vancouver (Canada), indique que "la vraie révolution en pêche marine est intervenue vers 1600 lorsque les bateaux, par deux, ont commencé à tirer des filets". Le rapport poursuit en rappelant que "l'impact des pêcheries dès les années 1800 en Europe a été énorme sur l'écosystème, probablement beaucoup plus important qu'on ne l'a jamais imaginé".

Dans un entretien accordé à l’AFP, le professeur Poul Holm, de l'Université de Dublin, indique que « la variété de la faune marine et son équilibre dans la chaîne alimentaire ont été profondément modifiés. Aujourd'hui, la population des prédateurs ne représente plus que 10% à 15% ce qu'elle était au début du XIXe siècle. Il y a une centaine d'années, si un cabillaud mesurait 1,50 mètres, aujourd'hui les plus gros n’atteignent que 50 cm, parce pêchés beaucoup plus jeunes. La moyenne d'âge du cabillaud est aujourd'hui de 2,8 ans alors que c'est un poisson qui vit dix ans".


Ainsi, dans la plupart des zones, si les changements provoqués par l'activité humaine ont mis un millier d'années environ à s'établir, les mutations sont observables sur quelques dizaines d'années seulement.

Parmi le nombre important d’informations fournies par ce rapport sur l’état général des océans, notons encore que :
- dans la région de Key West (sud de la Floride), la taille moyenne d'un poisson pêché était de 20 kg en 1950, contre 2,3 kg aujourd'hui.
- en Nouvelle Zélande, on comptait jusqu’à 32.000 baleines au début du XIXe siècle lorsqu'il n'y en a plus qu’un millier aujourd'hui (sud de la Nouvelle-Zélande).

Bien que le constat soit sombre le professeur Holm veut afficher un « message d'espoir qui suggère que si nous revenons en arrière, établissons des règles pour les pêcheries et évitons d'imposer des stress sur les habitats marins, nous serons capable de restaurer la vie des océans afin de nourrir davantage de gens qu'aujourd'hui".


Sources : Census of Marine Life / AFP / RH- 3B Conseils