jeudi 4 juin 2009

Les 50 ans de Bretagne vivante : le défi pour la biodiversité du 5 au 7 juin


Bretagne vivante-SEPNB fête en 2009 les cinquante ans de sa création. 50 ans d’actions en faveur de la protection de la nature en Bretagne.

Ainsi, Bretagne vivante gère plus de cent sites protégés dont cinq réserves naturelles d'État et réalise des actions importantes en matière d'éducation à l'environnement.

Parmi les manifestations organisées dans le cadre du 50e anniversaire : le défi pour la biodiversité du 5 au 7 juin dans le Golfe du Morbihan avec quatre sites retenus pour constituer un véritable laboratoire à ciel ouvert : Locmariaquer, Saint-Nolff, Sarzeau et Sené.

Ces trois jours de rencontres seront l’occasion de faire se rencontrer amateurs, professionnels et scientifiques.

Le programme complet de ces journées

mercredi 3 juin 2009

Census of Marine Life sur la vie des océans : ce que nous avons perdu .


Selon une étude publiée par des chercheurs internationaux regroupés au sein du Census of Marine Life, la taille des poissons a commencé à décliner en Europe dès le Moyen-âge, avec l'apparition des premières pêcheries collectives.

Ce constat établit à partir de données géologiques, archéologiques, botaniques mais aussi à partir d'écrits historiques, dresse un tableau de l'état des océans depuis plusieurs siècles.

Il y a 200 ans, la faune marine était plus prolifique, les poissons plus gros et les prédateurs plus nombreux.

S’agissant du continent européen, l’étude présentée lors de la conférence à Vancouver (Canada), indique que "la vraie révolution en pêche marine est intervenue vers 1600 lorsque les bateaux, par deux, ont commencé à tirer des filets". Le rapport poursuit en rappelant que "l'impact des pêcheries dès les années 1800 en Europe a été énorme sur l'écosystème, probablement beaucoup plus important qu'on ne l'a jamais imaginé".

Dans un entretien accordé à l’AFP, le professeur Poul Holm, de l'Université de Dublin, indique que « la variété de la faune marine et son équilibre dans la chaîne alimentaire ont été profondément modifiés. Aujourd'hui, la population des prédateurs ne représente plus que 10% à 15% ce qu'elle était au début du XIXe siècle. Il y a une centaine d'années, si un cabillaud mesurait 1,50 mètres, aujourd'hui les plus gros n’atteignent que 50 cm, parce pêchés beaucoup plus jeunes. La moyenne d'âge du cabillaud est aujourd'hui de 2,8 ans alors que c'est un poisson qui vit dix ans".


Ainsi, dans la plupart des zones, si les changements provoqués par l'activité humaine ont mis un millier d'années environ à s'établir, les mutations sont observables sur quelques dizaines d'années seulement.

Parmi le nombre important d’informations fournies par ce rapport sur l’état général des océans, notons encore que :
- dans la région de Key West (sud de la Floride), la taille moyenne d'un poisson pêché était de 20 kg en 1950, contre 2,3 kg aujourd'hui.
- en Nouvelle Zélande, on comptait jusqu’à 32.000 baleines au début du XIXe siècle lorsqu'il n'y en a plus qu’un millier aujourd'hui (sud de la Nouvelle-Zélande).

Bien que le constat soit sombre le professeur Holm veut afficher un « message d'espoir qui suggère que si nous revenons en arrière, établissons des règles pour les pêcheries et évitons d'imposer des stress sur les habitats marins, nous serons capable de restaurer la vie des océans afin de nourrir davantage de gens qu'aujourd'hui".


Sources : Census of Marine Life / AFP / RH- 3B Conseils

mardi 2 juin 2009

Le Grenelle de la Mer sur France Culture

Où en est le Grenelle de la mer mis en place par le Ministre Jean-Louis Borloo, après le Grenelle de l’environnement ? Quelles sont les grandes pistes et les premières propositions ? Quelles sont les perspectives de ce Grenelle ?

Ce sont les questions qui ont été abordées aujourd’hui dans les matins de France culture par Ali Badou et ses invités :

Isabelle Autissier, navigatrice, romancière, ingénieure agronome. Première femme à avoir réussi un tour du monde à la voile en compétition, dans le cadre du Grenelle de la mer elle est vice-présidente du Groupe 1 présidé par Jérôme Bignon consacré à « la rencontre terre/mer ». Le deuxième vice-président est Ghislain de Boissieu ancien président du Port autonome de Rouen.

Eric Giuily, Président du Groupe 2 du Grenelle de la mer, maître des requêtes honoraires au Conseil d’Etat ancien président de la GCM et SNCM, président de French Lines. Les vice-présidents sont Pierre-Georges Dachicourt (président du Comité national des pêches) et Patrice Guillotreau (IRD).

Le grenelle de la mer lancé fin février a pour objet de mieux étudier, mieux protéger les mers, les océans et leur biodiversité pour une exploitation durable.

Après la phase exploratoire et les débats au sein des groupes de travail, réunissant
tous les acteurs concernés, l’Etat, les ONG, les entreprises, les collectivités locales et les syndicats, dès la semaine prochaine démarrera jusqu’à fin juin, une large consultation de la population. Brigitte Bornemann-Blanc a été auditionnée le 5 mai dernier par le Groupe 3, présidé par Christian Buchet et dont les vice-présidents sont l’Amiral Pierre Soudan directeur de l’Ecole Navale à Brest et Gérard d’Aboville. Elle a présenté la démarche des entretiens Science et Ethique qui se déroule tous les ans à Brest en octobre. Le Groupe 4 est présidé par Laurent Lucchini, Professeur émérite à Paris 1 et à l’Institut océanographique, les vice-présidents sont Eric Orsenna, Conseiller d’Etat, Président du Centre international de la mer et Jean Daubigny, Préfet de Région, Président de la Région Bretagne.

Pour voir la présentation de l’audition Brigitte Bornemann-Blanc pour le Groupe 1 du Grenelle de la mer, cliquez ici.

A partir de ce matin, débute une campagne de publicité sur les énergies renouvelables de la mer pour annoncer l’exposition qui se tiendra du 9 au 14 juin à l’Aquarium de la Porte dorée avenue Daumesnil à Paris .

Sources : Brigitte Bornemann-Blanc

lundi 1 juin 2009

Des films pour la journée mondiale de l'environnement le 5 juin

L'environnement : Ils s'y mettent tous.

lundi 1er juin. Après la diffusion ce soir sur Arte à 22h50 du documentaire "Une brève histoire de l'avenir", réalisé à partir du livre de Jacques Attali, de "Nous resterons sur Terre…" le film d'Olivier Bourgeois et de Pierre Barougier soutenu par l'UNESCO, l'Education nationale, qui sera à nouveau programmé vendredi 5 juin prochain au Studio (rue Jean Jaurès à Brest à l'invitation de l'association AE2D, c'est au tour de Yann ARTHUS-BERTRAND, de sortir son film HOME avec l'aide de Luc Besson. C'est toujours vu du ciel qui filme la planète. Rendez-vous sur internet www.youtube.com/homeprojectFR

On peut toujours revoir les films documentaires "Une vérité qui dérange" Al Gore, ou We Feed the World, le marché de la faim d'Erwin Wagenhofer (2007)
Sources : BBB

vendredi 29 mai 2009

Un « Parlement de la mer » en Bretagne


La Conférence régionale de la mer et du littoral créée à l’initiative de la Région Bretagne a été installée le 19 mai dernier, en présence de Jean-Yves Le Drian président du Conseil régional de Bretagne, Jean Daubigny préfet de la Région Bretagne, et du vice-amiral d’escadre Anne-François de Saint Salvy , préfet maritime de l'Atlantique, dans le cadre de la Charte des espaces côtiers bretons.

Avec cette nouvelle instance, la Région Bretagne qui est la première région à mettre en place un tel outil et devient pilote en matière de nouvelle gouvernance, pour une meilleure coordination de l’action publique en zone côtière.

Au sein de la Conférence régionale de la mer et du littoral siègeront les acteurs bretons de la zone côtière (élus, représentants de l'État, acteurs économiques, socioprofessionnels et associatifs), répartis en 5 collèges.

Co-présidée par le Président de la Région Bretagne et le représentant de l’Etat, la conférence régionale se réunira 2 à 3 fois par an « afin de jouer pleinement son rôle de décision dans la gestion intégrée du littoral et dans la mise en œuvre des chantiers-phares proposés dans la Charte des espaces côtiers bretons »

Un bureau permanent (représentant les 5 collèges) animera les travaux de la Conférence régionale et des groupes de travail seront mis en place pour mener et suivre des opérations précises.
Un Conseil scientifique composé d’experts pourra accompagner les travaux de la
Conférence.

Son champ d’action recoupe l’ensemble des problématiques qui touchent à la zone côtière : l’urbanisation, le nautisme, le dragage portuaire, l’agriculture littorale, le changement climatique, les îles, les énergies marines, la qualité des eaux.

Pour en savoir plus : publication du CESR « Des énergies marines en Bretagne : à nous de jouer ! »



Sources : Conseil Régional de Bretagne / RH - 3B Conseils