lundi 29 septembre 2008

Le parc naturel marin d’Iroise se dote d’un plan de gestion


BREST (France) – 29/09/2008 – 3B Conseils - Le Parc naturel de la mer d'Iroise se dote d’un plan de gestion. Les membres du Conseil se sont mis d'accord, lors de leur deuxième réunion de travail le 23 septembre, sur un plan de gestion, établi sur 15 ans. Ce plan détermine les mesures de protection, de connaissance, de mise en valeur et de développement durable à mettre en œuvre dans le Parc naturel marin d’Iroise. Le Conseil de gestion a établi un calendrier de remise de plan en deux étapes : une première étape de rédaction allant de septembre 2008 à juin 2009 qui permettra de définir les objectifs à long terme et la seconde étape de juin 2009 à juin 2010 validera les principes d’actions. Des réunions publiques de concertation et d’information seront organisées avant validation par le Conseil de gestion. La mission de ce conseil est d’établir un plan de gestion du parc et proposer aux autorités qui définissent la réglementation en mer toute mesure nécessaire à la protection et à la gestion durable du parc naturel marin ; et de mettre en oeuvre les moyens mis à disposition par l'agence des aires marines protégées pour la connaissance, la surveillance, ainsi que le montage et la conduite de projets avec les acteurs.

Le Parc naturel de la mer d'Iroise (3.500 km2), créé le 28 septembre 2007, à la confluence de l'Atlantique et de la Manche, prend en compte la spécificité des trois îles habitées de l'Iroise : Ouessant, Molène et Sein, dans une zone réputée pour la diversité de sa flore et de sa faune. L'idée d'un parc marin en Iroise date de 1989, le président du parc naturel régional d'Armorique avait proposé la protection de ce site. L'expérience de l'Iroise avait inspiré les principes fondateurs des parcs naturels marins et la loi du 14 avril 2006.

Article : SLG 3B Conseils / CL 3B Conseils
Documents de référence : Actu Environnement / MEDDAD / 3B Conseils
Photo : Parc naturel de la mer d'Iroise

vendredi 26 septembre 2008

Les ambitions et les moyens de la politique maritime européenne


PARIS (France) – 26/09/2008 – 3B Conseils – Près de la moitié de la population européenne vit sur une bande de 50 km qui longe les quelques 70.000 kms de côtes du continent. Partant de ce constat, ce matin, dans son émission Les Enjeux Internationaux (France Culture), Thierry Garcin a interviewé le Général Jacques Walch, juriste et diplômé de Sciences Po, directeur des activités internationales de l’IHEDN et professeur au CEDS. Ensemble, ils sont revenus sur les directives récentes de l'Union européenne voulant instaurer une approche globale de la politique maritime à l'échelle européenne. Jacques Walch a rappelé les objectifs de cette politique, lancée fin 2007 avec le livre Bleu (ICI) : réduire la complexité des affaires maritimes européennes et afficher une stratégie claire pour que l’Union européenne puisse s’imposer dans la compétition mondiale qui se développe de plus en plus pour l’exploitation des océans. L’Union Européenne a plusieurs priorités notamment la gestion intégrée de la zone côtière (assurer sur un territoire relativement limité la compatibilité de toutes les activités humaines) et le principe de subsidiarité, la région étant désignée comme un interlocuteur pertinent de la Commission. L’Union européenne travaille aussi sur l’espace maritime européen sans frontière afin que le transport maritime devienne une alternative crédible. La question énergétique en mer doit aussi être traitée en premier plan tout comme la surveillance maritime. Pour cette dernière, la Commission mise sur l’intégration des systèmes nationaux de surveillance et c’est l’Agence européenne pour la sécurité maritime (EMSA) qui aura la charge de ce dossier. Les moyens maritimes des Etats membres et les systèmes satellitaires seront utilisés : le GMES (Global Monitoring for Environment and Security) pour faire le suivi des navires, et Galileo, le système de positionnement par satellites, qui pourra être utilisé à l’appui de la politique maritime (début d’utilisation en 2010).
Vous pouvez réécouter l’émission ICI et consulter le programme des entretiens Science et Ethique 2008 ICI
Article : SLG 3B Conseils
Documents de référence : France Culture / 3B Conseils
Photo : « Livre bleu » publié le 18 octobre 2007

jeudi 25 septembre 2008

La Marine refait ses cartes maritimes


PERROS-GUIREC (France) – 25/09/2008/ - 3B Conseils – Actuellement, le bâtiment hydrographique de la Marine Laplace, commandé par le capitaine de corvette Jean Francisoz, ratisse les fonds sous-marins au large de Perros-Guirec (ville marraine du Laplace depuis le 27 mai 2000) afin de refaire les cartes maritimes. Les derniers relevés en date, sur les côtes de Bretagne Nord, remontent à 1830.
Ronan Le Roy, ingénieur hydrographe du Shom (Service hydrographique et océanographique de la Marine), rappelle : « C’est Beautemps-Beaupré, le père de l’hydrographie moderne en personne, qui (...) a réalisés [les premières cartes] » et d’ajouter « « Nos relevés permettent de signaler des dangers méconnus. Les futures cartes et revues marines mentionneront de nouveaux repères terrestres (amers) comme les antennes de téléphonie mobile qui n’y figuraient pas. Les prévisions de marées et de courants seront aussi précieuses pour établir un plan de navigation. Enfin avec une meilleure connaissance de l’estran, les maires du littoral pourront revoir leur plan d’occupation des sols, envisager une zone d’aquaculture ou l’aménagement d’un port en fonction des risques repérés». Au XIXème siècle, les hydrographes reconnaissaient les fonds grâce à des sondes de plomb retenues par des cordages. « Ils prélevaient des sédiments par collage, en enduisant ces sondes de suif. Quant aux relèvements optiques, ils se faisaient par des objets positionnés à terre » indique l’ingénieur. Aujourd’hui les scientifiques disposent d'un équipement bien plus sophistiqués. « Nous sommes équipés de sondeurs acoustiques. Pour le positionnement on utilise le GPS - pas celui de tout le monde ! - d'où une précision de quelques centimètres. » Pourtant peu d’erreur ont été relevés, seuls quelques roches sous-marines feront leur apparition sur les nouvelles cartes.
Le Shom est un établissement public à caractère administratif français placé sous la tutelle du ministère de la Défense. Sa mission est d’assurer la sécurité de la navigation. A ce titre, il assure le recueil, la centralisation, le traitement et la diffusion de l’information nautique. Il élabore en particulier les cartes marines, les annuaires des marées et les instructions nautiques. Le bâtiment hydrographique de deuxième classe (BH) Laplace (construit en 1987) opère généralement le long des côtes françaises de la façade Atlantique où il effectue des sondages bathymétriques, des recherches d'épaves et d'obstructions nécessaires à la mise à jour des cartes marines, ou des travaux océanographiques de haute mer.

Pour en savoir plus : Magazine Thalassa, proposé et présenté par Georges Pernoud, tous les vendredis à 20H50, de septembre 2008 à juin 2009. Le SHOM, l'IGN et Thalassa se sont associés pour présenter tout au long de la saison 2008-2009, 32 séquences cartographiques en 3D, issues des données géographiques maritimes et terrestres des deux établissements publics. Sous la thématique " les sentiers du littoral ", l’ambition est de parcourir les côtes françaises et d'en faire chaque semaine l'état des lieux, de Calvi à Dunkerque, en passant par les Antilles et la Polynésie.

Article : SLG 3B Conseils
Documents de référence : Le Télégramme / Ouest France / Ministère de la Défense / 3B Conseils
Photo : Le bâtiment hydrographique Laplace

mercredi 24 septembre 2008

Aménagement du territoire : l’exemple de la rade d’Hyères


HYERES (France) – 24/09/2008 – 3B Conseils – Aujourd’hui nous avons décidé de vous présenter un livre remarquable posant de nombreuses questions sur l’aménagement du littoral : Projet urbain et paysage littoral, quel projet pour la ville et la rade ?
Odile Jacquemin, architecte, urbaniste et docteur en histoire culturelle, publie ici le sixième et dernier chapitre de sa thèse de doctorat consacré à l’histoire du paysage hyérois dans le Var : Hyères et la rade, la formation d’un paysage urbain entre terre et mer, de 1748 à nos jour.
Elle explore l’histoire des paysages et souhaite en faire un outil au service de l’aménagement et de l’éducation citoyenne. A côté des objectifs conservatoires, Odile Jacquemin préconise un urbanisme innovant, créatif et économe « en prolongeant le slogan du Tiers sauvage lancé par le Conservatoire du littoral, par celui de la reconquête, pour chaque mètre carré constructible, d’un mètre carré de terre nourricière..., sans quoi les littoraux n’auront pas seulement soif, mais faim... ». L’auteur souhaite sortir le paysage du discours du « beau », et les politiques du paysage de « l’embellissement ». Elle pose, au cœur de la réflexion sur l’aménagement durable, le paysage comme ressource et ressourcement. « N’est-il pas une énergie renouvelable, une ressource gratuite, un bien public, accessible et appropriable par tous ? » s’interroge t-elle avant de suggérer « une attitude pour partager un territoire et une démarche pour résister aux effets de la privatisation du littoral ». A contre courant des idées reçues sur la protection du littoral, elle alerte sur les dommages collatéraux de la sanctuarisation du littoral.
Odile Jacquemin a d’abord travaillé au sein des CAUE (Conseils d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement) puis elle a créé l’association Mémoire à Lire territoire à l’Ecoute (MALTAE) où elle explore les pratiques d’historien du paysage dans une ingénierie culturelle territoriale au service d’une culture partagée, héritière des missions d’éducation populaire, visant l’appropriation par le citoyen des domaines de l’aménagement , de l’architecture ou de l’urbanisme, très souvent monopolisés par le monde de l’expertise.
De nombreuses épaves sous-marines, parfois très anciennes (grecques, étrusques, romaines, gauloises), jalonnent les fonds de la rade d’Hyères et de nombreux forts, tours et batteries, construites sur les îles d'Hyères entre le XVIème et le XVIIIème siècle, confirme le rôle hautement stratégique et la forte activité économique et militaire du site à cette époque.
Odile Jacquemin était intervenue lors des Journées Nationales d'Etudes JOURNEES de l'Association Nationale des Elus du Littoral (ANEL), du 17 au 19 septembre à Toulon, dont la thématique était : "Patrimoine Littoral et Maritime, levier du développement économique des territoires." Le président de l'ANEL est Yvon Bonnot, le maire de Perros-Guirec, et la secrétaire générale est Christine Laire.

Pour en savoir plus : carte du patrimoine architectural et militaire de la rade d’Hyères : ICI

Article : SLG 3B Conseils
Documents de référence : L’Urbain n°258 / 3B Conseils

mardi 23 septembre 2008

Utilisation de l’espace : la Biennale de Venise dans la corderie de l'Arsenal


VENISE (Italie) – 23/09/2008 – 3B Conseils - L'espace de l'ancienne corderie de l'Arsenal de Venise (aux marges orientales de la cité, entre San Marco et les Giardini) accueille la Biennale internationale d'architecture dont la clôture est prévue pour le 23 novembre.
La corderie, cathédrale industrielle portée par quatre-vingt-quatre colonnes, et quelques anciens hangars sont prêtés à la Biennale depuis 1980. La fondation de l'Arsenal, au milieu des marais, date du début du XIIe siècle. Pendant des siècles il a été le cœur économique de la ville. On y construisait les galères à la chaîne. On raconte qu'il suffit d'une heure pour y assembler une galère. Dans la cordonnerie, qui s'étire le long du canal de la Tana, était stocké le chanvre des cordages et des calfats.
L’arsenal est aujourd’hui une base militaire de la marine italienne et couvre un dixième de la superficie de la cité des doges. Le site est peu animé seuls les élèves de l'Institut d'études militaires maritimes y travaillent. Les bateaux se font rares.
Depuis 1895, la Biennale de Venise est l'une des plus prestigieuses manifestations d'art. Elle s'attache à promouvoir les différents mouvements d'avant-garde. Pour la onzième fois, Venise accueille la Biennale d'architecture. Si le Lion d'Or, sa prestigieuse récompense, est déjà attribuée à Frank Gehry, la biennale assurera le spectacle pendant deux mois. Le thème est cette année : 'Dehors ; l'architecture au-delà du bâtiment'.
Pour en savoir plus : Portfolio

Article : SLG 3B Conseils
Documents de référence : Le Moniteur / L’Expansion / Evene / 3B Conseils