jeudi 11 septembre 2008

Colloque franco-japonais d’Océanographie


MARSEILLE/PARIS (France) – 11/09/2008 – 3B Conseils – Le Centre d’Océanologie de Marseille (Bureau exécutif Prof. Hubert Jean Ceccaldi) et les sociétés franco-japonaises d’océanographie ont organisé du 8 au 10 septembre à Marseille et organise le 12 septembre à Paris le colloque franco-japonais d’océanographie. Ce 13ème colloque traite de la connaissance et de la gestion des milieux marins. Son objectif consiste à conduire, à nouer, à faciliter et à renforcer les contacts entre les scientifiques et les laboratoires afin de réaliser de fructueuses recherches en commun.

A Paris, quatre conférences sur le thème général « Le changement global : interactions homme/ milieux marins » seront données par les professeurs Heisuke Nakagawa, Bernard Salvat (expert international des massifs coralliens), Akira Taniguchi, Catherine Bersani (coordonnatrice du collège "Espaces protégés, paysage et patrimoine" au MEEDDAT et marraine des entretiens Science et Ethique Jeune 2008).

Nous effectuerons un retour d’information sur ce blog et lors des entretiens Science et Ethique notamment sur les thématiques suivantes :
-aménagement du littoral, interactions entre ports et milieux naturels : conséquences écologiques et économiques
-récifs artificiels : valorisation et protection des milieux,
-observations marines : émergence de technologies nouvelles.

Cet événement fait parti des manifestations officielles organisées dans le cadre du 150ème anniversaire de la signature du Traité d’Amitié entre la France et le Japon. L’université de la Méditerranée et l’Université des Sciences et Technologies marines de Tokyo (Kaiyo-Daï) ont établit lors de ce colloque des accords officiels de jumelage. Marseille et Kobé étant des villes jumelées, la suite du colloque aura lieu à Kobé en 2010.

Le 12 septembre 2008, Maison de la Culture du Japon (101 bis quai Branly Paris). Renseignements et programme : ICI

Article : SLG 3B Conseils

lundi 8 septembre 2008

Les 100 lieux de la géopolitique


PARIS (France) – 8/09/2008 – 3B Conseils - Aujourd’hui nous souhaitons vous faire part d’une nouvelle publication à laquelle Sonia Le Gouriellec, rédactrice pour le blog Défense et Environnement et ponctuellement pour le blog Science et Ethique, a participé. Mercredi 10 septembre 2008, un « Que sais-je ? » consacré aux « 100 lieux de la géopolitique » sortira aux éditions P.U.F, coordonné par Pascal Gauchon qui dirige la collection Major au Presses Universitaires de France ainsi que l’association Anteios et Jean-Marc Huissoud professeur de géopolitique à Grenoble Ecole de Management. La géopolitique ne s'écrit pas seulement avec des mots, mais avec des lieux. De New York à La Mecque, de Suez à Malacca, du Pays basque au Chiapas, de l'Afrique à l'Europe et de l'Antarctique au Sinaï, 100 lieux sont présentés avec les enjeux qu'ils incarnent. Ils constituent le meilleur moyen pour pénétrer dans la géopolitique du monde actuel.

Sonia Le Gouriellec avait déjà contribué avec un article sur le Nigeria et l’Afrique du Sud à l’ouvrage « Les grandes puissances du XXIème siècle » sorti en décembre 2007. Elle prépare une thèse sur les politiques de sécurité américaine et européenne dans la Corne de l’Afrique dont des éléments seront abordés lors de la conférence n°3 du 13 mars 2009.

Article : 3B Conseils

vendredi 5 septembre 2008

Rebondissement pour la coque 790 toujours en attente à Brest


LONDRES (Grande-Bretagne) – 5/09/2008 – 3B Conseils - Une association britannique a annoncé avoir déposé, mercredi 3 septembre 2008, devant la Haute cour de Londres un recours contre l’agence sanitaire britannique qui avait autorisé l’arrivée de l’ancien porte-avions. En effet, The Health & Safety Executive (HSE), l'agence gouvernementale anglaise chargée de la sécurité et de la santé, avait accordé au groupe Able UK ltd l'autorisation exceptionnelle d'importer les 700 tonnes de matériaux amiantés de la coque Q790. L’association souhaite empêcher que l'ancien porte-avions français Le Clemenceau ne soit démantelé sur le chantier de Hartlepool (nord-est).
Pour Jean Kennedy, militante de l'association Friends of Hartlepool et à l’origine de la plainte : "Le HSE a accordé une dérogation spéciale pour permettre à ce navire fantôme toxique et à sa cargaison mortelle de venir dans notre petite communauté", "Nous pensons que c'est commettre une grave injustice que de forcer une petite ville, qui a déjà supporté de manière disproportionnée les conséquences néfastes d'industries polluantes et affiche un taux de cancer parmi les plus élevés du Royaume-Uni, à accepter les déchets toxiques de la France." Elle rappelle que la France disposait des installations nécessaires pour le démantèlement du navire et que l'Angleterre n'a pas à subir, dans ses chantiers de Harlepool, l'arrivée de nouveaux matériaux polluants. Les "Friends of Harlepool" mettent en avant le taux déjà très élevé de cancer dans la région qui accueille de nombreuses industries polluantes. Les avocats de l'association ont demandé un examen en urgence du recours car la société Able UK a anticipé une arrivée de l'ex-fleuron de la marine française vers la fin de l'été. L'audience devant la Haute cour de Londres devrait donc se tenir à la fin du mois. La coque Q 790 attendra l'issue du jugement dans le port de Brest.
En juillet dernier, la société britannique Able UK avait remporté l'appel d'offres du démantèlement de la coque Q 790. En service entre 1961 et 1997, l’ex-Clemenceau contient près de 700 tonnes d’amiante. Sur les cinq sociétés qui étaient en lice pour ce marché : le belge Galloo Recycling, l'Italien Simont (rapidement éliminé) et les français Sita-Suez et Veolia Propreté, Able UK ltd. n'était pas présenté comme favori pour l'obtention du chantier du contrat. La Voix du Nord relevait que « c’est finalement le prix qui a départagé les candidats. Si les devis étaient sensiblement équivalents, celui des Anglais était quatre fois moins cher ! L’écart du prix s’explique notamment par le fait que la société anglaise Able UK Ltd se charge elle-même du désamiantage du navire de 24 200 tonnes », alors que Sita, Veolia et Galloo faisaient appel à une tierce société pour effectuer ces travaux. La société Able devrait toucher « entre 2,5 et 4 millions d’euros », selon le Financial Times. Si l’association britannique obtenait un jugement favorable, la France serait-elle obligée de renouveler l’appel d’offre ?

Retrouvez les présentations de Taïsei Miura, directeur marketing et environnement Veolia Propreté et Frédéric Tostain et Laurent Galtier de Sita-Suez présentés lors de la deuxième conférence « Défense et Environnement : une nouvelle manière de penser » le 30 mai 2008 sur notre site : 3B Conseils

Article : BBB / Sonia Le Gouriellec 3B Conseils
Documents de référence : The Daily Telegraph / DICOD / 3B Conseils / sites liés
Photo : Le Clemenceau (Sipa)

lundi 1 septembre 2008

Inscriptions entretiens 2008

Les inscriptions en ligne pour les entretiens Science et Ethique 2008 seront ouvertes à partir du 8 septembre 2008.

mercredi 30 juillet 2008

Nouvelle directive européenne sur la qualité des eaux de baignade


(France) – 30/07/2008 – 3B Conseils – La nouvelle directive européenne 2006/7/CE, destinée à remplacer la directive européenne 76/160/CEE, a été transposée en droit français, à la fois par la loi sur l’eau et les milieux aquatiques de décembre 2006 et par le décret modifiant le code de la santé publique. Avec cette directive, l’Union européenne fixe des règles pour la surveillance, l'évaluation et la gestion de la qualité des eaux de baignade ainsi que la fourniture d'informations sur la qualité de ces eaux d’ici à 2015. L'objectif est double : il s'agit de réduire et de prévenir la pollution des eaux de baignade et d'informer les usagers sur leur qualité sanitaire.

En France, le contrôle sanitaire des eaux de baignade en mer et en eau douce fréquentées par le public est organisé par les services déconcentrés du ministère chargé de la Santé (DDASS). Ce contrôle sanitaire porte principalement sur la qualité microbiologique des eaux de baignade, en vue de prévenir les risques sanitaires qui leur sont associés, tels que les gastro-entérites, les infections ORL et les manifestations cutanées. Le Président de l’Anel, Yvon Bonnot, maire de Perros-Guirec, Christine Lair, déléguée générale de l’ANEL (association nationale des élus du littoral) et Pascal Berteaud, ancien directeur de l’eau, président du Comité directeur du SEMIDE (Système Euro Méditerranéen d'Information sur les savoir-faire dans le Domaine de l'Eau) notamment, ont beaucoup œuvré pour que les administrations (Santé, Ecologie, Intérieur, Tourisme …), les élus et les groupes de prestataires de services à l’environnement : Veolia eau Générale des eaux, Suez Lyonnaise des eaux et Saur collaborent étroitement.

Parallèlement, l'association Surfrider Foundation a relancé l’alerte sur les conséquences de ce changement progressif de réglementation en établissant des simulations qui appliquent par anticipation ces nouvelles normes. D’après leur rapport (ICI) fait par la Surfrider Foundation, sur plus de 60000 données officielles, 22% des plages risqueraient d’être déclassées dont 131 plages non conformes, soit 1 sur 10. Une forte proportion qui s'explique, selon l'association, par «le caractère plus restrictif de la nouvelle directive». Selon l’étude réalisée par l’AFSSET (Agence Française de Sécurité Sanitaire de l'Environnement et du Travail) publiée en septembre 2007, si l’on appliquait dès à présent les nouveaux critères de la réglementation, qui sera en vigueur en 2015, le pourcentage de sites non-conformes pour la baignade passerait de 4,9 à 7,6 pour les eaux douces et de 3,6 à 5,5 pour les eaux de mer. Pourtant, le ministère a rappelé qu'au cours de la saison 2007, 94,3% des 3.200 sites contrôlés se sont révélés conformes à la directive européenne applicable (95,7% pour l'eau de mer et 92,2% pour l'eau douce). Ces chiffres comprennent cependant à la fois les eaux de bonne qualité (classées A) et celles de qualité moyenne (classées B).

Concrètement, l'association Surfrider a appliqué les nouvelles normes européennes à des échantillons prélevés entre 2004 et 2007 par les Directions départementales des affaires sanitaires et sociales (Ddass), durant la saison estivale, sur les plages françaises. Les nouvelles normes, qui exigent les résultats de quatre années de prélèvements, classent les plages françaises en quatre catégories, selon leur degré d'exposition à certains polluants et micro-organismes.
Nathalie Kosciusko-Morizet, la Secrétaire d'Etat chargée de l'Ecologie, se rendra sur la plage de Trestraou à Perros-Guirec, vendredi 1er août 2008, pour lancer la nouvelle certification qui permettra aux sites de baignade de se mettre en conformité avec les nouvelles exigences de la directive. Vous pouvez lire et réécouter l’intervention de François Laurans lors des entretiens Science et Ethique 2006 : ICI.
Article : SLG 3B Conseils
Documents de référence : ANEL/ Surfrider Foundation / Le Figaro / 3B Conseils / Science et Ethique / Meeddat / Ministère de la Santé, de la jeunesse et des sports / AFSSET