vendredi 12 novembre 2010

Voyage au centre de la mer


Marseille (UE France) 12/11/2010 - 3B Conseils - C’est une première en France. Le 18 novembre l’exposition sur « Voyage au centre de la mer » proposée et organisée par le Conseil général des Bouches du Rhône présidé par Jean-Noël Guérini s’ouvre à l’Hôtel du Département à Marseille le 18 novembre prochain jusqu'au 17 décembre. Elle offre une vision générale de ce monde qui reste à découvrir pour l’exploiter durablement.

Des œuvres de deux passionnés de la mer dont les parcours se sont croisés, Henri Germain Delauze, président de la COMEX et Jacques Rougerie, architecte océanographe présentent les technologies qui permettent d’explorer et d’exploiter cet élément qui recouvre 97% de la planète.


L’exposition « Energies de la mer : l’or bleu » conçue par Brigitte Bornemann et Francis Rousseau est « revisitée » avec une nouvelle scénographie destinée aux scolaires et au grand public, un espace jeune public avec la fondation Paul Ricard des Embiez est également proposé. Beaubourg et la Cité de la mer de Cherbourg ont prêté des oeuvres exceptionnelles.

A l'initiative de cette exposition Christine Letellier et la direction de la communication avec le service animations scolaires. Des vidéos ont été réunies par Marie Pierre Cabello. La scénographie est assurée par des Idées au Sud.

Les métiers de la mer seront également évoqués et un CD sera remis aux scolaires lors de la visite de l’exposition. L’Agence des Aires marines protégées, proposera des documents d’information sur les sites et le programme de recherche et de valorisation de ces espaces et de leur biodiversité.

Pour en savoir plus : energiesdelamer.blogspot.com et CG13.org

Article BB
source : CG13 - 3B Conseils

mercredi 10 novembre 2010

Campagne 2010 : " EcoWatt en Bretagne , le bon Geste Energie"


Avec le retour du froid et son corollaire l'augmentation de la demande et de la consommation d’énergies, la question de l’approvisionnement  énergétique de la  Bretagne revient de façon récurrente.

La Bretagne qui est une des régions les plus dépendantes en matière d’énergies,  s’est révélée également être une des plus rétives sur la question nucléaire.
Dès lors la question de l’énergie en Bretagne ne se réduit pas à des préoccupations économiques et techniques. Elle n’est pas non plus une simple affaire d’experts. C’est une véritable question de société touchant à la fois le culturel et l’humain.

Le constat aujourd’hui est édifiant : la Bretagne ne produit que 8 % de l’électricité qu’elle consomme alors que la demande est en constante augmentation. C’est une véritable péninsule électrique. Son approvisionnement repose donc sur des sites des régions voisines.  En période de froid, cela peut entraîner des coupures généralisées sur plusieurs départements bretons.

Si cette question se pose avec acuité, il  lui faut trouver des solutions alternatives pour réduire cette dépendance.
Le lancement du Pacte électrique breton par le conseil régional (relire l'article du 3/11/2010)entend apporter des solutions concrètes à cette question essentielle pour son approvisionnement et son développement.

Ce sujet est régulièrement abordé lors les entretiens Science et Ethique qui entendent année après année faire le point sur les avancées scientifiques et techniques avec la communauté des chercheurs, scientifiques, universitaires, mais aussi les élus, les acteurs  économiques et associatifs et ceux qui veulent s’impliquer dans cette réflexion.

Les entretiens Sciences et Ethique créés par 3B Conseils,  font ainsi depuis plusieurs années, la promotion des énergies renouvelables de la mer.
Pour en savoir plus sur les enjeux énergétiques de la Bretagne retrouvez les débats des 14è entretiens Sciences et Ethique 2010 « Energies, Villes et ports de demain » et les archives des éditions précédentes.


Outre les actions visant à renforcer le réseau de transport d’électricité et à inciter au développement de la capacité de production locale, la maîtrise de la demande en énergie constitue donc  un objectif essentiel pour la région Bretagne.

C’est la raison pour laquelle, depuis le 12 novembre 2008, RTE, la Préfecture de la région Bretagne, le Conseil régional de Bretagne, ERDF et l’ADEME ont décidé de se mobiliser, en lançant, en partenariat, " EcoWatt en Bretagne » une campagne de mobilisation pour une modération de la consommation d’électricité.

La démarche interactive EcoWatt a pour objectif d’inciter les bretons à modérer leur consommation en énergie, en particulier aux périodes de pointe, entre 17h00 et 20 h00, pendant les vagues de froid.

Inscription sur le site internet www.ouest-ecowatt.com

Ce dispositif d’appel à la modération de la consommation d’électricité est donc basé sur la mobilisation citoyenne et l’utilisation des moyens modernes de transmissions rapides pour l’envoi des alertes (mails, SMS notamment).

La campagne 2010/2011 est ouverte depuis le 9 novembre 2010.
Si depuis son lancement en 2008 18 700 personnes se sont d’ores déjà inscrites, les promoteurs de cette initiative citoyenne espèrent arriver à 30 000 adhérents !

L’enjeu est d’importance car Selon une étude la réduction de la consommation liée à la mise en œuvre des « bons gestes énergie », représente l’équivalent de la consommation d’une ville d’environ 4 000 habitants.


Relire également l'article du 4/11/2010 sur les réseaux intelligents en Bretagne.


Enfin, comme nouveauté pour cette campagne 2010, le dispositif Ecowatt met à disposition des collectivités, entreprises et associations bretonnes une charte d'engagement.
Cette charte a d'ores et déjà été signée par la Région Bretagne qui s'engage ainsi à diffuser les bons gestes énergie via la présence d'un amabassadeur EcoWatt en interne et à mettre en œuvre des actions concrètes en période d'alerte. 



Article RH 3B Conseils
Sources : EcoWatt / Région Bretagne / entretiens Science et Ethique

mardi 9 novembre 2010

Conférence "Les aires marines protégées : outils de conservation de la biodiversité et de gestion des pêcheries" 


C'est dans le cadre des rencontres organisées à Océanopolis que Raymond Laë, directeur de recherche à l'IRD - Brest donnera une conférence ouverte au grand public sur le thème "Les aires marines protégées : outils de conservation de la biodiversité et de gestion des pêcheries".


"Le Grenelle de la Mer fixe un objectif ambitieux pour les aires marines protégées : 20 % des eaux sous juridiction française d’ici 2020.

Mais pour quels résultats en termes de conservation de la biodiversité et de gestion des pêcheries ? Ces différents points seront abordés au travers du projet ANR AMPHORE et de quatre sites pilotes situés en Afrique (Parc National du Banc d’Arguin en Mauritanie et Estuaire du Sine Saloum au Sénégal) et en France (Réserve Naturelle des Bouches de Bonifacio et Réserve Naturelle de Port Cros.

En dehors des aspects purement écologiques et halieutiques, les aspects économiques et sociaux ainsi que la gouvernance sont des éléments incontournables pour la définition et la gestion de ces espaces protégés. En effet, il faut replacer les AMP dans le cadre d’une approche intégrée des espaces marins côtiers et littoraux."


La Conférence se déroulera dans l'auditorium Marion Dufresne ce mardi 9 novembre à 20h30.


Pour aller plus loin :

- retrouver l'intervention de Raymond Laë aux entretiens Science et Ethique 2009 sur le thème " le Banc d'Arguin Mauritanie : pourquoi la mise en place d'un observatoire ?" http://www.science-ethique.org/site_ES/programme.php?internum=1269


- retrouver l'intervention de François Gauthiez, directeur adjoint des Aires marines protégées aux entretiens Science et Ethique 2010 sur le thème "Politiques maritimes en Europe : gouvernance, ambitions"


Article RH 3B Conseils
Sources : Océanopolis / Aires marines protégées

lundi 8 novembre 2010

L'éco-conception des ouvrages maritimes en débat à Brest.


Au cœur de la démarche de développement durable, la mise en œuvre d’une politique environnementale afin de contrôler et diminuer l’impact sur l’environnement des activités économiques et des produits doit se faire sur l’intégralité du cycle de vie du produit.

Ainsi, dans de nombreux secteurs industriels, la conception et la fabrication d’éco-produits sont des axes essentiels d’innovation. L’ Objectif est de réduire l’empreinte environnementale, à toutes les phases du cycle de vie, de la construction au démantèlement, en passant par l’exploitation et la maintenance.

Dans cette démarche, on ne se contente plus d’une analyse purement énergétique ou du seul bilan CO2, mais l’action doit porter sur l’ensemble des « dommages » causés à l’environnement, sous toutes ses formes.

Il importe en effet de tracer l’ensemble des matériaux utilisés, répertorier les rejets de toutes sortes et comptabiliser l’ensemble des dépenses énergétiques mises en œuvre à chaque étape du cycle de vie.

Dans cette réflexion globale et dans l’accompagnement de la démarche, le Pôle Mer Bretagne en partenariat avec le Centre d'Etudes Techniques Maritimes Et Fluviales (CETMEF) organise à Chambre de Commerce et d’Industrie de Brest (CCI) le 10 novembre 2010 (15h00 à 17h30), une rencontre-débat sur l'éco-conception des ouvrages maritimes et les mesures de compensation dans les écosystèmes marins.
 
L'objectif est d'avoir un état de l'art et de dégager des besoins d'innovation et l'émergence de projets.

Parmi les questions traitées lors de cette rencontre :

- les mesures compensatoires dans les écosystèmes marins :
1.       Méthode de dimensionnement des projets de compensation pour la restauration écologique et la valorisation des services rendus par la nature (outils et méthodes)
2.       Méthode de chiffrage des services délivrés (suivi et évaluation de la biodiversité)


- l’éco-conception des ouvrages maritimes :
1.       Récifs artificiels : conception de récifs de seconde génération conçus à partir des besoins des espaces locaux intégrés aux paysages sous-marins
2.       Béton biologique marin
3        Eco-conception de pipe-line, émissaires et cables marins : conception d'ouvrages intégrés et bio-actifs pour l'environnement
4.       Eco-conception portuaire et littorale : dimensionnement des ouvrages afin de permettre de valoriser la biodiversité intra-portuaire
5.       Eco-conception d'éoliennes offshore fixes ou flottantes.

 

Renseignements auprès de Gwenaëlle Prigent au 02.98.05.63.17 gwenaelle.prigent@pole-mer-bretagne.com


La conception, l’utilisation et l’élimination des matériels et des armes :

Après trois éditions (2007/2009) organisées à Paris, le cycle de conférences européennes "Défense et Environnement, une nouvelle manière de penser" - créé par 3B Conseils - s'est réuni pour la 1ère fois à Bruxelles.

Cette première conférence européenne Défense et Environnement a ainsi réunie le 5 novembre dernier, un groupe d’experts venant de neuf pays de l'Union euroéenne pour traiter notamment des questions des normes environnementales, de l'éco-conception, et des matériels en fin de vie.

"Les normes environnementales qui se mettent en place au niveau mondial et les nouvelles formes de conflits ont des impacts importants sur la conception, l’utilisation et l’élimination des matériels et des armes en temps d’opérations de maintien de la paix, de conflits armés et de post conflits.

- Quelles sont les adaptations à prévoir pour les ministères de la Défense face au droit européen de l’environnement ?

- Comment éviter les doublons dans les programmes de coopération ?

- Peut-on envisager une coopération entre la Namsa et les pays de l’Union européenne le cadre de l’élimination des armes et matériels en fin de vie ?

- Quel est le surcoût et comment les armées vont le financer dans une économie de crise ?"


Article RH 3B Conseils
Sources : Pôle Mer / 3B Conseils

vendredi 5 novembre 2010

Un rapport sur la mise en oeuvre du Grenelle de l'environnement


Elaboré par un « comité d’évaluation » composé d’anciens présidents de groupes de travail du Grenelle de l’environnement, un rapport visant à « apprécier les résultats observés et les évolutions générées à ce jour grâce à l’application des engagements du Grenelle de l’environnement » a été remis aux ministres concernés le 2 novembre 2010.

Il fait le point, thématique par thématique (énergie et climat, politique des déchets, gestion des risques, biodiversité, gouvernance…), sur le niveau de réalisation des 268 engagements initialement pris en octobre 2007 à l’issue des travaux du Grenelle de l’environnement.

Les auteurs du rapport considèrent que 18% de ces engagements sont déjà réalisés et que 60% sont en cours de réalisation. Cependant beaucoup de ces engagements sont à réalisation encore lointaine (2020 le plus souvent).

Si le ministère de l’écologie, de l'énergie, du développement durable et de la mer (MEEDDM) considère les appréciations du rapport comme positives et prévoit la reconstitution prochaine des groupes de travail pour chercher les moyens de débloquer les dossiers encore à l’arrêt, du côté associatif, le bilan est plus mitigé….

En plus de la mise en doute de l’indépendance de cette évaluation (*) et du regret que les associations n’aient pas été associées à son établissement, certains acteurs associatifs et ONG croient déceler dans les deux lois votées pour l’application du Grenelle (lois du 3 août 2009 et du 12 juillet 2010) un « rabotage » progressif des engagements souscrits. Le fait que plus de 200 décrets d’application doivent encore être pris et appliqués est aussi souvent souligné avec inquiétude.



* Ce rapport a été commandé et financé le MEEDDM, après appel d’offre, au cabinet de conseil Ernst & Young qui a assuré la coordination des travaux.

Article RH 3B Conseils
Sources : MEEDDM / Documentation française
Crédits photo : Laurent Mignaux / MEEDDM