vendredi 19 novembre 2010

Idée découverte : les Laboratoires Science et Mer au Relecq-Kerhuon



Depuis maintenant plus de 15 ans, les laboratoires Science et Mer utilisent une matière première présente en abondance sur les côtes du nord de la Bretagne : les algues marines et sont situés à proximité du plus grand champ d’algues européen de l’archipel de Molène.

Les laboratoires Science et Mer ont été fondés à Brest en novembre 1986 par Christine BODEAU, ingénieur biochimiste et docteur en sciences. Ils sont désormais basés au Relecq-Herhuon et y développent une gamme de produits innovants pour les professionnels et le public.

Les algues, dont il existe plus de 25000 espèces, sont à l’origine de la première forme de vie terrestre. Ces algues produisent aujourd’hui plus de la moitié de l’oxygène de notre planète, se gorgeant de l’énergie solaire et des richesses du milieu aquatique.
Elles ont le pouvoir de concentrer jusqu’à cinquante mille fois la plupart des oligo-éléments présents dans l’eau de mer (cuivre, zinc, fer, magnésium, manganèse, potassium…).

Science et Mer valorise ainsi de nombreuses espèces d’algues (Laminaires, Fucus, Chondrus,…/…) et est devenue en quelques années un acteur majeur dans l’univers des soins naturels pour deux activités principales thalassothérapie et la cosmétologie.

En effet, parallèlement à la fourniture de soins professionnels pour les centres de thalassothérapie, Science & Mer a créé, il y a plus de 10 ans, la première ligne de cosmétique marine.

Le métier de Science et Mer est d’apporter à ses clients une prestation de services incluant plusieurs domaines de compétences dont : 
- la valorisation de molécules marines exclusives

- la formulation cosmétique : création de nouvelles formules et réalisation des tests de stabilité, tolérance cutanée, efficacité, et préparation du dossier de réglementation.

Partenaires des entretiens Science et Ethique et des Journées découverte Science et Ethique sur les algues, les Laboratoires Science et Mer (Venelle du Carros au Relecq-Kerhuon) organisent les 19 et 20 novembre des ventes exceptionnelles ouvertes au public afin de permettre à tous de découvrir sa gamme Algoane qui est diffusée sur le plan international dans les instituts et les spas.

- Vendredi 19 novembre de 13 à 18 heures
- Samedi 20 novembre de 10 à 18 heures



Pour en savoir plus :

Impliquer les scolaires dans leur « Histoire d’algues » 



En 2009 au Conquet et à Lanildut s’est déroulé la première « Journée Science et Ethique découverte » visant à présenter aux scolaires une activité économique qui s’est développée dans ces deux communes du littoral autour de la pêche et de l’exploitation du champ d’algues de l’archipel de Molène. 



Les algues sont un enjeu économique et social important pour les communes qui bordent le Parc marin d’Iroise et d’une manière générale pour les activités pharmaceutiques, cosmétiques et alimentaires. 

Les jeunes ont aussi pu découvrir le rôle important que revêt le plus grand champ d’algues européen de l’archipel de Molène. C’est un site de reproduction, d’alimentation pour la faune exploitée par les hommes et une ressource en matière première pour l’industrie chimique. 


Dans d’autres sites, des micro-algues seront exploitées pour les énergies du futur comme bio-carburant. 

Lors de cette journée, les scolaires sont à la rencontre des plus anciens qui ont connu de manière artisanale et semi-industrielle l’exploitation des algues.

Quelques chiffres pour mieux connaître les algues (chiffres 2009) :



- La filière algue française réalise un chiffre d’affaire d’environ 150 millions d’euros, elle emploie 1000 personnes dont 240 récoltants professionnels.


- La France est aussi le deuxième producteur mondial de carraghénanes (E 407), le cinquième producteur mondial d’alginate (E 400, 401, 403, 402, 404, 405) et le huitième producteur d’agar 
(E 406) avec 60 000 tonnes d’algues fraîches déchargées.


- Lanildut est le premier port goémonier européen de déchargement des algues en France, avec 30 000 tonnes annuels de laminaires sur les 45 000 tonnes débarquées en Bretagne.

Relire également l'article du blog du 03/07/2010 sur la radiographie du champs d'algue de Molène

Article RH 3B Conseils
Sources : Science et Mer / entretiens Science et Ethique

jeudi 18 novembre 2010

Sauvegarde du thon rouge : 10 jours pour décider


La Commission internationale pour la conservation des thonidés de l'Atlantique tient depuis hier sa 17e réunion extraordinaire à Paris : une rencontre importante de 10 jours ( 17 au 27 novembre) pour déterminer la politique à suivre et prendre les décisions réglementaires et techniques pour la pêche au thon.

C’est la première fois que la France accueille la réunion extraordinaire de l’ICCAT - regroupant les 48 parties contractantes -. Près de 500 conférenciers vont siéger pour déterminer les quotas de pêche, notamment sur le thon rouge, (dont les stocks ont chuté de 85% en 30 ans. ) mais aussi les manières d’exercer les contrôles, les plans de gestion pour des espèces comme l’espadon, le requin….

Cette conférence intervient après la conférence de la Cites (Convention de l’Onu sur le commerce international des espèces sauvages menacées d’extinction) tenue en mars dernier, et la question des réserves de cette espèce menacée est de nouveau sur le devant de la scène.

François Gauthiez, le directeur adjoint des Aires marines protégées - qui était intervenu aux entretiens Science et Ethique 2010 (voir son intervention ICI) a été nommé par Philippe Mauguin, directeur des pêches maritimes et de l’aquaculture, ministère de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Pêche responsable d’un groupe de travail sur le thon.

Le stock Est-Atlantique de thon rouge (Thunnus Thynnus) qui était au bord de l’extinction a semble-t-il retrouvé une stabilité des stocks qui permettrait d’exploiter l’espèce en prenant toutes les précautions nécessaires et en respectant les quotas.

L’Union internationale pour la conservation de la nature - l'UICN(*)- l’a classée pourtant en danger critique.

On distingue trois espèces dites de thon rouge, dont une seule est menacée :
- Thunnus thynnus : le thon rouge de l'Atlantique, qui contient deux stocks, un stock Ouest et un stock Est. La proposition de classement, qui émane de Monaco, vise uniquement ce dernier (Atlantique Nord et centre, et Méditerranée), le stock de l'Ouest étant déjà pour ainsi dire effondré.
- Thunnus orientalis : le thon rouge de l'ouest du Pacifique est aussi surpêché mais le stock va un peu mieux. Il est engraissé en Australie.
- Thunnus maccoyii : le thon rouge du Sud. Il est présent dans tous les océans de l'hémisphère Sud, mais surtout dans l'océan Indien.



Les 27 Etats de l’Union européenne, divisés sur la question , se seraient mis d'accord pour un mandat de négociation à la Commissaire européenne Maria Damanaki en charge de la pêche laquelle propose de suivre strictement l'avis des scientifiques pour parvenir d'ici 2022 à un niveau de rendement maximal durable pour les stocks de thon rouge, "avec une probabilité située entre 60% et 77%".

Lors de la précédente réunion extraordinaire de l’ICCAT en 2009 au Brésil, les parties contractantes avaient demandé en effet aux scientifiques de faire une évaluation des quotas permettant d’atteindre le rendement maximum durable du stock de thon rouge en 2022. Le comité scientifique de l’ICCAT a évalué que pour atteindre en 2022 un rendement maximum durable du stock de thon rouge, il fallait fixer un quota pour 2011 identique à celui de 2010 avec 13 500 tonnes (un quota à 6000 tonnes en 2011 permettrait selon les experts d’atteindre le même résultat en 2020).

A la veille de la réunion, le Comité national français des pêches a appelé au maintien des quotas à 13.500 tonnes, dont 2.022 tonnes pour la France, estimant que «descendre en dessous de ces quotas mettrait en péril la pêche française, en détruisant des entreprises et des emplois».


S’agissant des techniques de pêche à la senne, apparues à la fin des années 1980, Isabelle Autissier, présidente du WWF France, indiquait qu’elle s’est développée, "avec l’aide du contribuable européen", lors d’un séminaire co-organisé le 16 novembre à Paris par le Pew Environnement Group (3è Think Tank US et financeur de Greenpeace), et l’Institut du développement durable et des relations internationales (IDDRI). Pour Rémi Parmentier, conseiller de Pew Environnement, "l’empreinte écologique de l’Union européenne sur la biodiversité marine est comparable, par sa magnitude, à l’empreinte écologique des Etats-Unis sur le climat".

Pour ce qui est de la flotte française, elle a été réduite à 17 thoniers senneurs (dont les filets coulissants peuvent capturer jusqu’à 200 tonnes de poisson en une prise), tandis que la pêche artisanale agonise.

Les écologistes et défenseurs de l’environnement veulent que ces quotas soient réduits considérablement, voire même fassent l’objet d’un moratoire pur et simple sur la pêche du thon rouge et sa commercialisation.

Selon les écologistes la sur-pêche du thon rouge est principalement liée au marché japonais, qui "engloutit 80% du thon rouge pêché en Europe" et pour les ONG de défense de l'environnement, la pêche illégale bat en effet son plein et le système de surveillance n'est pas au point.
“Globalement aujourd’hui il y a encore un vrai problème et de dépassement de quota, et de pêche illégale et de surcapacité. Il y a trop de bateaux pour trop peu de poissons. Il y a eu une baisse des quotas qui est importante depuis plusieurs années mais ce n’est pas encore assez et ça nous semble important d’aller au-delà”, explique François Chartier de Greenpeace.


Relire également le débat (ICI) sur Rue89 le 10/02/2010, entre Alain Fonteneau (I.R.D.). et François Chartier (Greenpeace).

(*) L' Union Internationale pour la Conservation de la Nature et des ses ressources (UICN)Fondée en 1948, rassemble 81 États, 113 organismes publics, plus de 850 organisations non gouvernementales et quelque 10 000 scientifiques et experts de 181 pays au sein d'une alliance mondiale unique.


Article : BB avec Régis Hébert

Sources : AFP, Le Monde, Pew Environment Group, Rue 89, Ministère de l’agriculture, de la Pêche, IFREMER, IRD, 3B Conseils.

mercredi 17 novembre 2010

Ecologie-Energie-Climat-Grenelle.... : quel sera le poids de NKM ?


A chaque remaniement ministériel, il semble qu’il y ait finalement une constante….. : le changement de périmètre du ministère de l’écologie !

Ainsi nous sommes passés en peu d’années du MEDDAT au MEEDDM et aujourd’hui sa nouvelle appellation pourrait être le MEDDTL (ministère de l’écologie du développement durable des transports et du logement). Exit par conséquent le secteur de l’énergie et la référence à la mer.

Ces absences ou changement de tutelle ministérielle - l’énergie passe à Bercy (sous la houlette d'Éric Besson, ministre délégué chargé de l'Industrie, de l'Énergie et de l'Économie numérique) ne sont pas sans interpeller - voire inquiéter - les ONG, lesquelles redoutent un recul du gouvernement sur ses engagements en matière d'environnement, et notamment les énergies renouvelables.

"C'est quelque chose de très préjudiciable qui va rendre le travail de Nathalie Kosciusko-Morizet particulièrement difficile, voire pas possible", déclarait Nicolas Hulot, l'initiateur du Pacte écologique signé par la majorité des candidats lors de l'élection présidentielle de 2007.

Quelles seront les grandes directions du nouveau ministère de l’écologie, celles qui confèrent le vrai pouvoir du ministre. Si Jean-Louis Borloo en avait cinq à sa disposition, pour Nathalie Kosciusko-Morizet qui doit en conserver au moins quatre, la vraie question est de savoir si elle aura dans son giron ou un regard sur la cinquième, « énergie et climat ».

Une décision importante alors que la seizième conférence des parties sur le climat, débutera fin novembre à Cancun, au Mexique. Quelle sera la répartition entre l’Ecologie, l’Industrie (énergie) et le Quai d’Orsay (affaires étrangères) ?

Le Chef de l’Etat dans son intervention télévisée du 16 novembre a indiqué que la ministre dont la « compétence en matière environnementale est totale et a été saluée comme telle"(…) "aura la fixation des prix de l'énergie pour toutes les énergies renouvelables et elle sera associée à toutes les décisions sur l'énergie".

Il reste que la vision du secteur de l'énergie n’est peut-être pas la même vue de l’Ecologie ou de l’Industrie et les intérêts pas toujours convergents. Ce rattachement pourrait-il se traduire par une moindre attention à la nécessité de diminuer les émissions de CO2.

L'autre gros dossier immédiat concerne la mise en œuvre du Grenelle de l'environnement. Les deux lois ont été adoptées, reste à publier les multiples décrets d'application pour bon nombre des 268 engagements de l’Etat (voir engagements du Grenelle 2)
L’un des enjeu du Grenelle est précisément la division par 4 des émissions françaises de gaz à effet de serre d’ici 2050. Cela implique des politiques et des mesures forcement contraignantes dans les bâtiments, les transports et… l’énergie.

Pour retrouver les enjeux du changement climatique, des énergies fossiles et des énergies renouvelables de la mer, de l’aménagement des villes et ports de demain consulter les archives des entretiens Science et Ethique :

- 2009 « L'Heure bleue ; le changement climatique et les énergies de la mer »

- 2010 « ENERGIES, villes et ports de demain »


Article RH 3B Conseils
Sources : AFP / MEDD
Photo Assemblée Nationale

mardi 16 novembre 2010

La 6e édition des Trophées du développement durable en Bretagne

Organisée par la Région Bretagne, l'Etat et l'Ademe, la 6e édition des Trophées du développement durable se tiendra du 1er au 7 avril 2011 dans le cadre de la Semaine du développement durable.

Ces trophées du développement durable sont ouverts aux collectivités, aux associations, aux entreprises et établissements d'enseignement, qui ont mis en place une action innovante dans le domaine du développement durable. Ils sont axés pour l’édition 2011 sur le lien social

Quatre catégories sont ouvertes :
- économique : comment rester économiquement efficace sans que cela nuise à la qualité de vie et la préservation de l'environnement
- sociale : s'ouvrir à la différence, protéger et valoriser le patrimoine culturel...
- environnementale : actions de sensibilisation aux énergies durables, qualité de l'eau, réduction des pollutions...
- gouvernance : respect des principes d'égalité, accès aux savoirs et aux ressources, aménagement équitable et solidaire des territoires...


Les trophées seront décernés du 1er au 7 avril 2011 par un jury régional, à une association, une entreprise, un établissement d’enseignement et une collectivité territoriale dans chacun des quatre départements bretons.
Un trophée spécifique "Vivre ensemble" sera également remis .

Les candidatures peuvent être déposées dès à présent et jusqu'au 5 mars 2011 (17h00)... Renseignements ICI

Voir la liste des lauréats des trophées 2010.


Article RH 3B Conseils
Source : Conseil régional de Bretagne

lundi 15 novembre 2010

La biodiversité littorale à l'Institut océnographique de Paris


C'est dans le cadre des Conférences de l'Institut océanographique de Paris, que le professeur Michel Glémarec, auteur du remarquable ouvrage " La biodiversité du littoral vue par Mathurin Méheut" interviendra le mercredi 17 novembre à 19h30 (grand amphithéâtre - 195, rue Saint-Jacques - Paris Vè - entrée libre). Relire l'article du 17/02/210.

Il y a un siècle, Mathurin Méheut, artiste peintre, avait mis en scène les espèces qu'il voyait sur la côtes de Roscoff avec les conseils de scientifiques de la Station biologique de Roscoff.

Celles-ci sont magnifiquement illustrées par Méheut dans « l’Etude de la mer » publiée en 1913. Cette œuvre remarquable est revisitée, valorisée, parce qu’elle apparaît au grand jour pour illustrer les aspects écologiques de ce qu’est la biodiversité littorale.

Révéler la Biodiversité littorale, c’est d’abord reconnaître les habitats caractéristiques de nos mers à marée en milieu tempéré. Leur définition, dans un cadre scientifique à l’échelle européenne, tient compte des avancées récentes de l’écologie marine.
Ces milieux permettent la cohabitation de nombreuses espèces végétales et animales.

Ainsi, dans son livre (éditions du Télégramme) qui mêle art et science, Michel Glémarec réorganise l'œuvre de Mathurin Méheut pour la présenter par habitat. Les peintures de Méheut présentent les caractéristiques de ces milieux avec les différentes espèces, les couleurs contrastées et les mouvements des algues... Au total 140 dessins, dont 50 planches en couleurs, reproduisant plus de 160 espèces.


Pour Michel Glémarec, la biodiversité se mesure en nombre d'espèces évidemment mais pas seulement. Il est important de les replacer dans leur habitat. Ainsi au moment de la traduction dans les textes français de la Directive européenne Natura 2000, Michel Glémarec a travaillé à la définition, dans un cadre scientifique et à l'échelle européenne, de ces habitats marins.
Ce travail a permis d'identifier par la suite les habitats "fragiles" ou "menacés" et ainsi de pouvoir définir des "zones Natura 2000" au sein desquelles vont être mis en place des plans de gestion.


Michel Glémarec professeur honoraire d'Océanographie biologique à l'Université de Bretagne Occidentale (Brest), est le créateur du laboratoire d'océanographie biologique, associé au CNRS.
Parmi ses nombreuses fonctions et combats, il est notamment intervenu sur les questions écologiques liées aux marées noires. Il fut notamment un des experts dans le procès de l'Amoco devant les tribunaux américains.


Michel Glémarec est également président d'honneur des entretiens Science et Ethique au cours desquels il est intervenu deux fois sur des thématiques autour de la biodiversité littorale :

- en 2005, avec une intervention sur "Les habitats côtiers et les types d'utilisation du littoral : la vision des naturalistes"
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- en 2006, avec une intervention sur "Vivre contre... ou avec la nature ? selon Robert Barbault".

(photo : Professeurs Michel Ricard et Michel Glémarec aux entretiens 2010)

Il consacre également beaucoup de temps à diffuser son savoir et la culture scientifique auprès des jeunes avec les Journées Science et Éthique découverte, en qualité de président de l'Association pour la Promotion de l'Ethique des Sciences et Technologies pour un Développement Durable (APESTDD).

Article RH 3B Conseils

Sources : Institut océanographie / entretiens Science et Ethique
photo : Christine Naud