vendredi 23 avril 2010

XII Colloque international sur l'océanographie de la baie de Biscaye à IUEM Brest



Environ 180 scientifiques sont attendus à Brest du 3 au 6 mai 2010 pour présenter les dernières avancées de la recherche océanographique dans la Baie de Biscaye.

L'objectif principal de ce colloque bi-annuel est de présenter les travaux scientifiques réalisés dans le golfe de Gascogne au sein d'un large éventail de sujets, de la géologie et l'océanographie physique du fonctionnement des écosystèmes et de la pêche.

En fin de compte, l'objectif est de favoriser les discussions entre scientifiques de différentes disciplines et à promouvoir de nouvelles recherches multidisciplinaires dans les zones côtières et de conservation de la Baie de Biscaye.

La dernière édition du Symposium a eu lieu à San Sebastián (Espagne) en avril 2008 .

La 12e édition qui se tiendra à l'Institut européen des études maritimes (IUEM), est organisé en partenariat avec l'Ifremer et le Service hydrographique et océanographique de la marine (SHOM), trois établissements basés à Brest.

Ce colloque sera placé sous le thème général des changements globaux dans la baie de Biscaye, y compris les changements de température, la salinité, la circulation, la sédimentation, la frontière des espèces et des extinctions, les espèces envahissantes, les efflorescences algales nuisibles, les cycles de reproduction, les disponibilités alimentaires, les réseaux trophiques.

Les principaux thèmes seront les suivants:

- la circulation et le transport,
- la sédimentation et l'érosion,

- les cycles biogéochimiques,
- les indicateurs biologiques des changements environnementaux
- les espèces envahissantes et des polluants chimiques
- écotoxicologie Pêche et aquaculture: changements à long terme, fondée sur l'écosystème de gestion prévision océanique opérationnelle d'évaluation intégrée des eaux marines.


Sources : IUEM / RH - 3B Conseils

jeudi 22 avril 2010

La Bretagne au cœur de deux nouveaux projets de coopération France (Manche) - Angleterre


La Bretagne est spécifiquement concernée par plusieurs programmes d’interventions européens pour la période 2007-2013. Ces programmes, financés par quatre fonds communautaires, gérés au niveau régional pour l’essentiel par les services de l’État et de la Région permettent ainsi de soutenir des projets émanant des collectivités, des entreprises, des établissements de formations et de recherche, d’associations…

Ainsi sur la période 2007-2013, la Région Bretagne est éligible à quatre programmes opérationnels :

-le programme transfrontalier France (Manche) - Angleterre,
- le programme transnational Espace Atlantique,
- le programme transnational Europe du Nord Ouest,
- le programme de coopération interrégionale.


Plus spécifiquement c’est dans le cadre du programme transfrontalier France (Manche) – Angleterre (programmes Interreg), regroupant des acteurs français et britanniques du littoral de la Manche, que deux projets coopératifs impliquant la Bretagne viennent d’être retenus  dans le domaine de la préservation de l’environnement :

- l’initiative CLIMAWAT, conduite par l’Université de Brighton en partenariat avec l’ Université de Rennes 1 et l’Université de Bretagne Occidentale (UBO), étudiera les effets des changements climatiques à long terme sur les polluants présents dans les zones de captage des aquifères (formations rocheuses poreuses pouvant contenir une nappe d’eau) afin d’améliorer la gestion de la qualité des eaux souterraines.

- Le projet CYCLE (Cycling landscapes Easily) prévoit de créer un réseau franco-britannique de routes cyclables et voies vertes permettant le développement d’un tourisme respectueux de l’environnement dans les régions de la Manche. Nord-ouest de la France (Bretagne et Basse-Normandie) et sud-ouest de l’Angleterre (Cornouailles, Devon et Dorset) bénéficieront d’une promotion touristique mutualisée notamment assurée par le Comité régional du Tourisme de Bretagne (CRT).

Ces opérations s’inscrivent dans le domaine de la coopération territoriale européenne. Financés aussi par le FEDER, ces programmes renforcent la coopération entre régions. Ils encouragent une intégration plus forte et un développement durable et équilibré du territoire de l'Union dans toutes ses dimensions (économiques, sociales et culturelles), en réduisant les « effets de barrières » par des coopérations plus étroites entre les régions européennes. Un exemple : la participation au financement d'une politique de prévention des pollutions maritimes sur le littoral atlantique, associant les différentes régions européennes concernées.

Voir les programmes européens en Bretagne

Accéder au portail des services de l'Etat en Bretagne (section Europe)

Sources : Région Bretagne / RH - 3B Conseils

mercredi 21 avril 2010

Le pôle Image et Réseaux : regard vers le futur.


Créé en 2005, le Pôle de compétitivité à vocation mondiale «Images et Réseaux » est un des pôles d’excellence basé en Bretagne au côté du pôle Mer-Bretagne et du pôle Valorial.

Le pôle « Images et Réseaux » fédère 182 acteurs économiques de Bretagne et de Pays de la Loire dans le domaine des nouvelles technologies de l'information et de la communication depuis le siège du Pôle à Lannion.

Fort de ses 700 chercheurs répartis en Bretagne et dans les Pays de la Loire, une centaine de projets de recherche, ont été initiés depuis la création du pôle dans une formidable synergie avec les établissements d’enseignement supérieur, les grandes écoles et les laboratoires de recherches mais également avec le tissu économique les industriels (France Télécom, Alcatel-Lucent) comme avec des PME.

Parmi les grands projet en cours, ImaginLab (coût de 6M euros financés par l'Europe, l'État, la Région Bretagne et les collectivités locales) développé en liaison avec l'Université européenne de Bretagne, lequel doit permettre à une centaine de foyers de Lannion de tester l'internet du futur, de nouveaux jeux et applications internet grâce au raccordement au très haut débit : 100 mégabits par seconde, cinquante fois plus que la vitesse de l'internet classique.

Ainsi, au travers d’une plate-forme de référence en Europe pour les tests d'expérimentation et d'usages de services et technologies innovantes sur des réseaux fixes et mobiles, l'objectif est de donner un coup d’accélérateur aux entreprises innovantes en Bretagne en leur offrant la possibilité de tester les usages et d'adapter leur vision avant le développement des produits.


Ce projet du pôle « Images et Réseaux » comptera, à terme, trois infrastructures interconnectées:
- une infrastructure optique fixe à très haut débit de Lannion (un millier de prises de 100Mbps à l'abonné) et un coeur de réseau en technologie IMS (IP multimédia Subsystems),
- une infrastructure sans fil LTE/4G, basée à Brest,
- une infrastructure dédiée à la télévision numérique terrestre du futur, qui verra le jour à Rennes.


Vers la création d’un IRT ?

Pour l’avenir le Pôle devrait être candidat pour accueillir un institut de recherche technologique (IRT) dans le cadre du «grand emprunt national». L’appel à candidature pour la création d’une dizaine de ces IRT sera lancé en juin 2010 pour être connus à la fin de l'année.
En effet sur les 35milliards d'euros qui seront levés, deux milliards seront consacrés à la création d'instituts de recherche technologique (IRT). Un tel institut - dotés de 200 à 1.000 chercheurs - permet de regrouper en un lieu unique, des laboratoires de recherche publics et privés, des outils et des plateformes communes, pour accélérer l'innovation.

Sources : Pôle "Images et Réseaux" / Région Bretagne / RH - 3B Conseils
illustration : Pôle "Images et Réseaux"

mardi 20 avril 2010

Le Sommet de l'environnement de l'Atlantique Nord-Est


Dans la perspective du Sommet de l’environnement de l’Atlantique Nord-Est, réunion ministérielle des Etats signataires de la Convention OSPAR qui doit se tenir à Bergen, en Norvège en septembre prochain, les différentes commissions poursuivent leurs travaux préparatoires.


Ce Sommet de l’environnement constituera une opportunité pour les ministres des Parties Contractantes à OSPAR (*) de célébrer certaines réussites importantes pour l’environnement de l’Atlantique du Nord-est, d’identifier les prochains défis et plus encore d’engager aux travers des débats des perspectives nouvelles sur le futur de l’environnement marin.


Au programme des discussions apparaîtront les enjeux suivants :
• Regrouper les forces pour parvenir au bon état écologique dans l’Atlantique du Nord-est en 2020, en fournissant une plateforme régionale pour la mise en œuvre de la Directive – cadre « Stratégie pour le milieu marin » de la Commission européenne 
• Poursuivre un réseau cohérent et bien géré de zones marines protégées (ZPM), qui pourrait inclure ses ZPM au delà des juridictions nationales 
• Répondre aux défis d’un fort taux de CO2 mondial, en assurant le rôle pionnier de la Commission OSPAR pour tacler les effets du changement climatique et de l’acidification des océans sur l’environnement marin.


Le sommet de l’environnement de l’Atlantique du Nord-est lancera le bilan de santé 2010, une évaluation majeure et globale sur l’état de santé de l’Atlantique du Nord-est.
Ce bilan de santé 2010 (relire l'article du blog du 3 novembre 2009) devrait examiner tous les aspects de l’influence humaine sur la mer, incluant les contaminants, la pollution par nutriments et les substances radioactives, et les effets des activités humaines comme les industries pétrolières, gazières offshore, les parcs éoliens offshore, le transport maritime, et la pêche.
Une expertise devrait être produite sur l’efficacité des mesures prises pour la protection de l’environnement marin, et les futures actions prioritaires seront identifiées.

Dans l’intervalle la prochaine rencontre de la Commission OSPAR est prévue à Londres ces 27 et 28 avril, avec la réunion du Comité sur la stratégie « Diversité biologique et écosystèmes ».

Celle-ci a un champ très large, puisqu'elle traite de toutes les activités humaines (à l'exclusion de celles qui peuvent polluer) qui peuvent avoir un effet néfaste sur la protection et la conservation des écosystèmes et de la diversité biologique de l'Atlantique du Nord-est (les activités humaines potentiellement polluantes sont traitées par les autres stratégies). En plus de protéger et de conserver les écosystèmes, la Convention OSPAR prend la disposition de restaurer dans la mesure du possible les zones marines qui ont été profondément atteintes. Les travaux traitant de la diversité biologique et les écosystèmes sont conduits par le Comité Biodiversité d'OSPAR (BDC).

La stratégie est composée de quatre éléments :
- Objectifs de qualité écologique: en soutien à l'application de l'approche écosystémique à la gestion des activités humaines, un projet pilote sur des objectifs de qualité écologiques pour la mer du Nord a été entrepris. L'attention maintenant est accordée à l'extension des objectifs de qualité écologique aux autres sous-régions d'OSPAR;
- Espèces et habitats: les espèces et les habitats menacés ou en déclin sont évalués et des programmes et des mesures sont développés pour leur protection;
- Zones marines protégées: un réseau écologiquement cohérent de zones marines protégées bien gérées est créé. Ceci inclut le travail pionnier sur les zones marines protégées dans les zones au delà des zones sous juridiction nationale ;
- Activités humaines: les activités humaines dans le secteur maritime d'OSPAR qui peuvent lui porter atteinte sont évaluées et des programmes et des mesures pour le protéger contre de tels effets néfastes sont développés.


Les travaux d'OSPAR sur la diversité biologique de la mer complètent ceux entrepris par d'autres forum internationaux tels que la Convention pour la Diversité Biologique (CBD) et l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN).

La Commission OSPAR a également développé des éléments de programme de travail basés sur une invitation de la Cinquième Conférence de la Mer du Nord pour considérer le besoin de coopération internationale sur la planification spatiale marine et la gestion. Les résultats de ces travaux sont étroitement liés à ceux de la Politique maritime de la Commission Européenne.

Relire également l'article du blog du 15 février 2010 sur le "bon état écologique".

(*) les 16 Parties Contractantes sont : Allemagne, Belgique, Danemark, Espagne, Finlande, France, Islande, Irlande, Luxembourg, le Royaume-Uni de Grande Bretagne et d’Irlande du Nord, Les Pays-Bas, Norvège, Portugal, Suède, Suisse, et la Commission européenne.

Les ministres et observateurs gouvernementaux du Canada, de l’Estonie, de la Lituanie, de la Pologne, de la Fédération de Russie, et des Etats-Unis d’Amérique, et les observateurs des organisations gouvernementales et non gouvernementales sont aussi invités.



Sources : Commission OSPAR / RH - 3B Conseils

lundi 19 avril 2010

La Région Bretagne lance l'enquête publique pour la création du Parc naturel du golfe du Morbihan



La Bretagne qui a connu à la fin des années 1960, la création d’un des premiers parcs naturels régionaux (PNR) * avec le parc naturel régional d’Armorique, n'abrite à ce jour que celui-ci malgré un patrimoine naturel exceptionnel.

C’est la raison pour laquelle la Région Bretagne entend (autorité compétence pour créer des PNR) accompagner deux nouveaux projets de parcs, appelés à devenir des espaces pionniers dans la gestion durable du littoral : le golfe du Morbihan et la ria de Rance-côte-d’Emeraude.

Les élus régionaux bretons ont donc lors de la session du 15 avril 2010, adopté à l’unanimité, la charte fixant les grandes orientations pour le futur parc du golfe du Morbihan. L’enquête publique préalable à sa création sera ouverte en juin prochain.

Le territoire du Golfe du Morbihan se caractérise par un patrimoine naturel extrêmement riche et diversifié, issu de sa configuration géographique de baie fermée, et de l’interpénétration de la mer et de la terre, générant une grande diversité naturelle et une mosaïque de milieux.
Sa situation en limite de répartition d’espèces septentrionnales et méridionales maritimes et terrestres, comme la présence de marais, de pré-salés, de bocages, de landes ou de prairies naturelles notamment, renforce considérablement le patrimoine naturel du Golfe.

Une idée naît dès 1999

Afin de préserver et sauvegarder cette biodiversité, le Conseil régional, sollicité par les communes concernées, a décidé d’engager en janvier 1999, la procédure de création d’un Parc naturel régional pour le territoire du Golfe du Morbihan, pour un périmètre d’étude initial couvrant 27 communes.
Dans ce cadre, le Syndicat Intercommunal d’Aménagement du Golfe du Morbihan (SIAGM) a été désigné comme structure en charge de l’animation et de l’association des collectivités et des acteurs locaux pour la préparation du projet.

En novembre 2003, le périmètre d’étude a été élargi à 11 nouvelles communes en zone rétro-littorale, faisant du nouveau territoire d’étude un échelon plus pertinent pour une gestion intégrée du Golfe du Morbihan.

En novembre 2006, lors de la première présentation du projet de charte en avis intermédiaire, le Conseil national pour la protection de la nature (C.N.P.N.) a demandé à ce que ce projet soit enrichi, particulièrement dans les domaines de la gestion de l’espace et de l’urbanisme. Il a, dans le même temps, mis l’accent sur la qualité du territoire et l’importance des enjeux patrimoniaux pour le Golfe.

Depuis lors, un important travail de concertation et de consultation pour le projet a été conduit par le SIAGM et les modalités de finalisation de la procédure de classement du Parc ont été reprécisées par délibération du Conseil régional les 18 et 19 décembre 2008.

Le 6 juillet 2009, le dossier a été présenté par la Région au CNPN, à la Fédération des parcs naturels régionaux et au Ministère de l’écologie, de l'énergie, du développement durable et de la mer (MEEDDM).

Dans leurs trois avis favorables, assortis de quelques recommandations, ces institutions soulignent l’importance du travail accompli et l’évolution sensible des ambitions du projet de Charte, notamment sur la question de l’urbanisme, en ouvrant véritablement la voie au classement du Parc naturel régional du Golfe du Morbihan.

Tenant compte des recommandations formulées, l’avant-projet de charte (rapport et plan de parc) a été enrichi, en concertation avec les communes tout particulièrement. C’est ce projet de Charte amendé que le Comité syndical du SIAGM a adopté le 4 février 2010 et transmis à la Région, pour examen avant enquête publique.

La Charte

Cette charte propose pour les douze ans à venir un projet de territoire qui engage les collectivités concernées pour une gestion maîtrisée et partagée du territoire du « Golfe du Morbihan » dans un objectif de développement durable exemplaire et ambitieux. Elle donne un cadre commun aux actions à venir des collectivités membres du Syndicat mixte du Parc et de ses partenaires. Elle définit le champ d’application des orientations et actions du Syndicat mixte du Parc.

Ces orientations et objectifs, s’articulent selon trois axes permettant aussi d’intégrer les missions auxquelles doivent répondre les Parcs naturels régionaux :
Axe 1. Faire des patrimoines un atout pour le « Golfe du Morbihan »,
Axe 2. Assurer pour le « Golfe du Morbihan » un développement durable et solidaire,
Axe 3. Mettre l’homme au cœur du projet de territoire « Golfe du Morbihan ».


La charte entend ainsi tendre vers plusieurs objectifs :
- la préservation de la biodiversité
- la gestion économe de l’espace 
- le développement durable et solidaire 
- la préservation de la ressource en eau 
- la valorisation de la qualité des paysages du Golfe du Morbihan
- la préservation et valorisation du patrimoine culturel du Golfe du Morbihan
- le développement économique équilibré sur le territoire 


Pour en savoir plus sur la charte consultez le rapport de session


* La loi n°93-24 du 8 janvier 1993 précise le rôle des Parcs naturels régionaux (PNR): « Les PNR concourent à la politique de protection de l’environnement, d’aménagement du territoire, de développement économique et social, d’éducation et de formation du public. Ils constituent un cadre privilégié des actions menées par les collectivités publiques, en faveur de la préservation des paysages, du patrimoine naturel et culturel ». Le décret n°94-765 du 1er septembre 1994, pris en application de l’article mentionné ci-dessus, rappelle cette orientation et précise les modalités et les effets du classement.



Sources Région Bretagne / RH- 3B Conseils
illustration Région Bretagne